«Aide médicale pour mourir : une ouverture balisée» Le Soleil

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201202/20/01-4498040-aide-medicale-pour-mourir-une-ouverture-balisee.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=envoyer_cbp

Quel beau titre ! Ne manque que le mot «actif».

Suit le commentaire envoyé à M. J-M Salvet : «Le titre de la Commission : Commission sur la question de mourir dans la dignité. Non sur le droit*. Un univers de différences.

* Le mot droit fut enlevé et changé en février 2010, après consultation d’experts (dont M. Leblond et moi). À raison.



Par Yvon Bureau le 2012-02-21 à 19:59:12

Suggestion d'un autre titre

Titre de l'article dans le Devoir du 13-2-2012 : «Mourir dans la dignité - Permettre une fin de vie paisible, un devoir politique». Par un Collectif en désaccord avec le libre-choix.

Je vous en suggère un autre :
Mourir dans la dignité – Permettre à toute PERSONNE mourante une fin de vie digne, sereine et respectueuse jusqu’à la fin de son libre-choix : un devoir politique



Par Ghislain Leblond le 2012-02-17 à 19:09:29

Forte réaction à l'article de ce Collectif

Mourir dans la dignité - Permettre une fin de vie paisible, un devoir politique Collectif d'auteurs 13 février 2012 Le Devoir http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/342542/mourir-dans-la-dignite-permettre-une-fin-de-vie-paisible-un-devoir-politique

Mon 1e commentaire (en ai envoyé deux autres) :

Universitaires avec peu de compassion et peu de respect de la liberté des autres          lundi 13 février 2012 15h15

La Commission nous a amenés dans un autre univers de soins pour terminer nos agonies et nos vies, celui des soins appropriés et PERSONNALISÉS de fin de vie. Jamais plus au Québec, notre façon de terminer nos vies ne sera plus la même. Et cela même si des les dirigeants des soins palliatifs s'y opposent, affichant une rigidité indigne d'universitaires.

Soins palliatifs et aide médicale active à mourir, balisée et contrôlés, se doivent d'être complémentaires, comme en Hollande et en Belgique. Aucun de ces pays ne voudrait revenir au temps de la criminalisation de cette aide active.

Chers universitaires, près de 80 % de la population québécoise, et cela depuis près de 15 années, est en faveur de cette aide médicale active (euthanasie SOUS conditions). Bien plus, la grande majorité des médecins, des avocats, des travailleurs sociaux, du Comité provincial des malades, du Regroupement des comités des usagers... est en faveur à une ouverture souple et sage.

La Commission vous invite à laisser passer la personne en fin de vie bien AVANT les soignants, universitaires soient-ils. La primauté à la personne. Comme le dit le Barreau du Québec : la PERSONNE et SON intention. Clair, non ?

Le fait d'être nombreux à signer un tel article ne donne pas plus de crédibilité ni de hauteur suffisante aux arguments amenés.

Plus de 85 % des gens meurent dans des institutions autres que palliatives. Ces professionnels de la santé de ces établissements montrent plus d'ouverture, plus d'humanité et surtout plus d'humilité si nécessaire à un accompagnement respectueux de chaque PERSSONNE, avec ses valeurs, sa dignité et son libre-choix, que bien des dirigeants des soins palliatifs.

Le Québec optera pour un système INCLUSIF de soins personnalisés de fin de vie. Pour le mieux-être de tous, soignés, soignants, proches et institutions qui veulent sortir enfin des impasses et des zones grises impropres à l’accompagnement de PERSONNES dignes et libres.

 



Par Yvon Bureau le 2012-02-15 à 16:07:44

Les 10 ans de l'euthanasie en Pays-Bas

Festival de films pour célébrer ces 10 années : Du 6 au 12 février 2012 à Amsterdam a lieu le premier festival de films sur l'euthanasie, sponsorisé par le Dutch Right to Die lobby (Association néerlandaise pour la fin de vie volontaire - NVVE). Cette "semaine pour l'euthanasie" aux Pays-Bas célèbre les 10 ans du droit à l'euthanasie et au suicide assisté, légalisé en avril 2002 (Cf. Synthèse de presse du 02/04/02). Plus de 35 films et documentaires du monde entier seront diffusés : Million Dollar Baby, Mar Adentro, The Barabarian Invasions, etc. Il y aura également 5 premières, dont l'une, intitulée "Compassion", porte sur le travail du NVVE...

Le Film de Denys Arcand y sera présenté.

Une remarque majeure : tant en Belgique qu'en Hollande, aucun de ces deux pays ne voudrait revenir en arrière par la criminalisation de l'aide médicale active à mourir. Voilà une bonne nouvelle lourde de sens.

 



Par Yvon Bureau le 2012-02-08 à 20:58:10

De l'euthanasie et du respect 8-2-2012

En réaction au texte «L'Europe, l'euthanasie et nous» de M. Jean-Pierre Lefebvre

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe fait bien de s'opposer à «l'euthanasie, entendue comme le fait de tuer intentionnellement - activement ou par omission - un être humain dépendant - soi-disant pour son bien».

Personne n'a le droit de tuer. Personne n'a le droit de faire euthanasie sans conditions.

En Belgique et en Hollande, dans leurs soins palliatifs, les médecins ont la possibilité légale de faire euthanasie, mais sous conditions, à la personne mourante qui le demande librement, en cohérence aves ses valeurs, ses croyances et sa liberté de choix. Aucun médecin palliatif dans ces pays ne tue des mourants; les médecins, librement aussi, les aident activement à terminer leur agonie et leur vie, avec compassion, avec solidarité et avec un grand respect de la personne jusqu'à la fin.

Avec sa Commission parlementaire sur la question de mourir dans la dignité, le Québec verra à la protection de chaque personne en fin de vie, à sa dignité, à sa liberté ultime, à son respect, avec compassion et avec une grande humanité. Sa sérénité l'exige. C'est là mon plus grand espoir.

Rappelons qu'une forte majorité de la population tant en France (près de 90%) qu'au Québec (près de 80%) est en faveur d'une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée. Ces personnes méritent votre respect, M. Lefebvre, comme je vous respecterai dans vos choix de fin de vie. Je vous invite, vous et ceux de votre pensée, très minoritaires, à visiter votre dictionnaire, pour y trouver que tuer, meurtre et assassinat «exigent» la malveillance envers une victime, non consentante.



Par Yvon Bureau le 2012-02-08 à 14:11:08

:François Hollande s’engage en faveur de l’euthanasie

lequotidiendumedecin.fr 26/01/2012

«Le candidat socialiste à l’élection présidentielle envisage d’instituer« une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». Parmi ses « 60 engagements » qu’il a dévoilés aujourd’hui, François Hollande a notamment proposé que « toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».

… François Hollande « fait effectivement un pas supplémentaire en direction » de l’euthanasie, selon Marisol Touraine, chargée des questions sociales dans l’équipe du candidat socialiste.« Le mot d’euthanasie n’est ici pas utilisé », fait-elle remarquer. « Nous voulons définir un cadre qui réponde – au-delà de ce que la loi permet aujourd’hui – aux volontés de ceux qui souffrent », sans toutefois« autoriser le suicide assisté », a-t-elle précisé.» 

LADMD-France s’en réjouit. Nous aussi, au CMDL.

 



Par Yvon Bureau le 2012-01-31 à 06:33:11

4e État américain en vue

Le 4 janvier, nous avons été informés de ceci. Lors des élections américaines, en novembre 2012, il y aura un référendum sur l’aide active à mourir, avec le «the Massachusetts Death with Dignity Act». Rappelons que cela est déjà permis dans la États  Oregon, Washington et  Montana.  Ça se rapproche de chez-nous !

 

 



Par Yvon Bureau le 2012-01-18 à 17:32:13

Dignement, jusqu'à la fin. Vives réactions

http://www.ledevoir.com/culture/livres/340179/essais-quebecois-dignement-jusqu-a-la-fin

Essais québécois - Dignement, jusqu'à la fin

Louis Cornellier 14 janvier 2012  Livre : Mourir comment ? Le débat sur l’euthanasie

Voici mes réactions vives à cet article dans Le Devoir. Deux commentaires.

1- Rassurant

Certains s’inquiètent, veulent inquiéter, faire peur et prédire le pire. Heureusement, les Québécoises et les Québécois et les Commissaires ont cessé d’avoir peur et veulent des réponses argumentées.

Des réponses sérieuses. Les meilleures proviennent des expériences de la Belgique et de la Hollande. Et aussi de l’expérience de l’Oregon. De grands chercheurs ont apporté des réponses solides quant à l’euthanasie sous conditions.

Des réponses crédibles. Là où l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, est dépénalisée, il y a en même temps augmentation des soins palliatifs. Aucun de ces pays cités ne veut retourner en arrière en pénalisant de nouveau cette aide à mourir.

Des réponses sécuritaires. Ces deux pays européens démontrent la sécurité lors de l’euthanasie sous conditions grâce à un système d’évaluation et de contrôle réguliers. Aucun médecin n’a et n’aura le droit d’aider activement un mourant à mourir sans sa demande expresse et sans respect d’un cadre strict et sécuritaire préétabli. La déclaration de 2009 de l’honorable ex-juge en chef J-L Baudouin seconde cette sécurité.

Des réponses respectueuses. Le libre-choix soutient le respect de chaque finissant de la vie. Il respecte aussi la liberté de conscience de tout médecin quant à cette aide active à mourir. La primauté de la personne mourante est affirmée haut et court, permettant un mourir personnalisé, en cohérence avec ses valeurs, sa dignité et sa liberté, solidement incarnée dans une relation médecin-mourant des plus intenses et vraies.

Des réponses inclusives. L’important, c’est de permettre à chaque mourant de terminer sa vie comme il le veut, se respectant et étant respecté jusqu’à la fin. Comme en Belgique et en Hollande, nous voulons un système de soins appropriés et personnalisés de fin de vie, pour tous. 

2 -
Moins de suicides : espoir 

Une réponse d’espoir. Grâce à la possibilité de cette aide médicale active à mourir, très nombreux seront les finissants de la vie à ne pas utiliser le suicide comme moyen de mettre fin à leur vie. Que d’impacts nombreux et positifs en découleront pour la famille, les professionnels et toute la société québécoise !

S’il y a un mémoire qui a déçu à la CSSS/QMD, c’est celui de l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS). Pas «de position ferme dans le débat». Pendant ce temps, le Collège des médecins, les Fédérations des médecins spécialistes et des médecins généralistes du Québec, le Barreau du Québec, la Chambre des notaires, l’Office des personnes handicapées, l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux, le Conseil pour la protection des malades et le Regroupement provincial des comités des usagers prenaient position, très souvent favorables au libre-choix. Comme bien d’autres personnes et organismes, et j’en suis fortement, je me serais attendu à ce que l’AQPS demande au plus tôt et vigoureusement de cesser de parler au Québec de «suicide assisté». Au Québec, le mourant en train de mourir ne demande pas à son médecin de l’aide au suicide; il lui demande une aide active de compassion pour terminer sa vie.

Comment ne pas se rappeler ce grand cri du cœur d’un grand œuvrant en prévention du suicide de la Côte-Nord, monsieur André Pelletier. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-

Tellement de suicides n’ont pas eu lieu et n’auront pas lieu chez les personnes âgées et très âgées en fin de vie, grâce à cette possibilité d’une aide médicale active à mourir, si nécessaire et si choisi librement.

J’en profite pour souligner néanmoins l’excellent travail de l’AQPS et de ses nombreux bénévoles.

 

 



Par Yvon Bureau le 2012-01-16 à 11:35:02

Encourageant et rassurant, en fin de 2011

Le 29 de décembre, nous avons oublié de vous parler de ce sondage rapporté dans The National Post.

Dans le sondage pancanadien, 67 % des Canadiens appuient la légalisation du suicide assisté médicalement en fin de vie. Au Québec, 81% appuient, 13 s'y opposent, 5 «Ne savent pas». Les résultats pour le Québec ne sont pas surprenants du tout; il en est ainsi depuis des années. http://news.nationalpost.com/2011/12/29/67-of-canadians-support-legalizing-assisted-suicide-poll/

Depuis le début, le CMDL a choisit une terminologie plus appropriée. Nous préférons le mot AMAM, soit l'aide médicale active à mourir, parfois nous utilisons l’expression belge «Euthanasie sous conditions». Une terminologie qui traduit bien le réel et la réalité des demandes d'aide, et une terminologie qui unit plutôt qu’elle divise avec le mot «suicide» et parfois aussi avec le mot «Euthanasie». Ces mots sont utilisés «ad nauseam» par les opposants.  

ENCOURAGEANT et RASSURANT, en cette fin d’année : 

-          On revient aussi de plus en plus chez bien des groupes anglophones à l’expression «Physican Assisted Dying»; tellement à raison.

-          Tant en CB qu’au Québec, les partisantes du libre-choix ont une argumentation de plus en plus solide et bien appuyée. Chez les opposants, ils sont forts en peurs de moins en moins justifiées, et faibles en argumentation. Encourageant et rassurant : les Commissaires et les juges ne sont pas craintifs, demeurent prudents et sont très inspirés par des argumentations solides et bien appuyées !



Par Yvon Bureau le 2012-01-03 à 15:07:06

Notre souhait du 1e de l'An 2012

En février prochain, la CSSS/QMD présentera son rapport à l'Assemblée nationale du Québec.

Nous nous souhaitons que ce rapport favorisera un mourir plus digne et plus serein, dans un système inclusif de soins appropriés et personnalisés de fin de vie, respectant tous et chacun dans leurs valeurs profondes, jusqu’à la fin.

À vous tous, tous nos voeux de Santé et de Paix ainsi qu'une année 2012 pleine de moments agéables de vie !

Ghislain Leblond et Yvon Bureau

 

 



Par Yvon Bureau le 2012-01-02 à 17:01:58

Gratitudes en ce 31 décembre

En mon nom et en celui d’Yvon Bureau, co-responsables du CMDL, il nous fait un grand plaisir de vous saluer en cette fin de l’année 2011.

Nous voulons surtout vous manifester toute notre gratitude pour votre complicité active pour l’arrivée au Québec d’une fin de vie plus digne et plus sereine.



Par Ghislain Leblond le 2012-01-02 à 16:47:19

L'Alliance des chrétiens en droit 21-12-2011

Sur Le Nouvelliste, le 21 de ce mois, une Lettre ouverte de L’Alliance des chrétiens en droit : «Un groupe religieux se dresse devant Ginette Leblanc». À vous d’y porter jugement. http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201112/21/01-4479819-un-groupe-religieux-se-dresse-devant-ginette-leblanc.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4__2501_section_POS2

Trois fortes répliques n’ont pas tardé, à raison. D’abord celle de ma part, dès le lendemain : *«Compassion et respect demandés». Le 24, celle d’Hélène Bolduc de l’AQDMD, http://www.aqdmd.qc.ca/attachments/File/2011-12-24_Lettre_(AQDMD_presidente)_.pdf .   Seulement la réplique, et quelle réplique !, du Dr Marcel Boisvert  a été publiée, le 28 décembre, «C’est de l’acharnement».  http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201112/28/01-4481332-cest-de-lacharnement.php

*Ma Lettre : Chère Alliance des chrétiens en droit, comme la grande majorité des religieux qui interviennent dans le débat de l’aide médicale active à mourir chez les mourants, vous êtes très forte en peurs et très faible en argumentations. Je vous fais quelques rappels.

Le débat n’a pas été «réglée une fois pour toutes par la Cour suprême dans la célèbre cause de Sue Rodriguez, en 1993»; 5 contre et 4 pour, ce fut beaucoup trop mince. Ce n’était que partie remise et qu’une question de temps avant que cette aide médicale active à mourir soit acceptée, la considérant comme un soin approprié et personnalisé de fin de vie. Pour les personnes qui le veulent LIBREMENT et par des médecins qui la DONNERONT librement.

Vous êtes plusieurs à vous y opposer, soit. Bon et très honnête de vous rappeler cependant que près de 75% de la population, et cela depuis plus de 15 années, se dit en faveur de cette aide à mourir, en autant que bien balisée et contrôlée.

Les  pays (Hollande, Belgique…) où cette aide médicale active à mourir est décriminalisée, aucun médecin ne «tue», il aide un mourant à mieux mourir, à sa demande expresse respectant SES valeurs profondes.

Notre religion nous invite à utiliser un langage vrai et honnête; les gros mots sont inappropriés. Notre religion ne nous permet pas de faire peur pour faire peur, seulement parce que nous nous opposons aux libertés des autres. Notre religion nous invite au grand respect des autres, de leurs valeurs, de leurs croyances, de leur dignité, de leur sérénité, et même de leurs libertés. Relisez les enseignements de Jésus; votre écrit et vos actions semblent manquer de compassion et de solidarité avec les personnes qui ne pensent pas comme vous, ce qui n’est pas tellement chrétien. Imposer ses croyances aux autres n’est pas tellement chrétien, non plus.

Je suis confiant que très bientôt une personne mourante pourra demander et recevoir une aide médicale active à mourir de son médecin consentant, si nécessaire et si LIBREMENT VOULUE.

Respecter la Vie, c’est bien. Respecter jusqu’à la fin la PERSONNE vivante en fin de vie est beaucoup mieux.



Par Yvon Bureau le 2012-01-02 à 16:38:40

Sur La Tribune, le 19-12-2011

Un très beau texte de Germain Beaudry :  «Je dis oui à l’euthanasie».

http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/opinions/201112/19/01-4479207-je-dis-oui-a-leuthanasie.php . Merci Germain.

 



Par Yvon Bureau le 2011-12-31 à 16:00:57

Sur le Globe and Mail/End-of-Life…

http://www.theglobeandmail.com/life/health/end-of-life

Depuis plus d’un mois, The Globe and Mail a un site fort riche en information sur la fin de la vie. Gratitude à ce journal !

Lors de son sondage, encore plus de 70 % des répondants sont en faveur d’une aide médicale active, si voulue et si nécessaire.

Les commentaires aux différents articles y sont très majoritairement en faveur.



Par Yvon Bureau le 2011-12-16 à 16:35:28

Le 4 décembre 2011 : un moment historique

2e anniversaire, jour pour jour, de la création par l'Assemblée nationale du Québec de la Commission parlementaire sur le droit (question) de mourir dans la dignité.

11h15. Création par un vote nominal (chaque député est nommé et se lève pour voter); 112/112; à l’unanimité; sans aucune abstention. Presque du jamais vu. «La Commission a reçu plus de 300 mémoires et demandes d’intervention et près de 6800 réponses au questionnaire en ligne. Après 29 jours d’auditions et 8 villes visitées, il s’agit de l’une des consultations générales ayant suscité le plus d’intérêt si l’on tient compte qu’une bonne consultation reçoit généralement une cinquantaine de mémoires.» Le rapport par la CSSS/QMD à l'ANQ, prévu pour la mi-février prochain.

Ghislain et moi, co-responsables du CMDL, nous sommes si heureux de ce moment.



Par Yvon Bureau le 2011-12-06 à 07:52:35

Le 3 décembre 2011. Une nouvelle merveilleuse

En Conférence de presse, 09h30, au Parlement, le PQ annonce la création d’une Commission parlementaire apolitique sur le droit de mourir dans la dignité; un fait fort intéressant, sous La santé et les Services sociaux, non sous la Justice; autre point d’intérêt, le vote sera nominal.  Les partis sont tous d’accord. Pour Ghislain et moi, c’est une IMMENSE et tellement heureuse nouvelle. Elle sera porteuse et génératrice d’un mourir plus digne, plus serein et plus libre, pour tous. Avec mon épouse, j’y étais. Je fus en état de choc heureux! Et le suis encore!

Fait intéressant. On a fait remarquer que toutes les Québécoises et tous les Québécois sont touchés par la fin de la vie, soit personnellement soit par celle de leurs proches. Ainsi, le vote sera nominal et il est reporté au lendemain. Avec mon épouse, j’y serai, bien sûr !

 



Par Yvon Bureau le 2011-12-06 à 07:48:35

Les 28 et 29 nov., au TJ de Radio-Canada

Le 28, c'est le reportage sur Ginette Leblanc de T. Rivières. Fort bien. Ce qui l'est beaucoup moins, ce sont les paroles du Dr Daneault.  http://www.radio-canada.ca/emissions/telejournal/2011 2012/Reportage.asp?idDoc=188235&autoPlay=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBFT/Telejournal201111282200_1.asx

Le 29, c'est le reportage sur l'euthanasie sous conditions, en Belgique. Excellent reportage de Maxence Bilodeau; MERCI. Encore une fois, très peu excellents les commentaires du Dr Serge Daneault. Lire mon commentaire sur le lien. http://www.radio-canada.ca/emissions/telejournal/2011-2012/Reportage.asp?idDoc=188471 M. Bilodeau souligne qu’après 10 années, jamais la Belgique ne voudrait re-criminaliser l'euthanasie sous conditions. Excellente nouvelle et elle est de poids.



Par Yvon Bureau le 2011-12-06 à 07:45:19

Le 19, Éditorial du Le Soleil Maître de sa mort

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/201111/18/01-4469491-maitre-de-sa-mort.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B22_editorialistes_255150_section_POS1    

Le 16, l’Édito du Globe and Mail, le 17, celui du Le Devoir, et enfin le 19, celui du Le Soleil. De gros et solides appuis à la décriminalisation de l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée.  De quoi nous réjouir !

«Les élus fédéraux ne doivent plus se défiler. Ils doivent s'inspirer d'un groupe d'experts de la Société royale du Canada qui recommande de décriminaliser l'euthanasie volontaire et le suicide assisté. … Ottawa doit avoir le courage de mener un débat sur l’euthanasie et  le suicide assisté. … Comme on souhaite une belle vie pour soi et ceux qu'on aime, on devrait aussi pouvoir souhaiter une belle mort. Pour certains, cela signifie au moment et dans les circonstances qu'ils auront volontairement choisis.»  

Ai courriellé ceci à Brigitte Breton du Le Soleil, la phrase du poète Pétrarque : «Une bonne mort honore toute une vie.»



Par Yvon Bureau le 2011-11-20 à 18:09:55

Le 17, Rapport du CPSPSC à la CS de la CB

http://www.ledevoir.com/societe/sante/336330/rapport-du-comite-parlementaire-sur-les-soins-palliatifs-trop-peu-trop-loin-des-patients

Le Comité parlementaire sur les soins palliatifs et les soins de compassion a déposé son rapport le 17 de ce mois à la Cour Suprême de da la CB. Le Devoir en fait écho le lendemain. Y ai ajouté ce commentaire :

Plus de cohérence demandée

Se concentrer davantage sur le mourant, c'est fort bien, mais ce sera très exigeant. Cela exigera de l'écouter et aussi de l'ENTENDRE, avec ses valeurs, ses croyances et ses libertés. Le «plus près de la PERSONNE» invite non des soins palliatifs en général, mais des soins appropriés et personnalisés de fin de vie. Certains vous demanderont de vivre le plus longtemps possible, peu importe les prix, soit; d’autres ne voudront pas mourir trop longtemps, au nom de leur dignité, de leur sérénité, de leur décence, de leur personnalité.

Parler de développement des soins palliatifs, c’est fort bien, mais c’est insuffisant. Parlons plutôt de soins personnalisés de fin de vie. Là, on est très proche du mourant ! Autre question. Développer les SP, soit, mais lesquels ? En 20 années, les valeurs ont changé, les philosophies et les croyances religieuses aussi. Exemple. Développer le soin de la sédation terminale, soit, mais qui voudra dormir son mourir, pendant des jours et des semaines? Moi ? Non merci, par amour pour moi et pour mes proches !

Le taux élevé et grandissant de suicides chez les personnes âgées et très âgées et chez les mourantes va chuter de façon magistrale le jour où elles auront la permission et la garantie d’une aide médicale active à mourir plus vite, si nécessaire et si demandée librement par elles-mêmes. Énorme comme impact sociétal !

Aider médicalement activement un mourant à mourir moins longtemps, selon sa conscience et ses valeurs, c’est de la «bientraitance», très loin de la maltraitance. Imposer tous les traitements possibles de fin de vie, soient-ils au nom des dieux et des grands concepts lointains, est de la maltraitance.

La personnalisation des soins de fin de vie nous invite à une plus grande cohérence dans nos actions de compassion. C'est un PLUS.



Par Yvon Bureau le 2011-11-20 à 17:03:54

Le Devoir et son éditorial Ce 17 de novembre

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/336216/mourir-dans-la-dignite

Mourir dans la dignité - Pour l'amour de la vie

Et mon commentaire au Le Devoir :

 E t pour le respect de la fin de la vie et les dignés

  Au Canada, et encore plus au Québec, la population est prête, lors de la fin de la vie, pour se donner un système pour plus de dignité et plus de sérénité, un système qui soit inclusif et respectueux de chaque finissant de la vie et de ses valeurs et de ses choix.

L'approche québécoise me plait beaucoup; elle est moins dans un débat de droit que dans une recherche de réponse à la question du mourir davantage dans la dignité et dans la sérénité; le Québec veut sortir des impasses et des zones grises néfastes pour tous.

Offrir des soins appropriés et personnalisés de fin de vie, pour tous. Développer ces soins, n’opposant pas les soins traditionnels et l’aide active à mourir, les voyant comme complémentaires. Donner la primauté au mourant dans les grandes décisions le concernant au plus haut point. Faire connaitre davantage ses droits, ses responsabilités et ses libertés. Renforcer la relation mourant-médecin. Reconnaitre l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, comme un soin approprié compris dans sa Loi de la santé, cela n’ayant rien à voir avec un meurtre. Reconnaitre légalement explicitement et promouvoir les directives anticipées de fin de vie. Amener une culture d’une fin de vie responsable.

En 1993, la Cour a dit non 5 contre 4. Le caractère sacré de la vie a beaucoup influencé; c’était une valeur d’époque. Les valeurs qui priment aujourd’hui sont l’autonomie de la personne en fin de vie et la valeur sacrée du vivant et de son libre-choix. D’ici 2013, la Cour sera favorable, ne touchant peut-être même pas au Code criminel; je l’espère.

Terminons nos vies, dignés.



Par Yvon Bureau le 2011-11-18 à 17:34:10

Éditorial du Globe and Mail : favorable à la légalisation

 Provenant du G and M, c'est un appui très majeur.  En ce 16 novembre

Let Canadians die with dignity

http://www.theglobeandmail.com/life/health/end-of-life/let-canadians-die-with-dignity/article2237283/ 



Par Yvon Bureau le 2011-11-18 à 17:35:23

Un excellent rapport de la Société royale du Canada

http://www.ledevoir.com/?utm_source=infolettre-2011-11-15&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Très bon, réaliste et sage rapport, celui de la SRC.

Le très important, c'est qu'il soit permis au Canada à un mourant de demander et de recevoir une aide médicale active, si nécessaire et si librement demandée, et si respectant un cadre strict et sécuritaire préétabli. C’est ce que veut une personne en fin irréversible de vie ou au bout de sa vie et de son corps.

Il faut garder criminels l’aide et l’encouragement au suicide, l’euthanasie non volontaire, l’euthanasie autre que médicale, le meurtre par compassion. C’est une excellente sécurité que se donne le Canada et il faut la garder.

CEPENDANT,  une aide médicale active à mourir pour un finissant de la vie, le Gouvernement canadien, comme l’Assemblée nationale du Québec s’apprête fort probablement à le faire, doit reconnaitre cette aide exceptionnelle comme un soin approprié et personnalisé de fin de vie. RIEN à voir avec un crime.

Cessons d’opposer les soins palliatifs et l’euthanasie SOUS conditions. C’est complémentaire. L’exemple de dix années de la Belgique est éloquent.

Quant à madame Summerville, elle devrait en urgence  rencontrer l’honorable Jean-Louis Baudouin, juge en chef à retraite; selon ce grand sage, il n’y a pas eu d’abus en Belgique ou  en Hollande (étude en 2009). Bon de rappeler à M. Deschamps que l’autonomie de la personne en fin de vie est devenue une valeur sociétale majeure. La primauté au patient. Son seul intérêt et son libre-choix. Dans une relation intense mourant-médecin.

 

 



Par Yvon Bureau le 2011-11-15 à 16:04:27

4e État américain

Après les États Oregon, Washington et Montana, voici que Georgia va permettre légalement l'aide médicale active à mourir.



Par Yvon Bureau le 2011-11-09 à 18:13:35

Une très bonne nouvelle

Le 24 octobre 2011, un article de Clare Dyer du Brithish Medical Journal nous apprend ceci de majeur : Titre :Legalisation of assisted dying does not harm palliative care, study concludes. Un rapport comparé en six pays européens. Une citation :

 

«The report concludes: Palliative care is well developed in countries with legalised euthanasia/assisted suicide, or at least no less well developed than in other European countries.There is evidence of advancement of palliative care in countries with legalised euthanasia, also after the legalisation of euthanasia and/or assisted suicide. The idea that legalisation of euthanasia and/or assisted suicide might obstruct or halt palliative care development thus seems unwarranted and is only expressed in commentaries rather than demonstrated
by empirical evidence.»

De quoi faire réfléchir les dirigeants des réseaux des Soins palliatifs...

 



Par Yvon Bureau le 2011-11-09 à 18:07:35

Pour un système inclusif de soins de fin de vie

Suite à http://www.ledevoir.com/politique/quebec/334427/commission-sur-le-droit-de-mourir-dans-la-dignite-la-question-de-la-legalisation-de-l-euthanasie-ne-fait-toujours-pas-consensus

«Commission sur le droit de mourir dans la dignité - La question de la légalisation de l'euthanasie ne fait toujours pas consensus»

Commentaire :

La CSSS/QMD, c’est tellement plus qu’une commission sur l’euthanasie et le suicide assisté. La Commission a vite dépassé le concept du «droit» pour celui de la «question» du mourir dans la dignité; c’est un autre univers. 

La CSSS/QMD s’est donnée dès le début comme mandat de regarder les conditions entourant la fin de la vie, incluant exceptionnellement l’aide médicale active à mourir.

Ayant tout vu ou entendu lors de ses travaux, ayant participé et comme expert et comme témoin, j’affirme qu’il y a eu recherche et trouvailles de réponses significatives pouvant améliorer la qualité de la fin de la vie, pouvant donner à tout  finissant de la vie plus de dignité et de sérénité.

Les grandes réponses reposent sur : 1) la primauté de la personne et de ses valeurs, de  sa conscience et de sa liberté de choix; 2) la personne en fin de vie au centre et au cœur des processus d’information et de décision; 3) la primauté de son seul intérêt et de son intention; 4)  le développement des soins appropriés et personnalisés de fin de vie; 5) la reconnaissance de l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, comme un soin approprié de fin de vie (on ne touche pas au Code criminel canadien, mais l’ANQ reconnait cette AMAM dans sa Loi de la Santé et des Services sociaux); 6) la reconnaissance légale des directives anticipées de fin de vie.

LA réponse à la question de mourir dans la dignité : un système inclusif de soins de fin de vie apportant plus de dignité,  plus de sérénité et plus de respect de tous et de chacun dans son mourir. Inclusif, par le libre-choix.

Parler surtout de développement des soins palliatifs actuels serait insuffisant et non approprié.

Mon espoir : grâce aux travaux de la CSSS/QMD et à son rapport, grâce à la bonne volonté de notre ANQ, la façon de terminer nos vies au Québec ne sera plus jamais la même. Pour le mieux-être de tous.

« L'idée générale à la base du rapport sera de tout mettre en œuvre pour que la volonté du malade soit respectée, quelle qu'elle soit, et que sa fin de vie se passe en douceur.» Réponse inclusive et fort satisfaisante.



Par Yvon Bureau le 2011-10-25 à 11:25:42

Non à l’euthanasie des vieux

Mon commentaire au Le Devoir à http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/334069/vilains-vieux-schnocks

Se doivent de demeurer criminels l'euthanasie tant des vieux que de qui que ce soit, l'aide et l'encouragement au suicide, le meurtre par compassion. C’est sécurisant.

Il y a mieux. Pour les finissants de la vie, très souvent des vieux, et j’en suis,  que soit décriminalisée l'aide médicale active à mourir, si nécessaire et si voulue librement. Dans un système balisé et contrôlé.

Encore mieux, que cette aide exceptionnelle médicale à mourir soit reconnue comme un soin approprié et personnalisé de fin de vie, incluse dans notre Loi de la Santé et des Services sociaux.

Cela devenu possible, les vieux pourront vieillir longtemps et terminer leur vie en toute dignité et en toute sérénité, sans peur d'être éliminés, sachant que leur libre-choix sera respecté jusqu'à la fin.

Grâce aux généreux et audacieux travaux de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité et grâce à son rapport à venir, grâce à la bonne volonté de l’Assemblée nationale du Québec à qui le rapport sera remis, terminer notre vie au Québec ne sera plus jamais le même. Pour le mieux-être de tous.

 



Par Yvon Bureau le 2011-10-25 à 11:18:41

Le Barreau du Québec recommande... Le Devoir 8-10-2011

Samedi le 8 octobre, page I 6, Le Devoir publie «Le Barreau du Québec recommande que le droit de mourir dans la dignité soit reconnu / Les droits à la vie, à la dignité et à l’autodétermination reflètent des valeurs fondamentales de la société québécoise».

Comment ne pas se réjouir de ce article qui parait en pleine délibération de la CSSS/QMD ! Lors de la parution du B du Q à la Commission, les médias n’avaient pas, selon nous, donné assez d’importance à ce mémoire fort étoffé et engagé. Un large consensus québécois demande désormais la reconnaissance de ce droit à la dignité lors de la fin de la vie. Pour tous.

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/333128/la-commission-de-l-assemblee-nationale-delibere-le-barreau-du-quebec-recommande-que-le-droit-de-mourir-dans-la-dignite-soit-reconnu



Par Yvon Bureau le 2011-10-13 à 13:41:41

Madame Marthe Asselin-Vaillancourt, honorée pour ses 80 années...

Le 30 septembre dernier, Le Quotidien nous parle des honneurs rendus à cette personne exceptionnelle. À raison.

http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/le-quotidien-du-jour/201109/30/01-4453072-une-battante-dediee-a-la-cause-des-femmes.php

Devant la CSSS/QMD, madame Vaillancourt a pris la parole, à Saguenay, le 22 octobre 2010. Voici ce que l’on retrouve sur notre site :

Quelle personne extraordinaire avec ses 80 années de vie et d’expérience. Quelle personnalité ! Allez sur Google lire sur sa contribution magistrale à notre société. Quelle autorité pour venir proclamer le libre-choix, donner primauté au respect de la liberté de chaque personne en fin de vie. Elle dit que la PERSONNE « est la seule juge de la qualité de sa vie et de sa dignité». Elle affirme aussi que «c’est une erreur que d’opposer Soins palliatifs et euthanasie, ce qui convient dans certains cas, peut-être inapproprié dans d’autres»; quelle sagesse et quel respect pour chaque personne ! Elle s’inspire beaucoup du comité éthique du Comité pour les sciences et la vie de France. Libre-choix tant pour le mourant que pour le soignant. D’accord avec vous, madame Asselin Vaillancourt; cessons de parler du «testament biologique, de vie ou de fin de vie; gardons le mot «testament» pour celui du testament valable après notre mort; parlons des directives anticipées de fin de vie. D’accord aussi avec vous pour souligner la grande richesse de nos chartes et de notre Code civil; pour le développement de soins personnalisés de fin de vie. Merci, chère personne, pour votre vie si bien remplie d’entraide et de solidarité; vous faites vraiment honneur à notre humanité.

 

Vous pouvez écouter son témoignage que j'ai admiré :http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33029.html

 



Par Yvon Bureau le 2011-10-02 à 09:12:22

En toute sérénité

Il est toujours agréable que l’on parle maintenant autant de sérénité que de dignité, en fin de vie.

Nous aimons beaucoup le titre de l’article de monsieur Michel Neveu de l’AQDR de Trois-Rivières, paru sur Cyberpresse le 26 de ce mois :

Pour une fin de vie en toute sérénité.

Comme lui, nous espérons le dépôt du rapport de la CSSS/QMD à l’ANQ, dès cet automne.

http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201109/26/01-4451407-pour-une-fin-de-vie-en-toute-serenite.php



Par Yvon Bureau le 2011-09-29 à 13:31:10

Mourir dans la dignité et en sérénité, pour tous

La revue Intervention #134 (2011.1), parue le 19-9-2011, a un beau titre : «À travers les âges… les soins de fin de vie».

Et quel titre pour coiffer ma longue entrevue donnée à cette revue de mon Ordre professionnel (OPTSTCF) : «Mourir dans la dignité et en sérénité, pour tous»  Un lien suivra bientôt.



Par Yvon Bureau le 2011-09-21 à 19:46:36

La WFRTDS-Europe, à Mondorf-Les-Bains, Luxembourg

Avant leur colloque, 16-18 sept 2011, nous leur avons écrit : … «Une question et un espoir : comment trouver une terminologie qui divise le moins et qui réunit le plus? J’espère qu’on y arrivera.

Au Québec, après le travail de la Commission parlementaire sur la question de mourir dans la dignité et en ce temps de rédaction du rapport, on parle de plus en plus de l’aide médicale active à mourir. Bien sûr, balisée et contrôlée. L’expression traduit bien la réalité et est rassembleuse. Les mots Euthanasie et surtout Suicide assisté sont plein d’Histoire et d’émotions plutôt négatives; ils divisent.»

D’ailleurs, le mourant ne demande que rarement l’euthanasie; il demande à son médecin de l’aider activement à mourir. «Docteur, aidez moi à mourir, maintenant, ou d’ici le… Aidez moi à terminer ma vie».».

Une réponse du Luxembourg : «Vous avez entièrement raison: l’expression "'aide médicale active à mourir" correspond tellement mieux à la réalité de notre combat et permet par là-même d'éviter l'amalgame sournois systématiquement utilisé par nos détracteurs.»

Oui à une terminologie traductrice de la réalité et rassembleuse !



Par Yvon Bureau le 2011-09-21 à 19:44:50

Le rapport de la Commission

Selon le secrétariat de la CSSS/QMD, «L'objectif est toujours officiellement de le déposer en décembre, mais il semble plus réaliste à l'heure actuelle de dire qu'il sera déposé en février 2012.»  (Reçu le 13-9-2011)

Nous pouvons imaginer que le temps pour la correction et la traduction sera élevé.

Le CMDL a bien hâte au dépôt de ce rapport, non à un ou à des Ministères, mais bel et bien à l'Assemblée nationale du Québec..



Par Yvon Bureau le 2011-09-21 à 19:42:14

Journée mondiale de la prévention du suicide 7-9-2011

Une bonne nouvelle : en 10 ans, le taux de suicides aurait diminué de 50%. Cependant, ce taux a augmenté chez les 64 ans et plus.

Notre croyance au CMDL : plus les personnes en fin de vie auront la possibilité et la garantie d’une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, si nécessaire et si voulu librement, moins ils utiliseront le suicide pour terminer leur vie. Pour le mieux-être des mourants, des proches, des soignants et de toute la population.



Par Yvon Bureau le 2011-09-21 à 19:39:31

Réaction à une Lettre ouverte de Linda Couture de VD

Nous avons réagi à la lettre de madame Linda Couture, publiée sur Cyberpresse, le 10-8-2011,«Une question de priorités». Privément, nous lui avons répondu le 31-8-2011, question de pas alimenter un monologue faible en arguments et fort en citations inappropriés. Privément, par respect pour nous et pour notre mission portant sur le libre-choix.

Faites signe si vous en voulez une copie.



Par Yvon Bureau le 2011-09-21 à 19:37:54

Ginette Leblanc trouve un allié. 30-8-2011 Trois-Rivières

http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201108/30/01-4429982-ginette-leblanc-trouve-un-allie.php

Notre réflexion : faire changer le Code criminel n’est pas notre option, au CMDL. Nous demeurons sensibles à la démarche de madame Leblanc et de son avocat. Nous leur souhaitons Bonne chance. Nous les assurons de notre support, au besoin.



Par Yvon Bureau le 2011-09-21 à 19:35:42

Merci, Me Anne Lapointe

Le 21 août dernier, votre vie a pris fin; tristesse fut. Vous, une personne de Québec, vous avez beaucoup fait pour tout le Québec et le reste du pays. Je me fais gratitude et admiration pour tout ce que vous avez accompli pour l’amélioration de la qualité de la fin de la vie.

En 1992, vous avez  obtenu du tribunal qu'on puisse débrancher le respirateur qui maintenait en vie Nancy B. (Bolduc).  Le cas Nancy B a fait jurisprudence. Grâce à Nancy et à vous, le droit de faire cesser un traitement, même s’il doit apporter la mort, fut reconnu. Ce fut un grand pas dans la reconnaissance de l’autonomie du patient, de sa dignité et de sa liberté.

Reste maintenant au Québec  la possibilité pour un mourant de demander et de recevoir une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, appelée en Belgique Euthanasie sous conditions. Un large consensus sur cette possibilité semble de plus en plus large et majoritaire dans notre province.

Merci Me Lapointe. Merci aussi à Nancy Bolduc. Vous avez fait beaucoup pour la reconnaissance de la primauté de la personne en fin de vie ou au bout de sa vie.

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/quebec/archives/2011/08/20110824-183831.html



Par Yvon Bureau le 2011-09-21 à 19:33:43

Dr Nicolas Bonnemaison, Bayonne, France Mi-août

Près de la mi-août, nous apprenons que ce médecin aurait aidé activement des mourants à mourir plus vite. De lui-même, seul impliqué. Accusé, il a un énorme soutien de ses collègues. Histoire à suivre sur Google , Dr Nicolas Bonnemaison…

Notre réflexion : tant au Québec qu’en France, il est plus que  temps que l’aide médicale active  à mourir soit balisée et contrôlée. Plus, qu’elle soit considérée comme faisant partie des soins appropriés et personnalisés de fin de vie.

http://www.lemonde.fr/sujet/14b6/nicolas-bonnemaison.html

 



Par Yvon Bureau le 2011-09-21 à 19:31:29

Présidente du CSSS/QMD, à Lyon 30-6-2011

Lors du 1er Congrès francophone d’accompagnement et de soins palliatifs, à Lyon, la présidente madame Maryse Gaudreault y a pris la parole : Les travaux de la CSQMD. Nous contacter si vous désirez une copie ou en faire une demande au secrétariat de la Commission.



Par Yvon Bureau le 2011-09-21 à 19:30:10

Pour une terminologie appropriée

 

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/328896/lettres-le-suicide-assiste-serait-une-mort-digne

Lettres - Le suicide assisté serait une mort digne?

