Dr David Lussier, membre de la CSFV --- 23-9-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/480631/aide-medicale-a-mourir-rassurer-et-accompagner-medecins-et-patients
AIDE MEDICALE A MOURIR / Rassurer et accompagner médecins et patients
David Lussier - MD, FRCPC, médecin gériatre à l’Institut de gériatrie de Montréal du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, et membre de la Commission sur les soins de fin de vie du Québec | Santé
 
À lire, bien sûr.
 
Mon commentaire est : Une autre terminologie
 
Vous dites ««Accompagner un patient et ses proches vers la mort et, surtout, administrer un soin qui la provoque, est une expérience très difficile pour les médecins, sur le plan humain et personnel autant que professionnel». Je dis autrement : «Accompagner une personne éclairée et libre, respectant ses valeurs et sa liberté de choix, et ses proches vers la fin de sa vie et, surtout, parmi tous les autres soins prodigués avec dignité et compassion, donner le soin ultime qui vient terminer sa vie, est une expérience très intense et très privilégiée, sur le plan humain et personnel autant que professionnel.»  Terminologie, ô terminologie, que traduction de nous-mêmes tu commets en ton nom !
 
Autre point. «M’étant plusieurs fois exprimé en faveur de l’AMM et ayant travaillé à sa mise en application, on ne peut certes mettre en doute mon ouverture quant à ce soin.» Qu’en est-il de l'ouverture de la présidente, de la vice-présidente, de Me Deschamps? Sont-ils plutôt en mode fermeture, hérité de Réseau des SP? Il est plus que temps qu'ils sortent de leur silence douteux, tellement parlant.
 
Autre point. «Le mandat de la CSFV est, en résumé, d’évaluer l’application de la Loi sur les soins de fin de vie.» OK. ET la Commission a tellement autre à faire, «les autres et les vraies affaires» : donner des avis et proposer au ministre des bonifications possibles et souhaitées à la Loi. Ce serait là beaucoup vous mêler de vos affaires, tout en laissant avec confiance, support et solidarité les médecins et les autres professionnels concernés s'occuper avec compassion, sagesse et authenticité de leurs affaires, en cohérence et en respect de leurs codes de déontologie.
 
Pour des travaux à réaliser, relisez mes propositions dans mon commentaire à l'article du 19-9 L'impartialité de la Commission mise en doute. http://www.ledevoir.com/politique/canada/480283/la-commission-sur-les-soins-de-fin-de-vie-est-elle-vraiment-neutre-et-impartiale?utm_source=infolettre-2016-09-19&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
 
Merci pour votre écrit. Au besoin, sortez encore de votre devoir de réserve. Dites à d'autres membres de faire de même.  Avons besoin++ de clarification.
 



Par Yvon Bureau le 2016-09-24 à 01:45:54

Objectivité mise en doute --- 22-9-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/480495/sante-l-objectivite-de-la-commission-sur-les-soins-de-fin-de-vie
SOINS DE FIN DE VIE / L’objectivité de la Commission remise en question
Marcel Boisvert - MD retraité, membre fondateur de l’ancêtre du Réseau de soins palliatifs du Québec | Santé L

Le Dr Boisvert nous revient avec un article des plus intéressants et nécessaires. À LIRE+++

En appui, voici mon commentaire : Des commissaires pro-choix svp.
1e évidence : Me Deschamps, au nom de la dignité, de l'honnêteté, de l'éthique, de l'intégrité, doit se retirer de la Commission.

2e évidence : s'il ne le fait pas, le Barreau du Québec devra le retirer. Question de crédibilité. Question aussi d'honorer pleinement l'énorme et fructueuse contribution du Barreau dans tout ce qui précédé l'arrivée de notre remarquée et remarquable Loi sur les soins de fin de vie.

Si pour Me Deschamps faire aide médicale à mourir équivaut à tuer, il rejoint la pensée de certains évêques canadiens qui affirment que cela équivaut à un meurtre. Si l'on suit la logique de ces évêques et de Me Deschamps, nos médecins faisant AMM deviendront des meurtriers et ceux qui les accompagnent pourront être accusés de complicité de meurtre. Vraiment, c'est assez! Ce cirque a assez duré. En passant, la Conférence des évêques catholiques canadiens tiendra sa rencontre le 26-30 septembre; un évêque belge anti+++ AMM y fera conférence!! Crédibilité et honnêteté largement en déficit. Bref, tout faire pour perdre encore plus de leurs croyants.

Tout commissaire se doit d'être pro-choix. La dignité de la fin de la vie passe énormément par le libre-choix. Sans acte de foi en le libre-choix, un commissaire doit se retirer. Notre Commission a besoin que sa présidente et sa vice-présidente fassent cet acte de foi.

Quant à l'équilibre à la CSFV, il sera dans un univers de commissaires pro-choix, ou ne sera pas.

Je signe : Yvon Bureau travailleur social.
Je ne suis pas un archi-pro AMM. Je suis pro-choix.
Je suis Pro personne vivante éclairée et libre en fin de vie ou à la fin de Sa vie.