Isabelle Bégin-O'Connor - Gatineau, le 5 août 2011 8 août 2011

Je vous invite à lire le 2e commentaire, le mien, «Pour une terminologie appropriée».



Par Yvon Bureau le 2011-08-09 à 10:46:19

Le droit à la sérénité

http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201108/04/01-4423402-le-droit-a-la-serenite.php

Le CMDL est convaincu plus que jamais que la sérénité chez le finissant de la vie proviendra beaucoup de sa certitude qu’il mourra en libre-choix et, si choisie, qu’une aide médicale active à mourir lui sera disponible.

Bien sûr, en autant que sa demande respectera le cadre établi par notre Gouvernement.

 



Par Yvon Bureau le 2011-08-05 à 09:44:21

Ginette Leblanc de Trois-Rivières et Gloria Taylor de Vancouver

Toutes deux font des démarches pour que l’aide médicale active soit permise, dans certaines circonstances

http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/sante/201108/02/01-4422753-une-trifluvienne-reclame-le-droit-de-mourir.php  «Une Trifluvienne réclame le droit de mourir»  - Ginette Leblanc de Trois-Rivières

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201108/03/01-4423238-suicide-assiste-une-juge-ordonne-une-audience-acceleree.php  «Suicide assisté: une juge ordonne une audience accélérée» -  Gloria Taylor de Vancouver

Le CMDL espère qu’une aide médicale active, balisée et contrôlée, sera considérée comme un soin approprié de fin de vie, incluse dans la Loi de la Santé du Québec.

Nous espérons qu’ainsi la personne en fin de vie pourra terminer sa vie en toute sérénité, rassurée par la garantie que cette aide sera disponible au moment jugé approprié et opportun.



Par Yvon Bureau le 2011-08-05 à 09:17:24

Entrevue avec Jacques Roy, sociologue

 

Soins de fin de vie et euthanasie: «Un tsunami s’en vient»

Par Denis Méthot le 1 août 2011 pour Profession Santé

http://www.professionsante.ca/medecins/opinions/entrevues-exclusives/soins-de-fin-de-vie-et-euthanasie-un-tsunami-sen-vient-13856?utm_source=EmailMarketing&utm_medium=email&utm_campaign=Physician_fr_Newsletter



Par Yvon Bureau le 2011-08-03 à 19:47:14

Dr Marcel Boisvert et Yvon Bureau réagissent

Le philosophe Louis-André Richard a publié ce texte dans Le Soleil du 24 juillet dernier : Chercher à bien vivre sa mort http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/201107/23/01-4420488-chercher-a-bien-vivre-sa-mort.php

Le Dr Marcel Boisvert réagit : Plus de questions que de réponses http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201107/29/01-4421974-plus-de-questions-que-de-reponses.php

Réaction aussi de Yvon Bureau, le 3-8-2011: Chercher à mieux mourir  http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201108/02/01-4422867-chercher-a-mieux-mourir.php

 



Par Yvon Bureau le 2011-08-03 à 10:29:49

La délégation de la CSSS/QMD en Europe

Les noms des délégués sont Mmes Maryse Gaudreault, présidente, Véronique Hivon, vice-présidente, Francine Charbonneau et Monique Richard. La secrétaire Anik Laplante les accompagne avec un recherchiste.

 



Par Yvon Bureau le 2011-06-28 à 17:09:12

La CSSS/QMD se rend en Europe, fin juin début juillet 2011

À la fin du mois de juin, une délégation de la Commission se rendra en France, aux Pays-Bas et en Belgique. Pour 10 journées.

Ce sera un PLUS. Pour mieux connaitre et pour mieux saisir ce qui se passe dans ces pays en ce qui regarde l’euthanasie sous conditions et sur le refus de cette option en France.

Fait intéressant : elle n’ira ni en Oregon ni en Washington…; nous osons interpréter que l’option du suicide médicalement assisté dans ces États ne sera pas retenue. Tellement à raison. Cela irait dans la pensée de la très grande majorité tant des experts que des témoins entendus.

Tout cela va grandement aider la CSSS/QMD à peaufiner les recommandations de son rapport qui sera déposé à l’ANQ à la fin de cet automne.

CSSS/QMD, bon, heureux et fructueux séjour en Europe !

 http://www.assnat.qc.ca/fr/actualites-salle-presse/communiques/CommuniquePresse-1581.html

 



Par Yvon Bureau le 2011-06-28 à 17:04:33

Dr Marcel Boisvert et Yvon Bureau réagissent

Le 12 juin dernier, madame Linda Couture, dg de Vivre dans la dignité, a réagit à l’article du sociologue Jacques Roy.

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201106/10/01-4408051-ne-soyons-pas-naifs-il-y-aura-des-abus-.php

 

Le Dr Marcel Boisvert réagit au propos de madame Couture. Moi aussi,

De la vertu d'être opportun quant à l'euthanasie

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201106/16/01-4409816-de-la-vertu-detre-opportun-quant-a-leuthanasie.php

Soyons rassurés, il n'y aura pas d'abus, ou si peu

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201106/16/01-4409818-soyons-rassures-il-ny-aura-pas-dabus-ou-si-peu.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_points-de-vue_794_section_POS1



Par Yvon Bureau le 2011-06-24 à 17:43:58

La conférence du sociologue Jacques Roy À LIRE

«Tendances sociétales et soins palliatifs: des enjeux pour demain»

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201106/06/01-4406421-tendances-societales-et-soins-palliatifs-des-enjeux-pour-demain.php



Par Yvon Bureau le 2011-06-10 à 09:06:06

Décès du Dr Jack Kevorkian, ce 3 juin

Ce «Dr de la mort» américain n’a jamais été mon idole, comme pour plusieurs ; tout au contraire.

Je ne peux qu’être très fier de la position de notre Collectif : s’il doit y avoir une aide active à mourir, elle se doit d’être médicale, dans un système balisé et contrôlé. PERSONNE, selon moi, ne peut se donner  seul  l’autorité pour une telle aide exceptionnelle.



Par Yvon Bureau le 2011-06-10 à 08:50:38

Titre 21e congrès du RSPQ /30 et 31 mai 2011

J’ai eu grand intérêt et profond plaisir à participer à ce congrès, à Trois -Rivières, les 30 et 31 mai.  J’y espérais de l’ouverture, spécialement en contexte énorme de la CSSS/QMD.  Il  y en a eu, heureusement; modérément bien sûr; dans l’intimité, plusieurs ont invité notre Collectif à continuer son nécessaire travail. J’ai fortement apprécié la conférence d’ouverture du sociologue Jacques Roy. Ai grandement apprécié la présentation  de la présidente du MSSS/QMD,  au Lunch-causerie du mardi-midi; elle a fait honneur et respect au travail de la Commission; gratitude. D’autres conférenciers ont tenté de faire peur, comme celui dont le titre «Ne pas laisser entrer le loup dans la bergerie»; de plus en plus, en vain. Je souligne le GRAND coeur des participants, des professionnels et des bénévoles du quotidien en soins palliatifs. Une question : un sondage libre auprès des membres du RSPQ, sur les questions de fond de la Commission ?  J'espère.



Par Yvon Bureau le 2011-06-10 à 08:48:15

Pour des choix facilités

 

À RDI, hier, aux Grands reportages, filmé au Mount Sinaï Hospital de New York, : «Une fin de vie, des choix difficiles». Dans un milieu pour les très riches. Quelques réflexions.

Vive une culture de fin de vie préparée et ouverte à la communication; et en AMONT.

«On sauve des milliers de vie»; il plus exact de dire que l’on en  retarde la fin; plus d’humilité demandée.

Avoir d’excellents écrits comme Directives anticipées de fin de vie; très précises et appropriées, en plus; avec désignation d’un mandataire. Les placer dans son dossier médical, en évidence.

Les hommes ont peu tendances à savoir-mourir, comme en manque de savoir-vivre : ils ne prennent pas du tout soin de leurs proches. Chapeau aux dames !

Les mourirs insensés coûtent très chers à tous, sur tous les plans.

Faisons de notre mourir un meilleur vivre pour les autres, et un exemple pour nos plus jeunes.



Par Yvon Bureau le 2011-05-27 à 14:59:22

Pour un congrès d’ouverture / 21e RSPQ

 

Madame Justine Farley,  Présidente du RSPQ,   Madame la présidente,

Les 30 et 31 mai, à Trois-Rivières, je participerai avec un très grand intérêt au 21e Congrès du Réseau des soins palliatifs du Québec (RSPQ), dont je suis membre. C’est un plaisir de souligner le merveilleux, le généreux et le nécessaire travail accompli depuis les vingt dernières années au Québec par les Soins palliatifs. Gratitude aux soignants et aux bénévoles.

Je souhaite demeurer habité par tout ce que j’ai vu et entendu lors de la consultation des experts et lors des 29 jours d’audition des témoins de la Commission parlementaire sur la question de mourir dans la dignité, en 2010 et  au début de 2011. J’ai tout vu ou tout entendu. En plus, j’y fus accueilli à deux reprises, comme expert et comme témoin.

Inspiré par tout ce que j’y ai entendu ou vu, à cette très importante Commission, j’espère rester centré sur «Le seul intérêt du mourant et de son libre-choix», plus près des soignés que des soignants et de leurs établissements de soins, gardant la primauté à la personne en fin de vie en relation intense avec son médecin.. MON choix. Question de choix.

Nous ne pouvons qu’espérer que ce 21e Congrès soit vraiment différent des autres. Grâce aux fructueux travaux de la Commission, tout le Québec a vécu une profonde réflexion et a découvert une diversité d’opinions et de valeurs individuelles et sociétales. Un constat : le Québec a changé, change, évolue, se découvre de nouvelles valeurs. Autre constat : en Soins de fin de vie, le statu quo n’est plus une option.

Le titre de ce 21e Congrès est porteur : «Amadouer l’arracheuse de temps …, des questions de choix». Pour moi, ce colloque apportera surtout des réponses de libre-choix. C’est le libre-choix, animé et alimenté par les valeurs, par la dignité et par la liberté de chaque personne en fin de vie, qui sera générateur de plus de dignité, de plus sérénité, et de plus de paix et de sécurité professionnelles.

C’est un espoir de voir amadouer le futur des soins appropriés et personnalisés de fin de vie.

Souhaitons-nous un bon et un fructueux 21e Congrès, tout plein d’ouverture prudente, généreuse et rassurante !

Yvon Bureau,  Québec, 23 mai 2011



Par Yvon Bureau le 2011-05-26 à 09:31:05

Zurich et l’aide active à mourir 15-5-2011

 

«Le 15 mai 2011, en Suisse, les habitants de Zurich ont voté, dans le cadre d'une consultation populaire au sujet du "tourisme de la mort", pour le maintien de "l'aide au suicide", y compris pour les étrangers non résidents de la Confédération helvétique.

Deux motions avaient été déposés par l'Union démocratique fédérale et par le Parti Evangélique, l'une visant à imposer aux personnes souhaitant une "aide au suicide" une obligation de résidence d'un an minimum dans le canton ; l'autre demandant une interdiction du suicide assisté au niveau national. Les électeurs zurichois ont voté contre les deux initiatives, à 78,4% pour la 1ère et à 84,5% pour la seconde.»

Ce que le CMDL espère LE PLUS : qu’aucune personne québécoise en fin de vie, voulant librement une aide médicale active à mourir, respectant le cadre établi, n’ait à aller en Suisse.



Par Yvon Bureau le 2011-05-22 à 16:52:08

Conférence sur les volontés de fin de vie / 28-4-2011

Le Comité des usagers du CHA de Québec a invité Me J-Michel Doyon à présenter une conférence ouverte au grand public, jeudi le 28 avril 2011, à 10H00. Près de 150 personnes furent présents à la Salle du Montmartre canadien.

Me Doyon fut le président du Comité du Barreau du Québec qui a préparé un extraordinaire mémoire pour la Commission parlementaire sur la question de mourir dans la dignité.

Il m’a fait plaisir d’intervenir pour rappeler la qualité de ce mémoire et de son message central : Le seul intérêt de la personne en fin de vie et de son intention. Ai félicité le Comité des usagers du CHA pour l’organisation de cette conférence; chaque fois que l’on place l’usager, le soigné au centre des processus d’information et de décision, c’est affirmatif et c’est dérangeant-arrangeant. Ai souligné enfin l’extraordinaire mémoire du Regroupement québécois des comités des usagers; le libre-choix du mourant, incluant une aide médicale active à mourir, bien balisée, y fut très majoritairement et clairement secondé. Enfin, je n‘ai pu ne pas souligner les nombreux impacts positifs des directives anticipées de fin de vie tant sur la personne en fin de vie que sur les proches et les soignants; tellement de dignité et de sérénité chez le mourant ainsi que de paix professionnelle…  J’ai rappelé que le CMDL a demandé que l’ANQ reconnaisse explicitement la valeur légale de ces directives.  Notre Collectif espère que le MSSS fournira au plus tôt les formulaires officiels à cette fin. 



Par Yvon Bureau le 2011-05-03 à 21:07:16

29e et dernière journée de la CP, à Québec, ce 22-3-2011

 

C’est un grand jour pour La Commission. Fébrile et joyeux, à raison.

Thérèse Chaput et Robert Marsolais. Pour eux, la dignité, c’est la forme la plus profonde de respect de soi-même; c’est comme un phare dans la nuit; c’est le respect le plus profond de ce que nous sommes et de ce que nous demandons, jusqu’à notre dernier souffle. Pour le CMDL, la dignité passe par l’expression et le respect du libre-choix. Ils rapportent cette belle phrase : la vie n’appartient pas à celui qui est auprès du lit, mais dans le lit; et celle-ci «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir»; souvent, c’est vrai, et parfois, «tant qu’il y enfin la mort, il y a de l’espoir». J’ai déjà écrit : lorsque la vie n’est plus un bien, la mort n’est plus un mal. Thérèse raconte la fin de sa belle-sœur; elle a terminé sa vie comme elle ne voulait pas la finir, trois mois sans manger, demandant autre aide à mourir… Pour eux, une personne en fin de vie qui s’exprime, qui prend son destin en main, qui se respecte elle-même et les autres, donne tout un message positif à la société. Ils nous invitent à se méfier des grandes certitudes et surtout à voir à ce que personne ne les impose aux autres. Ce dernier dire nous prépare à l’autre témoignage !

Linda Couture. Accompagnée de son père qui ne dira mot; et elle dit parler en son nom. (?) Selon moi, elle n’a pas respecté le processus de consultation de la Commission. Directrice générale de Vivre dans la dignité, elle a probablement utilisé ce stratège pour témoigner une 2e fois, et à la dernière journée de la Consultation. Elle était accompagnée de plusieurs personnes venant l’appuyer pour la remise d’un dernier mémoire et d’une pétition, je crois. Argumentation tordue. Présence gênante, agaçante, inappropriée. Qui s’impose et impose perd de sa crédibilité. Une certitude : jamais cette personne et ce genre de personne ne sera prêt de moi lors de ma fin de vie. Les commissaires ont eu raison de lui faire sentir leur malaise et la présidente a eu aussi raison de lui refuser sèchement plus de temps. L’agir de cette DG la traduit et la trahit. Loin de la dignité.

Alexandre Chouinard. Par vidéoconférence, de Percé. Pour le développement des soins palliatifs, surtout; le CMDL propose le développement des soins appropriés et personnalisés de fin de vie, après avoir vérifié lesquels sont encore voulus par la population. Il parle du caractère sacré de la vie; nous parlons du caractère sacré du libre-choix de la personne en fin de vie. Il affirme que le médecin doit prodiguer les soins et ne pas enlever la vie; nous disons que le médecin doit aussi parfois aider activement un mourant à mourir plus vite pour terminer sa vie, à sa demande expresse et libre. Il affirme que l’euthanasie est une voie de facilité; une commissaire a eu raison de lui rappeler le contraire, «lorsque la maladie ronge et le corps et l’esprit». La possibilité de dérapage sera possible; c’est pourquoi des balises et des contrôles seront mis en place, comme en Belgique et en Hollande. Parlant de dérapage, en 2009, le grand juriste à la retraite, Honorable Jean-Louis Baudouin, après avoir étudié ce qui s’est passé en Belgique et en Hollande, affirme qu’il n’y en a pas eu de dérapage, et si oui, ce n’était que négligeable. Pour diminuer vos peurs, sachez qu’aucun de ces pays ne veut re-criminaliser l’aide médicale active à mourir. M. Chouinard affirme que toute bonne règle a des exceptions; une certaine ouverture dans des circonstances rares et extrêmes pointe.

René Théberge. Vidéoconférence, de Rouyn-Noranda. Dernier témoin de la Consultation. Il a fait un ACV en 2001. Il adore la vie et chaque moment est un moment pour apprendre. Il parle d’Elisabeth Kübler-Ross. Favorable aux soins palliatifs; très peu d’ouverture face à l’euthanasie; «notre mort est un droit qui appartient à la Vie». Selon lui Soins palliatifs et euthanasie sous conditions sont non réconciliables au Québec; s’il doit y avoir une ouverture, il invite la Commission à ne pas passer de A à Z; peut-être de A à M. Il parle de l’ancienne dominante sociale religieuse; selon nous et bien d’autres, le Québec a changé, il s’est donné une dominante sociale humaniste, avec des valeurs inclusives de respect de l’autre et de sa liberté et de son autonomie, de compassion et de solidarité. Vous avez parlé de madame Kübler-Ross; voici une anecdote. Un professeur en Soins palliatifs canadien lui a avoué avoir une formation à donner à ses étudiants; il lui a demandé trois conseils; madame lui a répondu «Listen to the patient, Listen to the patient, Listen to the patient».

Deux personnes se sont présentées à la période de micro ouvert. C’est Roxane Laliberté qui a clos la Consultation publique.

Les remarques finales. À VOIR et À ÉCOUTER. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-35095.html Remarques fort intéressantes et même touchantes. Cette Commission est née le 4 décembre 2009 à l’ANQ, par un vote nominal à l’unanimité et sans abstention. Pendant ces 16 mois : consultation de 32 experts (Ghislain Leblond et moi en fûmes), un Document de consultation, 326 témoins (nous en fûmes aussi), 6 774 personnes ont répondu au questionnaire. La députée Francine Charbonneau du parti libéral a pris la parole; il y a de quoi être «touchés, émus et honorés». Suivie de la vice-présidente Véronique Hyvon, et, surprise heureuse et espérée, suivie de l’ex-président  Geoffrey Kelley (président pendant 14 mois !), et suivi enfin par la présidente actuelle Maryse Gaudreault. Vous avez TELLEMENT raison d’être fiers, chers Commissaires, vous faites honneur à l’ANQ et au rôle de député généreux et humain qui «a donné du temps additionnel quand tout le temps était déjà pris». Selon la présidente, ce travail n’a jamais été inégalé dans l’Histoire de ce Parlement. Place maintenant au rapport; place aux constats et aux recommandations pour l’ANQ.  Tout le Québec a hâte.



Par Yvon Bureau le 2011-03-24 à 11:56:00

La présidente de la Commission à la Une du Le Devoir 21-3-2011

Commentaire à cet article : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/319256/l-entrevue-entre-l-horreur-et-l-espoir

Le Testament biologique et sa valeur légale

«Le testament biologique n'a aucune force légale quand vient le temps de décider des soins à pourvoir à un malade en fin de vie.» Pas d’accord avec cela.

Avec la Fondation Responsable jusqu’à la fin 1986-1996, j’ai introduit au Québec le Testament biologique (qu’on appelle aujourd’hui Directives anticipées de fin de vie).  J’affirme que ce document a déjà une grande valeur légale fort appréciable et qu’il fut et qu’il est un outil de communication des plus utiles pour le processus de décision. Cette valeur légale fut confirmée implicitement par Le Code civil en 1995 par l’article 12 : «Celui qui consent à des soins pour autrui ou qui les refuse est tenu d’agir dans le seul intérêt de cette personne en tenant compte, dans la mesure du possible (as far as possible), des volontés que cette dernière a pu manifester».

Le Collectif Mourir digne et libre demande à l’Assemblée nationale du Québec de reconnaître EXPLICITEMENT la valeur légale des Directives anticipées de fin de vie. Plus, il demande aussi que la population soit largement invitée à les rédiger et à nommer des mandataires pour voir à leur respect jusqu’à la fin. De nombreux experts et témoins à la Commission vont en ce sens.

Les directives anticipées de fin de vie permettent à la personne en fin de vie de demeurer debout, au cœur des décisions qui la concernent au plus haut point, et d’être pleinement vivante jusqu’à la fin, pour le mieux-être des proches et des soignants ainsi que pour celui des établissements de soins.

Cela dit, FIERTÉ et GRATITUDE à la CSSS/QMDignité et à son bilan.  Félicitations aux Commissaires, spécialement à son ex-président Geoffrey Kelley, à sa présidente actuelle et bien sûr à sa vice-présidente Véronique Hyvon.



Par Yvon Bureau le 2011-03-21 à 09:46:35

AQESSS et son document Vieillissement

Au début de mars, l'AQESSS a produit un excellent document sur le Vieillissement. Dans sa conclusion, elle affirme que les Statu quo n'est plus une option. À raison. Voici une réflexion : et si l'on y parlait de Milieu de vie ET de fin de vie. La terminologie est souvent porteuse et génératrice d'agir autre.

 

http://www.ledevoir.com/documents/pdf/vieux_rapport_2011.pdf

http://www.ledevoir.com/societe/sante/318370/priorite-aux-soins-a-domicile



Par Yvon Bureau le 2011-03-19 à 10:54:32

Merci à feu Dr François Desbiens Expert et témoin à la CSSS/QMD

(décédé dans un accident d'automobile jeudi ou vendredi passé)

Dans les travaux de la Commission parlementaire spéciale sur la question de mourir dans la dignité, vous avez été remarqué et remarquable. D’abord comme expert le 17 février 2010*. Ensuite comme témoin, le 10 septembre 2010**. Tout fut heureusement enregistré.

Témoin, vous avez rappelé sur cette question, via ses rapports, le travail extraordinaire du Collège des médecins du Québec; ce rappel fut des plus nécessaires et souhaitables face à des farouches opposants souffrant de fermeture aiguë et s’éloignant de la personne en fin de vie et de son libre-choix. Vous avez dit oui au concept porteur d’ouverture et d’horizon «Soins APPROPRIÉS et PERSONNALISÉS». Oui aussi aux soins appropriés englobant si nécessaire et si librement voulue l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée. Oui au Testament de fin de vie comme outil fort utile dans le processus décisionnel. À raison, vous avez invité le Québec à faire confiance aux soignants, à leur sens plein d’humanisme et d’humanité. Vous avez aussi souligné toute l’assurance que notre Code civil nous donne en abondance pour sortir de l’impasse et des zones grises. Affirmer le non-dérapage au Québec depuis vingt années après la reconnaissance du droit de refus de traitement nous a donné confiance pour l’ouverture actuellement demandée et nécessaire en soins appropriés de fin de vie.

Nos chaleureuses sympathies à vos proches bien-aimés et à la Direction du Collège des médecins du Québec.

Gratitude à vous, François Desbiens. Vous avez fait honneur à notre humanité.

 *http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/csss-39-1/journal-debats/CSSS-100217.html

**: http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/csmd-39-1/journal-debats/CSMD-100910.html



Par Yvon Bureau le 2011-03-19 à 10:33:30

Horaire du 22 mars 2011, au Parlement

Le mardi 22 mars 2011 (Salle Louis-Joseph-Papineau

10 h 00

Mme Thérèse Chaput, M. Robert Marsolais et Mme Denise Nadeau (068M)

 

 

10 h 45

M. Michel Couture   

11 h 15

Suspension

 

 
 

 

15 h 00  

15H 45                  16 h 30         17 h 00 

M. Alexandre Chouinard (vers 15H00)

M. René Théberge  

Période de micro ouvert  

Remarques finales de la CSSS/QMD

 

 



Par Yvon Bureau le 2011-03-19 à 10:33:15

La 29e et dernière journée de la Consultation publique : 22 mars 2011

L'horaire sera connu bientôt.



Par Yvon Bureau le 2011-03-04 à 11:52:47

Le Dr Marcel Boisvert réplique au philosophe T. De Koninck

http://www.yvonbureau.com/fichiers/MBoisvert-3-3-2011.pdf



Par Yvon Bureau le 2011-03-04 à 11:50:59

29e journée de CP, en ce 24 février, annulée et reportée

«En raison de la prorogation de la session parlementaire, la dernière journée d'auditions prévue le jeudi 24 février est annulée.» Elle est reportée vers la mi-mars.



Par Yvon Bureau le 2011-03-02 à 15:40:52

Notre 3e mémoire à la CSSS/QMD, en ce 21 février 2011

Nous avons travaillé très fort pour produire ce mémoire à l'occasion de la fin des audiences. Et nous en sommes trés fiers.

 http://www.yvonbureau.com/fichiers/CMDL-21-2-2011.pdf



Par Yvon Bureau le 2011-02-24 à 09:29:10

28e journée de Consultation publique 17-2-2011 Québec

Remarques générales

Journée petite et triste, cette 28e journée de consultation publique, après deux si belles journées à St-Jérôme. Il est question souvent des horreurs du nazisme, de l’eugénisme. Un gros coup de PEURS. Place abondante aux mots inappropriés : tuer, éliminer… C’est comme si les croyances des très religieux faisaient diminuer leur compassion, leur compréhension, leur respect de l’autre. Curieux.

 

Dr François Primeau. Psychiatre. Professeur en éthique et… Présentation : le ton est sec, rapide, prenant toute la place, ne permettant pas la réflexion, cherchant à convaincre avec un «J’ai la vérité, voici LES faits réels, écoutez-moi» sous-entendu. Il affirme qu’il y a de la confusion dans l’esprit de nos médecins…; celui qui le dit…  Monsieur, en Belgique et en Hollande, le droit à l’euthanasie n’existe pas, n’existe que le droit à une demande d’euthanasie sous conditions; la majorité des demandes sont rejetées; et l’on prend soin de ces demandeurs. Selon moi, quand le mourir arrive, il est sain et naturel d’avoir des moments dépressifs, sans être nécessairement en dépression. Suffisant. Je n’ai jamais entendu tant de «Soyez rassuré» par les commissaires; ils ont soigné une grande anxiété chez le témoin qui cherchait à faire peur, à convaincre avec force et fermeture. Heureusement, les Québécoises et les Québécois n’ont plus peur et ils ont pris sagement une saine distance de leurs croyances religieuses. Jamais vous ne serez mon psychiatre, mon médecin, mon accompagnateur en fin de vie, mon professeur d’éthique. Le commissaire Charette a eu tellement raison de vous parler du Chanoine Grand’Maison et de son «Il faut rechercher la solution la plus humaine».   Monsieur Grand’Maison a dit aussi «Il faut se garder une distance des absolus»; écoutez-le !

 

 

Mme Grazyna Kieller  Encore question des horreurs du nazisme. Un témoignage de peur, avec de gros mots et des histoires inappropriés à cette Commission. Vous avez parlé du juriste Honorable Jean-Louis Baudouin, le citant en 1995… Ce grand juriste en 2009, après étude sur les expériences en Oregon, Belgique et Hollande, a écrit qu’il n’y a pas eu de dérives dans ces pays et État. Vous ne devriez pas promouvoir l’éducation populaire, car l’information rend libre…et la liberté amène le libre-choix.

 

M. Robert Labrecque Un très beau témoignage par cette personne vivant avec de grandes déficiences physiques; il est remarquable dans l’organisation de ses soins et de ses services. Mon expérience de 30 années comme travailleur social à l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) m’a permis de le très bien saisir, avec émotions. Seulement, la Commission porte sur la fin de la vie, sur le comment on peut en augmenter la dignité et la sérénité, sur la place de la personne en fin de vie …

 

M. Daniel Laflamme  Historien. «En mémoire de son père», il est ici. Peurs. Des histoires se rapportant au nazisme, à l’eugénisme. «Tuer. Meurtre. Insinuation. Indécence et impartialité de la Commission». Triste témoignage, plein d’émotions négatives et de confrontation. Si Hippocrate revenait aujourd’hui, je crois qu’il écrierait son serment autrement, tenant compte d’une autre éthique d’action et de personnalisation et d’un contexte sociétal et médical autre. Frances Norwoods, sociologue, a passé, elle, 16 mois à observer et à étudier le mourir en Hollande ; et elle a écrit Mourir, un acte de vie. Allez donc y passer 16 mois, et je vous écouterai ; ce que vous direz sera loin des opinions et des jugements faciles et des insinuations petites. En mémoire de mon père, moi, depuis 1984, j’ai tout fait pour que le mourir au Québec devienne davantage plus responsable, plus respectueux, plus humain, plus digne, plus libre et plus serein. J’en suis très fier ; la mémoire de mon père est ainsi honorée. Vous, la honte honore votre témoignage ; les historiens ont sûrement honte aujourd’hui. À ne pas écouter. Madame la députée Richard, MERCI pour votre si nécessaire et si énergique intervention, toute à l’honneur de la Commission et de sa mission et du travail de consultation publique fait avec respect, ouverture, compassion et intelligence.

 

M. Pierre Gagné Deux simples remarques. C’est au mourant de nous définir SA dignité, et c’est aux autres à la respecter. L’autonomie, c’est la pierre angulaire de la dignité. Le CMDL est heureux que de ne promouvoir que l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, de vouloir la faire reconnaître comme un soin approprié de fin de vie. Notre Collectif affirme que «le suicide n’est pas une option». 

 

Période de micro ouvert Le bref témoignage de madame Francine Ginchereau est à écouter; une fleur heureuse dans cette triste journée. «La vie appartient à la personne qui la vie. et à personne d’autres.» Favorable au libre-choix face à une assistance active à mourir. Tout choix se fait à travers les pressions, dit elle justement. Et devant la Commission et son excellent travail : «Très fière ce soir d’être Québécoise». Moi aussi, Francine. L’autre témoignage vient faire peur. Le dernier témoignage, par une étudiante en pharmacie, apporte sa grande peur d`avoir à préparer les médicaments pour une aide médicale active à mourir. Soyez rassurée, le mourant est libre, le médecin et la pharmacienne aussi. Dites à votre professeur qu’il a tord quand il dit «qu’un malade bien soigné ne demande jamais l’euthanasie».



Par Yvon Bureau le 2011-02-23 à 17:38:46

Trois articles majeurs en réaction à 2 articles

Samedi et dimanche derniers, un article sur Thomas De Koninck suite à sa parution à la Commisssion, et un article de Monique Khouzam-Gendron nous ont fait réagir énergiquement.

Voici notre article et ceux du Dr Marcel Boisbvert et de madame Ghislaine Cimon-Gillet : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/carrefour/201102/16/01-4370818-faible-en-nuances-et-fort-en-peurs.php 

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201102/16/01-4370820-leuthanasie-et-lobjection-de-conscience.php

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/carrefour/201102/14/01-4370153-nimposez-pas-votre-morale.php



Par Yvon Bureau le 2011-02-23 à 17:45:12

27e journée de Consultation publique 15-2-2011 St-Jérôme

Notre coup de cœur : le témoignage de monsieur Luc Thériault. À écouter absolument : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34553.html

 

Une belle visite. Plusieurs commissaires, en avant-midi, ont visité la Maison des SP de la Rivière-du-Nord. Très biens reçus.

 

Maison de soins palliatifs de la Rivière-du-Nord.  Émerveillement devant une telle Maison. Gratitude, même. Pour elle, la personne en fin de vie est «un être à part entière jusqu’à la fin». «Quand un patient demande la vérité, on la donne.» Mot presque nouveau à la Commission, vérité; pour une éthique de la vérité; plus que nécessaire pour l’expression de ses consentements et de ses refus éclairés et libres. Il est malheureux que cette Maison, accompagnant et soignant des PERSONNES dignes et libres, ne voit pas l’aide médicale active à mourir, dans certaines circonstances, comme un plus; pour elle, c’est un moins, à tord. Vous affirmez que personne peut vous rassurer par rapport à l’AMAM; oui, Marc Desmet, médecin belge jésuite, et autres médecins hollandais et belges. Suggestion : une visite en Belgique… Questions : le financement futur de votre Maison et des autres Maisons des SP peut-il devenir un problème ?; Se peut-il que l’intérêt pour ces maisons de SP traditionnels diminue?; Que ferez-vous quand un mourant très souffrant refuse totalement la sédation terminale? Troublant : regarder plusieurs médecins en soins palliatifs avoir TELLEMENT peurs des dérives; ça doit se soigner!!!

 

M. Luc Thériault  Professeur de philosophie. Ancien député à l’ANQ. Il a beaucoup réfléchi; il a très bien dit. Ce témoignage m’a beaucoup plu.  Mettre à dos l’euthanasie et les SP, les mettre en opposition n’est pas correct. L’euthanasie et les soins palliatifs se doivent d’être complémentaires. Il a raison de parler d’illusion chez les soins palliatifs : développons les SP et il n’y aura plus de demande d’euthanasie. Son espoir : qu’on accompagner chaque personne et SON intention. Pour lui, le statu quo n’est pas une option; faut respecter l’autorité morale de la personne en fin de vie jusqu’à la fin; bien balisée et contrôlée, l’aide médicale active à mourir ne va en rien contre le bien commun; si le suicide a été décriminalisé, comment, à la demande expresse et libre du mourant, une aide médicale active pour mettre fin à son mourir irréversible serait criminel? Une autre de ses questions pertinentes : pourquoi avoir moins de pouvoir lors de son mourir que durant toute sa vie ? À écouter absolument. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34553.html

 

Mme Zoé Major Un témoignage très doux, respectueux et profond. Selon elle, personne ne devrait être victime de sa mort ; mourir devrait être une expérience fabuleuse et immense ; très favorable au Directives anticipées de fin de vie et au mandat. Elle nous parle des autres cultures et religions favorisant un mourir créateur.  Devant les travaux de la Commission et les soignants : «J’ai tellement confiance en notre peuple, en notre Gouvernement. Il y a des compétences». Rafraîchissant.

 

Table régionale des aînés des Laurentides. Oui à l’euthanasie et au suicide assisté pour les mourants, «si tout a été fait avant».  «Faudra être très vigilants, spécialement en présence de personnes inaptes sans mandat.» C’est pourquoi le CMDL parle de balises et de contrôles claire et stricts. «Si on veut mourir dans la dignité, il nous faut s’y préparer. Il y a de la sérénité, là-dedans.» Avec le vieillissement de la population, se préparer à mourir et le communiquer devraient être une obligation pour toutes les personnes âgées; j’ajoute : et un geste d’amour et de générosité, et de savoir-vivre.

 

Palliacco des Sommets. C’est pour un accompagnement à domicile gratuit pour personnes en phases palliatives et leur proches ; et répit pour les proches. Pour aider au meilleur mourir possible. La mort devrait faire partie de notre plan de vie, selon eux. Un organisme soutenu exclusivement par la Communauté; ce sera toujours possible? Associer une demande d’euthanasie à la détresse et à la dépression uniquement n’est pas approprié; dire qu’une personne sereine ne peut pas demander une aide médicale active à mourir ne l’est pas aussi. Bien des personnes qui veulent mourir à la maison pourraient le faire lors d’une aide médicale active à mourir (AMAM); ainsi ils éviteraient des transferts ailleurs, d’avoir à rencontrer d’autres étrangers, avoir à tout raconter une autre fois; ainsi, un point important, les personnes désirant être là pour le dernier souffle y seraient, cela facilitant le deuil. Une belle phrase : la notion de choix, c’est la pierre angulaire de la dignité; merci. Votre slogan : accompagner la vie jusqu’à la mort. Et si c’était : accompagner chaque PERSONNE vivante, digne et libre, jusqu’à la mort?

 

Table de réflexion et d’action des retraités et aînés de la MRC Rivière-du-Nord.  Leur sous-groupe de réflexion est unanimement favorable au suicide assisté pour les mourants, et à l’euthanasie sous conditions. Bien sûr, tout cela devrait avoir lieu dans un cadre majeur, avec des critères et des balises. «Comment avoir eu du pouvoir pendant sa vie, et ne plus l’avoir en fin de vie?» Avoir ce pouvoir diminue l’anxiété chez les finissants de la vie ainsi qu’il augmente leur sérénité. Ils ajoutent : le seul bien-être de la personne en fin de vie doit primer; notre Collectif et le Barreau du Québec affirment que la PERSONNE, son seul intérêt et son intention, doivent primer lors des décisions de fin de vie. Contrairement à vous, notre Collectif ne demande pas une Loi pour légaliser cette aide active à mourir; ce qui revient au Fédéral; nous ne voulons pas toucher au Code criminel; nous voulons seulement que l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, soit reconnue dans notre Loi de la Santé du Québec comme un soin approprié et personnalisé de fin de vie.

 

M. André Fortin. «Certains viennent témoigner pour faire peur» et se faire peur; désolant. Les grands principes avant la personne et SA volonté; triste. Prêter mauvaise intention à la Commission est son choix; petit. Juger notre système de santé comme étant un échec et en lequel on ne peut avoir confiance ; pauvre en nuances. «La vie n’a pas de prix.» Mais la fin de la vie en a tout un. Plusieurs intérêts sont en jeux. Faut placer en primauté le seul intérêt du mourant et de son intention et des SES valeurs; comme le demande aussi le Barreau du Québec et autres. Faut avoir le courage de voir ce qui va dans la société ET ce qui ne va pas; les deux. Sagesse et crédibilité obligent.

 

Période de question au micro. Une invitation spéciale à écouter le bref témoignage de Max Bauchet, avec ses 80 années et sa sagesse; selon lui, un point a été insuffisamment traité à la Commission : le refus de placer son mourir entre les mains de religieux… http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34581.html



Par Yvon Bureau le 2011-02-16 à 20:30:56

26e journée de Consultation publique 14-2-2011 St-Jérôme

Phrase du jour : Nous devons nous tenir loin des absolus, même religieux, et prendre la solution la plus humaine, dans les circonstances exceptionnelles, selon Jacques Grand’Maison. Ça, c’est de l’éthique de situation et d’action et de personnalisation, enfin !

 

Invitation à écouter +++ : témoignages de Madeleine Dalphond-Guiral, et celui de Michel Leduc et…

 

M. Jean Deslauriers. Pas en faveur du libre-choix face à l’euthanasie. Raisons : ce sera un nouveau type de personnes à tuer; le médecin aura le droit de tuer. Il prête mauvais intention à la Commission : éliminer les grands malades pour des raisons économiques. Monsieur, la Commission, c’est tellement plus que la question de l’euthanasie/AMAM. Elle porte sur toutes les conditions entourant la fin de la vie :  acharnement thérapeutique, traitements futiles, l’exercice des droits, libertés et responsabilités du mourant, les directives anticipées de fin de vie, l’impasse et l’insécurité chez les soignants et les établissements de soins, le suicide des personnes âgées et mourantes… Vous avez choisi de ne parler que de votre opposition totale d’euthanasie; refrain connu chez les opposants farouches. Témoignage religieux, rationnel, froid et fermé.

 

Mme Madeleine Dalphond-Guiral. Infirmière d’expérience. Enseignante en soins infirmiers. À la retraite. Onze ans comme députée fédérale. Tout un témoignage fort préparé et très mûri. Le mourir de son mari est fort émouvant et très instructif. Selon elle, il faut cesser de déifier les Soins palliatifs et de diaboliser l’aide médicale active à mourir. Tellement d’accord avec cette dame lorsqu’elle propose l’implantation au Québec d’une nouvelle culture pour une fin de vie préparée et ouverte à la communication, pour les directives anticipés de fin de vie. Parler de loi seulement pour un petit nombre relève de la «démagogie et de la désinformation scandaleuses», spécialement chez les opposants intelligents. À ÉCOUTER. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34529.html

 

M. Jacques Grand’Maison  Témoignage attendu. Message religieux et sociologique plutôt généralement fermé, mais, lors des échanges, beaucoup plus ouvert à une éthique de situation et de personnalisation. Faut tenir compte des situations exceptionnelles; il raconte le mourir horrible du regretté Doris Lussier/Père Gédéon. Il s’oppose aux absolus, même si religieux; il est facile de s’y enliser, dit-il. Dans l’extrême de la vie, il propose une éthique d’action et de saine distance afin de choisir la solution la plus humaine possible; le médecin belge jésuite parlait de la solution la moins pire. Selon lui, toute sa vie a été une vie de consentements. Selon moi, vive les consentements éclairés et libres, actuels et anticipés, et vive surtout leur respect jusqu’à la fin de nos vies.

 

M. Michel Leduc, Mme Michelle Rousseau, M. René Rouleau, M. Yvon Poitras et Mme Johanne Frenette. Un autre témoignage majeur à écouter; je l’ai beaucoup apprécié. Des personnes connaissantes et expérimentées. «Un droit à, mais pas une obligation à ». Ont dit : soins palliatifs et euthanasie sous conditions se doivent d’être complémentaires; c’est l’exercice de notre autonomie qui nous donne notre dignité; le mourant ne doit pas être captif «des volontés d’autrui et de leurs valeurs»; nous devons faire ce qui est humainement et logiquement acceptable; sortons de la dialectique intentionnelle; les plus vulnérables seraient plus protégés par un cadre précis; le Québec doit décider des principes d’abord; l’importance des directives anticipées de fin de vie; les dérives, ce n’est qu’une rhétorique. À ÉCOUTER : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34533.html

 

Service des soins spirituels du CSSS de St-Jérôme. Deux accompagnateurs d’expériences en soins spirituels. Témoignage religieux, respectueux, humble, ouvert, compétent, par «des gens de terrain». Contre le libre-choix; il ne faut pas légaliser l’aide active à mourir, selon eux; faut développer les SP. Ma question : pourquoi il y aurait moins de compassion en SP incluant l’euthanasie sous conditions, comme en Belgique?  Selon le CMDL, il faut inviter les mourants à régler tout et à communiquer +++ avec leurs proches et leurs amis, bien avant «minuit moins cinq». Et bien avant l’agonie, il faut les inviter à donner leurs directives anticipée de fin de vie et à avoir une fin de vie préparée et ouverte à la communication. Lorsqu’une personne en fin de vie a pris ses décisions, a exprimé ses valeurs profondes et les a clairement exprimées, et écrites si possible, son accompagnement sera tellement plus facile, plus serein, plus paisible et plus respectueux. Humblement vous avez dit être sans réponse et tannés d’être ainsi depuis 18 années, devant la demande : «c’est assez, je veux mourir maintenant, pouvez-vous m’aider?» Heureusement, cet automne, vous avez été à la formation du médecin belge jésuite Marc Desmet. Et ce dernier vous a invités à vous préparer à l’accompagnement aussi des mourants qui termineront leur vie avec euthanasie.

 

La période des question au micro fut intéressante. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34537.html  Écouter monsieur Raymond Blouin surtout; il parle du respect de soi, des autres, des ressources disponibles et des coûts possibles engendrés par son mourir; ce seront des critères influençant sa décision. Et madame Valérie Cliff qui a vécu les mourirs horribles de sa grand-mère et de sa mère; elle réclame le droit de dire «C’est terminé et aidez-moi à mourir»; elle parle d’une obligation de faire ses directives anticipées de fin de vie.

 

En générale : Une excellente journée pour le libre-choix en fin de vie.



Par Yvon Bureau le 2011-02-16 à 15:02:35

Faible en nuances et fort en peurs : M.T. De Koninck

Monsieur Thomas De Koninck, philosophe, le 10 février, au Parlement, vous avez donnez un témoignage lors de la Consultation publique à la Commission sur la question de mourir dans la dignité. Votre témoignage fut décevant. Lorsque les croyances religieuses font pression avec succès sur le philosophe, l’argumentation devient hésitante, faible en nuances et trop fortes en peurs.

Un refrain connu des opposants à toute aide médicale active à mourir (AMAM) : la confusion des termes tant à la Commission que lors des sondages ; la vice-présidente de la Commission a eu raison de vous rappeler la clarté des termes dans le Document de consultation (pp 10-11). Il est intéressant de constater comment de si grands intellectuels qui s’opposent en arrivent à utiliser des mots aussi inappropriés tels Tuer, Meurtre, Homicide, lorsque l’on parle d’une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, à la demande expresse et LIBRE de la PERSONNE mourante. Dans la logique des opposants farouches, les médecins belges et hollandais qui font euthanasie sous conditions et respectant la Loi, seraient des tueurs et des meurtriers. Ce témoignage ne fut pas à la hauteur espérée. On s’attend à ce que les intellectuels à grands principes demeurent élevés et grands ; leur farouche opposition à l’euthanasie sous conditions, semble présenter des motifs souvent inavoués. Affirmer, quand la personne mourante qui termine sa vie par euthanasie, à sa demande expresse et LIBRE, respectant un cadre légal, qu’elle a une mort indigne, est inapproprié. Important : dans une telle aide active à mourir, seront libres tant le mourant soigné que le médecin soignant. 

Le temps n’est surtout pas à faire peur, mais à exiger une grande prudence dans les changements nécessaires et souhaités pour un mourir pour tous plus digne, plus serein et plus sécuritaire au Québec.

Recevez nos salutations pleines de respect.

Ghislain Leblond et Yvon Bureau, co-responsables du Collectif mourir digne et libre, Québec



Par Yvon Bureau le 2011-02-14 à 17:29:43

Nouvelle présidente à la CSSS/QMDignité

 

Hier, avant le début de la 25e journée de Consultation publique, nous avons appris la nomination de la députée de Hull, madame Maryse Gaudreault, à la présidence de la Commission.  Le CMDL lui offre ses chaleureuses félicitations.

 

Il reste encore cinq jours de CP, la rédaction et la remise du rapport à l'Assemblée nationale du Québec. Rappelons que le 1e président de la CSSS/QMD, monsieur Geoffrey Kelley, a été nommé Ministre des Affaires autochtones.



Par Yvon Bureau le 2011-02-11 à 08:43:32

25e journée de Consultation publique 10-2-2011 Québec

La phrase du jour, par la commissaire Francine Charbonneau, parlant des témoins venant à la Commission : «Certains font peur et d’autres disent la vérité».

 

M. Christian Caillé. Un témoignage des plus touchants. Un père qui a accompagné son fils pendant ses dix années à la maison et dans les hôpitaux pédiatriques; moitié-moitié du temps. Il m’est pénible de y constater la présence de GRANDS médecins/soignants et de petits parents et autres aidants. Le contraire devait être : des GRANDS ENFANT et ses PARENTS, et d’humbles professionnels de la santé. Question : le vrai spécialiste de l’enfant, c’est qui ?; les parents. Pour lui, laisser mourir un enfant sans douleurs, confortablement, à la demande expresse et libre des parents compatissant et aimant, n’est pas un échec, mais un acte d’amour et de compassion et solidarité. Que des parents menacent de le faire eux-mêmes indique que le système de soins pédiatriques terminaux doit être revu. Tristesse aussi que des ennuis administratifs et financiers aient été du décor, comme si ce n’était pas encore assez. Rarement un témoignage fut autant plombé. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34481.html

 

M. Thomas de Koninck. Fort intéressant d’entendre le témoignage de ce grand philosophe après celui de M. Caillé; là, on était dans l’éthique de l’action et de la personnalisation. Un refrain connu des opposants : la confusion des termes tant à la Commission que lors des sondages ; la vp a eu raison de lui rappeler la clarté des termes dans le Document de consultation (pp 10-11). Il est intéressant de constater comment de si grands intellectuels qui s’opposent en arrivent à utiliser des mots aussi inappropriés tels Tuer, Meurtre, Homicide, lorsque l’on parle d’une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, à la demande expresse et libre de la PERSONNE mourante. Dans leur logique, les médecins belges et hollandais qui font euthanasie sous conditions et respectant la Loi, seraient des tueurs et des meurtriers. Ce témoignage fut décevant. On s’attend à ce que les intellectuels à grands principes demeurent élevés et grands ; leur farouche opposition à l’euthanasie sous conditions, semble présenter des motifs souvent inavoués. Affirmer, quand la personne mourante qui meure par euthanasie, à sa demande expresse et LIBRE, respectant un cadre légal, qu’elle a une mort indigne, est inapproprié. Important : seront libres tant le mourant soigné que le médecin soignant. Monsieur a si peu répondu aux questions des commissaires, spécialement lors de la discussion sur la liberté du mourant et de celle surtout des autres, sur le bien commun avant celui de l’individualisme… Je comprends que lorsque l’on s’oppose aussi farouchement, on devient faible en nuances et fort en peurs. M. De Koninck, je vous invite à rencontrer un jour le médecin belge jésuite Marc Desmet. Urgence.

 

Dr Joël Bergeron.  Président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec. Comme a dit une commissaire, c’est «touché»/sensible comme témoignage ! Le CA s’est prononcé en faveur de l’euthanasie chez les humains comme un «acte de dernier recours approprié», après avoir tout fait ce qui était possible de faire, y incluant le développement des soins de fin de vie; cela devra être «rigoureusement encadré». La loi leur donne «le droit et le privilège de faire euthanasie sur les animaux», lorsque la mort est mieux que la vie pour l’animal, lorsque la souffrance est incontrôlable ou que la qualité de vie n’y est plus. Il parle de l’importance de la communication claire et honnête; l’acte d’euthanasie et la confrontation des valeurs avec les propriétaires des animaux ont des impacts sur la vie professionnelle et personnelle des médecins vétérinaires. Ce témoignage fut teinté de beaucoup de respect et de dignité pour les êtres vivants, pour la vie.   

 

Madame Sonia Ouellet et Emmanuel. Ils ont oublié que la Commission porte sur les conditions entourant la fin de la vie; pas question d’éliminer les plus faibles, les personnes handicapées, les grands malades vulnérables. Par contre, c’est un témoignage touchant et élevé. Emmanuel dit que l’euthanasie est un geste inhumain, inacceptable, criminel. Un commissaire lui a dit qu’il y a plus d’une vérité. Une autre leur a dit que l’euthanasie, ce n’est pas «aller au plus facile, au plus vite, au plus commode». Tuer, quel mot inapproprié ! Aider activement une personne mourante à terminer sa vie, à sa demande expresse et libre, est une expression appropriée, personnalisé.

 

M. Daniel Lévesque. «Le rôle de l’État est de protéger la vie humaine» (concept haut et lointain) soit; bien plus, concrètement, le rôle de l’État est de protéger tous ses citoyens, avec leurs valeurs et avec leur liberté, dans les différentes étapes de leur vie. Humour : L’État doit les protéger des religieux et de leurs intentions plus ou moins avouées de leur imposer leurs croyances ! Non, la Commission n’est pas «orientée», comme vous le laissez sous-entendre; elle est orientée vers l’amélioration des conditions de fin de vie, pour plus de dignité, plus de sécurité et plus de sérénité tant chez les finissants de la vie et de leurs proches que chez les médecins/soignants et les établissements de soins. Un Commissaire a bien fait de vous rappeler que, dans les affaires Latimer, Sue Rodriguez et Nancy B, il n’y a pas eu de «populisme et de simplisme». Marchez d’abord un kilomètre dans les souliers de Latimer… La foi ne doit pas diminuer notre compassion, notre humanité, notre solidarité avec CHAQUE personne humaine, et encore moins nous permettre de porter jugement.



Par Yvon Bureau le 2011-02-12 à 17:42:53

24e journée de Consultation publique 9-2-2011 Québec/Parlement

Monsieur Jean Mercier. Ai beaucoup apprécié ce témoignage de ce citoyen et professeur en Sciences politiques de l‘Université Laval. «L’objectif de toute politique publique est d‘augmenter le bonheur et de réduire la souffrance humaine» des citoyens. Il a dit : utiliser le mot tuer est un abus de langage; le caractère sacré du libre-choix; pas d’opposition mais de complémentarité entre euthanasie sous conditions et soins palliatifs; vingt arguments incomplets ne font pas un argument; la possibilité d’une aide médicale active à mourir va augmenter le bonheur, en donnant plus de sérénité et de sécurité; la liberté de choix est tant chez le mourant que chez le médecin; la terminologie a évolué, donc elle a à être redéfinie; bref, en faveur du libre-choix face à l’euthanasie balisée. C’est un peu triste de voir des commissaires parler encore de légaliser l’aide médicale active à mourir (AMAM), puisqu’il n’est question, comme en Belgique, que de décriminaliser cette aide; grande différence; ça fera partie de la nouvelle terminologie !

 

M. Mercier donne cinq arguments majeurs détruisant ceux des opposants au libre-choix face à l’euthanasie. À écouter +++ : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-32375.html

 

Dr Serge Daneault. Il ne parle jamais de soins appropriés et personnalisés de fin de vie. Il se présente comme «palliativiste»; ça sonne chez moi comme «pouvoiriste». Le pouvoiriste veut toujours devenir de plus en plus important, grandir, grossir seul et avec d’autres de ses semblables, prendre beaucoup de place, osant parfois toute la prendre. Un GROS soignant et un petit mourant. Sommes peu attirés par ce discours du développement des soins, des soignants, des comités de soignants, des établissements des soins palliatifs et même par son idée d’un Observatoire sur la fin de vie, tout cela gardant au loin de plus en plus le mourant et SA fin de vie et SA volonté et SES valeurs. Le CMDL préfère parler du développement du potentiel de la PERSONNE en fin de vie, de la primauté de cette personne et de sa place DEBOUT et au milieu des processus décisionnels le concernant. Bref, une GRANDE personne en fin de vie et des petits soignants compétents exerçant une autorité non de domination mais de service; c’est ainsi, M. Daneault, que les soignants souffriront de moins et moins; et les mourants et leurs proches aussi. Si j’ai à mourir un jour; je demanderai au docteur Marcel Boisvert de m’accompagner; pas vous. Le soigné d’abord. Un dernier point : plus vous parler ainsi, vous et les opposants farouches et irrationnels au libre-choix en fin de vie, plus vous perdez des sympathisants. Écouter et ENTENDRE la personne en fin de vie, et cela jusqu’à la fin, ça fait tellement de bien.

 

Ploa Desforges. Étudiante en médecine. Elle a eu une riche expérience comme bénévole en soins palliatifs et en CHSLD. Elle cite le Dr Vinay. Qu’elle s’oppose énergiquement à l’euthanasie, je peux comprendre. Qu’elle s’y oppose farouchement, je comprends un peu moins. Qu’elle s’y oppose totalement, terrifiés et faisant peur par les conséquences possibles à la légalisation de cet acte, je ne comprends plus. Je lui ai parlé de la formation des médecins en Hollande et en Belgique, de la formation sur les soins palliatifs incluant l’euthanasie sous conditions; je lui ai dit que tout se passe bien.

 

 

 

 

 



Par Yvon Bureau le 2011-02-11 à 08:17:21

Grand débat à Montréal 8-2-2011, 19H30

Vivre jusqu'au bout : à quel prix ? / Réflexion sur l'euthanasie.

Invités : Marcel Boisvert md, Jacques Sylvestre op-théologien, Patrick Vinay md. Animation Danielle Laudy.

Je suis certain que la présentation de Marcel Boisvert fut fort «étoffée» et fort remarquable. Ajouterai commentaire plus tard.



Par Yvon Bureau le 2011-02-10 à 09:04:07

Encore 7 journées à la Consultation publique de la CSSS/QMDignité

Elles auront lieu à Québec, au Parlement, les 9 et 10 février 2011; et à Saint-Jérôme les 14 et 15 février; de retour à Québec les 17, 23 et 24 février. Audio, à à Saint-Jérôme et télévisé à Québec.

Le 24, dernier jour de Consultation publique, les membres y présenteront leurs remarques finales. Et ce sera Place au rapport.

Pour un total de 30 journées de Consultation publique. Gratitude et hommage à nos Commissaires. Des journées pleines de vie agréable et solidaire, pleines d'écoute et de respect remarquables et remarqués,et pleines d'intelligence.



Par Yvon Bureau le 2011-02-06 à 12:11:16

Ghislain Leblond à TLMEP ce dimanche soir le 6 février 2011 vers 21H45



Par le 2011-02-06 à 11:55:20

23e journée de Consultation publique, Montréal 4 février 2011

Chambres des notaires du Québec. Magnifique et audacieux témoignage : en faveur du libre-choix face à l'euthanasie sous conditions. Le Conseil d'administration est composé de vingt notaires et de 4 personnes non notaires. Et c'est à l'UNANIMITÉ que le CA s'est prononcé pour ce libre-choix. Plus de commentaires bientôt. En attendant, écoutez leur témoignage : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34363.html?support=video

Monsieur  Gilles Marsolais. Un témoignage remarquable (contenu) et remarqué (belle voix radio-phonique). Des réponses respectueuses et directes aux commentaires –questions des Commissaires. En faveur du Libre-choix en fin de vie. À écouter le plus tôt possible : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34367.html

Monsieur Éric Normandeau. Pour un mourir responsable et altruiste; «faut épargner aux autres ces attentes de mort qui ne servent à rien» «Ne pas attendre à minuit moins une». «Règlons tout avant l'agonie». En amont. Une remarque : quand l'heure de l'aide active à mourir est fixée, tous les proches qui le désirent et que le mourant veut à ses côtés, peuvent être là, pour le dernier souffle.  Bref, pour le libre-choix, encadré, et le respect du mourant jusqu'à la fin. À écouter. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34377.html

Autres commentaires bientôt.



Par Yvon Bureau le 2011-02-09 à 10:03:29

Ghislain Leblond sera à TLMEP dimanche prochain

M. Leblond devrait passer à TLMEP dimanche soir vers les 21H45. L'enrigistrement a bel et bien eu lieu jeud soir. Prometteur, je crois.



Par Yvon Bureau le 2011-02-06 à 11:53:12

Le président du CSSS/QMD est nommé ministre et quitte la présidence

Nous avons appris hier que  la députée de Hull, madame Maryse Gaudreault, a accepté d’assumer la présidence de la Commission. Nous l’en remercions car la Commission abordera une phase critique de sa mission, soit la rédaction de son rapport à l’Assemblée nationale du Québec.

 

Madame Gaudreault a été une participante assidue et très active aux activités de la Commission. Nous sommes convaincus que son engagement et l’ouverture d’esprit qu’elle a démontrés devant la complexité humaine de ce dossier lui permettront d’aider ses collègues à formuler à l’Assemblée nationale les recommandations qui auront pour effet de permettre à tous les Québécois et toutes Québécoises de mourir dans la dignité et la sérénité.

 

Nous félicitons M. Kelly pour sa nomination au Conseil des ministres. Nous tenons également à le remercier très sincèrement pour la maîtrise avec laquelle il a su lancer les travaux de la Commission et les guider d’une façon telle que ce difficile débat de société a pu se dérouler dans le respect de toutes les opinions et se terminer avec une crédibilité indiscutable.  



Par Ghislain Leblond le 2011-02-16 à 17:04:03

22e journée de Consultation publique 3 février 2011 Montréal

En général pour cet am

Lorsque des témoins viennent attaquer la pertinence, la crédibilité et la justesse de la CSSS/QMD, j’aime beaucoup l’énergie déployée par les Commissaires pour remettre ces personnes à leur place, devant le réel, les bonnes intentions, la liberté d’être et de parler

 

Que l’ignorance et les croyances fermées font nager dans les préjugées et les peurs certains témoins. Bon de rappeler que c’est la personne en fin de vie qui initie la conversation sur la demande d’aide active à mourir. Très bon de rappeler que dans les pays où cette aide médicale active à mourir, on ne parle jamais de Tuer-To kill a person et d’enlever la vie ; ces médecins aidant librement ne font que permettre à un mourant de mourir moins longtemps, de terminer sa vie dignement, selon ses valeurs et SA liberté. «Cela n’a rien à voir avec un meurtre», a dit le médecin belge jésuite Marc Desmet. Le bon choix des mots augmente la crédibilité des témoignages

 

J’invite les témoins de ce matin à faire voyage en Belgique et y visiter des milieux de soins palliatifs incluant l’euthanasie sous conditions. Qui voyage devient plus libre, s’enrichit et se donne plus de modestie.

 

En pm

 

Magistral et extraordinaire le témoignage des Me Danielle Chalifoux et Denise Boulet.  Allez lire leur document Mourir dans la dignité. Commenterons plus bientôt. Merci+++ mesdames pour la clarté de votre présentation très bien préparée et livrée. Toute une riche présence à la CSSS/QMD.  

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-34305.html  

 

Me Danielle Chalifoux, LL.B., LL.M. (à la retraite),

ancienne présidente de la section du droit des aînés,

Association du Barreau canadien (division Québec)

 

Me Denise Boulet, avocate en droit de la santé et des aînés, chargée de cours, Faculté de droit, Université de Sherbrooke

 



Par Yvon Bureau le 2011-02-06 à 13:18:18

Mourir en sérénité et dans la dignité, pour tous

Je fus conférencier hier à Saint-Georges de Beauce avec le dg Jocelyn Benoit de la Maison Catherine de Longpré. Rencontre de 3 heures organisée par l’Aféas de St-Georges et d’autres groupes tels AREQ, FADOQ… Beau moment de discussion et d’information et de vie.

Je ne veux souligner que l’importance et la pertinence de la CSSS/QMD. Tous veulent le développement des soins de fin de vie ainsi que la place première à la personne en fin de vie et à son seul intérêt. Pour des soins personnalisés et respectueux jusqu'à la fin. La très grande importance des directives ÉCRITES.   Pour plus de dignité et de sérénité pour tous, soignés, soignants et proches. Le respect de la personne en fin de vie et des ses choix unit les familles et les soignants.

Aféas St-Georges.



Par Yvon Bureau le 2011-02-03 à 09:05:00

21e journée de la Consulation publique, Gatineau, 1e février 2011

 

En AM

Tout un commencement ce matin par le témoignage de madame Catherine Filion, avec son expérience de vie et avec son bénévolat chaleureux. Une personne sage, humaine, respectueuse, chaleureuse et croyante. Avec une croyance d’ouverture au libre-choix de chaque personne en fin de vie. Très favorable au mandat en prévision de l’inaptitude.

 

Le témoignage de madame Sheila Jones, experte en milieu de la santé. D’accord avec les droits de refuser et de faire cesser les traitements de fin de vie. Très peu ouverte à l’aide médicale active à mourir. Le CMDL parle d’une aide médicale active à terminer sa vie, si nécessaire et si librement voulue ; elle, elle parle de l’intention de tuer et d’enlever la vie, expressions inappropriées. Madame, quand une personne mourante demande de l’aide active pour mourir, ce n’est pas simplement par peur des douleurs et des souffrances, mais aussi par peur de perdre sa dignité, son contrôle sur sa vie, son identité, son intégrité et sa générosité pour elle-même et pour les autres.

 

Jean-Claude Lachapelle fut professeur de philosophie et de politique. Retraité. Il reconnaît le grand caractère pédagogique de la Commission. Favorable au libre-choix, incluant l’aide active à mourir. En autant qu’il est le fruit d’une décision, éclairée et libre. Selon lui, dire que «la vie n’a pas de prix» est du monde de l’illusion. Il parle des ressources limitées en santé et invite au débat courageux sur les ressources limitées en santé. Pour lui, le testament de fin de vie doit être exécutoire.

 

Rénald Veilleux. Un rappel : cette Commission vient de l’Assemblée nationale du Québec, pas du Gouvernement. Le président a bien fait de vous en en rappeler sa mission et sa pertinence. Le président dit : elle touche les moments les plus sensibles et marquants dans la vie. Tentative ratée de dépréciation de la CSSS/QMD par M. Veilleux. POINT n’est question de tuer, de se faire tuer, de sacrifier les personnes âgées et handicapées. Nous parlons d’une aide active médicale à mourir pour un mourant éclairé et libre, par un médecin volontaire.

 

 En pm

Madame Guillian Lusignan. Touchant+++ témoignage. Une question : et si vous vos parents avaient refusé d’aller dans votre maison, animés par d’autres valeurs ? Vive le libre-choix. Une remarque de poids.  Vraiment il n’y a RIEN de facile et de banal tant en soins palliatifs sans euthanasie et tant en soins palliatifs avec euthanasie sous conditions. Le message à la société est plus claire et adéquat lorsque l’on ne mélange pas suicide et mourir médicalement assisté.

 

Monsieur Dominique Foisy-Geoffroy. Vous me paraissez habité dans les sommets des grands principes : sacralité de la vie, la primauté de la vie… ; je vous invite à lire sur l’éthique de l’action, de la personnalisation et de la situation. Lisez sur l’expérience de la Hollande : Mourir, un acte de vie, de Frances Norwood, PUL 2010. Plus on connaît, plus on nuance. Tuer, mot inapproprié et tristement petit ; aider un mourant à mourir selon sa volonté est beaucoup plus de circonstance. Est sacré de plus en plus le caractère sacré de la liberté de la personne en fin de vie, source de sa dignité. Une invitation : descendez de la théorie et atterrissez dans la vie pratique en devenant bénévole en CHSLD…

 

Madame Suzanne Danis. Ai été touché par l’écoute active et par la grande compassion des commissaires.

 

Dr. José Pereira. Un médecin et un professeur en Soins palliatifs parle de son expérience en Suisse, donne de généreuses statistiques sur ce qui se passe ici et là dans les pays où l’euthanasie et le suicide assisté ont lieu. J’aimerais des médecins hollandais et belges pour lui répondre. Semble un GRAND médecin, oeuvrant dans le GRAND réseau des soins palliatifs. M’a paru favorable à la promotion des directives anticipées de fin de vie et de la désignation de mandataires.

 

Douze personnes ont été au micro. Très peu sont favorables au libre-choix, habitées par bien des peurs et des craintes. Trois sont favorables à l’aide médicale active à mourir.  

 



Par Yvon Bureau le 2011-02-03 à 12:06:30

20e journée de Consultation publique, Gatineau, 31-1-2011

Aux professionnels des soins palliatifs venus témoigner en ce 31 janvier, j’aimerais les inviter :

à parler de plus en plus des soins appropriés et personnalisés de fin de vie;

à réaliser que la société québécoise a évolué ainsi que ses valeurs;

à faire le constat que la société québécoise n’a plus le même intérêt pour les Soins palliatifs, sa philosophie et sa vision de la famille;

à savoir qu’il n’est pas question de donner à qui que ce soit le droit d’enlever la vie aux mourants, et encore plus contre leur gré;

à bien voir que les mourants qui demandent une aide médicale active à mourir ne le demandent que pour simplement terminer leur vie, courageusement et librement;

à faire un voyage en Belgique et à aller observer des médecins qui donnent d’excellents soins palliatifs INCLUANT parfois l’euthanasie sous conditions (ces médecins n’en meurent pas !, au contraire) et à rencontrer le médecin jésuite Marc Desmet;

à laisser diminuer leurs craintes et leurs peurs face aux pentes glissantes qui n’existent très majoritairement pas dans ces pays (à preuve, aucun de ces pays ne veut revenir à la criminalisation de cet acte exceptionnel de respect, de solidarité, de compassion et d’humanité;

à vous éloigner de vos intérêts professionnels pour vous approcher davantage du seul intérêt du mourant et de son libre-choix;

à bien voir qu’un système de balises et de contrôles est fort possible et efficace;

à promouvoir la reconnaissance de la valeur légale des directives anticipées de fin de vie;

à ne pas toucher au Code criminel canadien gardant ainsi criminels l’aide et l’encouragement au suicide, l’euthanasie non volontaire, l’aide médicale active à mourir ne respectant pas le cadre strict de pratique adopté dans la loi de Santé;

à réfléchir sur le budget limité et non illimité du MSSS et sur l’ÉQUITÉ dans la distribution des soins à la population;

à promouvoir un plus grand support aux aidants naturels;

à méditer sur «la croyance des uns ne doit pas devenir la loi des autres.

Toute une invitation, non ?!

 

En cette semaine nationale de prévention du suicide, comment ne pas nous inviter à cesser de parler du «suicide assisté» (expression définitivement inappropriée, comme le dit avec vigueur André Pelletier de Baie-Comeau, à raison, et à parler du mourir médicalement activement assisté pour les mourants en train de mourir et qui veulent cesser de mourir et qui veulent surtout terminer leur vie. Ainsi nous contribuerons à faire diminuer ce fléau du suicide chez nos jeunes et adultes. Continuer à l’utiliser stratégiquement pour faire peur est une insulte à la qualité recherchée de la fin de la vie.

 

L’écoute des témoignages de cet journée m’a convaincu que je refuserais d’être accompagné par plusieurs des témoins, spécialement ceux qui vivent au sommet d’un système de soins questionnable et au sommet des grands principes et très loin de l’éthique de l’action et de la situation et de la personnalisation.

 

J’adore le témoignage de madame Ida Bilodeau. N’importe quand, si j’avais à décéder prochainement, j’aimerais l’avoir à mes côtés. Ici sera le lien de votre présentation. D’accord, il faut sortir de l’univers des droits pour nager dans celui des possibilités et des permissions. Si Les Français avait opté pour l’utilisation de ces mots, fort possible que leur Sénat n’aurait pas refuser l’aide médicale active à mourir (euthanasie sous condition).

 

Monsieur le président, merci de remettre à leur place les personnes qui essaient de diminuer la crédibilité de la Commission en parlant des économies d’argent recherchées. Insinuer cela, c’est petit et surtout ce n’est pas à la hauteur des objectifs si nobles de la Commission.



Par Yvon Bureau le 2011-02-01 à 10:08:37

Ghislain Leblond à la Une du Le Devoir, le 31-1-2011

Titre : La révolte au corps. http://www.ledevoir.com/societe/sante/315807/l-entrevue-la-revolte-au-corps

C’est un plaisir et un honneur de lire à la Une du Le Devoir cet article. Et cela avec le début de la Semaine nationale sur le prévention du suicide et avec le début en 2011 de la 20e journée de Consultation publique de la CSSS/QMD, à Gatineau.

Ai placé au Le Devoir ce commentaire à l'article :

Monsieur Leblond est coresponsable du Collectif Mourir digne et libre depuis plus de deux années.

À ce titre, en février 2010, il fut l’un des experts consultés par la Commission parlementaire sur le question de mourir dans la dignité. Il y fut un important témoin en septembre dernier. On en retrouve tant les écrits que les audios et les visuels sur le site : www.collectifmourirdigneetlibre.org

En plus de la dignité, il veut pour les finissants de la vie une beaucoup plus grande SÉRÉNITÉ.

Cette sérénité sera ainsi au Québec avec la possibilité pour les mourants d’avoir la permission de demander et de recevoir une aide médicale active à mourir, bien balisée et contrôlée. Comme spécialement en Belgique. Dans le contexte du libre-choix tant pour le soigné agonisant que du médecin soignant.

Cette sérénité proviendra aussi de la reconnaissance par le Québec de la primauté de la personne en fin de vie dans le processus décisionnel, et d’un système INCLUSIF de soins appropriés et personnalisés de fin de vie.

Cette sérénité sociale vient du fait qu’aucun des pays ou États américains où l’euthanasie sous conditions/aide médicale active à mourir a été décriminalisée ne voudrait revenir en arrière. À raison, Monsieur Leblond affirme souvent cet argument de poids.

Monsieur SÉRÉNITÉ, merci.



Par Yvon Bureau le 2011-02-01 à 15:56:41

En France, le Sénat dit non à l'euthanasie Le 25-1-2011

Faut lire Pierre Zaoui

 

Faut lire l’excellent article du philosophe Pierre Zaoui paru dans Le Monde ce 28 janvier : L’euthanasie, entre danger et humanité / Ceux qui souffrent ont droit à une autre mort. http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/28/ceux-qui-souffrent-ont-droit-a-une-autre-mort_1471916_3232.html



Par Yvon Bureau le 2011-02-01 à 16:56:32

Expression tellement inappropriée : suicide assisté

Que la CSSS/QMDignité et l'AQPS cessent au plus tôt de parler du SUICIDE assisté, lorsqu'il est question d'une aide médicale à mourir pour les mourant irréversibles,  à leur demande expresse et éclairée.

 

Je souligne à cet effet le témoignage puissant de M. André Pelletier, le 19 novembre dernier à Rimouski, à la Consultation publique de la CSSS/QMD. Il aurait pu l’envoyer par courriel. Non, il a tenu à traverser le fleuve pour aller le dire avec tellement de conviction et de passion. En bref, il dit : Cessons d’utiliser le mot «suicide» assisté lorsque l’on parle du mourir assisté pour les mourants; cela nuit au travail de prévention du suicide chez les adolescents et les adultes…; utilisons les bons mots…

 

M. Pelletier a consacré bénévolement et généreusement 40 années pour faire de la prévention du suicide dans sa région. Qu’il en a reçu des honneurs, des médailles, des reconnaissances ! Honneur à vous M Pelletier. Ci-bas, son témoignage à la Commission.

 

AQPS : ne plus utiliser svp dès maintenant le mot suicide et parler du mourir médicalement assisté. MERCI. Selon M. Pelletier, suicide assisté est «une expression DÉFINITIVEMENT inappropriée». Tellement d’accord avec vous, généreux et audacieux et sage MONSIEUR !

 

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33495.html 



Par Yvon Bureau le 2011-01-26 à 11:29:06

«Le suicide n’est pas une option»

Une aide médicale active à mourir, si nécessaire et si librement demandée, est une option.

 

La semaine de prévention du suicide commence le 30 janvier prochain.

 

Le haut taux de suicides chez les aînés inquiète à raison les autorités; 4 personnes sur 10 ont 50 ans et plus. Le Gouvernement donne ¾ de million à l’AQS pour la prévention du suicide chez les aînés.

 

Le CMDL affirme avec conviction que ce taux va diminuer drastiquement chez les personnes âgées en fin de vie le jour où elles auront la permission de demander et de recevoir une aide médicale active à mourir pour terminer leur vie dignement et sereinement. Cette aide sera bien sûr bien balisée et contrôlée.

 

Plus les personnes âgées auront une telle garantie d’aide, plus elles seront sereines et moins elles envisageront le suicide comme option pour terminer noblement leur vie.

 

À raison. Pour le bien de tous !

 

http://www.cyberpresse.ca/vivre/societe/201101/25/01-4363569-le-suicide-chez-les-aines-preoccupe-les-autorites.php



Par Yvon Bureau le 2011-01-26 à 08:53:28

Le CMDL et ses souhaits de 2011 Début janvier

-      À la CSSS/QMD : que vous continuiez votre excellent et édifiant travail de l’an passé, avec le même esprit de solidarité, de compassion et d’audace prudente

 

-        Aux réseaux des soins palliatifs québécois : vu l’évolution de la société, dans ses valeurs et dans ses choix, que vous ayez une grande générosité en 2011, au nom des personnes en fin de vie, éclairées et libres jusqu’à la fin : quitter progressivement et courageusement le confortable concept des Soins palliatifs pour aller vers le concept audacieux et respectueux des Soins appropriés, proportionnés et personnalisés de fin de vie

 

-        Aux corporations professionnelles, aux Fédérations et aux Associations des établissements de santé : que vous faisiez parvenir à la Commission en fin de février l’essentiel de que l’on devrait retrouver dans le rapport final

 

-        À nous tous : que nous trouvions de plus en plus un langage clair, simple, inclusif et rassembleur

 

-        Aux 60 000 Québécoises et Québécois qui termineront leur vie durant cette année : que cela se passe le mieux possible, avec le moins possible de douleurs et de souffrances, le plus dignement, le plus sereinement et le plus librement possible, entourés de vos proches et de vos soignants choisis

 

-        Au Québec : qu’il s’y installe une culture de fin de vie de responsabilisation et de communication, génératrice de paix et de soutien à nos proches qui nous survivrons

 

-      À notre Collectif : que notre travail soutienne l’audacieux processus québécois de réflexion et de création pour l’amélioration de la qualité de la fin de la vie.



Par Yvon Bureau le 2011-01-06 à 16:36:52

Bilan 2010 fort encourageant 31-12-2010

Notre blog sur notre site est né au début de septembre. Spécialement pour la couverture de la Consultation publique de la CSSS/QMDignité. Y avons commenté tant le travail de cette Commission que l’actualité médiatique.

 

Le CMDL est fier de son travail tant public que privé. Ce dont nous sommes le plus fiers, ce sont nos participations à la CSSS/QMD comme experts en février et comme témoins en septembre. Nous avons travaillé très intensément. La venue du Dr belge Dominique Lossignol nous a demandé beaucoup; cette 1e semaine de mai fut des plus heureuses et des plus porteuses. Nous avons apprécié notre participation toute spéciale au Congrès du Barreau du Québec, au Manoir Richelieu, le 4 juin. Une dernière fierté : nos écrits et notre présence dans les médias.

 

En cette fin de l’année, comment ne pas exprimer notre admiration et notre gratitude à la Commission parlementaire sur la question de mourir dans la dignité. Quelle Commission nous avons ! Nous sommes pleins d’espoir pour 2011. Encore une dizaine de jours de Consultation publique. Un rapport, fort attendu, et son dépôt à l’Assemblée nationale du Québec, vers la mi-avril, nous l’espérons.



Par Yvon Bureau le 2011-01-03 à 14:27:56

Dialogue éthique, et l'intention 31-12-2010

Le Devoir a publié ceci : http://www.ledevoir.com/culture/livres/313882/essais-quebecois-une-ethique-argumentee  Essais québécois - Une éthique argumentée. Mon commentaire fut :

L’argumentation éthique comme concept, c’est fort intéressant, mais un peu froid, comme trop rationnel.

 

J’aime bien le concept de «dialogue éthique» que propose le philosophe éthicien Jean-Pierre Béland, de Saguenay. C’est comme plus chaud, plus près du réel, plus émotionnel et rationnel ensemble, comme plus dynamique et pleinement vivant.

 

Le dialogue éthique se situe dans l’action, la situation, la personnalisation. Il se situe dans le dialogue entre une PERSONNE mourante éclairée et libre (ou son représentant légal), son médecin, ses proches choisis, ses autres soignants, dans une situation très précise de fin de vie qui ne demande qu’à être personnalisée. Le seulement et le surtout dans les grands principes d’éthique nous éloignent du respect de chaque mourant et de son libre-choix, de la compassion et de la solidarité.

 

Ainsi, lors d’une aide médicale active à mourir (euthanasie sous conditions) par un médecin libre après une demande expresse, éclairée et libre d’un mourant «douleurant» et souffrant, il JP Béland que cette action de respect et de compassion est éthiquement et moralement acceptable.

 

Parlons de l’intention, source de bien des débats entre les gens des soins palliatifs et les partisans du libre-choix centrés sur le seul intérêt du mourant et de son choix. Le médecin libre qui aide activement un agonisant à terminer sa vie, à sa demande expresse, et qui a l’intention d’aider cette fin de vie à finir, a une intention éthiquement acceptable.

 

Je vais acheter ce livre, bien sûr. C’est éthiquement obligatoire pour moi !

 

 

 



Par Yvon Bureau le 2011-01-01 à 13:14:17

Que Nicole Gladu puisse terminer sa vie au Québec 29-12-2010

Le 29-12-2010, The Gazette fait une excellente entrevue avec madame Nicole Gladu. http://www.montrealgazette.com/news/home+Montrealer+pleads/4035211/story.html

 

Cette personne a fait une témoignage remarqué et remarquable à la 1e journée de la Consultation publique de la CSSS/QMDignité, le 7 septembre à Montréal. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-31929.html

En plus, le 30 novembre, elle fut une des personnes invitées au Forum de 24-60 de Radio-Canada, de 19 à 21H00.

 

Le CMDL espère de tout cœur que, le jour où Madame Gladu sera rendue au bout de son corps et de sa vie, elle n’aura pas à aller chez Dignitas en Suisse, et qu’elle recevra au Québec l’aide médicale active à terminer sa vie, dignement et librement, avec son médecin, chez elle et entourée par tous les siens choisis.

 

Suite à l’article dans The Gazette, Ghislain Leblond et moi avons donné une entrevue téléphonique au journal 24-Heures, séparément. http://24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2010/12/20101229-171715.html

 



Par Yvon Bureau le 2011-01-01 à 13:04:59

Reconnaissance légale explicite des DAFV 26-12-2010

Le 26 décembre, sur Cyberpresse, André Delage de Québec, affirme que «L’euthanasie doit être légalisée, mais bien encadré». Le CMDL veut que cette aide médicale active à mourir soit balisée et contrôlée. Il veut qu’elle fasse partie de notre Loi actuelle de la santé et des services sociaux. Ainsi, il sera permis à une personne en fin de vie, éclairée et libre, de demander et, si en respect avec les conditions acceptées par notre Assemblée nationale, de recevoir cette aide active d’un médecin volontaire.

 

Le CMDL ne croit pas que les articles 11et 12 de notre Code civil doivent être amandés. Nous croyons que seulement et simplement notre Assemblée nationale du Québec doit en reconnaître explicitement sa valeur légale.

 

Enfin, nous ne croyons pas que les Directives anticipées de fin de vie (appelées antérieurement testament biologique, testament de fin de vie…) doivent passer par le notaire. Notre MSSS pourrait offrir des formulaires officiels simples et clairs pour l’expression de nos dernières volontés.



Par Yvon Bureau le 2011-01-01 à 12:36:29

L'avenir des soins palliatifs est entre vos mains

 Euthanasie sous conditions :

 en soins appropriés et personnalisés de fin de vie

 

Dr Michelle Dallaire, votre article dans Cyberpresse «Euthanasie : pas en soins palliatifs» veut faire peur, en vain. Le Québec n’a plus peur; il veut avancer, avec sagesse et avec toute l’audace nécessaire à l’amélioration des conditions entourant la fin de la vie.

 

Les soins palliatifs ne disparaîtront pas s’ils savent s’adapter à la société actuelle et future du Québec. Sans adaptation, il y aura disparition; il en est ainsi dans la nature des choses, des êtres vivants et des organisations.

 

J’ai envoyé ceci à l’Association canadienne des soins palliatifs. «L’évolution de la société, dans ses valeurs et dans ses choix, vous invite à une grande générosité en 2011, au nom des personnes en fin de vie, éclairées et libres jusqu’à la fin : quitter progressivement et courageusement le confortable concept des Soins palliatifs pour aller vers le concept audacieux et respectueux des Soins appropriés, proportionnés et personnalisés de fin de vie.»

 

Je vous invite à aller passer un mois en Belgique, y rencontrer le médecin Dominique Lossignol, le médecin jésuite Marc Desmet, des personnes terminant leur vie par euthanasie… Ces deux médecins oeuvrent en milieux de soins palliatifs incluant parfois l’euthanasie sous conditions. Ils n’en meurent point ! Au contraire. Tout se passe bien, dans le respect de CHAQUE personne en fin de vie, de son seul intérêt et de son libre-choix; la personne en fin de vie avant les soins et les soignants.

 

Une certitude : ce pays ne voudrait JAMAIS revenir au temps de la criminalisation de cette aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, si nécessaire et si LIBREMENT demandée. Une certitude qui devrait ébranler les vôtres et apporter une ouverture, je l’espère.

 

N’ayez plus peur ! Osez vous adapter. L’avenir des soins palliatifs est entre vos mains.



Par Yvon Bureau le 2010-12-31 à 11:05:23

Heureux de créer de l’espoir

Dimanche dernier, Cyberpresse/Le Soleil publiait la lettre de madame Linda Couture, dg de Vivre dans la dignité «Empêchons notre société de sombrer dans le désespoir». Avec des demi-vérités, des demi-arguments. Avec un discours tordu. Bref, une bien triste lettre.

Voici la réponse du CMDL: «Aidons notre société à monter en espoir»  http://www.yvonbureau.com/fichiers/Aidons%20et%20espoir.doc

Voici aussi la réaction du Dr Marcel Boisvert  http://www.yvonbureau.com/fichiers/MBoisvert-LCouture.pdf



Par Yvon Bureau le 2010-12-18 à 10:38:18

Le CMDL souligne le 1e anniversaire de la CSSS/QMD, à ULaval, cet pm

Une rencontre de près de trois heures portant sur la CSSS/QMD, son processus de consultation et sur l'intention parlementaire de bonifier au Québec les conditions de fin de vie. Les échanges furent des plus intéressants et nourrissant.. À travers ce travail laborieux de consultation publique, tout le Québec réfléchit… et il sera prêt ainsi pour des choix porteurs de plus de qualité de la fin de vie.



Par Yvon Bureau le 2010-12-05 à 15:36:38

1e anniversaire de la CSSS/QMD. Le Soleil le souligne.

Trois articles soulignent cet événement. 

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/sante/201012/03/01-4349086-vibrant-debat-sur-la-fin-de vie.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4349089_article_POS1

 

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/sante/201012/03/01-4349089-collectif-mourir-digne-et-libre-primaute-a-la-personne.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4349086_article_POS2

 

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/sante/201012/03/01-4349087-reseau-vivre-dans-la-dignite-une-voix-pour-les-plus-vulnerables.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4349089_article_POS2 

 



Par Yvon Bureau le 2010-12-04 à 11:17:51

Forum-Mourir dans la dignité 24-60-RDI 30-11-2010

19H00-21H00 Voici le lien : http://www.radiocanada.ca/emissions/24_heures_en_60_minutes/2010-2011

 

Comment ne pas se réjouir, après Visa de départ présenté hier aux Grands reportages, devant ce Forum de deux heures à 24-60 de RDI-RC sur Mourir dans la dignité !

 

J’ai été émerveillé et fort touché par les extraits vidéos (M. Leblond bien sûr, dès le début, ouvrant le débat), par le nombre de participants et par la qualité de position de plusieurs d’entre eux.

 

L’Option pro-choix en fin de vie semble prendre le haut des opinions et des positions; pour plus de dignité, plus de liberté et plus de sérénité chez les finissants de la vie, et pour plus de sécurité professionnelle. Les opposants essaient encore de faire peur : dérives, moins de protection les «faibles» de notre sociétés; «élimination des grands malades» (Dr Daneault). Heureusement, personne n’a dit le mot «meurtre» pour parler de cette aide exceptionnelle médicale à mourir, balisée et contrôlée, ce qui est un gain majeur de langage respectueux de la réalité et des médecins hollandais et belges l’incluant ainsi parfois dans la dispensation de leurs soins palliatifs.

 

Bravo au Dr Boisvert pour son érudition et pour sa sagesse agissante; qui n’aimerait pas l’avoir à ses côté, l’heure venue ?

 

Merci à Radio-Canada.

 



Par Yvon Bureau le 2010-12-01 à 11:01:11

VISA DE DÉPART RDI-RC 20H00 en ce 29-11-2010

Excellent et profond documentaire sur le mourir assisté/euthanasie sous conditions, en Belgique, et sur le débat actuel au Québec.

Félicitations à Pierre Jomphe et à Martin Métivier. Grande qualité du son et des images, heureux et fructueux choix des interviewés : Ghislain Leblond, Albert Millaire, Sylvie Coulombe- Rouleau, Yvon Beauchamp, Dominique Lossignol, Jacqueline Herremans, Marc Englert, Éric Normandeau...

C'est tout un PLUS dans notre débat de société québécoise. Le CMDL est très favorable au modèle belge d'aide médicale à mourir; le médecin étant là jusqu'à la fin. Une fierté pour notre Collectif : avoir planifié et réalisé et défrayé la venue du Dr belge Dominique Lossignol et de son épouse Béatrice Dupriez durant la 1e semaine de mai 2010, au Québec. Tous deux ont même été reçus pendant deux heures par la CSSS/QMD, le  5 mai en soirée.

Dès le lien disponible, je l'installe ici.



Par Yvon Bureau le 2010-12-01 à 08:37:21

La 19e journée de la CP à Sherbrooke le 26-11-2010

Journée fort intéressante. Moins de témoignages. Tempête de verglas.

Edmond Ferenczi. Touchant témoignage en hommage à feu son épouse décédée incorrectement à l’hôpital. Les mots sont forts, lourds et extrêmes : torture, horreur, honte; sur le plan psychologique et familial. Tout un plaidoyer pour le droit à une chambre individuelle en soins palliatifs dans les hôpitaux du Québec. Le droit à l’intimité, à la présence de ses proches en tout temps, le droit aux rires et aux pleurs, aux colères et aux pardons, à l’absence de d’autres mourants séparés par un rideau… Il a remué ciel et terre pour faire valoir ce droit : pétitions avec 3500 signatures à l’ANQ, lettres au MSSS… En vain. Il implore la Commission de prendre «cette chance historique pour faire la différence». Selon moi, nous devrions aller dans cette direction bien avant de développer des maisons de SP. Surprenant : bien des personnes que j’ai accompagnées ont refusé d’aller en maisons de SP et ont demandé de rester dans leur hôpital-leur chez eux depuis longtemps. Des étages d’hôpitaux sont libres… Témoignage à écouter : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33657.html?support=video

Pierre-Arthur Bélanger. Discours philosophique d’un homme expérimenté. «La Commission est coincée avec l’euthanasie»; celui qui le dit celui qui l’est ! Il a dit : la solitude existentielle est un fait; faut aller jusqu’au bout de son développement; la vie a un sens en devenant ce que l’on est; marcher avec sa vie. Il est contre le suicide qui bloque ce développement… Les commissaires ont eu raison de lui poser des situations bien concrètes. Fort sympathique, quand même.

Alain Lampron. Il félicite la Commission pour sa qualité d’écoute; à raison. Il est pour le respect du droit à la mort naturelle. Dit que les gens ont peur de la mort; je dis que c’est surtout du mourir qu’ils ont peur, du comment ça va se passer. «Toute peur non-conscientisée nous maîtrise»; insi-dieu-sement! Il raconte qu’en Suède les SP sont offerts à 96% par un service ambulatoire ; intéressant. La députée des Milles Iles en profite pour raconter le mourir pénible et long de sa mère, entre deux rideaux…; touchant. Alain propose une loi spécifique pour les directives anticipées de fin de vie; tellement il a raison. Son père fut maintenu en vie par acharnement thérapeutique. Une question : quoi faire avec ceux et celles qui sont rendus au bout de leur rouleau de vie? Une commissaire parle du débat comme étant polarisé; le CMDL est heureux d’être pro-choix éclairé et libre; au milieu. Différencier la douleur et la souffrance; souvent, quand les douleurs sont soulagées, arrive la souffrance. Il se dit favorable à l’aide médicale active à mourir, en autant qu’encadrée strictement; nous aussi.

Doris Dubreuil. « Je souligne le sérieux de la Commission et ainsi ma fierté d’être Québécoise.» Mère de 4 enfants et grand-mère 12 fois, elle parle avec autorité. L’expérience de 10 ans d’accompagnement de sa mère en CHSLD, atteinte d’Alzheimer, lui donne la forte énergie de poser des questions. «Quel bien la société retire-elle de telles fins de vie? À qui profitent les mourirs prolongés?» J’ajoute : et les mourirs durables?  «Ma mère vivait à la fin dans un corps-cercueil.» Elle ajoute. Dieu nous a donné le jugement pour que nous l’utilisions. Notre société ne veut plus de ces fins de vie; j’ajoute : avant de développer les SP au Québec, va falloir demander à la population quels sont les soins qui ont du sens encore à leurs yeux; élémentaire, non? Selon elle, on ne peut pas donner à chacun sa liberté d’agir toute sa vie, sauf à sa fin ultime; sagesse oblige; dignité aussi. Sa conviction lui vient aussi des six mois de fin de vie de sa belle-mère de 86 ans, fatiguée de vivre, après une opération à la hanche; une infirmière a aidé activement à mourir. Doris est très en faveur des directives anticipées de fin de vie, spécialement pour les personnes atteintes de cette maladie terrorisante. Comme Denys Arcand me disait, nos parents ne méritent pas de tels mourirs. «Une bonne mort honore toute une vie». Elle invite à lire l’article d’un autre Arcand, Dr Marcel, dans Vie et Vieillissement, de cet automne; y ai un article aussi. Présentement, nous donnons encore un mauvais message à la société avec de telles façons de mourir. Quant à elle, si elle est atteinte de cancer, elle refusera chimio et radio; elle fera face à son destin, celui de mourir et de disparaître, sans douleurs, aidée, et entourée de l’amour de ses proches. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33669.html

Patrick Mahony. Ex-journaliste, il parle franc et direct; intensément. Il raconte le mourir pénible et lourd de son père atteint de SLA; il est mort fin novembre 2008. Son père voulait un plan B, au cas où ça irait mal; il a demandé à son fils de l’aider à mourir, au besoin. Il y a eu des visites pénibles en CH. Il n’a pas eu à aider son père à partir, car la mort s’en est vite chargée. Il n’est pas élogieux du tout pour la Politique québécoise des soins palliatifs de fin de vie; j’ai demandé qu’elle soit révisée et qu’elle se nomme Politique sur la PERSONNE en fin de vie, accompagnementS et soins appropriés. Il ne croit pas que le Québec basculera dans les dérives, si l’euthanasie est permise; «les Québécois ne sont pas des gens démesurés». Pour lui, SP et euthanasie vont ensemble; pour des soins intégraux; les dirigeants des SP disent que c’est incompatible, mais pas tous les travailleurs en Sp du quotidien, j’hypothèse. À Dignitas/Suisse, selon lui,70% des inscrits n’iront point; la sérénité exige «une porte de sortie, un plan B, au cas où…». Il est odieux de laisser croire que la permission de l'euthanasie à certains va amener l'élimination des autres sans consentement; à raison. Son témoignage est ferme, touchant et sans détour; il mérite d’être écouté, et son mémoire, lu. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33663.html

Lisette Benoit. Ton et style colorés, de quoi nous réveiller en ce temps de verglas!15 années de douleurs pour cette jeune personne. C’est «une honte pour mon pays» que de laisser douleurer des finissants de la vie. Elle dit ce qui suit. Il y a des idéaux moraux douteux; la société est parfois de mauvaise foi. Nous avons droit à une aide légale à mourir. Trop de médecins se prennent pour des êtres suprêmes; leur rôle est d’informer correctement. J’espère à ne pas avoir à me suicider avant que d’autres décident pour moi. Une aide médicale active, libre et éclairée, donnera un bon message à la société. Si le droit de demander l’euthanasie est, il y aura triage (idée porteuse); ainsi des personnes suicidaires ou dépressives seront aidées autrement. Si les SP veulent faire peur, ils en ont droit; mais on a le droit d’être plus intelligent et de ne pas les croire. Plus j’entends les SP, plus ils ne m’auront pas, plus je n’irai pas là. Ce témoignage révèle que les SP, avec sa philosophie et son approche, ne répondent pas aux besoins et aux attentes de tous. En SP, vouloir trop se vanter éloigne.

4 personnes au micro ouvert. L’une relate la fragilité des personnes âgées et mourantes, peu enclines à négocier leur mourir; je crois que souvent elles ont besoin de protection face à tous les intérêts «soit honnêtes soit honteux» possibles, comme disait Sénèque. Un autre, qui écoute tout depuis le début de la Commission, a une expérience riche d’accompagnement de proches en fin de vie; il est pour l’euthanasie bien encadrée et bien contrôlée; le pouvoir et la religion font partie de la trame; il croit en l’intelligence des humains capables de se donner un cadre de soins appropriés de fin de vie; les médecins doivent se faire confiance les uns aux autres. Une dame raconte la fin non prévue de son mari; pas à la maison, même si promise; il n’est pas mort en paix et il a été brassé tout le temps; le cancer est une maladie noble très bien financée. Qu’arrive-t-il aux deux autres tiers qui ne meurent pas du cancer, questionne-t-elle. La dernière à prendre la parole est une grande aidante naturelle; elle est contre l’euthanasie, sauf dans certaines circonstances; elle pour le contrôle au maximum de la douleur. Parlant du mourir à la maison, il faudrait mieux en connaître ses avantages, ses inconvénients et ses risques.

Mot du président

Cette 19e journée de Consultation publique est la dernière de 2010; les autres auront lieu après la mi-janvier. La rédaction de son rapport débutera vers la mi-février. Et le dépôt devrait avoir lieu à l’ANQ au printemps. BON REPOS mesdames et messieurs les commissaires, madame Anik Laplante et toute l’équipe de soutien. C’est TELLEMENT mérité!

 



Par Yvon Bureau le 2010-12-01 à 16:08:07

La 18e journée de CP à Sherbrooke le 25-11-2010

Toute une journée d’une richesse mémorable.

 

Marcel Boisvert. Très heureux de voir que la CSSS/QMD informe le plus possible le Québec. Plus une personne en fin de vie est informée, plus sa liberté sera grande, plus sa dignité sera agrandie, plus la sécurité professionnelle sera. Le Dr Boisvert fut magistralement extraordinaire; les Commissaires l’auraient questionné tout l’avant-midi, et à raison ! Il a répondu adéquatement et généreusement aux dires librement incorrects de certains groupes de professionnels de santé en SP, preuves à l’appui. S’il y a peu de demandes en SP, c’est que ce n’est pas une option; seul une loi balisée évitera les abus. Il a parlé du «paternalisme viril»; de la «tyrannie d’imposition la plus oppressive»; des impressions cliniques qui ne reposent que sur moins que rien; du non-danger pour l’avenir des SP, tout au contraire. «Comment les SP ne peuvent s’ouvrir à abréger parfois l’agonie, à la demande expresse du mourant?». La réponse fut simple et lourde de sens : la RELIGION. Les SP doivent s’éloigner de la doctrine de la mort naturelle (elle est quoi au juste?) et se rapprocher de chaque PERSONNE en fin de vie et de son intention. C’est le message principal du Barreau du Québec, de notre Collectif, de la CPTSTCFQ et autres. Il est d’accord avec le jésuite belge médecin Marc Desmet : faut cesser d’absolutiser la vie biologique. Faut aussi s’éloigner des idéologies qui sacrifient la personne, qui veut garder main mise sur la personne, qui veut la primauté des soins sur la personne. Dans la relation médecin-patient, les justifications des soins reviennent au médecin, et la bienveillance, au mourant. Il rappelle que même les inaptes ont encore leurs droits. « J’ai confiance au gros sens commun des soignants et de la population». Un document à lire et, pour les étudiants-es, à étudier. Et pour nous à voir et à revoir : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33617.html?support=video

 

 

Michelle Dallaire. Comme toute opposante radicale à l’euthanasie, la Dr Dallaire fait abondamment étalage de ses titres, dont un de conseillère spirituelle; elle se veut respectueuse du processus naturel (?) de la fin de la vie et de chaque personne (et le respect du demandeur d’euthanasie?). Elle a une grande et remarquable expérience en SP; elle s’oppose à l’acharnement thérapeutique (très bon point). Pour elle, les SP sont avec l’aide médicale active à mourir «inconciliables, irréconciliables et incompatibles». «Ce ne serait pas vivable pour les autres mourants si…» «S’il y a un doute en SP, c’est fini (pour qui et pour quoi?)» Des SP exclusifs et conditionnels; on vous soigne surtout si vous mourez du cancer et si vous voulez aller naturellement jusqu’au bout de votre vie biologique. Avec tout un non-verbal explicite, elle rejetait les demandeurs d’une aide médicale à mourir; allez au loin, «vous allez détruire les SP»; cela répondait clairement à la question d’un commissaire Quoi faire avec les mourants qui rejettent votre «poutine»?. Il n’y a pas eu de destruction des SP en Oregon, Hollande, Belgique…; c’est le contraire; sur «The Quality of Death : Ranking end-of-life care across the World», la Belgique est en 5e position, la Hollande en 7e, et le Canada et EUA en 9e. Dr Dallaire laisse flotter une croyance clinique en SP : l’Établissement de soins, les soignants, la famille et enfin la personne mourante en 4e position. Comme vous, j’ai entendu le médecin belge jésuite Marc Desmet; vous auriez avantage à lire mon écrit sur ce blog (21 oct.) sur lui et surtout à le réécouter. À votre question à savoir si je ferai tout pour le développement des SP, je vous ai répondu que je ferai tout pour le développement des soins appropriés et personnalisés de fin de vie; dialogue terminé; exclus!  Aussi, je ferai tout pour le développement du potentiel de la personne en fin de vie, dans ses droits, dans ses responsabilités et dans ses libertés. Témoigner après le Dr Boisvert était tout un défi; il n’a pas été relevé; il n’a fait qu’augmenter le nombre des partisans à l’euthanasie sous conditions.

 

Fondation des soins de santé de Vaudreuil-Soulanges. Impressionnant, tout ce travail laborieux et fructueux pour la création d’une maison de fin de vie. Elle a créé une culture de don. Reproche en région : «vous avez pris et siphonné tout l’espace du don dans la région». C’est toute la question du financement des maisons de SP et de l’équité dans les dons d’une région; on devrait parler davantage de l’équité dans cette Commission. C’est toute la question aussi du vivre avec les autres organismes de soins de la région, «sans se cannibaliser». C’est comment demander au Gouvernement de l’argent et garder toute son autonomie. Cette Fondation recommande le mourir à domicile et son développement. Selon moi, ce qui rend cela difficile, c’est le Mourir longtemps et le Mourir durable qui «tuent les énergies des proches». L’aide médicale active à mourir va rendre ce mourir à la maison plus possible. Un mourir digne et libre va faire mieux vivre les survivants; une fin de vie créatrice de vie.

 

Vincent G. Cuddihy. En anglais. Un débit rapide et sec, sans espace de réflexion, avec goût de convaincre. «To Kill. The right to kill. To be killed. Selecting persons for death». Mots inappropriés. Il a eu droit au plus long commentaire du président; à raison. «Comment répondre à Ghislain Leblond qui…». Et le commentaire du commissaire Reed :« Never, never, never at this Commission… il a été question de faire mourir quelqu’un contre sa volonté». Bien mérité.

 

Ted Lender. Très bien habillé et fort bien mis, tout comme son long mémoire et sa présentation fort précis et détaillé; à l’allemande (né en Allemagne en 1944), dit-il. Il félicite la Commission pour son courage de consultation. Il cite Jacques Prévert : la meilleure façon de ne pas avancer, c’est de garder une idée fixe». En bref : avec son expérience et sa connaissance de l’Histoire de son pays natal, il déteste et hait au plus haut point les personnes qui veulent dominer les autres, et ici, tout spécialement les soignants dominants religieux. Il veut un mourir qui va respecter le droit des athées; comme nous du CMDL, il veut un mourir inclusif et laïque. L’accompagnement de ses proches dans leur mourirs pénibles lui fait souligner la croyance des gens en un Dieu si cruel qui n’existe même pas. L’Actualité de 2004 (78%) et le sondage Crop-RC-2010 (83%) révèlent des résultats favorables à l’euthanasie. Il se dit pragmatique et n’aime pas du tout l’hypocrisie en soins de fin de vie. Il croit en la nécessité des directives anticipées de fin de vie et surtout en leur respect inconditionnel «Qui a le droit de contredire une telle volonté ultime?» Il affirme vouloir être les seul propriétaire de son corps jusqu’à la fin. Et il laisse très libres les croyants qui veulent mourir longtemps et avec le plus de douleurs possibles.

 

Adela Gonzales Casal. Avec un ton de voix mielleux, elle encense le peuple québécois à volonté. MAIS elle est déçue par sa volonté de faire mourir et elle prône la fin naturelle de la vie; la vie biologique avant la personne et ses choix; la vie avant même le respect des directives anticipées de fin de vie. Un commissaire a eu raison de lui rappeler l’histoire horrible de la famille Rouleau; madame, écoutez son témoignage, avec ouverture et avec compassion svp. Questions : Comment faire diminuer le nombre des suicides chez les personnes âgées et chez les mourants? Comment aller jusqu’au bout d’un mourir naturel ? Pour qui et pourquoi? Vous savez combien de vies sont prolongées grâce à la possibilité et à la promesse d’une aide médicale active à mourir ? Respecter le mourant jusqu’à SA fin nous fait tellement de bien; ne pas respecter l’autre et sa fin choisie, au nom d’une religion, fait beaucoup de mal. Et dire que Dieu serait infiniment BON… À venir

 

Maison Aube-Lumière. Depuis 13 années, près de 2 600 personnes y sont décédées «sans indignité ajoutée»; fierté et gratitude à vous, MAR. Présentation intéressante qui mérite des précisions. L’accompagnement appropriée et la solidarité n’appartiennent pas exclusivement aux SP; ils existent même énormément lors du mourir activement assisté en Belgique et en Hollande. «Ce n’est pas soigner, faire euthanasie»; le CMDL et bien d’autres croient que c’est un soin exceptionnel de fin de vie. Les valeurs québécoises changent et se hiérarchisent autrement, trouvant une nouvelle harmonie et cohésion sociales; il devrait en être ainsi en SP, sinon les SP risquent de mourir par implosion; la cohésion sociale se fait autrement au Québec et elle n’a rien à voir avec «l’individualisme extrême» dont vous parlez; et si parfois les SP étaient extrêmes? Dire que l’euthanasie par un médecin est un manque d’humanité est inapproprié chez les SP qui veulent la personne au centre des processus d’accompagnements et de soins. Questionnant : vous n’utilisez pas les mots «soins appropriés, proportionnés et personnalisés de fin de vie»; le non-dit en dit long parfois et vous trahit. Parler de l’euthanasie sans restrictions est du monde de la fabulation. Croire et faire croire que l’euthanasie sous conditions permise ferait perdre la confiance dans les soignants et rendrait «la situation intenable dans l’équipe de soins» appartiennent à la stratégie de faire peur; désolé, ça ne marche pas, car c’est faux et tout le contraire; j’invite le Dr Bigonnesse à visiter des Unités de SP en Belgique. Rien n’est banal dans les soins de fin de vie, incluant l’euthanasie sous conditions. Les mourants ont peur de mourir, soit, mais surtout du comment ça va se passer; ils veulent en être maîtres jusqu’à la fin. Un fait : la formation des médecins en Belgique se fait en incluant l’euthanasie sous conditions, et cela va bien. La députée de Joliette a raison de parler de l’évolution de la médecine et de la nécessité de se centrer sur la personne en fin de vie. Contradiction : parler du respect de la personne jusqu’à la fin et exclure l’euthanasie si nécessaire et si librement demandée. Le président a bien fait de rappeler la solidarité actuelle des québécoises et des québécois. On est loin de «l’individualisme extrême» déclaré. La primauté de la Vie, soit; il y a mieux : la primauté de la personne en fin de vie et de ses choix éclairés et libres.

 

Aline Fredette. Très touchant d’entendre et de voir cette jeune femme, ayant reçu deux poumons il y a dix années. Je viens la rassurer. Les médecins n’auront pas le droit de donner la mort; ils aideront des mourants activement à terminer leur agonie et à mourir, à leur demande expresse et libre, et si nécessaire; cette aide sera encadrée, balisée et contrôlée. Il n’y a rien de banal dans les soins de fin de vie, incluant l’aide médicale active. Même les douleurs contrôlées, certains mourants voudront hâter leur fin de vie pour d’autres raisons telles que : le désir de garder leur dignité, leur identité, leur intégrité jusqu’à la fin; leur vouloir rester en contrôle sur leur vie; leur volonté de ne pas être un poids trop lourd pour eux-mêmes et pour leurs proches; leur désir de ne pas être un «monstre» pour eux-mêmes et leurs proches; leur désir de faciliter le deuil des survivants et de créer de la continuité harmonieuse de vie. Le Gouvernement a une responsabilité de protéger la Vie, soit, mais surtout la responsabilité de protéger les personnes mourantes encore vivantes et de les respecter dans leurs choix libres et éclairés, jusqu’à leur fin; là est la vraie protection.

   

Diane Leduc. Elle a une expérience riche d’accompagnement de proches en fin de vie. Elle croit que l’on peut au Québec humaniser davantage les soins de fin de vie. Aider à la qualité du mourir plus que de sauver la vie à tout prix; au fait, on ne sauve pas des vies, on en retarde la fin seulement. Elle est favorable à la légalisation de la demande de l’euthanasie. Elle demande un grand ménage dans nos CHSLD. Elle propose que les Entreprises libèrent de leurs employés, rémunérés, pour une demi-journée de bénévolat/semaine auprès des personnes en fin de vie; déductibles d’impôts, bien sûr; fort intéressant et porteur d’implication sociale. «Si la personne en fin de vie a été écoutée et entendue, on doit la respecter jusqu’au bout». Oui à l’euthanasie et aussi à un lieu approprié. Il est rassurant, dit-elle, de constater que la personne peut changer d’idée jusqu’à la dernière minute de sa vie. Oui à l’obligation de respecter les directives anticipées de fin de vie. Selon elle, la permission de l’euthanasie n’aura pas d’impacts négatifs sur la société, car en plein respect de la personne éclairée et libre.

 

Six interventions au micro. Six personnes y ont pris la parole. «La traversée» veut des fins de vie plus respectueuses et veut que les finissants de la vie se réunissent pour s’y préparer. Un autre affirme que si l’on ouvre une porte, six autres se présenteront; la Vie est sacrée. Un autre croit que le lit de la CSSS/QMD est déjà fait; faux, selon nous. Un autre s’émerveille devant «le haut niveau» de la Commission; il parle du dilemme que la CSSS/QMD a à rencontrer : la fin de la vie naturelle et la liberté d’arrêter la vie. Une personne craint les dérives; non, si présence d’un cadre strict et d’un contrôle. Le droit de mourir avec le moins possible de douleurs et de souffrances.

 

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-11-30 à 11:32:54

Une réflexion «orientée» sur l’euthanasie, à ULaval

Ce 23 novembre avait lieu à l’Université Laval une soirée

«Mourir dans la dignité : réflexion québécoise sur l’euthanasie et le suicide assisté». Organisée et animée par la Chaire publique AELIÉS. Nous avons réagi à raison face la composition du panel. Tous étaient opposés à l’euthanasie. Indigne dans une Université.

 

J’ai assisté sans y prendre la parole. Ma présence parlait suffisamment. Le ton fut moins hautain et dominant qu’auparavant. Un médecin a souligné : que la venue de l’euthanasie n’était qu’un question de temps; que des personnes craignent de vivre l'enfer avant de mourir via l'acharnement thérapeutique non voulu; que le dernier sondage de Crop-RC remettait en question la fin hypermédicalisée de la vie.

 

Les SP étaient encore sous le choc des résultats du sondage de Crop- RC. Il y a de quoi : 83 % favorables à l’euthanasie, même 90% favorables si encadrée et contrôlée; et le choix pour les SP arrive en 2e position ( 29%) après le choix de l’euthanasie (34%).

 

Si j’avais pris la parole, voici un commentaire et une question. Commentaire lourd de favorabilité : l’Oregon, Washington, Belgique, Hollande et Luxembourg ne voudrait pas du tout revenir à la criminalisation de l’aide active médicale à mourir. Une question : comment le jeune éthicien et philosophe Jean-Pierre Béland peut-il affirmer que cette aide exceptionnelle peut-être éthiquement et moralement acceptable?

 

Il y a été dit que l’on devrait davantage parler du droit de mourir dans la liberté. La dignité passe par le libre-choix.

 

Espérons dans nos universités québécoises de véritables débats au début de 2011.



Par Yvon Bureau le 2010-12-02 à 17:50:23

Sondage très encourageant de Rado-Canada sur l'euthanasie/Crop 21-11-2010

Toute une semaine intensive en perspective ! Il en sera de même à RDI au début de la semaine prochaine.: lundi 20H00-21H00; mardi 19H00-21H00.

Les résultats ont commencé à paraître ce dimanche. 1e partie :   : http://www.radiocanada.ca/nouvelles/societe/2010/11/21/002-euthanasie-quebec-sondage1a.shtml .

La 2e partie des résultats paraissent aujourd'hui http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/11/22/001-euthanasie-quebec-sondage2.shtml  Ghislain Leblond et le Dr Marcel Boisvert sont activement dans les médias. TJ-Mtl ce soir à 18H30 : débat entre les Drs Marcel Boisvert et Patrick Vinay. http://www.radio-canada.ca/emissions/telejournal_18h/20102011/Reportage.asp?idDoc=125458&autoPlay=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBFT/TelejournalMontreal201011221829_3.asx

 



Par Yvon Bureau le 2010-11-23 à 14:27:32

La 17e journée de CP à Rimouski, le 19-11-2010

À venir, Ce même jour je faisais conférence à la FMSQ/3eJFI, à Montréal. Ecouterai et commenterai plus tard.  Désolé.

Mgr Pierre-André Fournier Voici ma longue, audacieuse et intense réaction au témoignage de Mgr. http://www.yvonbureau.com/fichiers/MgrPAF.pdf  

Doris Labrecque

Louise La Fontaine

André Pelletier. Honoré et médaillé à l’ANQ comme bénévole  pour la prévention du suicide; Baie Comeau. TELLEMENT d'accord avec son témoignage. «Au nom de la vie. Au nom de la prévention du suicide.» Comme lui, tout comme le CMQ ne veut pas en parler, l'expression «suicide assisté» est inappropriée et est à faire disparaître. La très grande majorité de la population n‘en veut pas aussi. Vous savez André, en Oregon, on ne devait parler que de «Physician Assisted Dying» ; très malheureusement, l’expression S.A. a prévalu; à tord, bien sûr. André est d’accord pour une aide médicale active à mourir, encadrée, pour qu’un mourant termine sa vie, à sa demande et si nécessaire. D'accord surtout pour le bon choix des mots. Le CMDL, aussi.  À Québec, à la CSSS/QMD, le 29-9-2010, c'est ce discours que j'aurais aimé entendre par l'Association québécoise de prévention du suicide. À écouter et à réécouter.  http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33495.html

l'Envolée

Période de micro ouvert



Par Yvon Bureau le 2011-01-06 à 16:27:49

Invité par la Féd. des médecins spécialistes du Q., le 19-11-2010

Invité à sa 3e journée de formation interdisciplinaire.

Voici le lien de ma conférence pour le débat avec M. David Roy sur Le droit de mourir dans la dignité http://www.yvonbureau.com/fichiers/19-11-2010-FMSQ.pdf

J'ai participé avec plaisr et avec résultats au débat avec monsieur David Roy sur Le droit de mourir dans la dignité. Y participaient des psychiatres et des hématologues et oncologues. C'est une fierté d'y avoir été  invité et un honneur pour notre CMDL. 

Observation : aucune compagnie pharmaceutique ni vendeur de produits techniques médicaux y avait kiosque; je rêve du jours où les Associations des SP organiseront leurs colloques sans ces compagnies. Là où les dons sont, les donateurs y ont intérêts.

 



Par Yvon Bureau le 2010-12-01 à 14:37:01

16e Journée de CP à Québec le 11-11-2010

Une 16e Journée de CP fructueuse et intéressante. Sommes rendus à plus de la moitié de la CP.

Marguerite Mérette. Témoignage intéressant. Elle a fait de longues citations et elle a dit : je respecte le libre choix; il ne faut pas pousser les futurs candidats au CHSLD au suicide; le mourant a peur de la dépendance, d’être seul et abandonné; il faut rendre ses droits plus faisables, ce qui est parfois désespérant; elle est en faveur du testament de fin de vie. Les commissaires ont eu raison de lui rappeler qu’aucun médecin ne sera forcé à aider activement une personne mourante à mourir; de lui rappeler l’excellent témoignage de madame Nicole Gladu. J’ajoute : il n’y a pas d’opposition entre les soins palliatifs et l’aide active médicale à mourir; le développement des SP n’éclipsera jamais cette aide exceptionnelle, car bien des critères autres que le contrôle de la douleur existent; le plan de soins en CHSLD doit être mis à jour, régulièrement et au besoin; bien des mourants ne font pas «appel à la mort», mais à une aide médicale active à terminer leur agonie rendue indésirable et leur vie. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33329.html?support=video

Marlène Coulombe. Elle souligne à raison le courage de cette Commission. Ai beaucoup apprécié le témoignage de cette travailleuse sociale, accompagnée de son frère, tous deux proches du drame de la Famille Rouleau; le témoignage de cette famille à la 1e journée de la CSSS/QMD à Montréal le 7 septembre fut remarquable et marquant. (http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-31925.html ). Il est touchant et troublant de savoir que M. Roland Rouleau ne se serait pas suicidé et serait encore vivant, si un médecin aurait pu lui promettre une aide active à mourir, le jour décidé. Pour elle, l’euthanasie volontaire est un soin complémentaire de fin de vie et elle devrait être accessible même aux plus démunis; question de justice élémentaire, dirait Hubert Reeves. «Roland, avec SP, a eu le courage et la dignité de faire dix heures de route pour venir nous saluer quelques jours avant s’enlever la vie violemment, délibérément et isolé.» Ce qui unit la famille Rouleau, c’est le respect de SON choix; une aide active médicale aurait tellement été mieux pour tous; le CMDL y croit tellement. «Ce sont nos opinions et notre société qui l’ont tué.» «La raison d’être du médecin est de sauver des vies»; il y a plus : aussi de sauver des fins de vie dignes et libres. «Chaque mourant a droit à sa perception de SA dignité et à son libre-choix.» Le famille Rouleau a beaucoup cheminé à travers ce drame; la CSSS/QMD aussi; nous aussi.  Témoignage à voir et à revoir.

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33331.html

 

Conseil québécois des gais et lesbiennes/CQGL. Témoignage touchant; ces personnes ont tellement eu à se battre pour leurs droits, mêmes si minoritaires; leur combat nous montre le respect envers les mourants, peu nombreux soient-ils, qui veulent un coup de main actif médical pour terminer leur vie. Ce Collectif dit : toute aide et toute décision doivent être liées à l’humain et à sa liberté de conscience; mourir avec et dans la dignité, avec des soins appropriés et sécuritaires; une aide médicale active si nécessaire et si librement voulue est tellement préférable aux suicides souvent horribles et solitaires des finissants de la vie; une vie à soi ( cela me rappelle l’excellent film/ONF de Lina B Moréco «Mourir pour soi») ; la vie d’une personne lui appartient du 1e souffle jusqu’au dernier ; une philosophie humaniste aidera au mourir plus décent et humain; les directives anticipées de fin de vie doivent avoir un force de loi; l’acquisition d’un droit nouveau est toujours précédé de catastrophes annoncées qui ne se réaliseront point; on doit légiférer pour des exceptions, des minorités; cela n’enverra pas de signal négatif; un besoin «d’une offre de services globale et sécuritaire pour tout le monde».

Un témoignage porteur de concepts autres : «la famille choisie et la protection des décideurs» professionnels et des aidants-accompagnateurs choisis contre les poursuites; M. Foster dit avoir été terrorisé très longtemps par la possibilité de telles poursuites des membres des familles traditionnelles. Une remarque me hante depuis longtemps : la famille d’aujourd’hui s’est beaucoup transformée et on ne peut plus parler en SP comme ailleurs de la famille traditionnelle comme il y a 30 années; elle est souvent recomposée. Une autre remarque majeure : c’est à la personne mourante de désigner QUI l’accompagnera en fin de vie et ce sera à respecter. Ça fait partie de SA dignité. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33355.html

 

 

Office des personnes handicapées du Québec/OPHQ. Le CA a travaillé fort pour en arriver à un consensus chez les membres du CA : oui au suicide assisté uniquement si la personne mourante ne peut le faire elle-même (aujourd’hui, avec tous les moyens techniques…!). Choix ntéressant, mais lourd, faible car peu balisé, peu contrôlable et encadrant, et plus ou moins sécurisant; la présence du médecin du début à la fin n’est pas assez marquante. Tout cela au moment où notre Collectif, le BQ, le CMQ, le RPCU, mon OTSTCFQ et autres ne s’intéressent surtout qu’à une aide médicale active, balisée et contrôlée, (euthanasie sous conditions) et à la présence du médecin du début à la fin. Bonne nouvelle : cet Office ne dit pas craindre l’élimination de leurs membres, souvent à tord annoncée par les militants du Statu quo porteur d’impasses et d’insécurités professionnelle et sociétale; aussi, l’OPHQ est favorable au libre-choix. Ma déception porte sur : c’est comme si l’implication si importante de la personne mourante n’est pas au centre du processus du mourir médicalement assisté, balisée et contrôlée; il est incorrect de dire que toute douleur dans un mourir peut être soulagée et de laisser croire que la sédation terminale sera acceptée et acceptable par et pour tous; il y a tellement plus que le contrôle des douleurs dans une demande d’aide active à mourir par un mourant. Ai travaillé pendant 30 années dans un Centre de réadaptation… http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33357.html

 

 Colombe Le Houx. Elle a enseigné pendant 22 années en sciences infirmières dans un Cégep et… Elle souligne l’excellence du Document de consultation. Craint beaucoup les dérives et les glissements, et elle en prédit si le Gouvernement ouvre la porte à une aide active médicale à mourir, bien encadrée soit-elle; elle est «contre les choix contre la vie». «Je suis contre l’euthanasie, contre TUER-Éliminer…»; madame me paraît se situer loin d’un regard et d’une éthique laïques et me semble proche du discours religieux faisant peur et annonciateur de catastrophes sociétales, dont la perte de confiance dans nos médecins. Le 21 octobre, j’ai participé moi aussi à la conférence du médecin jésuite belge Marc Desmet; madame devrait l’écouter à nouveau et mieux l’entendre. Il a dit tellement plus. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33359.html

 

Au micro. Christiane Lachance nous relate son expérience épuisante et parfois d’horreur de longs accompagnements de proches dans leur mourir. Elle est pour l’euthanasie, seulement si exception; elle est pour le développement de véritables soins palliatifs pour tous, incluant l’euthanasie.  Gaétane Bergeron, infirmière retraitée après 35 années de soins, est favorable à l’euthanasie si encadrée restrictivement, et pour tous les âges et les statuts sociaux; pour le développement des SP; surtout pour le RESPECT de chaque personne en fin de vie, jusqu’à la fin. Témoignages «impactifs». http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33361.html

 



Par Yvon Bureau le 2010-11-15 à 07:36:40

Aîné mourant avisé, aîné plus protégé contre les abus

La SQ, la FADOQ et le CSSS Cavendish unissent leurs efforts pour mettre sur pied un programme de prévention contre les abus sur les personnes aînées. (Le Devoir, 11-11-2010)

 

J’y ai fait le commentaire suivant : Aîné avisé, aîné protégé. Aîné finissant de la vie avisé, aîné protégé. Rien de mieux que des consentements ÉCLAIRÉS/AVISÉS et libres pour notre protection et pour l’éloignement des abuseurs. Sénèque, il y a 2000 ans, disait que les motifs des accompagnateurs des mourants étaient soit honnêtes soit honteux. Je dis, soit nobles soit ignobles. Merci aux initiateurs de cette initiative.

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-11-14 à 06:52:35

Ce n'est pas un meurtre Le Devoir Lettre de YB le 9-11-2010

http://www.ledevoir.com/societe/sante/310507/lettres-ce-n-est-pas-un-meurtre



Par Yvon Bureau le 2010-11-12 à 17:56:35

15e Journée de la CP Québec 2-11-2010

Remarque générale : tout un avant-midi porteur de plus de dignité, de primauté de la personne en fin de vie et de son respect jusqu’à la fin. Oui à la valeur légale explicite des directives anticipées écrites de fin de vie.

Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux / AQSSSS. Elle félicite la Commission, à raison. Impressionnant tant par le contenu de son rapport que par le nombre des participants. Un témoignage tellement attendu; près de 85% des mourants décèdent dans leurs établissements. Elle ne veut pas que le mourant souffre, soit délaissé et oublié; j’ajoute : et qu’il soit écouté, reconnu et entendu jusqu’à la fin. Tellement d’accord lorsqu’elle demande une loi claire pour encadrer les directives anticipées écrites de fin de vie et une facilité à les repérer dans le dossier; le CMDL demande que le MSSS produise des formulaires clairs à cette fin et qu’il invite ceux qui en ont produits depuis des années et dernièrement pour en faire une ébauche. Faut développer les soins palliatifs «adaptés aux différentes situations» et aux différents personnes; des soins de fin de vie appropriés et personnalisés, quoi ! Sans se prononcer sur l’euthanasie, elle ajoute que, si l’ANQ ouvre un peu la porte, que ce soit très bien encadré, avec des normes nationales; comme le CMDL demande que cette aide médicale active à mourir soit balisée et contrôlée. Seul le v-p utilise à tord les verbes Tuer et Être tué : il lui faut lire la position du médecin jésuite belge Marc Desmet; une aide médicale active à terminer volontairement sa vie (ce qui n’a rien à voir avec un meurtre); et si l’Ancien Testament parlait surtout du «Tu ne commettras pas le meurtre». Faut développer les soins de fin de vie, spécialement EN AMONT; faut développer ces soins à domicile. Avant de pousser à fonds pour la réalisations de ses recommandations, la Politique en soins palliatifs de fin de vie(2004-MSSS) devrait être revue et corrigée à la lumière du nouveau concept de soins  «appropriés et personnalisés» de fin de vie. À lire et à regarder absolument : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33137.html

Regroupement provincial des comités d'usagers / RPCU. Le RPCU a rappelé la primauté de l’humain, de la personne en fin de vie; comme le CMDL et le Barreau du Québec recentrent les soins de fin de vie sur la personne, sur son seul intérêt et sur son choix. Ce regroupement a fait une consultation remarquable auprès de leurs 600 comités d’usagers. Les répondants se sont dit favorables à 90% à l’euthanasie sous conditions, et à 55% en faveur du suicide assisté. Le respect de la personne en fin de vie, jusqu’à la fin.

Un point fort important et essentiel : ce regroupement propose une trousse d’informations (écrite et audio-visuel), neutre et facile à comprendre par tous, pour que leurs usagers puissent donner des consentements et des refus ÉCLAIRÉS et libres. Ce regroupement demande de s’éloigner des gros mots «euthanasie et suicide assisté», trop lourds d’émotivité; à raison; parlons donc d’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée. Le choix approprié des mots aide à l’établissement d’un éthique d’action, loin des passions inutiles et favorisant une action professionnelle appropriée. «Tout est dans les mots et dans les nuances», dit-il.

Un souvenir. M’adressant à de nombreux médecins réunis au Château Frontenac, j’osai leur dire que ce qui est le plus noble en médecine, c’est de demander et de recevoir des consentements éclairés et libres. J’ajouterais : et de les respecter, jusqu’à la fin.

La v-p Hyvon a raison de qualifier votre témoignage de «précieux et de privilégié« pour la Commission. À revoir+++ http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33139.html

 

Madame Guylaine Morin. Ai bien hâte au témoignage de l’OPHQ, le 11 novembre prochain, à Québec. Un rappel des commissaires maintes fois entendu : jamais et au grand jamais, la CSSS/QMD a eu, a et aura l’intention d’éliminer qui que ce soit. «Jamais il a été question d’écourter la vie d’un enfant handicapé.» Ce témoignage m’a rappelé mes 30 années comme t.s. à l’IRDPQ de Québec, un centre de réadaptation physique.

Madame Geneviève Laplante. Un témoignage «bien senti et décapant», dit la commissaire Hyvon. « C’est ma révolte à moi qui parle aujourd’hui.» Elle a vécu un drame : elle «a enterré sa mère douze ans après son décès» (Elzheimer). Elle croit, le CMDL aussi, que s’il n’y a pas d’ouverture pour une aide médicale à mourir, le nombre des suicides augmentera chez les personnes âgées et les mourants, et il est croissant déjà. L’importance de faire son testament de fin de vie pour «ne pas tomber des les mains soit de ceux qui nous aiment trop soit de ceux qui ne nous aiment pas assez». L’importance aussi de l’équipe interdisciplinaire qui devrait décider bien avant la famille, comme un comité exécutif, si la personne est inapte et sans directives anticipées. Ma proposit écrite dans mon livre : que cette équipe et la famille se réunissent; se demandent ce que la personne inapte choisirait si lucide pendant quinze minutes et ayant reçu toute l’information appropriée; et centrer le plan de soins sur ce choix. Plus le mourir est complexe, plus le rôle de cette équipe est nécessaire. «Ne pas traiter une personne comme une chose» à soigner et à accompagner. L’euthanasie sous conditions, «ce n’est pas tuer, c’est aider un mourant à terminer sa vie». Quelle sagesse audacieuse et respectueuse, chez cette dame au langage coloré et direct ! Joyeux. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33157.html

Paul Biron / Josée Lafontaine. Partisans du vivre jusqu’au bout (de quoi et de qui ?) et du mourir naturel (c’est quoi au juste?). Peur qu’on élimine les vulnérables; M. Reed leur a rappelé «qu’il n’est pas question d’imposer l’euthanasie à qui que ce soit». Selon eux, il ne faudrait pas écouter les personnes mourantes qui demandent à mourir; inquiétant. Et devant la personne qui veut être une personne CONSIDÉRÉE comme une personne libre jusqu’à la fin, vous faites quoi et au nom de quel dieu et de quels principes ? Triste.

Association québécoise des directeurs et directrices d'établissements d'enseignement retraités.  Une présentation solide et bien préparée. La volonté de la personne doit primer. Le testament de fin de vie doit avoir une «prédominance légale». Il doit être question de la prédominance du caractère sacré de la vie basé sur l’autonomie de la personne, selon le député des Iles. Selon cette Association, il y a un besoin d’un vrai encadrement sécuritaire, avec des règles strictes, qui protègera des dérapages; le CMDL est très d’accord avec elle. Un de leurs souhaits : nous devrions apprendre à mourir. Pour les finissants de la vie, à quand des cours pour un mourir informé, digne, libre et porteur de vie pour leurs proches et pour leurs soignants ?  Encourageant. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33173.html

Chevaliers de Colomb. «Merci au Gouvernement d’entendre le peuple sur un sujet important et inquiétant». Partisans pratiquants très catholiques qui s’opposent totalement à toute aide active médicale à mourir, au nom du «Tu ne tueras point» de la Bible; invitation à lire les propos du Dr belge jésuite Marc Desmet. Une position «traditionnelle fondée sur des valeurs non-négociables»; difficile, le dialogue; pendant ce temps, les valeurs changent, la population québécoise change…(Tu changeras au besoin en cohérence avec tes valeurs mises à jour et tu vivras selon ta conscience…, disait un psychothérapeute). Selon eux, «ce n’est pas à l’État de faire de l’éthique et de la morale»; inquiétant. Un rappel d’une citation de la député fédérale Francine Lalonde : la religion des uns ne doit pas devenir la loi des autres. Pour les ultra-religieux, ce rapport très volumineux et documenté plaira. Pour les autres, à déconseiller ! Trop triste.



Par Yvon Bureau le 2010-11-09 à 09:16:15

Un médecin jésuite belge en SP et l'euthanasie

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201010/29/01-4337374-un-medecin-jesuite-belge-et-leuthanasie.php

Nous avons travaillé fort pour la parution de cet article sur Cyberpresse; il répondait indirectement à 3 auteurs de lettres ouvertes opposés à l'extrême à toute aide médicale active à mourir.



Par Yvon Bureau le 2010-11-03 à 06:54:21

Mourir longtemps, ça profite surtout à qui ?

Le Congrès canadien de soins palliatifs 2010, « Changer la perspective nationale sur les soins palliatifs », s’est déroulé du 28 au 31 octobre 2010, à Ottawa. À la fin de ce congrès, un Communiqué de presse a suivi, titré « Les soins de fin de vie de qualité ne devraient pas dépendre de l'endroit où vous vivez». Fort bien. Demandez une copie à  madame Kavanagh, coordonnatrice des communications à l’ACSP :jkavanagh@bruyere.org .

 

Je leur ai répondu que les Soins palliatifs vont devenir de plus en plus, comme perspective nouvelle, les Soins appropriés et personnalisés de fin de vie. L’ACSP a refusé mon offre d’aller parler à son congrès de la CSSS/QMDignité, de ce qui se passe et de ce qui se passera au Québec, des impacts plus que possibles sur le Canada…, voulant y apporter une perspective autre.

 

C’est qui est troublant et questionnant dans ce Réseau, tant canadien que Québécois, c’est la présence des nombreux intérêts en jeu et, par le fait même, de la présence des conflits d’intérêts. La place du «Seul intérêt de la PERSONNE en fin de vie et de sa liberté de choix» semble absente.

 

Une énorme et une audacieuse question : à quoi ça sert et à qui ça profite le plus le «Mourir longtemps» ?

 

 

 

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-11-02 à 15:54:50

Ce n'est pas un meurtre

Le 28 octobre dernier, à Québec, j’ai donné une conférence à 50 personnes retraitées de l’enseignement. À un moment donné, je leur ai demandé de fermer les yeux pour un sondage-maison indicatif; seul moi je gardai les yeux ouverts.

 

1e question : qui a fait son testament : environ 45/50 ont levé la main.

 

2e question : qui a fait un mandat en prévision de l’inaptitude : 40 /50 ont le la main.

 

3e question : qui a écrit ses directives anticipée de fin de vie : 30/50 ont levé la main.

4e question : selon vous, lorsqu’un médecin aide une personne mourante à finir sa vie, à sa demande expresse, éclairé et libre, ce médecin commet-t-il un meurtre : 0/50 a levé la main.

 Quel geste signifiant et significatif !



Par Yvon Bureau le 2010-11-01 à 13:15:09

14e Journée de CP Québec 26-10-2010

AFEAS. Cette Association veut «une société fondée sur les valeurs de paix, d’égalité, d’équité, de justice, de respect et de solidarité». Et de liberté, bien sûr, spécialement en fin de vie. Depuis quelques années, elle a mené une consultation démocratique et intense auprès de ses 12 000 québécoises quant au mourir dans la dignité; elle a affirmé tôt qu’une personne en fin de vie irréversible devrait pouvoir, si elle le veut, demander et recevoir une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée. Elle a secondé beaucoup les efforts de madame Francine Lalonde, à Ottawa, pour la décriminalisation de l’aide médicale active; sans le succès escompté. Cette Association a dit : le débat actuel est incontournable; on doit passer des soins naturels aux soins appropriés de fin de vie; on doit respecter un mourant quand il dit, dans sa tête et dans son cœur, que «c’est assez»; le droit à la vie et le droit à mourir dans la dignité vont ensemble; il est injuste à une personne en fin de vie de vivre contre son gré; cela ne va pas à l’encontre du droit commun, tout au contraire; les SP et autres (appropriés et personnalisés) doivent être disponibles partout au Québec, le plus tôt possible; une aide médicale active demandée librement peut-être un acte sacré de compassion. Gratitude et admiration à cette Association si porteuse de vie et de solidarité humaine. Si notre CSSS/QMD est, vous en êtes un des grands responsables. MERCI, Aféas, et admiration à vos dirigeants.

Georges Sobolewski. Seul, bien préparé et ayant fort réfléchi, se cherchant parfois dans ses documents, il propose le droit de pouvoir mourir PAISIBLEMENT entouré de ses proches de son choix; c’est l’inattendu qui brise cette paix; ce qui augmente la sérénité, c’est lorsque l’on peut choisir l’heure de son départ; le soin de la sédation terminale (pour laquelle on doit donner un consentement pleinement éclairé et libre) ne contribue pas à plus de paix dans le mourir, au contraire. Selon lui, le deuil est facilité par la paix apportée par le respect de la volonté du mourant; il a tellement raison, et le médecin jésuite belge M(pour lequel on doit donner un consentement pleinement éclairé et libre) arc Desmet l’a dit aussi. Ce qui l’amène à cette positon, c’est le mourir indigne et dégradant d’une personne qu’il a accompagnée dans un hôpital de Québec. Il aimerait que l’on nomme l’aide médicale à mourir «La dernière intervention». Je ne partage pas sa position quant au rôle des aidants à mourir activement; le CMDL est clair, seul le médecin peut aider à mourir activement. Il affirme avoir beaucoup de respect pour les SP, mais en ajoutant que les SP sont «bloqués par la doctrine de la mort naturelle»; à raison, il y a blocage et fermeture empêchant la primauté de la personne, l’éthique de terrain, le dialogue éthique, le respect du libre choix jusqu’à la fin. Avec humour et avec grand sérieux, il dit : «Devrions-nous criminaliser la césarienne?» Message compris, monsieur. 

Mme Hélène Bonin. Le ton est hautain, agressif, et le message est vite plein de jugements et de remarques inappropriées quant à la Commission. Le président, avec ses 16 années de vie parlementaire, a eu raison de lui faire une longue leçon sur la démocratie respectée dans ces travaux parlementaires; il lui a dit que ce débat est «très sain pour la société» et qu’il est très fier du travail solidaire des commissaires; à raison. Une remarque bizarre : que si le Barreau est d’accord pour l’euthanasie, que ce soit non les médecins, mais les avocats qui posent l’aide finale à une vie ! Madame Bonin, superviseure de stage, aura à apprendre à ses étudiants l’ouverture à l’autre, l’humilité dans les soins et les accompagnements, la solidarité humaine, la compassion, le non-jugement et le grand respect de la liberté de l’autre, tout spécialement lors de SA fin de vie. 

Mme Marie-Dominique Rouleau. Elle félicite la Commission pour son exercice de haute démocratie. Le mourir peu digne de son père, homme de tête et de cœur, l’amène à témoigner; elle souhaite spécialement que la personne en fin de vie puisse donner des consentements éclairés et libres, étant ainsi considérée comme personne centrale jusqu'à à la fin; et que la personne connaisse mieux le droit au refus de traitements et que l’exercice de ce droit soit facilité. Elle a dit : seul le mourant peut définir sa dignité; le respect de la dignité du mourant est une tâche citoyenne qui nous incombe; les aînés devraient se donner de la formation sur leurs droits, leurs responsabilités et leurs libertés en fin de vie (développer les soins appropriés de fin de vie invite au développement du potentiel de la personne en fin de vie; d’accord avec cela depuis 25 années); elle demande des niveaux de soins plus élaborés; elle est en accord profond avec la position du Barreau du Québec (le seul intérêt de la personne et SON intention, et la primauté de la personne et de son autonomie); elle se réjouit du fait que nous sommes un société de droit dont on est fière; elle n’a pas peur qu’on aille ni trop vite ni trop loin dans l’aide active médicale à mourir; il est injuste que les SP soient surtout pour les cancéreux dont les organismes associés sont grandement subventionnés; les soins de fin de vie doivent être inclusifs; garder le statut quo serait arbitraire et dangereux. Témoignage à voir : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33053.html 

Maison Michel-Sarrazin. Tout d’abord, le CMDL ne cesse de dire son émerveillement et sa gratitude devant l’extraordinaire travail fait par la MMS et devant les excellents soins et les accompagnements par le personnel du quotidien en SP.

Notre Collectif est plus critique quant à ses dirigeants. Observation révélatrice: deux Évêques québécois ont témoigné dernièrement en compagnie d’un ex-médecin de la MMS; le dg de cette maison témoigne aujourd’hui accompagné d’un philosophe à l’allure d’un théologien. Le ton du dg est rapide et sec; le temps de parole est très monopolisé; le mémoire est très volumineux, voulant impressionner et convaincre; le ton du philosophe me semble professoral et suffisant. Parlant des dérives possibles, il faut avoir l’estime au-dessus de la norme pour inviter la Commission à discriminer les études présentées par les autres témoins et à se référer surtout aux David Roy, Margaret Somerville et Jocelyne St-Arnaud; se référer davantage aux rapports gouvernementaux officiels des pays de la Belgique, de la Hollande et des États de l’Oregon et de Washington donnent plus de crédibilité.

 

Dans ces pays, la relation de confiance entre le mourant et le médecin ne s’est pas détériorée, au contraire; les soins palliatifs s’y sont davantage développés. Vouloir faire peur pour convaincre diminue la crédibilité de votre discours. Toujours surprenant et dominant de vouloir toujours interpréter et décoder les demandes «Je veux mourir, c’est assez, je veux que ma vie prenne fin…»; les SP se doivent, en plus d’écouter, surtout d’ENTENDRE les personnes en fin de vie; c’est comme si une surdité exprimait une fermeture à l’autre et à son seul intérêt et à SA volonté ultime, et favoriserait son non-respect jusqu’à la fin, plaçant les soins, les soignants et votre établissement, si réputée soit-il, au-dessus des personnes en fin de vie.  

 

Les dirigeants de la MMS et du Réseau québécois des SP semblent terrorisés devant la venue possible de l’aide médicale active à mourir, même balisée et contrôlée, comme un soin exceptionnel approprié et personnalisé de fin de vie; devant cette possibilité, le CMDL, des Corporations professionnelles et la population en générale, sage et confiante, demeurent calmes et sereins; le respect de chaque personne mourante jusqu’à la fin donne tellement de sérénité et de crédibilité sociale. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33053.html

 

 

Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic. Défendre les droits et les intérêts de nos 25000 membres; à la demande du Barreau du Québec, une invitation à la centration sur le seul intérêt de la personne en fin de vie et de SA volonté nous est de mise. Se référer aux médecins Vinay et Boivin est bien, mais insuffisant; consulter le Dr Marcel Boisvert et autres serait approprié. Parler de l’euthanasie comme solution facile pour le financement manque d’élévation; le député Reed a eu raison de vous dire «JAMAIS, à aucun moment, la CSSS/QMD n’a parlé de l’euthanasie pour sauver de l’argent». Comme l’OIIQ, votre Association dit ne pas ne pas vouloir se prononcer, mais votre discours, vos références et vos exemples expriment une opposition défavorable à toute aide active médicale à mourir; ce qui n’est pas la position de tous vos membres, bien au contraire. Bien d’accord avec vous pour le développement des soins de fin de vie; restera à préciser lesquels, parmi les soins appropriés. Vos réponses aux questions des commissaires furent intéressantes, mais pas suffisamment à la hauteur attendue. Voici une hypothèse à réfléchir : le taux du nombre de suicide chez vos membres en fin de vie diminuera drastiquement s’ils ont la garantie qu’une aide médicale active à mourir sera possible, si nécessaire et si librement demandée.

Mme Jocelyne Gagnon et M. O’Nil Dumont. Ils veulent le développement +++ des soins et ils ont une admiration infinie envers la Maison Michel-Sarrazin. Ces personnes expriment une énorme peur, que si l’euthanasie  même sous conditions était permise, notre société éliminerait ses vieux, ses mourants, ses personnes handicapées. Nos députés ont grandement essayé de les rassurer. Ai bien hâte d’entendre le témoignages de l’OPHQ.

Carpe Diem. Nous ne pouvons qu'être pleins d'admiration devant la dg Nicole Poirier, son équipe et leur IMMENSE réalisation. La Maison Carpe Diem est reconnue à travers tout le pays, même à l'étranger; les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer sont privilégiées. Madame Poirier dit : travaillons à bonifier au maximum les conditions de vie de nos usagers; évitons l'acharnement thérapeutique; il y a toujours quelle chose à faire; nous travaillons sur la relation et non sur l'atteinte des résultats. La MCD s’occupent de 15 résidents et de 150 personnes à domicile; impressionnant. 

MCD est totalement opposée à une aide médicale active, même si une personne l'a indiqué dans ses directives anticipées écrites de fin de vie; elle a la conviction que la personne atteinte changerait d'idée devant la qualité des soins et de l'accompagnement. Ici, problème il y a. Voltaire a dit que le mieux est l'ennemi du bien. Le bien et le très bien, selon moi, passeront aussi par le respect de la volonté ultime de la personne en fin de vie. Pire, l'annonce du non-respect des directives anticipées risque grandement de faire augmenter le nombre des suicides chez leur clientèle. Comme à la MMS, il ne faut pas être bloqué par la doctrine de la loi naturelle; mourir et disparaître, c’est notre destin très naturel. Le député Reed a eu raison de vous rappeler que jamais l'euthanasie ne sera imposée à personne et que la liberté ultime devrait être respectée chez la personne en fin de vie. C'est l'exemple de la page 20 du document de consultation qui vous a amené à la Commission. Tant mieux, nous avons beaucoup appris de vous, et vous ferez de même avec les travaux de cette CSSS/QMD.



Par Yvon Bureau le 2010-11-01 à 13:28:47

13e Journée Saguenay 22-10-2010

Commentaires généraux. Très belle salle pour la Consultation publique. Près de cent cinquante personnes. Très majoritairement des femmes. Plusieurs représentaient les maisons de soins palliatifs de la région. Les Commissaires, toujours nobles, ouverts, respectueux, généreux et intelligents.

 

Collectif des Femmes Engagées d’Alma. Ce Collectif fait vite passer les grands principes avant la personne en fin de vie et sa liberté de choix : «Le droit à la vie-Le droit au respect la dignité». Ce Collectif fait passer le principe de la dignité humaine avant la dignité ce chaque personne en situation de fin de vie; une éthique lointaine, quoi. Ces grands principes lointains servent beaucoup à teinter leur témoignage négatif, fermé et quasi agressif (femmes engagées ou enragées ?!) quant à la CSSS/QMD. «Un non sans équivoque à la légalisation de l’euthanasie»; le CMDL est totalement contre l’euthanasie non volontaire, mais, parfois, si nécessaire et si librement voulue, pour une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée. Les grands principes et plusieurs croyances religieuses amènent des éthiques faibles et des dialogues quasi impossibles, ce qui est porteur de tristesse relationnelle entre le finissant de la vie et ses soignants-proches-accompagnateurs. Le commissaire Reed a eu raison de rappeler la primauté de la personne et de SA volonté, et que les gens ont beaucoup plus peur du comment ils vont mourir que du mourir lui-même. Cette présentation a préparé la table au témoignage suivant, pour une position contraire.

 

M. Jean-Pierre Béland. Philosophe et éthicien. Ai beaucoup aimé sa présentation, pleine d’une philosophie et d’une étique rafraîchissantes et porteuses. «La PERSONNE d’abord, dans son autonomie». Il a dit : l’accompagnement éthique permet la liberté ; on peut tuer la personne en l’enfermant dans un principe ; l’abus de pouvoir via les grands principes ; quand on n’a pas de loi appropriée, on n’a pas de soins appropriés ; parler d’une éthique de l’action et de la situation réelle et non de grands principes ; les soignants ont besoin d’une éthique de l’action pour sortir de leurs impasses ; parler de la souffrance, de la sérénité et de la sécurité des soignants ; le dialogue éthique, que souvent les grands principes rendent impossible ; pour une éthique de la vigilance et du dialogue ; les directives anticipées de fin de vie prolonge dans l’avenir la liberté du finissant de la vie ; les éthiciens et les moralistes qui se disent grands sont animés par de grands principes, étant plus des «principistes» lointains que des personnes de l’action clinique ; Dieu aurait donné la liberté à l’homme pour qu’il se libère, selon un auteur russe.  Témoignage à écouter et à lire sur le site de la CSSS/QMD.  MERCI Jean-Pierre !

Le 13 avril 2007, avec le Dr Yves Bolduc et autres professionnels, JP Béland réalise la tenue du Colloque Mourir dans la dignité, à l’Université du Québec à Chicoutimi. En 2008, il assume la direction du livre «Mourir dans la dignité ? Soins palliatifs ou suicide assisté, un choix de société»,  paru en février 2008. Il a publié plusieurs autres livres touchant à l’éthique et à la philosophie.  

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33025.html

 

PM

 

Mme Marie-Josée Gobeil. Quel témoignage touchant et inspirant ! Désolé pour l’interminable mourir et le non respect de la volonté de votre mère. Sur une année. Elle a dit : je suis heureuse de cette Commission; elle souligne les méga-valeurs de la société en jeu; ce ne sont pas les soins généraux et les SP qui font défaut, c’est le non respect de la volonté de ma mère, celui d’une aide active médicale pour mourir; ma mère a suivi le conseil de son médecin, soit celui d’arrêter de manger, ce qu’elle fit, et elle devenue une momie sans bandelettes; depuis des années, sa mère, battante toute sa vie, disait que si elle était condamnée, elle voudrait recevoir une aide à mourir, pour ne pas mourir à p’tit feu; craignant le long dépérissement et le laid amaigrissement, sa mère voulait mourir belle, habitant sa fierté; tellement au bout de son cors, sa mère n’a pu être embaumée; toute la famille se demandait où était la dignité; on a pitié d’un chien, mais pas d’un humain;  l’émotion ressentie au décès de sa mère, la joie; les coûts psycho-sociaux, familiaux et institutionnels de cette année du mourir de ma mère sont énormes; elle est pour une aide médicale active sous conditions et sous contrôles; elle croit au rôle d’une équipe bio-psycho-sociale pour l’évaluation des demandes d’aide active médicale; le mourant a droit à sa dignité, au respect de SA volonté, à son intégrité, à son honneur, à sa réputation; aucune dérive n’a eu lieu dans les pays où… À écouter : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33027.html

 

Mme Marthe Asselin Vaillancourt. Quelle personne extraordinaire avec ses 80 années de vie et d’expérience. Quelle personnalité ! Allez sur Google lire sur sa contribution magistrale à notre société. Quelle autorité pour venir proclamer le libre-choix, donner primauté au respect de la liberté de chaque personne en fin de vie. Elle dit que la PERSONNE « est la seule juge de la qualité de sa vie et de sa dignité». Elle affirme aussi que «c’est une erreur que d’opposer Soins palliatifs et euthanasie, ce qui convient dans certains cas, peut-être inapproprié dans d’autres»; quelle sagesse et quel respect pour chaque personne ! Elle s’inspire beaucoup du comité éthique du Comité pour les sciences et la vie de France. Libre-choix tant pour le mourant que pour le soignant. D’accord avec vous, madame Asselin Vaillancourt; cessons de parler du «testament biologique, de vie ou de fin de vie; gardons le mot »testament» pour celui du testament valable après notre mort; parlons des directives anticipées de fin de vie. D’accord aussi avec vous pour souligner la grande richesse de nos chartes et de notre Code civil; pour le développement de soins  personnalisés de fin de vie. Merci, chère personne, pour votre vie si bien remplie d’entraide et de solidarité; vous faites vraiment honneur à notre humanité. 

 http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-33029.html

 M. Georges Villeneuve. Triste et difficile à écouter.

 

Période de micro ouvert.

Période de micro ouvert. Michelle Houle affirme qu’une loi permettant une euthanasie bien encadrée est justifiée de nos jours. Une dame bénévole depuis 50 années, mère de 10 enfants, grand-mère de 27 petits-enfants, arrière grand-mère 11 fois, est aussi en faveur. Madame Simard souligne que seulement la personne doit choisir et que les pressions de tous genres soient tenues au loin. Une jeune dame est venue rappeler de ne pas aller vers trop de permissivité et de facilité; aider à mourir sans ou avec euthanasie sous conditions, n’est jamais facile, madame.

 

Note finale : mesdames Gobeil et Asselin-Vaillancourt, et monsieur Béland, vous avez fait ma journée ! Le voyage à Saguenay en bus en a valu la peine, la joie ! Merci.



Par Yvon Bureau le 2010-10-31 à 16:31:22

Conférence de Marc Desmet à U Laval 21-10-2010 19H00 Médecin et jésuite, belge

 Le 21 octobre prochain, à 19h à l’Auditorium Hydro-Québec (Pavillon Pollack Desjardins, Université Laval), la Chaire Religion, spiritualité et santé a le plaisir de recevoir Monsieur Marc Desmet, jésuite et médecin en soins palliatifs en Belgique, pour une conférence publique intitulée : Euthanasie et l’expérience belge : des défis en termes chrétiens. Cette activité est organisée en collaboration avec l’Association des Intervenants et Intervenants en soins spirituels du Québec.

J’ai ADORÉ (!) la conférence de ce Dr belge en Soins palliatifs Marc Desmet, jésuite et médecin, responsable de l'Unité et de l'équipe mobile de Soins Palliatifs de l'Hôpital Jessa à Hasselt, Belgique-Flandres.  Œuvre dans un hôpital «de libres penseurs» de près de 1000 lits et faisant partie de l’Équipe mobile de SP.  Ai AIMÉ cette longue présentation, à cause du choix de mots, du fonds et du ton (tellement autre de celui de plusieurs médecins québécois ultra-religieux). Bientôt sur le site www.crss.ulaval.ca pour l’essentiel de sa présentation remarquable; à faire trembler des ultra religieux plus ou moins avoués des SP.

Il n’a pas fait et ne fait pas euthanasie, mais il a accompagné une trentaine de fois des mourants par euthanasie et leursproches, à leur demande. L’euthanasie sous conditions, «ce n’est PAS UN MEURTRE, ça n’a rien à voir avec un meurtre». «C’est parfois la moins mauvaise des solutions.» «Lorsqu’il n’y a plus d’autres solutions raisonnables.»

Il n’utilise JAMAIS les mots Tuer, Être tué, Éliminer, Donner la mort…; seulement «un médecin aide un mourant à terminer et à finir sa vie, à sa demande…». Nous sommes tellement loin du langage des médecins et autres professionnels ultra religieux québécois. Que ça fait du bien à entendre ! Le choix des mots aide à définir une éthique d’accompagnement et de soins, selon lui; à tellement raison. Utiliser des gros mots n’est pas «catholique», selon moi !

Une distinction. Le droit à l’euthanasie n’existe pas en Belgique; n’existe que le droit de demander l’euthanasie. Sur l’Index of Global Quality of Death (4-7-2010), la Belgique serait en 5e position; USA et Canada en 9e place; Hollande, avant; www.lifebeforedeath.com . 50% décèdent par euthanasie à la maison en Belgique; 80%, en Hollande.

Le Dr Desmet est pour des soins intégraux. Pour lui, SP et euthanasie peuvent aller ensemble. Enfin un médecin d’expérience en SP, jésuite, qui dit que cela ne vient pas tuer ou affaiblir les soins palliatifs (contrairement à ce qui est dit au Québec par des dirigeants de SP surtout); ce fut tout le contraire en Hollande, dit-il, depuis 1990, selon lui.

Il a dit ceci. Ça prend beaucoup d’humilité. Admettre la diversité. Prendre au sérieux le mourant. L’importance des attitudes et des intentions. Le souhait du patient et l’attention aux proches sont centraux. La liberté, la plus grande valeur chrétienne. Dans la tradition catholique, l’importance d’être en accord avec sa liberté de conscience. À l’intérieur du non-permis, il y a encore place pour beaucoup d’éthique et d’accompagnement. Les personnes qui meurent par euthanasie veulent aussi notre solidarité et être entourées; nos grands principes ne doivent pas leur en priver. Le deuil, chez les proches des personnes ayant reçu euthanasie, se fait mieux que chez les autres. Pas question de retour en arrière en Belgique, Hollande et Luxembourg; unanimité est. Faire euthanasie est loin de la facilité.

À la fin de cette soirée, lui ai donné une poignée de main de gratitude et d’admiration. J’étais et je le suis encore, en état de choc heureux. Quand la dignité, la compassion et le dialogue éthique sont au rendez-vous, le respect de la PERSONNE est.

2010-10-21 - Euthanasie et l'expérience belge: des défis en termes chrétiens [pdf]

Invitation à lire Tom Beauchamp When hastened death is neither killing nor letting die...  Voir sur Google
 



Par Yvon Bureau le 2010-11-02 à 16:48:19

Demain à Saguenay / Jean-Pierre Béland LA CSSS/QMD/CP

Depuis quelques jours, les médias sont avares d’articles et d’émissions sur les travaux de la CSSS/QMD.

 

Ce sera demain, à Saguenay, la 13 journée de la Consultation publique de la Commission.

 À surveiller : Le témoignage de monsieur le philosophe-éthicien Jean-Pierre Béland, à 11H00.

 

Le 13 avril 2007, avec le Dr Yves Bolduc et autres professionnels, il a réalisé la tenue du Colloque Mourir dans la dignité, à l’Université du Québec à Chicoutimi.

 

En 2008, il a assumé la direction du livre «Mourir dans la dignité ? Soins palliatifs ou suicide assisté, un choix de société»,  paru en février 2008.

 

Il a publié plusieurs autres livres touchant à l’éthique et à la philosophie. Conférencier recherché.



Par le 2010-10-21 à 11:12:03

12e Journée CP 15-10-2010 En après-midi Montréal

Association étudiante pour la justice sociale. «Corruption»; quel gros mot dans de si jeunes bouches ! Les conflits d’intérêts corrompent; Sénèque (il y 2 500 ans) dit aux accompagnateurs que leurs motivations seront soit honnêtes soit honteuses. Un rappel : le seul intérêt de la personne en fin de vie  et de son intention doivent primer; invitation à réfléchir sur les conflits d’intérêts. Lire svp la position du Barreau du Québec. Lire «Mourir, un acte de vie» de Frances Norwood/PUL 2010.  Chère future psychologue, vous allez accompagner des PERSONNES éclairées et libres, qui ne demanderont pas à être jugées, mais RESPECTÉES jusqu’à la fin; tout un défi, si intéressant. Je vous rassure; la population SAIT très bien de quoi on parle quand on parle d’aide médicale à mourir; les opposants parlent de confusion, stratégiquement. Que vos études vous apportent plus d’humilité et d’humanité et plus de compassion ! «Aider et servir mon prochain.»; avec respect +++. La position du CMQ a pris racine dans un long processus d’étude et de consultation et par une acceptation de tout son Conseil d’administration; à respecter, non ? Chers étudiants, le président vous a donné une leçon nécessaire, à raison, c’était mérité.  Svp, gardez le gros mot TUER pour le Code criminel. C’est le RESPECT et non pas surtout l’amour que l’on attend de vous, chers futurs professionnels de la santé, l’amour ne suffit pas. Dernier conseil :  l’éthique nous invite à donner un exemple et son contraire. Un «acte cruel», c’est de pas respecter la personne en fin de vie. Invitation à aller visiter en Belgique des médecins qui font d’excellents soins palliatifs incluant parfois l’euthanasie sous conditions; ce sont, croyez-le ou non, de BONS médecins (et parfois d’excellent parents et grands-parents) !

 

M. Vaclav Vychytil. «Vendeurs d’euthanasie et du suicide assisté, les politiciens.» «Une campagne pour faire accepter à la population l’euthanasie et le suicide assisté.» «Politiciens manipulateurs». M. a comme référence Dieu; libre à lui, respect à lui; invitation ne pas l’imposer aux autres, par respect. Monsieur, je vous rassure, les Québécois sont beaucoup habités par des valeurs profondément chrétiennes telles l’ouverture et le respect à l’autre, le non-jugement, le partage, l’amour, la solidarité… Ce qui va très bien ensemble, c’est l’autonomie et le caractère sacré de la liberté de la personne en fin de vie. L’euthanasie, «une illusion, un ballon vide, un élan vers l’abîme». Je refuserai toujours votre présence lors de mon mourir; je tiendrai au loin les «sensologues» et les «grandirologues». M., PERSONNE ne demande à être à TUÉ, mais à être aidé activement dans son mourir, en cohérence avec SES valeurs et avec SES croyances; aucun médecin ne demande un droit et un pouvoir de TUER  «Mourir dans  la dignité» n’est pas du tout le monopole des pro-choix. On demande seulement la décriminalisation, non la légalisation, de l’aide médicale active à mourir, sous conditions.

 

Mme Geneviève Lavoie. Elle a été préposée aux bénéficiaires pendant 8 années; maintenant enseignante au primaire. J’ai donné plusieurs conférences aux professeurs à la retraite; il y a eu accord sur, après avoir enseigné le savoir-vivre, place était à l’enseignement du savoir-mourir. Protéger les plus faibles de toutes pressions, très bien; mieux, les aider à mieux s’outiller pour l’expression de leurs droits, de leurs responsabilités et de leurs libertés; très mieux, de les entendre et de les respecter. Pas d’accord avec vous : les personnes âgées sont considérées, très souvent; j’accompagne mon frère aîné vivant en CHSLD; il n’y est pas un usager mais un résident; même plus, il y est président des résidents; de la considération ils en ont, j’atteste; je le visite souvent et le respecterai jusqu’à la fin. Bien sûr, bonifier la considération des aînés est toujours un objectif. Mourir n’est jamais facile pour personne, peu importe avec ou sans aide médicale active, croyez-moi. D’accord avec la persévérance; il y a aussi la valeur du respect à enseigner.

 

Mme Sandrine Futcha. Bénévole depuis 2008 auprès de  personnes âgées. Mourir est le propre surtout des aînés; accord. Très heureux que la famille entoure la personne en fin de vie dans votre pays d’origine; contrairement à ce qu’en pense peut-être madame Bombardier, plusieurs familles québécoises accompagnent très bien leurs finissants de la vie. Difficile d’avoir un jugement juste, loin de la Hollande; vous avez lu aussi les rapports officiels de ce pays quant au mourir des adultes et des enfants ? Parfois «vouloir mourir» veut dire seulement «Vouloir mourir»; en 1984, mon père a manifesté son «vouloir mourir»; nous l’avons beaucoup écouté et courageusement ENTENDU; il est décédé respecté jusqu’à la fin.

 

Carole Lafrance. Titre :«Je réclame le droit de choisir ma fin de vie». Une note agréable et une fleur pour la Commission pour finir cette semaine de consultation : «Courage politique et courage d’ouverture appréciés.» Pour le libre-choix, balisé, pour ce droit fondamental. «Respecter chaque personne.»  «Le concept de mort naturelle doit évoluer; on est plus en 1900.»  «Ai très peur de la situation actuelle sans balises, porteuse de dangers réels.» Elle cite le médecin français Denis Labayle qui a écrit en 2009 «Pitié pour les hommes/L’euthanasie, le droit ultime/ Éditions Stock .  Elle demande à raison «un encadrement légal clair» pour les soins appropriés de fin de vie.  Le Québec peut inclure un espace clair et sécuritaire dans sa Loi actuelle de la Santé. Elle cite à raison les propos honnêtes et sages du Dr belge Marc Englert, professeur et membre de la Commission fédérale de Contrôle et d’Évaluation de l’Euthanasie, affirmant que les objectifs de leur loi sont en grande partie atteints. L’euthanasie reste difficile, même si plein de respect et de compassion; selon notre Collectif, l’aide actif à mourir ne doit être que par un médecin. Un excellent témoignage à lire; remarquable, même. Merci Carole.

 

Période de micro ouvert

 

Lise C.  «La liberté» «Pourquoi on ne meurt pas pendant que l’on est en santé», dit sa mère. «Notre compassion est beaucoup plus grande que nos besoins personnels.» Contrairement  aux croyances de sa maman qui attend après le Bon Dieu, elle veut avoir l’écoute de son médecin pour une aide médicale active, si nécessaire et si librement voulue. «Mourir en santé», voilà le titre de ma conférence en Estrie, en 1987, lors d’un colloque sur la santé; atelier rempli à pleine capacité, à ma surprise; je parlais surtout de la santé psychologique et passablement de la santé physique.

 

Danielle Hudon. Déçue les réponses des Soins palliatifs; il est difficile de COMPRENDRE leurs positions et leurs déclarations, dit-elle.  «J’ai confiance dans les soignants.» «OUI aux SP ET au libre-choix, ça va ensemble.»

 

Diane Leduc. Ni pour ni contre. J’aimerais un loi au cas où ça irait mal. J’aimerais mourir «portée par une énergie de respect.»  Réanimé 4 fois, son père.  «Les médecins nous ont volé ce moment magique; on l’a réanimé».  Un Beauceron m’a téléphoné un jour, me disant avoir vécu cinq «mourages», par réanimation. À sa demande je lui ai envoyé le formulaire pour le refus éclairé et libre de la réanimation cardio-pulmonaire. Désolé, les réanimateurs à tout prix, il n’y a pas eu de 6e «mourage», car pleinement respecté enfin. En Hollande, des gens portent des médaillons ou des bracelets; cela est considéré comme faisant partie du droit au refus éclairé et libre. Ici et là, des personnes se sont faites tatouer sur leur poitrine DNR (Do Not Reanimate) ou NPR (Ne pas réanimer). Au Québec, à cette fin, une personne en CHSLD a fait placer un gros poster à la tête de son lit. Avec une ts, j’ai porté ce dossier au MSSS.; ce dossier a besoin de réanimation !

 

Claude Lemieux. Très honoré d’avoir ce droit de parole.  Cette Commission, «Un acte de maturité». Il espère être entendu à la fin de sa vie; il ne veut surtout pas que personne lui impose ses valeurs. L’aide médicale active à mourir, pas une obligation mais une option, dit-il. «La mort est sacrée»; mieux, le mourir de chaque personne est sacré  «L’intelligence du cœur», pour mieux soigner et accompagner les finissants de la vie.

 

 

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 10:04:26

12e journée 15-10-2010 En avant-midi Montréal

Remarque générale: c’est comme si les opposants à toute ouverture pour bonifier les soins de fin de vie, pour «Sortir des impasses» et des zones grises, se sont donnés rendez-vous, en monopolisant…  A force de vouloir tellement convaincre, les opposants perdent en crédibilité. A force de ne parler que du développement des soins palliatifs comme source de bonification des soins de fin de vie, les opposants en deviennent à trop s’unir et à imploser, par manque d’ouverture.

Mme Silvia Ugolini .Vos citations peuvent tout autant seconder l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, si demandée par une PERSONNE en fin de vie irréversible, éclairée et libre. Pas d’accord avec vous; j’admire la position de votre et de notre Barreau du Québec; vous semblez agressive contre votre Barreau, car en majorité il ne pense pas comme vous. Lisez aussi la position de l’OTSTCFQ. Madame Ogilini, la Commission a été crée le 4 décembre dernier, par vote nominatif, à l’unanimité et sans aucune opposition; cette Commission demande votre respect. Vos croyances semblent affaiblir votre crédibilité. Se référer uniquement à madame Somerville est peut-être bien pour vous, mais insuffisant et biaisé. J’ai beaucoup aimé les commentaires du président, grand en sagesse et en affirmation portant sur la confiance à avoir en nos médecins québécois. «Le ton  de la cohérence et du respect de la Vie»; il y a mieux : le respect de la PERSONNE vivante face à SON mourir qui veut terminer SA vie en cohérence avec SES valeurs. La compassion passe d’abord par le respect, ensuite par l’amour, madame Ugolini.

Mme Nicole Charbonneau Baron. Un bon départ, avec St-Exupéry. Après, tristesse. Attaque en règle contre le processus démocratique. Membre de l’Aféas. Je réécris : «la Commission a été créée le 4 décembre dernier, par vote nominatif, à l’unanimité et sans aucune opposition; cette Commission demande votre respect».  Si vous refaites le débat avec comme conférencier le Dr Vinay, ayez l’honnêteté d’inviter aussi le Dr Marcel Boisvert; osez aussi inviter les coresponsables du Collectif  Mourir digne et libre. Une remarque : L’Aféas n’a jamais voté pour l’euthanasie, mais «pour qu’une personne en fin de vie irréversible puisse demander et recevoir, de façon éclairée et libre, une aide médicale active, si nécessaire et si choisie».  Votre propos est choquant, heureusement révélateur. Croire être la seule (branchée sur Dieu) à avoir LA vérité laisse entrevoir des croyances bornées et nocives. Faux : la population était et est au courant du contenu de la CSSS/QMD. Vrai : votre désaccord.

 Mme Enante Emilius. «Débat nuisible et incohérent.» Gros jugement de valeurs qui ne semble faire honneur ni à vous ni à la Commission. Autre jugement triste : notre système de santé traite nos soignés comme des «Sacs de patates». Je dirais, avec humour, que ce n’est pas juste pour les patates ! Sérieusement. La CSSS/QMD a un espoir de bonifier tant le vivre que le mourir des québécois; à raison. Vous dites qu’on ne passe pas de loi pour des exceptions; et pourtant, on a passé une loi contre la peine de mort. Un accord avec vous : faut protéger les mourants contre toutes les pressions; tant pour les faire vivre au maximum que pour les faire mourir prématurément. La CSSS/QMD n’a de mandat que faire rapport à l’ANQ; elle a comme mandat aussi d’analyser toutes les conditions entourant la fin de la vie et de recommander toute bonification; c’est tellement plus que l’euthanasie et le suicide assisté; c’est une invitation à une centration plus grande sur la PERSONNE en fin de vie et surtout à la respecter jusqu’à la fin; c’est une réponse pour une sortie des impasses et des zones grises actuelles.

M. Frédéric Sparer. Enfin, un ton humaniste et de compassion; que ça fait du bien !  Avec ses 90 années de vie, il s’émerveille devant la Commission, source de paix. «Il y a un côté positif à donner la mort». S’émerveille devant Jean-Paul II et ses excuses à Galilée condamné injustement ; il fait de même pour les donneurs d’organes, devant la Croix rouge…. «Donner la mort peut être une vertu.»  «Les dérapages sont toujours possibles; mais l’évolution doit être encouragée.» Il favorise l’éducation plutôt que les croyances. Invite à l’ouverture à l’autre et à son respect. Prône l’enseignement du secourisme dans chaque école pour nous inviter à plus d’aide et d’entraide. «La mort de l’un peut restaurer la vie de plusieurs personnes.» Éloge de l’altruisme. «Tout mérite d’être réfléchi.»  Respecter la liberté ultime de la personne qui termine SA vie. «La souffrance autre que physique existe, et c’est très fort.» «Au nom de la liberté de la PERSONNE et de SA liberté; pas au nom des religions…».  «C’est tout à l’honneur de votre Commission…». «On ne peut pas tout réconcilier». «Je vous remercie infiniment du bonheur que vous m’avez fait de pouvoir m’exprimer dans une circonstance aussi exceptionnelle». Touchant. Touché. Je pleurs de joie. Un espoir : que les trois personnes qui l’ont précédé ce matin aient écouté et ENTENDU cette personne qui fait honneur à notre humanité. Je veux vivre jusqu’à 90 ans !!!

 



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 10:03:56

Lettre importante du Dr Marcel Boisvert

Je n'ai pas écouté hier soir les témoignages, mes excuses.  Devant le fait que plusieurs opposants se réfèrent à l'article du 4 octobre dernier, du Dr Antoine Boivin «Euthanasie : risques majeurs»; devant le fait que La Presse et que Cyberpresse ont choisi de ne pas publier la réplique du Dr Marcel Boisvert, le CMDL a décidé de la reproduire ici-bas ;

METTRE  LES  PENDULES  À  L’HEURE

 

Le Dr Antoine Boivin, chercheur, signe un article, « Euthanasie : des risques majeurs »  dans La Presse du 4 octobre 2010, dont certaines données méritent quelques commentaires.

 

Son texte repose entre autres, sur un article publié dans le New England Journal of Medicine en 2007 et portant sur les chiffres dévoilés en Hollande portant sur l’année 2005(1).

L’article du NEJM mentionne qu’en Hollande, les % de cas d’euthanasie rapportés pour les années 1990, 1995, 2001 et 2005 furent respectivement de 18, 20, 54 et 80%.

De même, pour les cas sans «demande explicite», avait eu lieu une discussion concernant l’euthanasie, ou une demande antérieure par le patient dans 26% des cas en 2001, (taux similaires en 1990 et 2001), et dans 60% des cas en 2005. Une demi-page de papier-graphique suffit à montrer que « 20% non déclarés » est une donnée trop suspecte en 2010 pour être citée sans précisions, considérant les pentes de ces courbes, ce qui échappe au jeune doctorant.

 

Lire «The Maintenance of Life ou sa traduction «Mourir  un acte de Vie»(2) donne également une toute autre image que celle inventée par les mots : « …si l’euthanasie a pour point de départ la demande du malade, la décision de prescrire et d’injecter le médicament est prise parle médecin». Comme si, une fois la demande faite, seul le médecin décidait. Aux Pays-Bas, la « discussion pré-euthanasique» se poursuit avec le malade et ses proches tant que le malade en est capable, libre de changer d’opinion quand il le désire. On est aux antipodes du médecin qui décide seul, ce que semble ignorer le Dr Boivin.

 

Et quant aux euthanasies pratiquées sans demande expresse, il omet que dans 60% des cas, une discussion avec le malade ou une demande antérieure avait eu lieu, de même qu’une discussion avec les proches dans 80% des cas. Si on exclus les 10% inconscients et autres facteurs à considérer dans 15% des situations, les dérogations aux balises sont loin d’être ce que le Dr Boivin en pense, et nous sommes en 2010. Le jugement qu’il porte est sérieusement biaisé ou enclin à la démagogie.

 

L’ouvrage, unique en son genre, «Mourir, un Acte de Vie » (2), projette un tout autre éclairage sur les données de Hollande. Il démontre entre autre, les dangers d’extrapoler des données sociologiques non-probantes d’une culture à une autre. Car si au Québec, les médecins émettent des notions imprécises quant à l’abrégement de la vie, aux Pays-Bas, ils continuent de s’interroger sur comment évaluer les concepts de « souffrance insupportable et sans espoir d’amélioration » inscrits dans les balises, convaincus eux-aussi que seul le malade peut évaluer sa souffrance. Des articles en font foi qu’il serait trop long de discuter ici.

 

En guise d’exemple, un article plus récent nous vient de Belgique. Alors que le discours actuel fait à bon droit la promotion des soins de fin-de-vie de qualité, une analyse méticuleuse des données de Flandre montre que le nombre des demandes d’euthanasie ou de suicide-assisté de patients suivis en Soins palliatifs n’est pas inférieur à celui des malades qui ne bénéficient pas de ces soins. Qui plus est, les demandes sont plus fréquentes de la part des patients ayant reçu un suivi spirituel (3). Et l’on sait qu’il y a 3 à 4 fois plus de demandes en Flandre qu’en Wallonie, ce qui donne lieu à plus d’hypothèses que d’explications. Également, en Orégon, la majorité des demandes de suicide-assisté (85%), proviennent de patients suivis en Soins palliatifs(4 ). Au vieux «doctorant» que je suis, il ne me vient pas à l’esprit de conclure que les soins palliatifs ne sont que de peu d’utilité et que le suivi spirituel devrait être évité…

 

Une étude des canadiens Wilson et Chochinov  regroupant 8 services reconnus de Soins palliatifs du pays (dont un du Québec)  ont trouvé que si l’euthanasie avait été légalisée au Canada, 5.8% de 379 cancéreux en phase terminale en auraient fait la demande immédiatement.  Une seule personne a changé d’idée, son état s’étant amélioré. Tous les autres ont maintenu leur demande lorsque questionnés à nouveau une fois par semaine, certains survivant plus d’un mois (5).  Les Soins palliatifs ont leurs limites, je le sais.

 

En conclusion, une ligne qu’il vaut mieux ne pas franchir est celle qui se déplace trop vite pour accommoder des jugements incisifs et mal fondés, d’autant plus que chaque culture, comme chaque individu, est unique. La vigilance oui ; non àl’exagération.

 

Certaines pendules devraient être remises à l’heure…

 

Marcel Boisvert md

 

1  van der Heide, A. et al. End-of-Life in the Netherlands under the Euthanasia Act     N Engl J Med  2007; 356: 1957-1965

2  Norwood, F.  Mourir  un Acte de Vie  (trad. Viens,P. Laberge,L.)     PUL 2010                                                                

3  Marijke, C.  Granted, Undecided,Withdrawn and Refused REquests for Euthanasia and Physician-Assisted Suicide             Arch Intern Med  2005; 165: 1698-1704

4  Ganzini,L.  The Oregon Experience in Physician-Assisted Dying   J.Hopkins U.Press 2004 p.165

5  Wilson KG et al.  Desire for Euthanasia or Physician-Assisted Suicide in Palliative Cancer Care   Health Psychology  2007; 26(3): 314-323



Par Yvon Bureau le 2010-10-15 à 12:39:11

11e Journée 14-10-2010 Après-midi Montréal

M. John McCallum et autres. Que les croyances des uns ne deviennent pas la loi des autres; cela a été souvent dit avec raison par madame Francine lalonde. Le CMDL est heureux de respecter les chrétiens qui veulent souffrir le plus possible pour participer aux douleurs salvatrices du Christ pour le salut du monde. Espérons qu’ils vont faire leurs directives anticipées de fin de vie et désigner des mandataires pour être certains que l’on vous prolongera le plus possible par tous les moyens disponibles De grâces, n’imposez pas vos croyances aux autres, ce qui serait un manque de charité et une insulte à la liberté de conscience et carrément à la liberté, ultime don de Dieu, selon certains croyants. Pas d’accord avec vous quant à l’aide médicale active à mourir comme étant un mal. Dans non livre : «Lorsque la vie n’est plus pour la personne un bien, la mort n’est plus un mal». Un dame chrétienne, très avancé en corps et en âge et en sagesse, m’a dit un jour que si Dieu est celui présenté par les hommes très religieux, je ne veux pas aller passer mon éternité avec Lui ou avec Elle. Le néant me serait préférable». Parlant Écritures, il n’y a pas plus grand «livre saint» remplis autant par des histoires de massacres et des tueries; souvent au nom de leur Dieu. Il m’arrive parfois de croire que les humains n’auraient pas pu autant s’entretuer sans leur croyances religieuses.

Mme Barbara Bagshaw. D’accord avec vous pour la compassion; mais laquelle? D’accord avec vous pour le développement des soins de fin de vie; mais lesquels? Les appropriés, les personnalisés. Le fonds et le ton du témoignage me feraient vous refuser comme accompagnatrice; désolé. Ce serait là mon droit; j’exprimerais mon refus avec respect. Question d’équité, et question de justice fondamentale selon Hubert Reeves, le mourir aidé activement se doit d’être accessible à tous; pas seulement aux riches et à ceux qui ont des relations dans le monde médical, mais à tous.

 

Mme Julie Bonneville. La compassion et la dignité passent d’abord par le respect de l’autre, ensuite par l’amour. «L’euthanasie sous conditions facile à avoir» n’existe nulle part, Julie; accompagner et soigner des mourants a toujours un lot de difficultés et une demande de grandes énergies; la compassion, le respect et l’humilité sont de mises. Le commentaire du député B. Charrette plait : plutôt un concept unificateur que des mots comme euthanasie et suicide assisté qui divisent; parlons d’aide médicale active à mourir, parlons d’aide de mon médecin pour terminer ma vie, étant en fin irréversible de ma vie.

Mme Natalie Valle. Votre père fut vraiment bien accompagné, selon ses valeurs profondes. Fierté à vous! Il ne s’est pas suicidé; j’en suis fort heureux. Chacun va jusqu’où il peut dans son autonomie et dans son processus d’autodétermination; il demande surtout à être respecté dans ses choix, jusqu’à la fin; plus le mourant aura la certitude de son respect jusqu’à la fin et si possible de l’aide active de son médecin pour terminer sa vie, si nécessaire et si VOLONTAIREMENT voulue, moins il se suicidera. Pour le mieux-être de tous. Natalie, aucun médecin ne veut TUER et aucun mourant ne demande à être TUÉ. Le respect du libre-choix en fin de vie irréversible crée beaucoup de vie et de santé. Natalie, ni la Hollande ni les Pays-Bas ne veulent retourner en arrière, moment où l’euthanasie même sous conditions était criminel; ça dit beaucoup, non ? Lisez  The Maintenance of life….»» de Frances Norwood; elle a passé 15 mois en Hollande; comparez vos statistiques.

 

Mme Maria G. Lepore. Discours biaisé, inapproprié et petit; il se veut porteur de peur. Personne ne veut éliminer les mourants. Les médecins québécois ne voudront que le seul intérêt du mourant et de son intention et de SA liberté. Les Corporations professionnelles concernées, les établissements de santé et de services sociaux, les Ministères de la Justice et de la Santé, le Comité de protection des malades, avec leurs codes de déontologie, verront au respect de ce seul intérêt du finissant de la vie. Soyez rassurée, et faisons confiance svp en nos soignants. Il y a eu une étude pan-canadienne, en 2007, auprès des cancéreux recevant d’excellents soins palliatifs, ce qu’ils pensaient de l’euthanasie; 66 % désirent l’avoir comme possibilité, «au cas où ça tournerait mal». Surprenant, non ? Le ton de votre voix est tellement plus doux lorsqu’il est habité par la compassion et l’ouverture à l’autre. Oui, faut sortir du secret actuel et se donner un cadre clair et strict de soins appropriés de fin de vie, inclus dans la notre Loi de la Santé et des Services sociaux.

 

Mme Christine Leduc. «C’est une réflexion poétique sur l’altérité. Un questionnement sur la vie et la mort. Un désir de laisser la trace de son histoire.» Fort bien. Vive une fin de vie préparée, responsable et ouverte à la communication, et ainsi porteuse de vie.  Profitons du précieux temps de notre lucidité. D’un autre côté, je me méfie des «sensologues, des grandirologues». C’est au mourant, et uniquement au mourant,  qu’il revient à dire s’il veut grandir encore, s’il veut encore «relationner » avec les autres, s’il veut être accompagné ou pas, et par qui, s’il veut parler ou pas, s’il veut faire récit ou pas. Liberté de choix et le choix de la liberté.  Selon moi, tout cela est possible, tant avec ou sans euthanasie sous conditions. Lisez «Face à la mort/Récits d’euthanasie» de l’ADMD-Belgique. Merci pour votre témoignage plein de poésie et d’humanité.

 

Trois interventions au micro:

 

«Une menace pour les personnes handicapées.» Pas d’accord avec vous, représentante du groupe «Pas tout à fait morts»; ai travaillé pendant 30 années auprès des personnes avec handicaps. Chaque personne en fin de vie sera écoutée et ENTENDUE et RESPECTÉE jusqu’à la fin. Les personnes avec déficits physiques et autres sont «des personnes à part entière»; nous nous sommes tellement battus pour cette reconnaissance.

 

«Ne pas se substituer ni à la Nature ni à Dieu». Chère madame jeune artiste, personne ne veut ÉLIMINER qui que ce soit; vous êtes dans la fiction. Discours triste et biaisé. Retournez au concept de la personne, de sa dignité et de sa liberté; ce concept demande respect et invite à un ton plus respectueux. Lisez le mémoire du Barreau du Québec. Nous, nous avons un repère : la PERSONNE en fin de vie et SON intention.

 

Madame Couture, vous parlez de la peur de la dérive criminelle, vous inspirant de l'article du Dr Antoine Boivin, publié dans La Presse du 4 octobre. Lisez la réplique à cet article par le Dr Marcel Boisvert, spécialiste de renommée en soins palliatifs; malheureusement, La Presse ne l’a pas publiée ni dans l’écrit ni sur Cyberpresse ; hasard? Y ajouterai le lien. Comme La Presse n'a pas publié ma réplique aux deux articles de sa journaliste madame Agnès Gruda. Autre hasard? 

 

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 10:03:27

11e Journée 14-10-2010 Avant-midi Montréal

 

Dre Margaret Somerville

«To Kill. Don’t kill». Départ sur une note inappropriée et biaisée; une note non éthique, quoi ! «Impacts négatifs sur le futur»; si c’était le contraire ? Nous le croyons. Avoir le témoignage d’une personne irréversiblement mourante, responsable, prenant soin d’elle-même et des autres, offrant ses pardons et ses gratitudes, affrontant son destin avec courage, demandant LIBREMENT un coup de main à mourir à son médecin, aura des impacts positifs énormes sur le proches, sur la société et sur le futur; ce sera une fin de vie porteuse de santé et de vie. Impacts négatifs sur la formation des soignants et sur l’éthique ? N’y croyons pas, car respectueux de l’évolution des valeurs personnelles et sociétales. Allez voir les impacts en Hollande depuis 2002 sur la formation et sur l’éthique. Comment pouvez-vous dire, comme ça, que les balises et les contrôles dans ces pays sont inefficaces? L’éthique n’invite pas à de tels jugements.

 

Faire rapidement peur n’aide pas à la crédibilité. Au bout de leur vie, les gens n’ont pas ou peu peur de mourir, mais du comment ils vont mourir. Ils ont peur que les autres prennent le contrôle sur eux et que «leur seul intérêt» soit ignoré ou pas suffisamment considéré.

 

Tout est dans l’intention. Un philosophe éthicien, Jean-Pierre Béland, avance que ce qui suit est éthiquement acceptable : un médecin aidant une personne en fin irréversible de vie, à sa demande expresse, éclairée et libre, à terminer sa vie. C’est une position qui honore la réalité compatissante et l’honnêteté.

 

Madame Somerville, PERSONNE en fin de vie ne demande d’être TUÉ. Vous êtes dans la fiction et dans l’univers de l’épeurant qui vise à terroriser les gens. Les Québécois ne sont plus peureux; ils sont prudemment et respectueusement audacieux.

 

Vos réponses aux questions des commissaires m’ont paru faibles.

 

Je choisis de vous raconter la discussion que j’ai eu avec cette spécialiste après son témoignage en février dernier, au Salon rouge de l’ANQ. Après la livraison de son expertise à la CSSS/QMD, j’ai discuté avec elle et lui ai demandé ceci : êtes-vous prête à me répéter que les médecins hollandais et belges, faisant d’excellents soins palliatifs incluant parfois l’euthanasie sous conditions, sont des criminels, des assassins, des tueurs? «Yes, I do, absolutely». Je l’ai saluée en lui disant qu’elle manquait à la plus élémentaire des éthiques.

 

Côte-des-Neiges Presbyterian Church. Les réponses aux intelligentes questions des commissaires m’ont paru peu solides. Selon des informations du ROC, plusieurs membres de d’autres religions «United Church, Unitarian Church and Humanists are generally supportive of assisted-dying.» La plus fermée serait l’Église de Rome.

 

M. Gus Olsthoorn Il m’arrive parfois de trouver difficile de ne pas croire. Aujourd’hui, je ressens un plaisir à ne pas croire en le dieu présenté par ces croyants. Le Québec demeure profondément enraciné dans des valeurs profondément chrétiennes : ouverture à l’autre, respect de l’autre, ne pas juger l’autre, justice, amour du prochain, compassion, générosité… Fierté à mon Québec !

 

  

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 10:02:47

10e Journée 13-10-2010 En soirée Montréal

Coalition humaniste des (8) étudiants en médecine. Quelle tristesse que d’entendre ces deux jeunes futurs médecins utiliser les mots «Tuer, Homicide, Autorisation de tuer, Supprimer car sans valeur…  L’influence du Dr Vinay est des plus évidentes.  Il y a pas de plus grand amour que de RESPECTER une personne jusqu’à la fin. Les mourants irréversibles ne choisissent pas entre la vie ou la mort, mais seulement entre différentes façons de mourir, en conformité avec LEURS valeurs. Chères futurs médecins, vous allez soigner et accompagner des PERSONNES éclairées et libres; ce qu’il y a de plus noble en médecine, c’est de recevoir des consentements et des refus libres et éclairés; tout le reste est secondaire. Révisez svp le concept de l’autodétermination. La dignité humaine passe par le respect de la personne. Je vous souhaite plus d’humilité, plus d’humanité et plus de compassion, et moins de jugement sur les autres. Le non-respect de la personne en fin de vie et jusqu’à la fin, fera élever le nombre de suicides, malheureusement. Si j’étais votre professeur en éthique et en humanité, vous échoueriez votre examen. Désolé. Heureux que les commissaires vous aient fait un bonne leçon.

Coalition des médecins pour la justice sociale. Citations d’études. Non-citations de d’autres études. Peu de référence aux rapports officiels des pays de la Hollande et de la Belgique. J’aurais aimé que vous donniez vos citations en présence de professionnels de la santé de l’Oregon et de Washington; a beau parler qui est au très loin. Je vous invite à revisiter Hippocrate; il date de plus de 2 000 ans; il y a place à l’évolution. En ce temps-là, la vie était brève; le mourir aussi. J’envoie votre texte en Hollande et en Belgique, pour commentaires. Dr Saba, à trop citer rapidement, ici et là, on perd sa crédibilité. Lisez au plus tôt «Mourir, un acte de vie» de Frances Norwood, PUL 2010. Votre présentation n’a pas suffisamment le niveau d’éthique espéré; utiliser le mot Éliminer... Souvent, quand un mourant irréversible, lucide et éclairé, vous dit «Je veux mourir», pourquoi ne pas entendre et comprendre «Je veux mourir», simplement ?     



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 10:02:18

10e Journée 13-10-2010 En après-midi Montréal

Dr Real Major. Il a eu une grande expérience en médecine générale. J’aurais aimé qu’il ne choisisse pas de faire peur, mais qu’il sécurise les finissants de la vie en leur montrant plus de compréhension et de compassion et de bonté pour les mourrant qui veulent mourir. La Vie ne doit pas passer avant le vivant terminant sa vie; le caractère sacré du libre-choix. Les mots Tuer et Mettre à mort me semblent inappropriés. On ne perd pas nos valeurs; on les priorise, selon l’évolution de notre société. Et le mourant veut terminer sa vie en cohérence avec ses valeurs à lui. Soyez rassuré, Dr Major; la société québécoise saura s’adapter et vivre en accord avec ses valeurs.

Un monsieur parlant anglais. Pas besoin d’une loi pour l’aide active à mourir.

 

Mme Jacqueline Hébert. Elles veut des soins pour vivre et non pour mourir. Pas une évolution. «Laissons vivre nos vieux». Respectons plus chaque personne. «L’euthanasie se pratique actuellement» D’accord avec le mourir à domicile, si possible et si choisi et si nécessaire. «Les médecins devraient plus respecter le serment d’Hippocrate»; madame, il a existé il y a près de 2 500 ans, et la médecine a tellement évolué depuis; lisez le témoignage du Dr Jana Havrankova, d’hier. «Je veux vivre ma mort» C’est à vous de décider, pas au proches ni aux soignants.

 

Dre Aline Mamo. «Nous voudrions exprimer notre position comme scientifiques sur la question posée. Nous jugeons que l’euthanasie, proposée comme tentative de répondre au problème de la souffrance, est une réponse inadéquate et irraisonnable.» Pas d’accord. Parfois, une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, à la demande expresse et libre du mourant irréversible, peut être un soin personnalisé et éthiquement acceptable.

 

Mme Véronique Angers. «En effet, les participants sont majoritairement en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté, mais à condition que des modalités d’application soient dictées par le gouvernement.» Il en est ainsi chez la population québécoise quant à l’aide médicale active si nécessaire et si VOLONTAIREMENT voulue; sondage après sondage, année après année, la population est très majoritairement en faveur de cette aide.

 

Mme Maria Cecilia Grava et autres. Rien à ajouter, sauf Respectons chaque PERSONNE jusqu’à la fin.

Mme Élise Lalonde. Rien à ajouter, sauf tristesse à l'écoute du témoignage.

 

En soirée

 

Coalition humaniste de huit étudiants en médecine.  Quelle tristesse que d’entendre ces deux jeunes futurs médecins utiliser les mots «Tuer, Homicide, Autorisation de tuer, Supprimer car sans valeur…  L’influence du Dr Vinay est des plus évidentes.  Il y a pas de plus grand amour que de RESPECTER une personne jusqu’à la fin. Les mourants irréversibles ne choisissent pas entre la vie ou la mort, mais seulement entre différentes façons de mourir, en conformité avec LEURS valeurs. Chères futurs médecins, vous allez soigner et accompagner des PERSONNES éclairées et libres; ce qu’il y a de plus noble en médecine, c’est de recevoir des consentements et des refus libres et éclairés; tout le reste est secondaire. Révisez svp le concept de l’autodétermination. La dignité humaine passe par le respect de la personne. Je vous souhaite plus d’humilité, plus d’humanité et plus de compassion, et moins de jugement sur les autres. Le non-respect de la personne en fin de vie et jusqu’à la fin, fera élever le nombre de suicides, malheureusement. Si j’étais votre professeur en éthique et en humanité, vous échoueriez votre examen. Désolé. Heureux que les commissaires vous aient fait un bonne leçon.

 

Coalition des médecins pour la justice sociale. Coalition des médecins pour la justice sociale. Citations d’études. Non-citations de d’autres études. Peu de référence aux rapports officiels des pays de la Hollande et de la Belgique. J’aurais aimé que vous donniez vos citations en présence de professionnels de la santé de l’Oregon et de Washington; a beau parler qui est au très loin. Je vous invite à revisiter Hippocrate; il date de plus de 2 000 ans; il y a place à l’évolution. En ce temps-là, la vie était brève; le mourir aussi. J’envoie votre texte en Hollande et en Belgique, pour commentaires. Dr Saba, à trop citer rapidement, ici et là, on perd sa crédibilité. Lisez au plus tôt «Mourir, un acte de vie» de Frances Norwood, PUL 2010. Votre présentation n’a pas suffisamment le niveau d’éthique espéré; utiliser le mot Éliminer... Souvent, quand un mourant irréversible, lucide et éclairé, vous dit «Je veux mourir», pourquoi ne pas entendre et comprendre «Je veux mourir», simplement ?   

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 10:16:19

10e Journée 13-10-2010 Avant-midi Montréal

 Médecins de la division de gériatrie l’Université McGill. «L’euthanasie est un sujet fort complexe.» Pour qui ? Ce n’est pas compliqué du tout pour la population, pour les soignants qui sont centrés sur le seul intérêt de la personne en fin de vie, sur son intention, sur sa dignité, sur son libre-choix. Ce n’est pas complexe, l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlés, lorsque l’on soigne et accompagne des PERSONNES éclairées et libres, lorsque le soigné est en priorité sur les soins et les soignants et l’établissement.

Vous voulez «remettre le patient au centre du système de santé et de mieux adapter les soins aux patients». Fort bien, mais cela demande une ouverture à chaque personne vivant ses valeurs et sa liberté.

 

 «Son adoption implique un changement radical dans notre façon actuelle de pratiquer la médecine qui se base sur des principes éthiques où le respect de la vie est fondamental et le patient est au centre des soins prodigués.» Si vous disiez « pratiquer la médecine qui se base sur des principes éthiques où le respect de toute PERSONNE vivante terminant SA vie est fondamental et que cette PERSONNE est au centre des soins personnalisés prodigués». Voyez, ce n’est plus complexe ni compliqué. Ce qui complique tout, ce sont les nombreux intérêts en jeu et le non-avoué.

 

 

«Derrière la demande pour l’euthanasie se cache une demande pour de meilleurs soins.» Pas toujours. Il se cache une PERSONNE éclairée et libre. À vous de la trouver, avec compassion, humilité et humanité.

 

M. Brian Mishara L’éthique de M. Mishara semble s’être élevée un peu ; il n’utilise plus ou peu les mots Tuer, Mettre à mort, Éliminer, Meurtre ; merci. Pas facile à suivre, tout votre discours. Je l’invite à lire le livre tout récent de l’anthropologue américaine Frances Norwood «Mourir, un acte de vie» ( traduction de Pierre Viens et de Lise Laberge) PUL 2010 ; elle y a passé 15 mois. M. Mishara, notre Collectif, tout comme le CMQ et la population québécoise, nous ne voulons parler au Québec que de l’euthanasie sous conditions, ou, mieux dit, de l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, si nécessaire et si VOLONTAIREMENT voulue. Cessons de parler de suicide assisté, svp, et nous aiderons ainsi grandement à la prévention du suicide.

 

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 10:01:12

9e Journée CP Montréal 12-10-2010 En soirée

De jeunes aidants. Soyez rassurés. Personne n’éliminera qui que ce soit. C’est avec respect et avec compassion et même avec amour. Les soignants vont vous aimer et vous accompagner inconditionnellement. Votre dignité et votre liberté ultime seront respectées. Tout est dans l’intention; aider à mourir activement peut être une intention éthiquement acceptable. L’amour ne suffit pas; le respect de l’autre doit primer. Personne a le devoir de devenir un «sensologue» pour les autres. Une fin de vie respectueuse facilite le deuil.

 

Touché par le témoignage de madame Sansregret. Le droit de terminer sa vie au moment choisi, après avoir fait tellement de deuil. Bien mourir ne sera pas enfin pour elle une perte. Un gain.

 

Lucienne Jetté et Jacques Vincent, md. D’accord avec vous; mieux vaut parler de la fin de vie digne que de parler de mort digne; j’aime bien Le mourir digne, le «dying» en anglais, car plein de vie. Mon désaccord : personne ne veut supprimer, éliminer les malades, les mourants; là une pauvreté d’interprétation des intentions. L’intention noble et parfaitement éthique est de soigner et d’accompagner des PERSONNES éclairées et libres, de les écouter et de les ENTENDRE, de les respecter jusqu’à la fin. Merci pour d’excellentes suggestions.

 



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 10:00:16

9e Journée CP Montréal 12-10-2010 Après-midi

Maison de soins palliatifs de l’Est-de-l’île de Montréal (219M) et Albatros Est de l’Île de Montréal. Gratitude pour le travail qui se fait dans votre Maison; plusieurs y aimeraient terminer leur vie; pas tous. Surtout si elle est inspirée dans sa philosophie par les propos de madame M. Somerville et du Dr Vinay. La citation de C. Pelluchon en dit beaucoup. La section Un choix de société, 1e partie, me semble très faible en compassion et très forte en jugement inapproprié et en prémisses non démontrées. Cela me pousse à proposer le développement des maisons de soins appropriés et personnalisés de fin de vie, pour tous, avec la primauté de la personne sur les soignants, sur les bénévoles et sur les conseils d’administration.

NOVA Montréal. Témoignage mémorable et rafraîchissant. Quel beau et quel porteur témoignage pour un mourir à domicile, respectant la personne en fin de vie jusqu’à la fin. Respectant le libre-choix de chacun. Témoignage centré sur la personne et sur son seul intérêt. Recevez toute notre fierté. Votre témoignage devrait faire rougir de gêne celui de votre Ordre/OIIQ qui n’a parlé que du développement des soins de fin de vie. Lorsque tous les soins et tous les accompagnements des personnes en fin de vie sont uniquement centrés sur le seul intérêt du mourant et de son intention, tout devient tellement si simple et si humain. L’humilité est à la base de notre humanité et de notre compassion.

Campagne Québec-Vie.  Vous citez Sénèque. Ce Sénèque a dit que les personnes qui prennent soin des mourants le font pour des motifs soit honnêtes soit honteux; je dis soit nobles, soit ignobles. En vous écoutant, j’ai repensé tristement à mes parents et à mes grands-parents qui furent TERRORISÉS par la peur religieuse. La peur est souvent l’outil des sans argument, le moyen idéal pour la domination des autres et pour l’élimination de leur liberté.

Mme Josette Lincourt. Touchant témoignage. Touché je suis. Merci pour ce beau témoignage longuement réfléchi. Je placerai ll lien ici. Vous faites honneur à notre humanité, Josette.

 

M. St-Jean Bolduc. M. Bolduc, ayant travaillé pendant trente années dans un centre de réadaptation physique de Québec, je me dois de vous rassurer. Aucune personne en fin de vie avec ou sans incapacités physiques, sans sa volonté expresse et éclairée, ne sera aidée à mourir. Que j’ai investi dans des contrats anti-suicide, et avec succès. Vous vous êtes battus pour vos droits et l’exercice de ces droits, pourquoi renoncer à votre droit ultime de choisir ? Si l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, est possible, elle le sera en présence du médecin, comme en Belgique et en Hollande. «Personne à part entière» dans la vie ET en fin de vie.

Au micro 

Dr Blais. Le ton et le fonds de votre discours catholique fera augmenter le nombre de suicide chez les personnes âgées, très âgées et mourantes. Un peu plus de compassion et d’humilité svp.

 

Marcel, bénévole en SP depuis 23 années, «La vie a un sens en soi» «Sensologue professionnel».  Spécialiste en accompagnement. Rappel : vous accompagnez des personnes éclairés et libres. Et la personne la plus importante est la personne en fin de vie. Faut l'écouter et l'ENTENDRE.

 



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:59:32

9e Journée de la CP 12-10-2010 Montréal Avant-midi

Programme de soins palliatifs, Département d’oncologie de l’Université McGill. Impressionnant par le nombre de signataires; comme si, plus on sera, plus on sera crédible; pas certain.

 

Une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, ne tuera pas les soins palliatifs ni ne les affaiblira pas; au contraire, ce sera une valeur ajoutée et donnera plus de vie aux soins personnalisés de fin de vie. Les SP risquent plutôt de mourir par implosion, par manque d’ouverture à chaque personne en fin de vie, par refus d’évolution; la société change, les valeurs changent, les SP devront s’adapter ou mourir.

 

La relation médecin-mourant ne sera pas diminuée mais augmentée, porteuse d’une si grande sérénité et augmenteuse de la confiance. Demandez aux médecins hollandais et belges.

 

Seul l’intérêt de la personne en fin de vie et son intention doivent primer. Les autres intérêts professionnels doivent être tenus au plus loin possible. Que faire avec les conflits d’intérêts, chers oncologues? Le mourir décentré de la personne concernée, à qui ça profite au juste?

 

Une invitation à lire et relire le mémoire du Barreau du Québec.

 

 

Dr Jana Havrankova. Quel témoignage rafraîchissant après le précédent. Tellement plus fort en compassion et en humilité ! Tellement centré sur la personne en fin de vie, éclairée et libre. Elle nous a rappelé que, selon Hubert Reeves, un droit fondamentale à mourir devrait être créé. Éclairant aussi son approche revisitée d'Hippocrate. Avec la police d’assurance d’une aide médicale à mourir possible, si nécessaire et si voulue librement, les mourants ressentiront une plus grande sérénité, vivront davantage tant en quantité de jours qu’en qualité, ne se suicideront pas ou peu. Selon elle, l’absence d’une législation n’empêche pas les dérives; au contraire. Elle invite aussi à s’éloigner de l’hypocrisie. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-32737.html 

 

Forum des citoyens aînés de Montréal (FCAM). «Que la protection de tous les citoyens demeure la priorité !» L’important est d’assurer la protection des citoyens pour qu’ils donnent des consentements éclairés et libres, pour qu’ils soient toujours au centre des décisions concernant leur fin de la vie, pour qu’ils demeurent «debout», respectés jusqu’à la fin. D’accord avec vous : faut promouvoir les directives anticipées de fin de vie et la désignation de mandataires. Faire cela est un droit et un devoir citoyens



Par Yvon Bureau le 2010-11-01 à 17:39:22

Le très attendu témoignage de la Dr Jana Havrankova, ce matin

Vous êtes invités à écouter avec grand intérêt le témoignage de cette médecin. Elle fut une experte consultée en février dernier à la CSSS/QMD.

Elle a été remarquée et remarquable dans son allocution donnée le 18 septembre dernier au Colloque de l’Association québécoise de gérontologie, à Québec.

 

Ce matin, 10H30. En audio seulement, via le site de l’ANQ/Travaux parlementaires.



Par Yvon Bureau le 2010-10-12 à 08:53:40

11-10-2010 Reportage de 2 pages de Johanne Roy / Journal de Québec

Maison Michel-Sarrazin

D’un côté, nous ne pouvons que nous émerveiller devant tout ce qui s’est fait de bon et de bien à cette Maison, depuis 25 années. Gratitude aux soignants et aux nombreux bénévoles !

 

D’un autre côté, nous croyons que nous devons développer des maisons, des unités et des approches de soins appropriés et personnalisés de fin de vie. Inclusif à toute personne en fin de vie. Le seul intérêt de la personne et de son intention. La personne avant les soins et avant les soignants et les bénévoles. L’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, doit faire partie des soins appropriés et personnalisés de fin de vie. On soigne et on accompagne des PERSONNES éclairée et libres.

 

Il y est écrit, voulant s’opposer à l’euthanasie sous conditions :«Mourir est le plus solitaire des actes humains, mais, paradoxalement, il est aussi le plus communautaire.» Il en est tout autant de l’accompagnement de la personne qui demande et qui reçoit une aide médicale active, respectant le cadre défini par la Loi. La solidarité, la compassion et le respect de chaque personne jusqu’à la fin n’est pas le monopole des Soins palliatifs.

 

Bref. Plusieurs voudront aller terminer leur vie à la MMS; d’autres, pas du tout. Car, la MMS n’est pas une maison inclusive où chaque PERSONNE en fin de vie, peu importe sa maladie terminale, a primauté sur les soignants et sur les bénévoles. Nous privilégions le mourir à domicile, sereinement centré sur chaque finissant de la vie, sur sa dignité, sur sa liberté ultime, en cohérence avec ses valeurs profondes.



Par Yvon Bureau le 2010-10-11 à 20:55:35

11-10-2010 Commentaire aux 2 articles d’Agnès Gruda de la Presse

Pour une sémantique appropriée

Madame Gruda, je réagis à vos deux articles «Les nouvelles frontières de l’euthanasie» et «Les deux solitudes belges». 

 

Au Québec, depuis mes 25 années de promotion des droits, des responsabilités et des libertés de la personne en fin de vie, je n’ai pas connu une seule personne qui a demandé à son médecin de la TUER, de l’ÉLIMINER et de l’EUTHANASIER. Finissante irréversible de la vie, cette personne, demande à son médecin un coup de main pour que son agonie indigne à SES yeux se termine, prenne fin selon sa volonté et son ultime choix. Cela n’a rien à voir du tout avec un meurtre. C’est un soin exceptionnel personnalisé de fin de vie après une demande expresse et libre du mourant qui veut mourir, du finissant de la vie qui veut que sa fin de vie finisse.

 

Du 12 au 15 octobre, la Consultation publique de la CSSS/QMDignité sera à Montréal. Vous y entendrez de hauts gradués en connaissances accuser les médecins faisant légalement d’excellents soins palliatifs incluant parfois l’aide médicale active à mourir, utiliser volontairement et stratégiquement les mots Tuer, Droit médical de Tuer, Criminels, Assassins, Éliminateurs…. Certains se qualifieront même d’éthiciens…. !

 

Autre point important. Le Collège des médecins du Québec, tout comme le Collectif Mourir digne et libre, exclut l’option de l’Oregon-Washington, parce que non suffisamment sous supervision médicale et loin d’un mécanisme d’évaluation et de contrôle. Nous privilégions d’abord le modèle belge et ensuite le modèle hollandais. Pourquoi ? Parce que le médecin apporte la médication appropriée, vérifie une dernière fois l’ultime choix éclairé et libre, EST LÀ jusqu'à la fin; et il fait rapport à la Commission d’évaluation et de contrôle. C’est un système balisé et contrôlé. Cette Commission fait un rapport officiel régulièrement à son Parlement.

 

Les soignants québécois ont un urgent besoin d’un espace dans leur Loi de la Santé dans lequel seront clarifiés les soins appropriés de fin de vie. Cette aide médicale active exceptionnelle fera partie de l’ensemble des soins appropriés, proportionnés et PERSONNALISÉS de fin de vie. Doivent primer toujours le seul intérêt de la personne en fin de vie et son intention, comme le dit et redit si bien et avec force le Barreau du Québec.

 

Pour plus de sécurité et pour plus de sérénité professionnelles. Pour plus de dignité et de sérénité chez les personnes en fin de vie et chez leurs proches : ce qui est ÉNORME.

 

Madame Gruda, merci de porter attention à cette Commission parlementaire sur la question de mourir dans la dignité. Près de 60 000 personnes décèdent annuellement au Québec. Plus de deux millions de proches en sont touchés.



Par Yvon Bureau le 2010-10-11 à 20:44:33

7 octobre 2010, Le Devoir Ma vive réaction

http://www.ledevoir.com/societe/sante/297639/l-emotivite-absente-des-liens-medecinpatient

Titre : L'émotivité absente des liens médecin-patient/Hormis ceux formés en soins palliatifs, les médecins n'ont pas de formation en rapports émotionnels.

  

Plus de compassion, moins de prétention

 

Le titre et le sous-titre traduisent une pauvreté de vision de la réalité et une perception prétentieuse chez trop de médecins des Soins palliatifs.

 

Les SP n’ont pas le monopole de la bienveillance, de la compassion, de la solidarité humaine, du savoir-faire dans la relation mourant-soignant-proches. Chez nos soignants actuels au Québec, dans leur relation avec les mourants et leurs familles, il y a beaucoup de belles émotions de

respect, de compassion, de tendresse, de solidarité et d’humanité. Un cadre clair et précis pour les soins appropriés de fin de vie leur est maintenant des plus nécessaires; le Québec va leur en donner un.

 

Il est étonnant que les SP soient encore incapables de parler des soins appropriés, proportionnés et PERSONNALISÉS de fin de vie. Utiliser encore le mot «palliatif» me semble appartenir de nos jours à un langage de dominants.

 

C’est le développement des soins personnalisés de fin de vie qui doit avoir lieu. Les SP actuels peuvent répondre à plusieurs, mais pas à tous. Inclusif, voilà le mot qui doit caractériser ce développement.

 

Le Collectif Mourir digne et libre, comme le Barreau du Québec et l’OTSTCFQ, croit en la primauté de la personne en fin de vie dans sa relation avec ses proches et avec ses soignants; nous croyons en l’urgent besoin de centration sur le seul intérêt du mourant, sur ses valeurs, sur sa dignité et sur son ultime libre-choix.

 

Médecins des SP, quand les mourants encore souffrant ne veulent pas de la sédation terminale comme soin de fin de vie, par compassion vous allez faire quoi ? Le mourir durable n’intéresse plus beaucoup de monde.



Par Yvon Bureau le 2010-10-11 à 20:38:56

6-10-2010 Sur Cyberpresse «Je n’irai pas à votre congrès»

Je n'irai pas à votre 18e Congrès international sur les soins palliatifs qui se déroule jusqu'au 8 octobre à Montréal.

Trop cher. Trop gros. Trop luxueux. Trop centré sur les soins. Trop centré sur les soignants. Trop centré sur les accompagnateurs. Trop et tellement commandité. Trop plein d'intérêts loin du seul intérêt de la personne en fin de vie et de son intention. Trop proche de l'abstrait caractère sacré de la vie.

Pas assez centré sur la personne en fin de vie. Pas assez centré sur sa personnalité, sur son identité, sur ses croyances, sur ses valeurs, sur sa dignité, sur sa liberté, sur sa sérénité. Pas assez près du développement des forces de la personne en fin de vie. Pas assez près de la culture de responsabilisation de la personne en fin de vie. Pas assez centré sur les valeurs de notre riche Code civil du Québec. Pas assez centré sur le développement des soins, des unités et des maisons de soins appropriés, proportionnés et personnalisés de fin de vie. Pas assez près du caractère sacré du libre-choix de la personne en fin de vie.

Je garde mes énergies et mon focus sur notre Commission parlementaire québécoise sur la question de mourir dans la dignité; et dans la sérénité. Voici ce qui est proche du réel et de la réalité source de réconfort et de sérénité: «Si vous acceptez avec prudence en soins palliatifs l'aide médicale active à mourir, balisée et contrôlé, vous allez faire vivre davantage les soins appropriés de fin de vie, donnant aux soins palliatifs «une valeur ajoutée».» (Dr Marcel Boisvert, Dr Gaétan Bégin, Sp)

Quand même, heureux et fructueux congrès!  



Par Yvon Bureau le 2010-10-11 à 20:18:48

En ce 5 octobre 2010, sur Le Soleil

Un excellent article de Claudette Samson

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201009/30/01-4328305-euthanasie-le-barreau-recommande-un-encadrement-clair-et-balise.php

Et tout un titre : «Euthanasie: le Barreau recommande un encadrement clair et balisé.» Il est intéressant de comparer les titres dans les journaux...

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-10-11 à 20:16:13

8e journée CP Après-midi Québec 30-9-2010

Réseau FADOQ. Vieillir et mourir dans la dignité. Et dans la sérénité, à ne pas oublier svp. Savoir que l’on peut changer d’avis en tout temps augmente aussi cette sérénité; et ce qui l’augmentera optimalement, ce sera la garantie d’une aide médicale active à mourir, si nécessaire et si librement voulue. Cette question, «c’est un enjeu de société des plus importants.» Bien sûr qu’il faut augmenter les soins appropriés de fin de vie et augmenter aussi le pouvoir de la personne en fin de vie pour qu’elle soit toujours au cœur des décisions. Et oui, que l’intervention en AMONT soit ! Tout cadre de soins de fin de vie se devra de pas être banalisé. mais bel et bien balisé. Certains craignent d’être éliminés; d’autres d’être prolongés; les aînés doivent prendre tous les moyens pour exprimer et faire respecter leurs volontés. Le respect inconditionnel de la personne, jusqu’à la fin. Enfin, on n’a pas le droit de faire des pressions indues pour garder en vie un finissant de la vie, uniquement pour se faire du bien. Seul l’intérêt de la personne doit être. Rappelons le caractère sacré de la personne en fin de vie et de son intention; c’est beaucoup plus que le concept nuageux du caractère sacré de la vie.

 

Assemblée des évêques catholiques du Québec. Témoignage très attendu.  Deux évêques catholiques québécois sur 29, accompagnés par un ex-médecin de la Maison Michel-Sarrazin : un geste et une image en soi à interpréter. Dans une société pluraliste, ils veulent partager « une commune humanité». D’accord avec vous, nous ne devons pas toucher au Code criminel pour des fins de légalisation.  Pas d’accord avec l’affirmation que les finissants de la vie ne feront que peu de demandes d’aide active pour mourir à cause du contrôle de la douleur; pas suffisant; il y a encore d’autres critères qui priment. D’accord avec « l’autonomie est aussi une expression de leur dignité personnelle». Bon de rappeler que la qualité de l’accompagnement et du regard et de la solidarité ne sont pas le monopole des Soins palliatifs. «Si vous acceptez l’euthanasie en Soins palliatifs, vous allez tuer les Soins palliatifs», dit le médecin. Faux. Le CMDL affirme que l’acceptation de l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, si nécessaire et si voulue librement, intégrée aux soins appropriés de fin de vie va donner plus de vie aux Soins palliatifs. L’expérience de la Hollande et de la Belgique le prouvent. Les finissants ne demandent pas que le médecin leur enlève la vie, mais qu’il les aide à terminer leur vie dans leur dignité et dans leur conscience; qu’on est loin des mots si peu «catholiques» tuer, éliminer, assassiner…! Témoignage décevant. Si nos deux évêques avaient plutôt parlé du respect de chaque personne en fin de vie; du respect des médecins qui font parfois euthanasie sous conditions sans les traiter d’assassins et de criminels; de la liberté ultime de toute personne; de sa générosité quand elle prend soin de soi et des autres; quand elle fait cadeau, par droit et par devoir, de la rédaction de ses directives anticipées de fin de vie et de la désignation des mandataires; de la diminution la plus optimale possible du nombre énorme et grandissant des suicides chez les aînés et les finissants de la vie; de compassion; de la solidarité jusqu’à la fin des soignants peu importe la croyance et l’intention du mourant; du Bon Dieu qui ne juge jamais, qui ne condamne jamais, qui comprend tout, qui pardonne tout, infiniment.  J’aurais apprécié qu’ils fassent tout pour que les maisons de fin de vie pour tous ressemblent davantage à celles de leurs prêtres et de leurs religieux, finissant leur vie dans des maisons 5 étoiles. Témoignage à parfaire et à refaire. Invitez-nous à aller rencontrer les membres de votre Assemblée. Nous irons à nos frais.  Note important : les deux évêques témoignant ont choisi de ne pas utiliser les gros mots Tuer, Être tué, Meurtriers; merci.

 

Madame Ghislaine Gilet. Elle se demande si les Soins palliatifs sont une religion. «N’imposez-nous pas vos religions, vos soins, vos éthiques». «Faut arrêter de rêver; on ne pourra jamais développer à l’infini les soins palliatifs». Diminuer au maximum les pressions de toutes parts, tant pour faire accepter que faire refuser les soins. Devons cesser l’hypocrisie quand on parle de sédation terminale. Chaque personne a le droit d’être accompagnée par qui elle veut et comme elle le veut. «J’ai confiance dans nos soignants, en leur humanité.» «Avons besoin d’une Loi de gros bon sens». Comme une dame de Trois-Rivières face à la Maison Albatros, elle, face à la Maison Michel-Sarrasin, elle en a peur maintenant avec tout ce qu’on dit, et elle ne veut pas aller y mourir.



Par Yvon Bureau le 2010-11-01 à 17:30:52

8e journée CP Québec 30-9-2010, AM Le Barreau du Québec et AREQ

Une journée d’une importance capitale, spécialement avec le Mémoire du Bureau du Québec. Une avocate et quatre avocats, soutenus par un document de près de 150 pages, ont livré un témoignage des plus riches et des plus porteurs de la Consultation publique. Il était attendu et il n’a pas déçu, tout au contraire. Il ne se veut ni religieux ni moral, seulement juridique.

 

En assez bref. «C’est un débat d’une grande importance pour notre société.; il fait œuvre pédagogique.» Le Code criminel de 1892 (!) est inapproprié dans le contexte des soins actuels de fin de vie; «il n’atteint plus sa fin de protection; la prohibition actuelle ne protège plus». Deux concepts : le caractère sacré de la vie et le droit inaliénable de l’autodétermination. Aider médicalement activement un mourant irréversible à mourir, à sa demande éclairée et libre, n’a rien à voir avec un crime; c’est un soin personnalisé de fin de vie. La primauté de la personne et de son intention, dans le processus décisionnel de fin de SA vie. «C’est à elle de choisir ce qui lui est approprié en fin de vie. Le respect absolu des valeurs de chacun.» Le cadre pour cette pratique doit s’inclure dans notre Loi de la Santé et des Services sociaux; au besoin, notre Procureur général aura l’aval de notre ANQ de ne pas poursuivre un médecin qui respecterait le cadre défini. Poursuite pourrait avoir lieu contre toute personne qui ne respecterait ce cadre.

 

Nous devons sortir des zones grises et des impasses actuelles pour enfin sécuriser et apaiser le mourant, les proches, les soignants, les établissements de santé et toute notre société. Nous avons besoin d’un cadre pour les soins de fin de vie; il se doit d’être honnête et avec des règles très claires, base de sérénité et de notre respect de la dignité de chaque finissant de la vie.

 

Nous société québécoise a droit au développement des soins appropriés de fin de vie et en leur suffisance. Les soins palliatifs et l’aide médicale active à mourir ne s’opposent pas. Ils doivent faire partie du continuum de soins. Ils se complètent, car centrés sur la personne, sur son intention et sur sa liberté de choix. La sédation serait un soin euthanasique de fin de vie; faut pas avoir peur des mots.

 

Le Barreau est en faveur de la promotion des directives anticipées écrites de fin de vie et du développement des moyens pour leur donner tout le poids espéré et nécessaire. Notre CMDL croit pour sa part que de rédiger des directives anticipées de fin de vie, de les mettre à jour au besoin, d’en faire des outils de communication, et de désigner des mandataires pour les faire respecter sont un droit ET un devoir; en plus, tout cela est un acte de générosité, de haut civisme et de savoir-mourir.

 

Le Barreau a remercié la CSSS/QMD pour cette réflexion collective des plus que nécessaires. Ce n’est pas une révolution qu’amène le Barreau, mais un évolution. Et une évolution voulue et espérée très majoritairement.

 

L’euthanasie, au sens très strict et, à raison, demeure criminel. MAIS, l’aide médicale active à mourir, à la demande expresse, éclairée et libre, respectant un cadre incluant enfin des règles claires, n’a absolument rien d’un crime; au contraire, cette aide exceptionnelle à terminer sa vie est et sera un des soins appropriés, proportionnés et individualisés de fin de vie. Il y a là une intention éthique (J-P Béland) des plus acceptables : celle de terminer sa vie selon ses valeurs et sa liberté ultime, pour un finissant de la vie éclairé et libre. Une intention éthique et juridique très acceptable. Elle dégage le respect absolu de chaque personne en fin de vie et de son intention, une compassion et une grande solidarité porteuse d’humanisme et d’humanité. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-32475.html

 

Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec. Elle remercie la Commission pour cette réflexion collective; à raison. Très d’accord avec cette Association pour le développement non des soins palliatifs mais des soins appropriés et personnalisés de fin de vie. Déception : elle ne prend pas position. Le député Reid a indiqué qu’on s’attendait à plus de la part d’une telle association. Ne seraient-ce que le droit à l’autodétermination, le droit pour décider pour soi-même, la primauté de la personne en fin de vie, les grands concept de la dignité et la liberté, le «après avoir enseigné le savoir-vivre, place à l’enseignement au savoir-mourir»… Je prends nécessité de rappeler que le contrôle de la douleur est le 4e ou 5e critère pour demander une aide médicale active à mourir. Passent avant la peur de perdre le contrôle sur sa fin de vie, la peur de perdre sa dignité, sa personnalité et son identité, la peur de perdre sa fierté et sa noblesse de personne, la peur d’être un poids pour soi et pour les autres, la peur de devenir un «monstre». Selon moi, ne se prononçant pas, ce que je doute, cette Association selon moi, se prononce. Trop timidement ou n’osant simplement pas indiquer son désaccord. Un rendez-vous manqué, quoi !



Par Yvon Bureau le 2010-11-01 à 17:43:26

7e Journée CP Québec Après-midi 29-9-2010

Ordre des psychologues du Québec. À raison, la présidente souligne la grande importance du choix des mots et de leur clarté. Elle parle du sentiment de la dignité; «des personnes sont même prêtes à se battre et même à mourir pour conserver leur dignité». Valorisation de la personne en fin de vie, de l’autodétermination et de l’accompagnement professionnel. Nécessité d’être suffisamment loin de la dépression pour donner des consentements libres et éclairés. Les testaments de fin de vie se doivent d’être le plus précis possible, avec le moins d’ambiguïtés possibles, pour éloigner les interprétations; ils doivent être dans un processus constant de validation. Tout le processus de consultation de la CSSS/QMD est œuvre utile pour l’éducation à la mort et au mourir; une fleur à la Commission, fort méritée. Valorisant aussi pour la personne d’avoir toujours sa puissance de choisir, d’avoir des options; un grand impact sur son bien-être.  Selon moi, même si c’est complexe, il faut que soient simples les décisions et les accompagnements de fin de vie; si non, la tentation sera grande de régler tout cela, seul; à tord. «Si la société décide de….», cet Ordre sera fort important avec ses expertises si précieuses.

 

Association québécoise de prévention du suicide. Elle aussi, elle ne se prononce pas sur l’euthanasie et le suicide assisté; je pense parfois que Ne pas se prononcer, c’est se prononcer. Invitation très forte à diminuer au maximum les effets négatifs et pervers qui encourageraient le suicide.  J’aurais tellement aimé que son président demande à la CSSS/QMD de ne plus parler de suicide assisté et d’euthanasie; et de ne parler que pour les mourants de l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée. Il n’est pas trop tard pour le faire, monsieur Marchand !

 

Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes familiaux du Québec. Mon Ordre. Quelle fierté j’ai ressentie ! Un Ordre qui se prononce ! Pour l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, et inscrite dans notre Loi de la Santé et des Services sociaux et en conformité avec notre Code civil. La notion du consentement est au cœur de cette aide exceptionnelle. Ils ont même parlé des mineurs et des inaptes. Josée Masson a même parlé des enfants et de leur deuil; elle ne veut pas que les jeunes soient mis de côté, veut qu’ils fassent partie des discussions, qu’ils aient droit eux-aussi à la dignité et à notre humanité. Une fin de vie préparée, responsable et ouverte à la communication donne de la vie,  facilite les deuils, les gardant positifs. Mon Ordre encourage la promotion des directives anticipées écrites de fin de vie et du mandat en prévision de l’inaptitude. Tellement important ! Rappel : Mon Ordre m’a tellement secondé en 1993 dans l’organisation et la réalisation du Premier colloque québécois sur les volontés de fin de vie, à Montréal; grand succès, avec près de 400 participants. Ce fut un événement si porteur ! J’ajouterai ici très bien tôt le lien pour la présentation de mon président; disponible aussi à l’Ordre. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-32463.html

 

Cinq personnes ont été au micro. «Ne pas dénaturer la mort naturelle; étreindre et non éteindre»; troublant. Le message le plus important fut celui apporté par madame Thérèse Légaré, de l’Aféas Québec-Chaudière-Appalaches (550 membres) : qu’il soit permis à un finissant de la vie de demander et de recevoir une aide médicale active à mourir, si nécessaire et si voulue. Quelle ténacité et quelle fierté beauceronne l’animent ! Gratitude et fierté à votre Association, qui depuis 2006...  Lien de la présentation ici disponible bientôt.

 

Toute une journée demain . Tellement importante elle sera. Le Barreau du Québec, ARREQ, Réseau FADOQ, Assemblée des évêques catholiques du Québec (sans le cardinal Ouellet !). Et madame Ghislaine Gilet.



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:51:41

7e journée CP Québec Avant-midi 29-9-2010

J’aime énormément le titre du journal du Le Soleil «Source de réconfort et de sérénité»; fierté à notre CSSS/QMD ! Plus, la garantie d’une aide médicale active à mourir, si nécessaire et voulue librement, donne la vie et une meilleure qualité de vie. Une personne a dit que l’on parlera de plus en plus du mourir dans la sérénité; et dans l’humanité. Réconfortant et porteur de vie.

 

Fédération des Mouvements des Personnes d’abord du Québec. Plus de 1 500 membres répartis dans neuf régions. Émerveillant et fort touchant de voir et d’entendre ces personnes avec une «déficience intellectuelle» qui se sont battues et se battent avec détermination pour leurs droits. Elles ne veulent surtout pas que ce soit les autres qui décideront à leur place lors de la fin de leur vie. Les PA veulent pourvoir donner des consentements éclairés et libres; à la société de leur donner toute l’information de façon claire et nette. Dire qu’habités par une philosophie du laisser-aller et de l’abandon de sa fin de vie dans les mains des autres souvent fort bien intentionnés, des soignants et des bénévoles seraient tentés de les prendre en charge, de leur dire ce qui est bon pour eux…; et ainsi «se faire beaucoup de bien». MERCI, chères Personnes d’abord; vous êtes un exemple à suivre. Le CMDL aussi veut  que d’abord la PERSONNE en fin de vie soit au cœurs des décisions, et enfin les autres. À raison, elles veulent des ressources et des endroits appropriés pour leurs fin de vie. En tout temps, elles veulent être écoutées et surtout être entendues. Inspirant.

 

Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec. Témoignage attendu et reçu avec grand intérêt; il n’a pas déçu. Témoins préparés par une grande consultation de leurs 700 délégués surtout le 1e juin dernier. Le ton est énergique, différent souvent du ton doux et doucereux de certains professionnels en soins de fin de vie; parfois le ton fait fuir. Il y a majoritairement une ouverture à une aide médicale active au mourir. Un rappel : la croissances des besoins en soins de santé augmente et augmentera ; et le financement est limité; le besoin de plus de personnel et de plus de personnel formé est évident; le besoin aussi de lieux plus respectueux des finissants de la vie et de leur proches et des intervenants de la santé au quotidien. Question de justice ; mourir à la maison va coûter cher (sur bien des plans) et mourir à l’hôpital, rien. Faut développer des soins, des unités, de chambres appropriés de fin de vie. La Fédération voit les directives anticipées écrites de fin de vie comme un levier ESSENTIEL (CMDL aussi); sa bonification et son implantation apportera beaucoup de sérénité professionnelle et familiale et même institutionnelle; tout un plus. Autre point à bonifier au plus tôt : celle des codes et des comités d’éthique. Les intervenants aussi ont des besoins d’encadrement et de support; car au quotidien ils sont près des familles trop souvent en conflit. La FIQ ne se prononce pas sur l’euthanasie sous conditions; si la société le permet, cela devra être bien balisé et contrôle. Touchante la promesse de la FIQ d’être là pour la continuité de la réflexion et de l’action, dans ce «projet d’altérité,  de solidarité et d’autonomie». Nécessité d’intervenir en amont.



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:50:12

6e journée de la CP Québec en soirée 28-9-2010

Laurence Brunelle-Côté. Quel témoignage ! Quelle fraîcheur ! Quelle intensité ! Faut regarder cette entrevue absolument. Moi qui ai travaillé 30 années dans un centre de réadaptation physique de Québec, comme travailleur social, j’ai été fort impressionné par ses dires, par ses valeurs et ses croyance. «Ça m’a fait du bien, ça m’a soulagé, la possibilité d’une aide médicale pour mourir, le jour où…». Aussi le fait de «savoir que j’aurai le dernier mot». Elle croit peu au caractère sacré de la vie, mais tellement plus en la valeur humaine, dans la liberté de l’être humain. «Quand on cesse de jouir de la vie, quand on est rendue au bout de son chemin…»  Gratitude à toi, grande Laurence !

 

Carmen et Gaston Hardy. Madame est infirmière à la retraite, après 40 années de service. Elle croit en la «valeur intrinsèque de la vie», mais pas assez selon moi en la valeur du pleinement vivant mourant, avec sa liberté de choix. Je connais de nombreuses infirmières à la retraite qui sont à l’opposé de sa position trop centrée sur D’abord la vie et sur le «Tu ne tueras point».  Soyez rassurée. La relation de confiance médecin-mourant ne diminuera pas si l’euthanasie sous conditions est une option, exceptionnelle soit-elle. Mes amis médecins belges qui font d’excellents soins palliatifs incluant parfois l’euthanasie n’ont rien de criminels et d’assassins; ils sont pleins de compassion et, croyez-le, de solidarité humaine.

 

Louis Dionne. Oncologue à la retraite et bâtisseur de la Maison Michel-Sarrazin. «Ils tiennent à vivre, veulent vivre jusqu’au bout. La vie est précieuse. Si bien accompagné, il ne pensera pas à mourir. De la vie sacrée on est passé à la qualité de la vie. Intention uniquement de soulager…» Vous avez tellement fait et bien fait, de quoi être fier; vous avez beaucoup visité d’autres centres de SP hors pays. Je vous invite à passer une ou deux semaines avec des médecins hollandais et belges… Un point de désaccord avec vous : la famille. Elle ne sera là que si le mourant le veut; il a le droit d’être accompagné uniquement par les personnes de son choix. Il a le droit aussi à une fin de vie dans l’intimité, et de partir avec ses secrets s’il le veut. Faut penser maintenant à développer des maisons et des unités de soins appropriés de fin de vie, avec des approches appropriées de fin de vie. Un autre défi sociétal.



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:47:46

6e journée Québec Après-midi 28-9-2010

FMOQ. Nous saluons l’ouverture prudente à une aide médicale active, balisée et contrôlée, mais seulement comme mesure exceptionnelle. «C’est la position de la majorité de nos membres qui sont au cœur des ressources médicales au quotidien.» Cette option ne devrait pas altérer la relation de confiance médecin-patient ; au contraire ; nous partageons ce point de vue. Cette Fédération dit que l’on devrait commencer par les mourants aptes seulement ; fort bien.  Notre Collectif croit aussi que l’on pourrait ouvrir aux personnes qui ont rempli une formulaire «Demande anticipée relative à l’euthanasie» ; comme en Belgique ; depuis 2008, en ce pays, plus de 15 000 personnes l’ont rempli, signé et consigné ; ça prend 2 témoins et il est valide pour 5 années. Sommes d’accord avec cette Fédération pour la diffusion et la promotion des directives anticipées de fin de vie, de leur mise à jour régulièrement et au besoin, afin de leur donner plus de poids.

 

OIIQ. Cet Ordre des infirmières et des infirmiers comprend 71 000 membres. La consultation a été importante, mais selon moi, insuffisante, car on attendait tellement de leur mémoire ; parfois intrigante par la présence du médecin consulté, avec ses positions pro-vie affirmées, ne se gênant pas d’utiliser les mots Tuer, Meurtre, Éliminer…  L’Ordre craint les dérives ; une invitation à faire davantage confiance dans ses professionnels, dans les Établissements de santé… ; l’importante de bien baliser et de contrôler. Ai bien aimé le passage où il est question de la «culture du tout faire», où l’on transforme des mourants en des malades chroniques. Faut, bien sûr, réviser les protocoles des soins de fin de vie ; c’est urgent. Le CMDL rappelle à L’Ordre que la personne en fin de vie passe avant les soins et avant les soignants. Une ouverture d’exception semblerait acceptable, dans certains cas, «quand on a tout fait». Qui décide de ce qui doit être fait ou pas ? Enfin, vous parlez d’instaurer une «culture des soignants» ; le CMDL parle surtout de la «culture des soignés», du développement de leurs moyens pour être respectés jusqu’à la fin.

 

Paul G Brunet, CPM. Touchant. Touchés furent les commissaires et les personnes présentes, et j’en suis. Il a raison; l'accompagnement des personnes en fin de vie doit baigner dans l’humilité et dans l’humanité, centré sur la personne. Il a dit : «On oublie que les plus malades ont le droit de vivre. Ne faudrait pas oublier qu’ils ont le droit de mourir». Je dis : «Lorsque la vie n’est plus un bien pour la personne en fin de vie, la mort n’est plus un mal». Sage et audacieux ce M Brunet; humain et compatissant surtout. S’il y a un témoignage à visionner en ce jour, c’est celui du CPM; et le nôtre tout de suite après ! !



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:48:08

6e journée de la CP Québec, 28-9-2010 en avant-midi.

Le Réseau des soins palliatifs du Québec. Drs Justine Farley et Louis Roy. Une étude affirme que les personnes recevant des soins palliatifs vivent plus longtemps; d’accord; mais pour les personnes qui ne veulent pas mourir longtemps? Le Réseau invite à la prudence; à raison; le CMDL prône une aide active médicale balisée et contrôlée. On parle beaucoup en SP d’écouter la personne en fin de vie; faut aussi et surtout l’entendre, lorsqu’elle demande des soins personnalisés, proportionnés. Pour le Réseau, l’euthanasie est absolument incompatible avec les SP;  pour le CMDL, il est absolument compatible avec les soins appropriés et personnalisés de fin de vie. Le CMDL a rappelé que les SP n’ont pas le monopole de la bienveillance, de la tendresse, du respect, de la compassion et de la solidarité. Le Dr Roy affirme qu’il faut «briser nos frontières à l’intérieur des SP»; à raison, sinon ce sera l’implosion. Pendant ce temps, à Shawinigan, le Dr Gaétan Bégin, oeuvrant en SP depuis près de 30 années, croit que l’aide médicale active à mourir serait en SP une plus value; d’autres médecins de SP le pensent aussi, trop secrètement par contre. 

 

Notre CMDL. «SOINS APPROPRIÉS DE FIN DE VIE ; DIGNITÉ ET SÉRÉNITÉ POUR TOUS» (disponible sur notre site) ;  voilà le titre de son mémoire de la mi-juillet 2010. Ce titre dit tout. Il espère tout.  À la question de mourir dans la dignité, c’est une réponse inclusive qui englobe tous et tout. C’est avec plaisir et avec conviction et habités par une culture de vie que nous avons témoigné à la CSSS/QMD. Voici notre texte de présentation :  http://www.yvonbureau.com/fichiers/CMDL-28-9-2010.pdf  ou sur www.yvonbureau.com Section Commentaires de l'actualité, 28-9-2010.  http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-32389.html



Par Yvon Bureau le 2010-11-04 à 07:21:41

Sondage fort encourageant /3 jours d'audition de la CP, à Québec

Le Sondage Léger Marketing de ce matin est fort encourageant.

Année après année, depuis près de 20 ans, la population québécoise est favorable à plus de 70 % à une aide médicale active à mourir, si nécessaire et si LIBREMENT voulue.

 

Le Collectif mourir digne et libre croit que le Québec a tout l'espace juridique nécessaire pour permettre à chaque finissant de la vie de mourir dignement, sereinement et librement, en cohérence profonde avec SES valeurs profondes. À chacun SA fin de vie. Le libre-choix est beaucoup plus possible au Québec qu’on le pense, et cela SANS toucher au Code criminel du Canada.

 

Le CMDL sera à la Consultation publique à 11H00 ce matin. Le témoignage du Barreau du Québec, jeudi, 10H00, est fort attendu. «Le Québec a tout l’espace voulu…», a déjà dit le BduQ.

 



Par Yvon Bureau le 2010-09-28 à 06:35:16

5e journée Consultation publique Trois Rivières En après-midi 24-9-2010

AQDR/Centre du Québec/trois sœurs Rajotte «Vivre dans la dignité»; ça inclut aussi mourir dans la dignité. «Vivre jusqu’au bout»; au bout de quoi et de qui? «Il y a eu des dérapages en Hollande»; invitation à lire Mourir, un acte de vie/PUL 2010, de Frances Norwood qui a passé 15 mois à évaluer…; l’Honorable Jean-Louis Baudouin affirme qu’il n’y a pas eu de dérapage dans les pays où l’AMAM est permis légalement; si oui, ils seraient rares, même inexistants. L’humanisme inclut aussi l’AMAM. Il est vrai qu’une centaine de médecins sont farouchement partisans du statu quo; sur près de 20 000 médecins ! Ne faudrait pas parler au nom de tous les Aînés. Seul l’intérêt de la personne en fin de vie doit primer. Faudrait écouter davantage votre mère !

 

Monsieur Norbert Rodrigue. Il a travaillé six années à l’OPHQ. Il salue les mots choisis «Mourir dans la dignité»; à raison. Présentement, «il y a dérive, car nous sommes sans encadrement.» Pouvons faire confiance en nos soignants. Là où l’AMAM est légalement permise, la relation médecin-personne en fin de vie n’est pas détruite, mais elle est augmentée. L’AMAM n’a rien de banal ou de banalisé en Hollande, Belgique et Luxembourg; parlez-en aux médecins qui font d’excellents soins palliatifs incluant parfois euthanasie. Balisé, oui, banalisé, jamais. OUI à l’aide à mourir, MÉDICALE seulement; la présence médicale volontaire est de mise, selon notre CMDL. Monsieur Rodrigue, merci pour votre plaidoyer en faveur de l’intelligence des gens, pour la non-opposition entre droits individuels et droits collectifs lorsqu’on le parle de l’AMAM.

 

Monsieur Robert Duchesne. (Intervention sans Mémoire) Ex-infirmier et proche d’une personne lourdement handicapée. Faut croire au potentiel de la personne avec des déficits physiques majeurs; cette croyance m’a animé aussi pendant mes 30 années dans un centre de réadaptation physique. Son amie lui a demandé de la tuer; il a refusé, à raison; ça fait penser au film québécois La dernière fugue… Grâce à l’AMAM, le mourir pourrait être «plus doux».. «Je crois au choix, à la liberté de choix». «Ça prend des balises». Le CMDL partage largement ces trois derniers points.

 

Monsieur François Champoux. Une gratitude à la CSSS/QMD qui «élargit notre humanité»; à raison. Le CMDL est défavorable au suicide assisté et est favorable à une euthanasie sous conditions, mieux dit, à l’AMAM, balisée et contrôlée. LIBERTÉ pour le médecin aidant et liberté pour la personne aidée en fin de vie, après une demande éclairée et libre. Oui à la mort digne, oui au mourir serein et sécuritaire. Le concept «suicide par personne interposée» ne plait pas à notre Collectif. Et cela n’aidera pas la cause de la Prévention du suicide, en parlant du mot suicide; continuons à parler d’AMAM. Euthanasie et suicide sont des mots très émotionnels et très et trop lourds d’Histoire et d’histoires. Oui à une fin de vie apprivoisée, préparée, responsable et ouverte à la communication. Le concept de l’intentionnalité interne est intéressant, car provenant de la personne en fin de vie.

 

Dr Agathe Blanchette et Élise Rheault dg.  Plusieurs années d’expériences en soins palliatifs. Être «DÉDIÉES»  au seul intérêt de la personne en fin de vie et de SON intention et de SA volonté; fort bien, fort noble. «Quand il n’y a plus rien à faire, tout reste à faire»; toujours en cohérence avec le libre choix de la personne en fin de vie, avec son respect jusqu’à la fin; j’espère. Excellent point : «qu’est-ce que la personne inapte déciderait si elle redevenait apte pendant 15 minutes ?»; centrés sur la personne, nous arrivons vite à une décision efficiente. Le chapitre 16 de mon livre «Ma mort Ma dignité Mes volontés» porte sur ce point. (sur www.yvonbureau.com ). OUI à l’intervention professionnelle en soins appropriés de fin de vie, en AMONT. La sédation terminale est un soin de fin de vie; le mourant ou son représentant légal doit POUVOIR donner un consentement éclairé (avantages, inconvénients et risques) et libre (absence de pression, de menace et de promesse intenable). Pour éviter le regard criminel sur nos médecins facilitant activement le mourir demandé librement. Dr Blanchette, soyez rassurée; les médecins hollandais et belges donnant d’excellents soins palliatifs incluant légalement l’euthanasie sous conditions, ne font pas peur à leurs patients, n’ont rien de tueurs et ne font que bonifier la relation de confiance médecin-mourant.

Dans ces pays, la formation des jeunes médecins s’est grandement modifiée, pour un plus; dans ces pays, personne ne voudrait revenir en arrière. Dr Blanchette, protéger sa réputation, c’est bien; mieux, protéger la réputation de la personne en fin de vie.  La personne en fin de vie, c’est elle «le boss»; d’accord. «Les dérapages avant la loi permettant l’avortement étaient tellement plus nombreux. Devons choisir pour le moindre des maux.» ( député Amir Khadir)

 

Monsieur William A. Ninacs. Docteur en service social./ Le pouvoir d’agir. Selon moi, l’aidé doit être le 1e aidant naturel ; par ses dires sur qui il est, sur ses croyances, sur ses valeurs ; par des plans de soins faits en lucidité ; par ses écrits connus et partagés en amont. En tout temps, les directives anticipées écrites de fin de vie peuvent être modifiées. Elles doivent être des outils de communication avec les proches et avec les soignants. Elles doivent surtout être données à ses  mandataires. Parlons de l’AMAM ; que ce soit le médecin qui pèse sur la seringue ou le mourant lui-même qui le fasse en présence du médecin, le mourir est médicalement assisté.

 

Période d’interventions au micro. Six personnes. Très majoritairement les intervenants sont  favorables au libre-choix, à l’AMAM comme un soin de compassion.



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:43:08

5e journée Consultation publique Trois Rivières Avant-midi 24-9-2010

 L’AQDR-Section Trois-Rivières. Très heureux de la position de ce groupe. La dignité est subjective; elle passe par le l’expression et par le respect de la volonté ultime de la personne en fin de vie, par son libre-choix. Le finissant de la vie, sa famille n’ayant aucun droit en soi sauf si le mourant est inapte et sans mandataire, peut choisir qui sera à ses côtés. Le CMDL ne veut pas actuellement qu’on touche au Code criminel (c’est «fermé» à Ottawa); sommes pour la décriminalisation de l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée; sommes pour la reconnaissance de cette aide comme soin approprié de  fin de vie, incluse dans sa Loi de la Santé; notre Code civil donne tellement d’espace pour un mourir plus digne et plus libre au Québec. Pour seconder la Prévention contre le suicide, il est temps de parler du Mourir activement et médicalement assisté (MAMA). La mort appartient au mourant éclairé et libre. Souffrir uniquement pour permettre aux autres d’être bons, de se faire beaucoup de bien,  non merci. Pour le CMDL, la présence du médecin volontaire est toujours de mise.

L’AQDMD/Mauricie. Par ses 20 années comme travailleur en CHSLD et par ses 15 années à la Maison Albatros, avec ses 78 années de vie, monsieur Gilles Lebel a toute autorité pour ses dires. « Au mourant de dire ce qui est bien et digne pour lui»; de moins en moins de place pour un certain paternalisme médical et religieux. Parlons de Testament de fin de vie plutôt que de Testament de vie, car plus explicite; mieux, de Directives anticipées.. «Quand on demande une aide médicale à mourir, on ne demande pas à être tué; c’est autre chose»; utiliser les mots «Tuer, Être tué, Meurtre, Éliminer…», surtout dits par des spécialistes en éthique, est un manque à l’éthique des plus élémentaires. Oui à un mourir plus noble. «Le respect de la volonté de la personne avant le respect de la vie en générale». «À quoi sert une fin de vie sans personne dedans ?»; on ne doit pas euthanasier la personne afin que son corps puisse mourir plus longtemps. L’ANQ doit reconnaître au plus tôt explicitement la valeur légale des directives anticipées écrites de fin de vie. Sénèque, il y a 2 000 ans, a parlé des intérêts de ceux qui accompagnent des mourants; leurs intérêts sont «soit honnêtes soit honteux»; je dis soit nobles soit ignobles. Tout plan de soins, tant en CHSLD qu’en Soins à domicile, devrait contenir une Section/Fin de la vie, avec place à Notes évolutives et pour tous autres documents. L’invitation du sage Normand Gour de faire confiance en nos professionnels et en nos institutions et en nos corporations professionnelles est des plus appropriées. Comme M. Lebel, je préfère tellement plus une AMAM à une sédation terminale.

 

Corporation Albatros inc. «La vie ne nous appartient pas. Accompagner la vie jusqu’à la fin, jusqu’au bout. D’abord, le respect de la vie.»; et le respect de la PERSONNE vivante terminant SA vie et de son choix ultime ? Dans les pays où l’AMAM est légalement permise, le deuil serait facilité, car centrée sur la personne et sur son choix, sur une fin de vie préparée et ouverte à la communication. À ses débuts, les Soins palliatifs se sont donnés une philosophie; depuis la société a changé, les valeurs sociétales aussi; où en est actuellement la philosophie des Soins palliatifs ?  La solidarité et la bienveillance ne sont pas le monopole des Soins palliatifs, de sa philosophie et parfois de sa mystique. Humaine et compatissante ouverture du Dr Gaétan Bégin, pour des situations exceptionnelles; merci; osez en parler chez Albatros et au RQSP ! Étonnant de comparer le ton de la voix  des deux premiers groupes de ce matin et de celui des Soins palliatifs d’Albatros, autre que celui du Dr Bégin; l’énergie et l’intensité du ton de la voix  ne sont pas les mêmes; parfois le ton traduit, souvent il trahit. 



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:42:20

9-9-2010 Pendant ce temps, au Canada anglais...

La Commission sur la question de mourir dans la dignité soulève beaucoup d’intérêt au Canada anglais.

J’ai déjà participé à deux émissions diffusées sur des réseaux nationaux. À la radio, il s’agissait de THE CURRENT qui est l’émission du matin de grande écoute sur CBC. À la télévision, ce fut avec CBC WORLDNEWS, l’équivalent de RDI pour le Canada français.

 

Dans chaque cas, la discussion avec  les animateurs a été directe et franche mais très objective. Plusieurs auditeurs ont manifesté leur accord total avec les propositions mises de l’avant par notre Collectif.

 

Dans développement tout à fait remarquable, le nouveau président de la CANADIAN MEDICAL ASSOCIATION, le Dr Jeff Turnbull, a soutenu une position fort différente de celle qu’avait soutenue jusqu’à présent cet organisme. Alors que CMA s’était toujours opposé à l’euthanasie, même balisée et contrôlée, Dr Turnbull déclare maintenant que c’est à la société de déterminer les normes sociales et que les médecins doivent fournir les services médicaux que la société juge pertinents et souhaitables.

 

Je participerai aussi cet après-midi à une autre émission similaire à CBC INTERNATIONAL.



Par Ghislain Leblond le 2010-09-22 à 11:29:45

La RICHESSE du temps de la LUCIDITÉ

Que la recherche continue son travail si essentiel ! Accord total.

Entre temps, puisque les personnes atteintes de cette maladie sont des humain mortels comme chacun de nous, elles se doivent de profiter de leur temps de lucidité suffisante pour écrire leurs directives anticipées de fin de vie et pour désigner des mandataires pour les faire respecter.

 

Ainsi, les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et d’autres démences auront une fin de vie responsable, préparée, ouverte à la communication, et généreuse pour elles-mêmes et pour leurs proches et pour leurs soignants. 

 

La richesse du temps de la lucidité et de l’aptitude à consentir et à refuser les soins peut faire diminuer significativement la pauvreté des soignants et des proches qui doivent décider à la place d’un être bien-aimé.

 

C’est malheureux que Le colloque provincial sur la maladie d’Alzheimer «Mieux comprendre pour mieux agir», 27, 28 et 29 septembre 2010 - Manoir des Sables, Orford, n’aborde pas suffisamment cette question alors que tout le Québec réfléchit à la question sur le mourir dans la dignité via une Commission parlementaire fort active.

 

L’utilisation optimale du temps de notre lucidité est un atout majeur pour notre fin de vie en dignité et en sérénité.

 

http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/blog.php

www.yvonbureau.com



Par Yvon Bureau le 2010-09-22 à 11:15:47

Vivre ET mourir dans la dignité

Commentaire au Le Devoir et à la lettre «Naître libre… de ne pas vivre?» du 20-09-2010 http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/296531/lettres-naitre-libre-de-ne-pas-vivre

 

Monsieur Dupuis, je suis désolé que la maladie du Parkinson alourdisse vos 82 années de vie. J’ai travaillé 30 années dans un centre de réadaptation physique de Québec. Je peux comprendre.

 

Expert reçu en février dernier à la CSSS/QMDignité, attentif à TOUT ce qui s’écrit, se voit et se dit à cette Consultation publique, je peux vous rassurer.

 

Vous allez pouvoir terminer votre vie, en harmonie avec vos croyances et en cohérence avec vos valeurs profondes. Rassurant. Rassurant aussi par le fait que vous avez les droits nécessaires pour votre respect, que vous pouvez écrire vos directives anticipées de fin de vie et que vous pouvez désigner des mandataires pour les faire respecter.

 

Aussi, cette Commission apportera au Québec une énorme réflexion, une sagesse accrue, une audace prudente, plus de dignité, plus de sérénité et plus de liberté pour chaque personne terminant SA vie.

 

Cette Commission a un intérêt grandiose : donner la primauté au seul intérêt de la personne en fin de vie et à son intention. Ce qui est très noble.

 

Que votre fin de vie bien à vous honore toute votre vie et vos croyances !



Par Yvon Bureau le 2010-09-20 à 11:38:55

AQG et son colloque «Le mourir dignement : quelles alternatives»

Samedi, le 18 septembre 2010, à l’Université Laval, je fus un des conférenciers au Colloque de l'Association québécoise de gérontologie. Fort intéressant.

J’ai été impressionné par l’exposé du président d’honneur de la journée, Me Paul G. Brunet, du Conseil de la protection des malades. «Les droits des usagers, les devoirs du réseau de la santé.»  La primauté de la personne en fin de vie et de son choix.

Un médecin en Soins palliatifs a fait l’Éloge de l’inconnu. Une infirmière éthicienne a parlé des «Pratiques cliniques en fin de vie : enjeux éthiques», avec si peu de compassion. Une psychologue a développé «La phase terminale : un temps précieux pour qui ?»

Par ma conférence «afirmante» et intense, j’ai eu grand plaisir à faire l’éloge de la dignité, de la sérénité, de la liberté et de la primauté de la PERSONNE en fin de vie.

Voici le texte de ma conférence :

http://www.yvonbureau.com/fichiers/AQG-YB-18-9-2010.pdf

 

Le lendemain en avant-midi, la Table de concertation des Aînés de la Capitale-Nationale recevait les conférencières Hélène Bolduc, présidente de l'AQDMD, sur le Directives anticipées de fin de vie, et la Dr Hana Havrankova avec sa conférence «L'aide à mourir et les devoirs du médecin». Énorme appréciation.

Bon 3e anniversaire à AQDMD !



Par Yvon Bureau le 2010-09-23 à 15:32:52

Urgence de la compassion et...

Commentaire au Le Devoir à l’article «Urgence de la compassion» de ce 17-9-2010

http://www.ledevoir.com/societe/sante/296315/lettres-l-urgence-de-la-compassion

Dr Havrankova, merci d’avoir été une experte que la CSSS/QMD a reçue en février dernier. À très raison, d’ailleurs.

Merci pour votre lettre. Excellente, comme toujours.

 

Oui à une urgence de plus de compassion.

 

OUI à une urgence de plus de dignité.

 

OUI à une urgence de plus de sérénité.

 

OUI à une urgence de plus de liberté.

 

OUI à une urgence de plus d’inclusion pour un mourir digne et libre pour TOUS.

 

OUI à une urgence de sortir des impasses actuelles entourant la fin de la vie.

 

OUI à une urgence de développer les soins, les Maisons, les Unités et les Équipes APPROPRIÉS de fin de vie.

 

«La compassion est la loi fondamentale et peut-être l’unique loi de l’existence de tout le genre humain» (Dostoïevski).

 

 

 



Par Yvon Bureau le 2010-09-17 à 18:52:48

Mes trois commentaires au Le Devoir de ce 15-9-2010

1-  Commentaire à «Euthanasie - Les personnes âgées doivent prendre la parole» du Le Devoir 15-9-2010

Rassurant Dr Boisvert

 

Merci pour un tel texte si nécessaire, si riche, si crédible et si transparent.

 

À la CSSS/QMD, le Dr Francois Desbiens nous a invité à avoir confiance en nos soignants. Vous le faites vous aussi. À raison.

 

Au Québec, nous sommes capables d'offrir des soins de fin de vie appropriés et personnalisés qui respecteront chaque finissant de la vie et qui lui permettra de terminer SA vie selon SES valeurs profondes qui lui ont donné personnalité et identité.

 

OUI, prendre la parole pour être écoutées et ENTENDUES, pour mourir côté Jardin, RESPECTÉES jusqu’à la fin. Respectées jusqu’à la fin, ça leur aidera tellement à terminer leur vie DEBOUT et «comme du monde».

 

De quoi rassurer les personnes âgées et très âgées, et tous les humains, « mortels et amants de mortels» (ACS)

 

Dr Boisvert, quelle grande personne vous êtes, avec tant d'humilité. Vous faites honneur à notre humanité et à notre humanisme. MERCI.

 

2- Commentaire à «Selon le J. de l’AMC – Les mourants veulent «la vérité, être touchés, du temps» »

  Ils veulent PLUS

 Que veulent les mourants? D’abord, ne pas être appelés des mourants, mais des PERSONNES en fin de vie. Bien sûr, Elles veulent la vérité pour pouvoir donner des consentements éclairés et libres. Allez chercher de tels refus et consentements, c'est ce qui est de plus noble en médecine.

 

Elles veulent aussi être écoutées et ENTENDUES  afin de terminer leur vie en dignité et en sérénité, en cohérence avec LEURS valeurs profondes, respectées jusqu’à la fin. Afin aussi de mourir en compagnie des soignants et de leurs proches de LEUR choix.

 

Veulent-elles être touchées? Certaines, oui. D’autres, non. À respecter. Avec le mourir en dignité, ne devons-nous pas penser aussi au mourir en intimité ?

 

Veulent-elles du temps ? Ça dépend pour qui et pourquoi. À chaque terminant de la vie de le dire.

 

Très noble et si porteur de ne pas «au final empoisonner la fin de vie et le deuil». Merci AMC.

 

Personne mourante respectée, deuil facilité et positif, travail professionnel tellement valorisé.

 

 

 

3- Commentaire à «Euthanasie - Urgent exercice de tranparence à faire»

 

Parlons transparence

 

Dr Vinay, quand vous utilisez abondamment, ici et là , les mots «Tuer, Meurtre, Droit d'être tué, Droit de tuer pour les médecins», quelle transparence vous habite?

 

Soyez rassuré, la CSSS/QMD se veut transparente, elle l’a été et elle le sera.

 

Une invitation : faisons tout pour que chaque personne en fin de vie soit écoutée et entendue et respectée jusqu’à la fin. Et ayons CONFIANCE en nos médecins et en nos ordres professionnels. Pas seulement en certains médecins palliatifs ultra-religieux.



Par Yvon Bureau le 2010-09-15 à 11:11:23

Mes deux commentaires au Le Devoir de ce 14 septembre

1-  «Euthanasie : le Barreau proposera des solutions»

Sans toucher au Code criminel canadien

 

C'est jeudi, le 30 novembre 2010, à 10H00, que Le Barreau du Québec présentera son mémoire à la CSSS/QMD, dans le Cadre de sa Consultation publique. C'est ce que révèle l'horaire mis à jour de la Commission.

 

Un mémoire tant attendu, avec ses propositions, pour «sortir des impasses» actuelles entourant la fin de la vie, tel que désiré par notre Collège des médecins et par la grande majorité de notre population.

 

Le Collectif mourir digne et libre croit que le Québec a tout l'espace juridique nécessaire pour permettre à chaque finissant de la vie de mourir dignement, sereinement et librement, en cohérence profonde avec SES valeurs profondes. À chacun SA fin de vie. Le libre-choix est beaucoup plus possible au Québec qu’on le pense, et cela SANS toucher au Code criminel du Canada.

 

2- «Débat sur l’euthanasie- Culture de mort»

Culture de vie

 

Madame Des Aulniers, que de beaux mots recherchés, que de belles et que de longues phrases.

 

En très bref. Voici quelques mots. Pour parler de la culture de vie qui m’habite depuis plus de 25 années. Pour parler de mon intérêt intense et compatissant pour un mourir plus digne, plus libre et plus serein au Québec. 

 

Que le Québec puisse permettre à chaque PERSONNE en fin de vie de la terminer selon SA dignité, SA conscience, SES croyances, SES valeurs profondes, SON respect pour soi et pour les autres, et enfin selon SA liberté ultime, ÇA, c’est de parler de culture de vie!

 

Un dernier commentaire :

 

MOURIR, UN ACTE DE VIE

 

Question de lire une autre anthropologue …

 

L’anthropologue médicale américaine Frances Norwood a passé 15 mois en Hollande pour y mieux saisir la longue pratique légale de l’euthanasie.

 

Elle a publié : The Maintenance of Life : Preventing Social Death througt Euthanasia Talk and End-of-Life Care, en 2009.

 

Pierre Viens et Lise Laberge l’ont traduit admirablement : MOURIR, UN ACTE DE VIE / Prévenir la mort sociale par la discussion pré-euthanasie et les soins de fin de vie

PUL 2010 3e trimestre

 

Un autre point de vue fort intéressant à lire.



Par Yvon Bureau le 2010-09-15 à 10:53:40

Mes 2 commentaires au Le Devoir de ce 13-9-2010

1- À l'article «Euthanasie : une voix risquée»,

Ne pas euthanasier la personne

Madame David, mes sympathies pour le décès de votre père.

 

J'aimerais faire quelques brefs commentaires à votre article.

 

J’ai accompagné mon père en 1984; la famille a respecté son «Je veux mourir», dit noblement, sagement, librement, courageusement; nous l’avons compris, nous l’avons écouté et nous l’avons entendu. Écouter un mourant est facile, l’entendre demande tellement plus, car il est question de dignité et de liberté ultime propre à CHACUN.

 

En 1984, le refus de traitement et une demande d’un mourir sans douleurs n’était pas possible, ou si peu. Ce droit l’est plus de nos jours. Cependant, l’exercice de ce droit demeure trop souvent pénible, parfois impossible. Les pressions tant de la famille que des soignants et des religieux sont lourdes. On a peine à respecter notre Code civil et son «Dans le SEUL intérêt de la personne et de son intention» (Règle d’or, selon le Dr F. Desbiens.

 

Ce qui est le plus sacré dans la vie, c’est la personne et SA dignité et SA liberté.

 

Triste et intrigant d’entendre les mots «Tuer, Droit d’être tué, Droit de tuer pour nos médecins». Des amis médecins en Hollande et en Belgique font d’excellents soins palliatifs, incluant légalement parfois l’euthanasie sous conditions, si nécessaire et si LIBREMENT demandée. Croyez-moi, ils n’ont rien de criminels et de meurtriers; même, ils sont plein d’humanité.  Du respect pour eux, svp, par le choix de mots plus appropriés, dignes et respectueux.

 

Enfin : il ne faut pas euthanasier la personne afin que son corps puisse agoniser le plus longtemps possible. Au nom de la vie digne et libre

 

-2 À l'article «Vivre dans la dignité»

Vivre ET mourir dans la dignité

 

Vivre dans la dignité inclut le mourir dans la dignité, respectueux de CHAQUE personne qui veut terminer sa vie selon sa conscience, ses valeurs et son libre choix.

 

La Commission parlementaire sur la question de mourir dans la dignité (créée à l'unanimité et sans abstention à notre Assemblée nationale du Québec le 4 décembre dernier) n'amène pas une dépense, mais un investissement des plus humains et compatissants.

 

À chaque année, au Québec, plus de 60 000 personnes décèdent. Près de 3 millions en sont touchées. Toutes espèrent un mourir plus digne et plus serein.



Par Yvon Bureau le 2010-09-13 à 15:08:11

Coup de coeur de la semaine du 7-9-2010

L'Éditorial de Brigitte Breton du 8-9-2010 du Le Soleil. Madame Breton, Merci.

«Le dernier mot»

 http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/201009/07/01-4313408-le-derniermot.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B22_editorialistes_255150_section_POS1



Par Yvon Bureau le 2010-09-13 à 15:05:57

Second-Regard de Radio-Canada du 12-9-2010

L’entrevue avec le Dr Bernard Lapointe est fort bien faite et intéressante. Bravo et merci SR-RC/Alain Crevier.

 

Voici trois questions pour ce médecin :

- « En soulageant la douleur, on redonne la vie ». Toujours?

- En Hollande et en Belgique, l’euthanasie sous conditions brise-elle le lien de confiance entre la personne en fin de vie et son médecin ? Et si c’était le contraire, très souvent ?

- «En soins palliatifs, on ne soigne pas des mourants, mais des vivants». Et si on parlait de PERSONNE vivante en fin de vie ?

 

Une dernière. Suite à «Toute l’équipe (nombreux en sont ses professionnels et ses bénévoles) connaît le mourant». Pour certains, mourir davantage dans l’intimité, est-ce possible ?

 

Protéger les plus démunis de la société. Pleinement d’accord. Mais les protéger de quoi et de qui?

 

J’ai adoré la 2e partie de l’émission. Je ressens toujours une grande joie devant la chance que nous avons d’avoir de si merveilleuses personnes à la tête de la CSSS/Question de mourir dans la dignité.



Par Yvon Bureau le 2010-09-13 à 14:43:42

Commentaires à trois articles du Le Devoir du 11-9-2010

1- «Médecine palliative – Des médecins craignent des poursuites».

Faisons CONFIANCE à nos soignants

 

Il est bon de relire le Document du CMQ : Sortir de l'impasse. Pour plus de sérénité et de sécurité professionnelles et sociétales. Il est bon de nous émerveiller devant notre Code civil du Québec, spécialement de son chapitre: De l’intégrité de la personne.

 

À raison, hier, à Montréal, au début de la 4e journée de la Consultation publique de la CSSS/QMD, extraordinaire et si nécessaire furent la présence du Dr François Desbiens et de sa présentation. Un message : FAISONS CONFIANCE À NOS SOIGNANTS et à nos institutions, comme il y a 20 ans au Québec; sans dérapage. Il en sera ainsi maintenant. Il nous a rappelé une règle d’or : Le seul intérêt de la personne en fin de vie et SON intention (son choix ultime). Tellement élémentaire, mais trop pour les partisans farouches du statu quo, 

 

Plus on est partisan du statu quo, plus on parle de confusion dans les termes et plus on ne reconnaît pas l’intelligence de la population.

 

Plus on est partisan du statu quo, plus on ne parle que de soins palliatifs et pas des soins appropriés et personnalisés de fin de vie. Approprié et personnalisé, ces mots font peur à ces partisans; pourtant ces mots sont si porteurs de sérénité et de sécurité professionnelles.

 

Il est toujours impressionnant et questionnant d’entendre des éthiciens utiliser les mots Tuer, Meurtre, Droit d’être tué, Droit de tuer, lorsqu’il est question d’une aide médicale active à mourir… Manquement à l’éthique, non?

 

J’ai de bons amis médecins en Belgique et en Hollande qui font des soins palliatifs incluant parfois légalement l’euthanasie sous conditions; de si bonnes, respectueuses et compatissantes personnes. Elles n’ont rien de tueurs et de criminels, croyez-moi. 

 

2- «À la vie, à la mort. Soins de confort? Euthanasie? Le débat est lancé».

Le Dr François Desbiens, témoin à la CSSS/QMD hier, a rappelé une règle d’or : Le seul intérêt de la personne en fin de vie et SON intention (son choix ultime). Curieux que des théologiens et des bioéthiciens n’en parlent pas ou peu.

 

La sédation terminale. C’est un soin de fin de vie. Un mourant doit en connaître les avantages, les inconvénients et tous les risques, tant pour lui que pour ses soignants et ses proches. Ainsi, ce mourant, ou son représentant légal, pourra donner un consentement éclairé et libre. Le consentement et le refus éclairés et libres, c’est ce qui est le plus NOBLE en médecine. Un exemple de risque : que votre mourir dure des jours, et parfois quelques semaines. Jamais je ne ferai vivre cela à mes proches. Demandez à des familles qui ont accompagné des  mourants «sédatés», pendant trois semaines; épuisées, fatiguées, écœurées, «mortes», agressives contre ce type d’agonie. Quand allons-nous les écouter, ces familles ?

 

Faut développer les soins palliatifs. D’accord. Mais lesquels ? Savons-nous quels sont les soins de fin de vie que les gens veulent ou refusent? Avant de développer, va falloir avoir réponse à cela. Élémentaire. Osons parler de soins appropriés et personnalisés de fin de vie; et développons.

 

Plus de 20 % d’un groupe lors d’un sondage, c’est un excellent échantillonnage.

 

Heureux de ne pas être partisan de l’euthanasie. Heureux de ne pas être partisan du statu quo. Heureux pour TOUS d’être partisan du mourir qui sera en cohérence avec les valeurs profondes et le libre-choix de chaque finissant de la vie.

 

Admiration et gratitude aux membres de la Commission et leur équipe. ! Quel beau travail parlementaire !

 

3- «Quelle urgence?» de madame Denise Bombardier

Le Québec a l’espace qu’il faut…

 

L'urgence pour chacun de pouvoir mourir en cohérence avec ses valeurs profondes, ses croyances, SA dignité et SA liberté.

 

Notre Code civil est extraordinaire, spécialement ce qui touche «De l'intégrité de la personne». Agir dans le seul intérêt de celle-ci et de SON intention. Une règle d'or, dit le Dr François Desbiens.

 

Une information : la Belgique a décriminalisé l’euthanasie SOUS CONDITIONS, SANS toucher à son Code pénal.

 

Avec son Code civil, avec sa loi de la Santé et avec son ministère de la Justice, le Québec a l’espace qu’il lui faut pour augmenter pour tous les niveaux de la dignité et de la sérénité entourant la fin de la vie.

 

Heureux de faire partie de cette culture de vie.



Par Yvon Bureau le 2010-09-12 à 22:55:43

Commentaires à 2 articles du Le Devoir de ce 10-9-2010

1- À l'article du Dr David Roy «Mdd : les personnes âgées doivent-elles craindre l'euthanasie?» :

Sécurisant : être écouté et ENTENDU et respecté jusqu'à la fin

 

Ce qui sécurise et sécurisera le plus les personnes âgées lorsque la fin de la vie arrive et arrivera, c’est d’avoir l’assurance, la garantie qu’elles seront écoutées et ENTENDUES jusqu’à la fin. Trop de soignants se vantent d’écouter les finissants de la vie; peu d’entre eux osent les écouter pleinement. La liberté effraie bien des gens, spécialement les soignants religieux plus ou moins avoués.

 

Pour bien des finissants de la vie, pour d’autres rendus au bout de leur corps et du sens à leur vie, ce qui les fera vivre plus longtemps, sereinement et parfois heureusement, c’est la garantie qu’un médecin, le jour venu, à leur demande expresse et pleinement libre, les aidera activement à mourir, respectant le cadre établi par la Loi.

 

Ce qui leur donne aussi sécurité et sérénité, c’être d’être convaincues qu’en plus d’une main médicale compatissante pour leur tenir la main, un coup de main médical leur sera aussi possible, si nécessaire et si voulue.

 

Utiliser les mots Tuer, Meurtre, Crime… me semble manquer à l’éthique la plus élémentaire lorsque l’on parle pour les finissants de la vie d’une aide médicale active à mourir, éclairé et LIBRE, si nécessaire aux yeux du partant.

 

Accompagner un mourant est une bien et belle chose. Accompagner un mourant en l’écoutant, en l’entendant et en le RESPECTANT jusqu’à la fin, c’est tellement mieux.

 

Et tellement plus sécurisant pour les personnes âgées et très âgées.

 

2- À la chronique de madame Lise Payette : «Je change de Commission» :

 

Pour davantage «mourir comme du monde»

 

Quel beau, bon et si nécessaire texte. Merci.

 

Terminant en Beauce une conférence sur la dignité dans le mourir, sur la noblesse dans la terminaison de nos vies, un participant s’est levé et m’a remercié ainsi : «Grâce à votre travail de plus de 25 années, nous allons de plus en plus pouvoir mourir comme du monde».

 

«Comme du monde», ça veut dire quoi ?

 

«Mourir debout, RESPECTÉ totalement jusqu’à la fin»

 

Debout et respect, deux mots réconfortants et porteurs de plus de dignité et de sérénité.

 

D’accord avec vous. La Télévision devrait couvrir cette Commission sur la question de mourir dans la dignité. Plus de 60 000 personnes décèdent chaque année au Québec. Si chaque décès touchent une cinquantaine de proches, ça fait près de 3 millions de personnes…

 

«Nous allons tous mourir un jour ou l'autre.» Que ce soit côté Jardin, celui du respect jusqu’à la fin.



Par Yvon Bureau le 2010-09-12 à 22:24:15

Un après-midi et une soirée à la Consultation publique Montréal 10-9-2010

Fort intéressant et coloré le témoignage de monsieur Robert Senet. Le CMDL prône que soit MÉDICALE toute aide active à mourir; balisée et contrôlée, bien sûr !. Cette aide doit être un choix de société; le Québec est très majoritairement prêt pour ce choix.

 

Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec. «L’homme descend non du singe, mais de Dieu.» Si Dieu donne la dignité, il donne aussi la liberté. «La souffrance n’enlève rien à la dignité humaine…; elle peut être une occasion de croissance»; voilà une croyance. Il ne faudrait pas que les croyances des uns deviennent les lois des autres (Francine Lalonde). Dit autrement : «La religion des uns ne doit pas devenir la loi des autres».Quelques valeurs chrétiennes : écoute, compassion, absence de jugement, RESPECT, solidarité… De nombreux chrétiens se sont éloignés de la notion de la valeur rédemptrice de la douleur et de la souffrance. Invitation au Dr Mathieu Vincent à lire «Être ou ne plus être» des Drs Boisvert et Daneault; monsieur Vincent devrait considérer que 25% d’un groupe (médecins), c’est un excellent échantillonnage. C’est un des droits du mourant de n’être accompagné que par les personnes de notre choix.  Conviction : des évangéliques sont en faveur d’une aide médicale active à mourir.

 

Sarto Blouin parle d’un débat juridiquement stimulant et intense; il annonce que le mémoire des notaires sera audacieux; hâte de lire. La personne en fin de vie avant tout et avant tous. Les soignants n’ont pas à avoir le consentement de la famille, si le mourant décide ou a décidé via des directives anticipées de fin de vie. Svp : le mourant au centre et au cœur des décisions de fin de vie. Vive la laïcité du Québec; vive le mourir laïque; vive le mourir libre ! Rappel fort opportun : l’administration de la Santé et de la Justice sont de juridiction exclusivement du Québec. Je partage avec monsieur Blouin cette certitude : si la Court Suprême du Canada se prononçait aujourd’hui sur le cas Sue Rodriguez, très majoritairement le résultat serait favorable à une aide à mourir. J’aime votre règle d’or : doivent primer le seul intérêt du mourant et SON intention.

 

Élizabeth Chlumecky.. Si la vie est sacrée, la personne en fin de vie et ses libres-choix le sont tellement davantage. Inclusion, oui, par des soins appropriés et personnalisés de fin de vie pour TOUS; oui, par une fin de vie en cohérence avec les valeurs profondes de chaque mourant. Même des personnes bien entourées peuvent vouloir mourir, leur vie étant accomplie, à leurs yeux. D’accord avec vous : non au suicide assisté. Oui au mourir médicalement assisté. Il est faux de dire que toute maladie et toute fin de vie sont sources de mûrissement. Libre-choix tant pour le mourant aidé que pour les aidants.

 

Joseph Caron. Le ton est doux et la parole a du poids et de la lucidité.  «Vivre ma vie et ma mort comme je les veux». «Le Québec a le moyen d’agir». M. est favorable au suicide assisté. Le CollectifMDL est lui favorable à une aide MÉDICALE à mourir, sous conditions. Si une personne mourante veut terminer sa vie par suicide, ce sur quoi je ne suis pas d’accord, qu’elle le fasse toujours sans mettre en danger les santés physique et mentale des autres, pour un mourir généreusement responsable. Merci d’être très favorable aux directives anticipées de fin de vie et à leur promotion. Très d’accord avec vous pour la prévention du suicide.

Dr Nicholas Newman.«Les médecins ne sont pas des anges». Méfiance. Le contrôle de la douleur est le 4e ou le  5e critère lors d’une demande d’aide  active à mourir; bon à re-souligner. D’accord avec vous, faut arrêter de parler de suicide chez les mourants, afin de protéger nos jeunes. Pour vous un exemple de noblesse. Voici. Un médecin retraité vit dans un CHSLD, avec plaisir et avec noblesse; il est aimé par tous; il dit souvent avec humour qu’il est «passé-date». Fracture lourde de la hanche. Il veut qu’on le laisse mourir dans son lit, avec douleurs contrôlées et accompagnement affectueux. Pressions +++ tant de soignants que de religieux. Il accepte l’opération à contre cœur et à contre raison. Il revient au CHSLD. Déprime, est agressif pendant un mois et décède. Sa nièce m’a dit : «Mon grand papa si noble n’a pas pu mourir noblement». Quel drame !

Madame Danielle L’Écuyer. Témoignage touchant et bouleversant par «une personne ordinaire». Tellement désolé je suis pour vous et votre famille et votre mari décédé. Ça m’encourage tellement à continuer mon combat pour un mourir plus digne pour tous et sans douleurs. Pour la gestion des soins dans ce CH, dans ce cas précis seulement, la honte est de mise. Non à l’acharnement thérapeutique non voulu, pas humain : position de cette dame et de la mienne, bien sûr.

Mourir dans la dignité aux soins intensifs. Quel beau groupe d’infirmières et d’infirmiers pour bien terminer cette 4e journée, qui avait fort bien commencé ce matin avec le Dr François Desbiens. OUI à une aide médicale active à mourir, bien balisée, bien encadrée juridiquement; d’accord avec eux. Ce cadre apportera sérénité et sécurité chez les soignants comme chez tous les intervenants. Tellement d’accord avec ces soignants si longtemps présents auprès des mourants et de leurs familles, lorsqu’ils demandent que l’on parle des vraies choses en amont et que l’on fasse des plans de soins clairs et négociés, pas lors de l’agonie qui prend toute la vie. À raison, ils veulent éviter «des mourirs tout croches». À raison lorsqu’ils reprochent à certains médecins de faire porter le poids ÉNORME des décisions de vie ou de mort; mieux l’avoir demandé au mourant lui-même. Tellement d’accord quand ils veulent la reconnaissance légale des directives anticipées de fin de vie et de leur respect. Ils prennent soins des médecins en demandant que l’accompagnement des mourants et de leurs familles soit une affaire de toute l’équipe de soignants. On veut un travail auprès des mourants qui éloignera le plus loin possible la culpabilité, source d’épuisement professionnel Et bien des malades leur parlent d’euthanasie; curieux, non ? Curieux aussi : la terminologie actuelle est très claire pour eux..

 

Opinion. Lorsque l’on est pour le statut quo à tout prix, on parle de beaucoup de confusion dans les termes de fin de vie. Lorsque l’on est pour le pro-choix, la primauté de la personne en fin de vie et pour SA liberté ultime, les termes sont clairs !

 

Admiration et GRATITUDE à nos députés et à toute leur formidable équipe. Bon repos , tellement méritez. Vous faites honneur au travail parlementaire !

NOTE finale : À 17H00. 5 236 personnes ont rempli le questionnaire de la CSSS/QMD, dont 25% ont moins de 30 ans..



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:39:07

4e avant-midi à la Consultation publique Montréal 10-9-2010

Au début de cette 4 journée, quelle présence à la Consultation que celle du Dr François Desbiens ! Elle était des plus nécessaires après le trois premiers jours durant lesquels des (non les) médecins et des (non les) infirmières se sont farouchement opposés à toute aide médicale active à mourir, même si balisée et contrôlée. Rappeler le travail extraordinaire via ses rapports du Collège des médecins du Québec était aussi des plus nécessaires et souhaitables. Oui au concept porteur d’ouverture et d’horizon Soins APPROPRIÉS et PERSONNALISÉS. Oui aussi aux soins appropriés englobant si nécessaire et si librement voulue l’aide médicale active à mourir. Oui au Testament de fin de vie comme outil fort utile dans le processus décisionnel. Merci au Docteur Desbiens de nous inviter à faire confiance aux soignants, à leur sens plein d’humanisme et d’humanité. Rassurant aussi notre Code civil. Très assurant aussi le non-dérapage au Québec depuis 20 années après la reconnaissance du droit de refus de traitement.

Quand un professeur, avocat et éthicien, utilise les mot Tuer et Mettre à mort, la tristesse me gagne.; un manque d’étique, selon moi. Un ton peu compatissant  Après l’invitation à la confiance aux soignants, Me Deschamps invite à la méfiance, à la prudence fermée et au Statu quo porteur d’impasses professionnelles et personnelles. J’espère que vous avez écouté le Dr Desbiens, témoin vous précédant.

 

La présence du témoin monsieur Hubert Doucet, par le ton et le fonds, fait du bien, du profond et du haut. Tellement d’accord pour le développement des soins de fin de vie en AMONT. Heureusement que la CSSS/QMD aborde toutes les conditions entourant la fin de la vie. L’idée du Commissaire à la santé et de son équipe est fort intéressante. Porter attention aux douleurs, fort bien. Fort mieux : porter attention aux souffrances. Faut repenser les soins palliatifs, d’accord avec vous. Faut surtout penser aux soins appropriés et PERSONALISÉS de fin de vie, pour TOUS, et à leur développement.

 

Isabelle Cyr vient faire la promotion de la vie, fort bien; le CMDL fait la promotion de la qualité de la vie et du respect de tout finissant de la vie. Avoir consulté les Drs Vinay et Lapointe et leurs propos, fort bien; un invitation à en consulter d’autres tel le Dr Marcel Boisvert. La disponibilité d’une aide médicale active à mourir,  balisée et contrôlée, fera diminuer drastiquement le nombre des suicides chez les personnes de plus de 60 ans; soyez rassurée, madame Cyr. Une invitation à passer du Pro-vie au Pro-choix, pour le respect et le mieux-être de TOUS. Travailleur social, j’admire le mémoire de mon Ordre professionnel, pour son audace, pour son ouverture prudente porteuse de compassion et d’attention aux personnes en fin de vie ET à leurs proches, et pour sa connaissance sur les impacts psychosociaux.

La société évolue. Nos valeurs sociétales, nos croyances et nos lois aussi.



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:38:17

Mes deux commentaires au Le Devoir de ce matin

 

 

- Pour davantage «mourir comme du monde»

  - Sécurisant : être écouté et ENTENDUet respecté jusqu'à la fin

 

Voilà les titres de mes deux commentaires aux articles de monsieur David Roy et de madame Lise Payette. Si intéressé, faites signe. Dans le contexte de cette Consultation, bien sûr !



Par Yvon Bureau le 2010-09-10 à 11:41:43

Un après-midi à la 3e journée à la Consultation publique 9-9-2010

Le Dr E. Sherif parle d’échec si une demande d’euthanasie arrive.  Une fin de vie avec un aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, à la demande éclairée et expresse du mourant, n’est pas un échec. Elle est un réussite si elle est le résultat du respect de la volonté ultime du mourant.

Une fin de vie irréversible mérite d’être préparée en AMONT. Souvent les soins de fin de vie et les services professionnels arrivent trop tard, lors des derniers jours d’une agonie;  là proches et soignants sont souvent envahis par l’embarras. Vive une fin de vie responsable, préparée et ouverte à la communication.

 

On prépare plus l’après-décès que l’avant-décès (Irene Armano). Soulignons l’importance des directives anticipées écrites de fin de vie; et et de même la reconnaissance de leur valeur légale, explicitement, par notre Assemblée nationale.

 

J’aime assez le discours d’Alain Legault, professeur, inf.. Tellement d’accord avec le fait que l’on ne devrait pas parler de suicide assisté, mais du mourir assisté. Bon de rappeler que le CMQ ne veut que parler d’euthanasie sous conditions, pas du suicide assisté. «Illusion», le contrôle sur la fin de sa vie? ; souvent, je ne le crois pas. D’accord avec votre dire que l’aide active à mourir peut parfois être un acte «éthiquement correct». Vous est faite une invitation à parler davantage de soins appropriés et personnalisés de fin de vie que de soins palliatifs; ça donne plus d’ouverture et d’horizon, et pour tous les mourants. L’«intention éthique» dans l’aide médicale active à mourir, tout un concept à développer, spécialement pour un prof..

 

J’espère que des médecins et des autorités médicales de la Hollande vont commenter à la CSSS/QMD vos dires, votre mémoire. Je les y inviterai. Tout doit être fait dans le seul intérêt de l’enfant mourant, selon moi.

 

Utiliser le mot TUER lors du débat à la Commission me parait un manque d’éthique et un manque flagrant de respect pour les médecins hollandais et belges. Selon l’infirmière Griffin, «tuer, c’est primitif»; d’accord. Selon moi, aider parfois activement à mourir, si nécessaire et librement demandé, respectant un cadre défini par la Loi, c’est «humainitif et compassionif».

 

Quand un personne lucide et apte à décider dit que le sens qu’il donne à sa vie, c’est qu’elle se termine dignement, noblement, respectée jusqu’à la fin. Un sens sensé, non ?

 

La présentation de monsieur Adam Pasamanick fut fort intéressante. Par le ton et le fonds.



Par Yvon Bureau le 2010-09-09 à 17:51:14

Ce matin à la Consultation publique, Montréal 9-9-2010

 

Quand des témoins à la Consultation publique utilisent délibérément les mots « tuer, droit d’être tué, droit de tuer pour les médecins, meurtres, meurtriers, assassins, criminels…», la tristesse me comble. J’ai comme amis des médecins hollandais et belges qui font d’excellents soins palliatifs incluant légalement parfois l’euthanasie sous conditions, croyez-moi, ils n’ont RIEN de criminels et de meurtriers.

 

Au Québec, nous ne voulons pas des médecins comme Dr Kevorkian (You Don’t Know Jack/HBO), ayant agi hors la Loi et ayant aidé activement à mourir hors de conditions établies par la Loi. Le CMDL prône une aide médicale active à mourir, BALISÉE et CONTRÔLÉE, si nécessaire et si LIBREMENT choisie.

 

J’apprécie tellement la qualité, même j’adore, l’audace et l’honnêteté des questions et des commentaires des députés-es de la CSSS/QMD. 

 

La «vraie dignité», c’est celle que chaque personne en fin de vie s’est donnée. SA dignité.   SA liberté. SA vie. SON mourir.  La dignité passe par l’expression du choix ultime et par son respect. M. Dagenais, je vous invite à passer un bon 24 heures auprès de personnes agonisantes. M Dagenais, vous parlez de dignité et d’handicapés; je tiens à vous rappeler mes trente années passées dans un Centre de réadaptation physique comme travailleur social et surtout la longue expérience de vie avec déficits physiques de mon ami Ghislain Leblond; venez nous voir, nous en parlerons de dignité. Je vous invite à visiter des médecins hollandais et belges faisant soins palliatifs incluant l’euthanasie sous conditions; de si humaines et compatissantes personnes.

 

Dérapage : ne pas tenir compte de la personne en fin de vie, de ses valeurs, de ses croyances, de ses droits, de sa dignité et de son libre-choix.

 

Ai bien amé ce qu’a dit madame Savignac : «Ne pas intervenir au-delà de la prescription du mourant».

 

La CSSS/QMD n’est pas une dépense, mais un investissement pour tout le Québec. Pas là pour «save money», dit le président. À tellement raison. Un commentaire fort nécessaire et affirmatif du président.

 

Sénèque, il y a 2000 ans, parlait des personnes qui accompagnent les mourants et de leurs comportements soit «honnêtes soit honteux». Soit nobles soit ignobles.

 

Certains parlent de l’aspect économique. De tout notre poids, au CMDL, nous ne parlons que de la personne en fin de vie et de son respect total jusqu’à la fin de SA vie.



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:37:10

2e soirée à la Consultation publique Montréal 8-9-2010

 

Notre CMDL est heureux d’être pro-choix et pour la qualité de la fin de vie. Libre est la personne en fin de vie; libres sont tant le médecin que le-la pharmacien-ne; ai bien hâte de lire le mémoire de l’OPQ. La liberté pour tous lors de l’aide médicale active à mourir, sous conditions.

 

Plusieurs, à raison, parlent d’allergie devant l’expression «mort naturelle», «dignité jusqu’à la fin de la vie naturelle». Allergie aussi face à l’association «facilité et euthanasie». Rien n’est facile. Tout a un poids. Et ce poids est allégé par l’expression et le respect des choix éclairées et libres de la personne en fin de vie.

 

Devant ce qui s’est dit, je ne peux passer sous silence que seul l’intérêt de la personne en fin de vie doit PRIMER et que les autres intérêts doivent demeurer au loin, au très loin svp.

 

Heureux le rappel du président soulignant que cette CSSS/QMD est une création de l’Assemblée nationale du Québec, après un vote nominal unanime et sans abstention, le 4 décembre dernier.

 

Et 300 autres questionnaires de remplis aujourd’hui.

Près de 4 600.

 

Bon repos, CSSS. Vous le méritez abondamment !



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:36:35

Après-midi de la 2e journée de la Consultation publique Montréal 8-9-2010

Plusieurs médecins deviennent des «sensologues» (où ont-ils étudié cela?), qui veulent que les malades donnent toujours un sens à leur vie, et refusent surtout le sens que certains se donnent, soit celui de terminer leur vie dignement et librement au moment décidé par eux. Certains aimeraient avoir ces médecins auprès d’eux; bien d’autres, et j’en suis, les refuseraient totalement.

 

NOTE IMPORTANTE : Le contrôle de la douleur n’est plus le 1e critère pour une demande d’aide active à mourir par une personne; viennent AVANT, la volonté de garder sa dignité, son intégrité et sa personnalité jusqu’à la fin, de garder le contrôle de sa vie, d’éviter de devenir un «monstre» et un poids trop lourd pour soi et pour les autres.

 

Autre note : depuis le début de la Consultation, nous n’avons entendu que des médecins opposés à l’euthanasie sous conditions. Les médias en arrivent à croire que…

 

Prévention du suicide : oui, oui, oui. J’ai hâte que l’on ne parle que de l’aide médicale active à mourir pour les finissants de la vie. Ne plus utiliser le mot suicide svp. Les partisans du statut quo veulent que l’on parle beaucoup du suicide assisté, stratégiquement.

 

Observation osée : plus des soignants sont nombreux lors d’une présentation, plus les arguments semblent légers. Il en fut ainsi lors des présentations des experts en février dernier. En plus, ils exhibent beaucoup leurs diplômes, pour convaincre et être crus. Souvent, plus ils parlent fort et avec autorité, moins leurs arguments semblent solides.

 

Un souhait : que les soignants québécois qui s’opposent farouchement à l’euthanasie sous conditions invitent des médecins en soins palliatifs INCLUANT légalement l’euthanasie sous condition, et qu’ils les écoutent. Allez vous oser inviter des médecins belges et hollandais ?

 

L’euthanasie sous conditions n’est PAS une FACILITÉ pour les soignants. Lisez Face à la mort/Récits d’euthanasie, mai 2008, Bruxelles, ADMD.

 

Remarque subtile : ne présenter que des exemples qui ne vont que dans le même sens nous amène au pays de la démagogie.

 

Fait intéressant : dans les pays où l’euthanasie sous conditions est permise, les personnes vulnérables ne sont pas plus touchées, un argument de peur de moins. Toujours il faut offrir un système de protection pour les personnes vulnérables, en tout temps. Garder au le plus loin possible les risques d’abus.

 

À réfléchir : le seul intérêt de la personne en fin de vie (comme la Loi le demande) ET les nombreux autres intérêts en jeu ; souvent nobles, parfois ignobles. Primauté absolue à la personne en fin de vie.

 

Fait encourageant : plus une aide médicale à mourir sera acceptée légalement, plus un mourir à domicile deviendra possible.

 

Un conseil : ré-actulaliser son Testament de fin de vie, le re-signer annuellement, et le mettre à jour lors d’interventions chirurgicales majeures. Espérons aussi qu’il y aura dans la Dossier médical une section spéciale pour les notes évolutives concernant la fin de la vie; là y seront les directives anticipées, les mandataires…

 

Le CMDL n’a pas de discours euthanasique, mais un discours pro-choix.

 

Une députée : «l’euthanasie a un sens vétérinaire». L’aide médicale active à mourir, c’est pour les humains.

 

La sédation terminale est un soin de fin de vie; avec des avantages, des inconvénients et des risques. Risques comme «ça va durer plus de deux à trois semaines» ! Pour moi et surtout pour mes proches, jamais.



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:35:55

En ce matin de la 2e journée à la Consultation publique Montréal 8-9-2010

J’ai adhéré avec plaisir à l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD). J’aime sa mission : que soit permis à une personne en fin de vie irréversible de demander et de recevoir une aide médicale à mourir, si nécessaire et si librement voulue. J’ai introduit avec audace au Québec le testament biologique/testament de fin de vie dès 1985; il est devenu Volontés anticipées de fin de vie et Directives anticipées écrites de fin de vie. Et vive des mandataires avec un mandat écrit !

 

Notre Collectif Mourir digne et libre recommande à l’Assemblée nationale du Québec de reconnaître explicitement la valeur légale des directives anticipées de fin de vie. Triste et désolant est pour moi d’entendre des médecins affirmer la non-légalité de ces directives. Pourtant l’article 12 de notre Code civil, Section De l’intégrité de la personne, énonce tellement; ça semble insuffisant pour trop de soignants.

 

En philosophie et en éthique, serait-il opportun de parler de «l’intention éthique» (Jean-Pierre Béland) de l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, si nécessaire et si LIBREMENT voulue ?  J’aime ce concept honnête.

 

 «Only MY decision». Le modèle de l’Oregon plait énormément à des personnes âgées qui témoignent. Notre Collectif préfère fortement le modèle de la Belgique et beaucoup moins ceux de l’Oregon et de Washington. Comme le Collège des médecins du Québec.

Parce ce que plus encadré, plus sécuritaire et plus contrôlable.



Par Yvon Bureau le 2010-10-21 à 09:35:16

Cette première soirée à la Consultation publique Montréal 7-9-2010

En écoutant les professeurs de l’Université McGill contre l’euthanasie et le suicide assisté, je n’ai pu m’empêcher de me rappeler que bien des soignants deviennent des «sensologues», des personnes qui veulent que les mourants trouvent sens et vivent le plus longtemps possible. La vie avant la personne.

 

Quel témoignage de Laurier Thériault et de ses enfants ! À écouter absolument. Une fin de vie partagée familialement est porteuse d’un deuil facilité.

 

Enfin le mémoire de Me Diane Demers est remarquable. Par le ton et par le fonds. Par la solidité de ses arguments. Tout un plus pour la CSSS et notre réflexion juridique. À lire et à écouter. Le concept de «délit criminel» sera fort utile. Et le libre-choix tant chez le finissant de la vie que chez le médecin aidant activement. Il n’y a pas de dérapage documenté dans les six pays étudiés; clair, non ? Fort scientifique et et solideent présenté. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-31949.html

 

TOUTE une première journée riche et porteuse pour la réflexion et ultérieurement pour l’action.

Pendant ce temps, 600 autres personnes ont rempli le questionnaire de la CSSS/QMD ! L’intérêt de la population québécoise est ÉNORME.



Par Yvon Bureau le 2010-12-01 à 10:21:25

Cet après-midi à la Consultation publique Montréal 7-9-2010

D’abord, une touchante et généreuse présentation par la famille Rouleau. Elle a toutes mes sympathies. Cela vient me convaincre plus que jamais que l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, aurait évité à M. Rouleau de mettre fin à ses jours par suicide et aurait permis un mourir plus digne et noble.

 

Témoignage des plus convaincants. En même temps, on apprenait que le nombre des suicides chez les personnes âgées continuait à être en croissance. Autre conviction : plus l’aide médicale à mourir sera permise et garantie, moins les personnes âgées se suicideront. Pour le bien de tous. Tout un gain.

 

Nicole Gladu a fait toute une présentation. Remarquée et remarquable. Merci à toi. J’espère de tout cœur que vous n’aurez pas à aller à Zurich. http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-31929.html

 

Quant au Conseil catholique d’expression anglaise, à l’Association des  médecins catholiques de Montréal et à Monique David, je réagis négativement. Entendre parler de tuer, du droit d’être tué, du permis de tuer, de meurtre et d’assassinat me déprime, heurte la logique. Souvent des médecins et des éthiciens qui parlent ainsi font honte à l’éthique le plus élémentaire.  On a cité Margueret Sommerville. En février dernier, à la CSSS, après la présentation de son mémoire dans lequel elle parlait de meurtre et de médecins meurtriers, elle m’a avoué que les médecins, qui font euthanasie même légalement, sont des meurtriers et des assassins. Je lui ai reproché son manque d’éthique. Elle a persisté et signé. Désolant. Des médecins hollandais et belges pourraient-ils les poursuivre?!

 

Désolant aussi d’entendre affirmer que toute demande d’aide à mourir est nécessairement et toujours liée à la dépression et n’est que cris de détresse.  



Par Yvon Bureau le 2010-12-01 à 10:21:53

Tout un début prometteur 1e journée à Montréal 7-9-2010

C’est un grand moment pour le Québec, soit celui du début de la Consultation publique sur la question de mourir dans la dignité. Ce moment était voulu et espéré depuis des années et par plusieurs, et nous, Ghislain et moi, en sommes.

 

Les remarques préliminaires sont fort posées, solides, réfléchies et encourageantes. Fierté à notre CSSS/QMD !

 

Tout un plaisir subtil que de constater que la première présentation a été faite par un groupe de femmes, l’Afeas; plusieurs d’entres ont donné la vie. Elles en ressentent la fragilité et la «mortalitude». Elles désirent une fin de vie plus digne et plus sereine non pas seulement pour des personnes atteintes de cancer, mais pour TOUS.

 

Suivent des hommes représentant «Vivre dans la dignité». J’aime ramener le terme d’autorité chez les soignants; je préfère une autorité de service et d’humble accompagnement à une autorité de domination. Je trouve que le nom de ce groupe exprime une fuite à répondre à la question directe de la CSSS : Mourir dans la dignité. «La religion des uns ne doit pas devenir la loi des autres», dit souvent la députée Francine Lalonde. Fuite aussi du concept de soins APPROPRIÉS ET PERSONNALISÉS. Fuite de la personne en fin de vie avant les soins. Fuite du libre-choix et de la liberté ultime d’un finissant de la vie.

 

Oui au développement des soins appropriés de fin de vie, incluant l’aide médicale active, balisée et contrôlée. Oui à la primauté et au caractère sacrés de la PERSONNE en fin de vie. Oui au contrôle de la douleur comme critère de décision; oui à ceux qui les devancent : contrôle de la fin de sa vie et de SA dignité, choix de garder son identité et sa personnalité, choix de ne pas devenir un «monstre» pour soi et les autres, et un poids insensés et dangereux pour les santés des proches.



Par Yvon Bureau le 2010-12-01 à 10:18:09

Reportage à Radio-Canada ce soir au téléjournal de 22h

J'ai donné récemment une entrevue à Radio-Canada télé en préparation pour les consultations publiques sur la question de mourir dans la dignité.

Ce sera l'objet d'un reportage dans le cadre du téléjournal de 22h de ce soir.



Par Ghislain Leblond le 2010-09-06 à 18:14:15

Club des Ex de Radio-Canada, en ce 6 de sept.

Mon courriel y a été vu et lu :

«La Belgique a décriminalisé l’euthanasie sous conditions SANS toucher au Code pénal.

 

Le Québec peut reconnaître l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, comme soin approprié de fin de vie, dans sa Loi de la Santé, SANS toucher au Code criminel canadien»



Par Yvon Bureau le 2010-09-06 à 17:10:13

Bienvenue à notre Blog sur la Commission publique CSSS/QMD

Pendant toute la Consultation publique québécoise de la Commission de la Santé et des Services sociaux sur la question de mourir dans la dignité, pour Ghislain Leblond et moi, tous deux co-responsables du Collectif Mourir digne et libre, il nous fera plaisir de vous livrer nos commentairee à tous les jours de la Consultation et parfois plusieurs fois par jour sur ce qui se passe à la CSSS/QMD.

Vos réactions à nos commentaires seront les très bienvenues.

Bienvenue aux journalistes !

 ybbureau@videotron.ca

ghislainleblond@videotron.ca



Par Yvon Bureau le 2010-09-05 à 19:23:49