PS Une question : La Commission a un secrétariat, une direction, un site, un blogue?



Par Yvon Bureau le 2016-09-24 à 01:41:43

1e euthanasie d'un mineur en Belgique --- 17-9-2016

http://www.lapresse.ca/international/europe/201609/17/01-5021585-premiere-euthanasie-dun-mineur-en-belgique.php
 «Un mineur de 17 ans atteint d'une maladie incurable a été euthanasié à sa demande en Belgique, une première depuis l'entrée en vigueur d'une loi controversée de 2014, a-t-on appris samedi quelques jours après les faits. … »

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/17548-Euthanasie-forte-augmentation-des-demandes-en-Belgique
RC a fait un reportage intéressant, dans lequel j’ai placé le commentaire suivant :
Depuis l'arrivée au Québec de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, en décembre 2009, et après tout ce qui est arrivé en discussion, en débat, en Rapport, en projet de loi, en loi, mon Ordre professionnel, celui des travailleuses sociales et travailleurs sociaux et ..., et j'en suis tellement fier et reconnaissant, a toujours affirmé et maintenu que toute personne en fin irréversible de vie, peu importe son âge, a droit à un mourir avec le moins de douleurs et de souffrances possible, a droit à un accompagnement à hauteur de notre humanité.

Fierté à mon Ordre. J'ai confiance à la Belgique. Portons une attention spéciale à la terminologie choisie et utilisée, à celle des personnes favorables, à celle des opposants. Spécialement dans les titres. Révélateur.



Par Yvon Bureau le 2016-09-22 à 14:16:53

Afin d’éviter le suicide --- 20-9-2016

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/09/20/001-aide-medicale-mourir-loi-patient-date-tentative-suicide.shtml  Quand l'aide médicale à mourir pousse vers le suicide

«L'interprétation de la loi sur l'aide médicale à mourir peut mener à des situations désespérées pour les personnes en fin de vie qui, en plus de souffrir, ont l'impression d'être prises dans les fils d'une bureaucratie qui joue contre elles. L'expérience de Serge Pomerleau en est un exemple frappant.
Frappé par la sclérose latérale amyotrophique (SLA), Serge Pomerleau avait annoncé ses intentions dès l'annonce du diagnostic, fin 2013. …»

Le reportage troublant et parfois révoltant de Davide Gentile a été présent hier aux nouvelles de RC ; aussi l’entrevue de Laurie-Anne Chasles, épouse de S. Pomerleau, à 24/60 fut touchant et éloquent.

Voici mon commentaire fait sur le site de RC :
Toutes mes sympathies à vous, madame, et à vos proches.
Désolé infiniment pour ce qui vous est arrivé. Espérons que cela ne se reproduira plus pour d'autres.

Voici ce que j'ai proposé comme travail à la Commission : «Comment diminuer le stress, l'insécurité et l'insérénité des personnes qui sont autorisées à recevoir l'AMM et qui sont terrorisées à l'idée de perdre leur aptitude à consentir lors du Moment venu? Proposition: que la personne en fin de vie désigne son mandataire uniquement à cette fin.»



Par Yvon Bureau le 2016-09-21 à 14:42:00

Révocation de commissaires demandée --- 20-9-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/480355/quebec-solidaire-et-le-parti-quebecois-demandent-la-revocation-des-commissaires-biaises?utm_source=infolettre-2016-09-20&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne  
COMMISSION SUR LES SOINS DE FIN DE VIE
La révocation des commissaires réclamée   Isabelle Paré, à La Une
 
« Devant cette apparence de partialité, tant Québec solidaire (QS) que le Parti québécois (PQ) ont réclamé lundi la révocation des commissaires mis en cause. …
Selon le consultant du Collectif pour un mourir digne et libre Yvon Bureau, un participant de longue date aux débats sur l’aide à mourir qui a participé à tout le processus ayant mené à l’adoption de la loi, cette situation pose réellement problème. « Selon moi, le seul parti pris qui devrait exister, c’est celui des personnes en fin de vie. On se ramasse avec une commission où plusieurs personnes ne sont pas faveur [de la loi], alors qu’on devrait plutôt y retrouver des gens qui ont une pleine ouverture. Il y a là un déficit énorme de crédibilité, alors que la CSFV devrait plutôt avoir une crédibilité inattaquable ».»

Cet article, à lire+++, nous apporte tristesse, agacement et même colère.

Voici mes deux commentaires :
1- Tout un défi en vue !
Soit celui de diminuer le déficit++ de crédibilité et celui d'élaborer un programme de travail sur des dossiers visant à actualiser et harmoniser notre Loi avec la Loi fédérale et le Jugement unanime de la CSC ainsi qu'à la bonifier.

Le Québec est très fier de sa Loi. À raison++.

Le Québec attend beaucoup des commissaires à sa Loi : qu'ils œuvrent à Hauteur de son inclusivité, de sa centration sur le seul intérêt de la personne en fin de vie, de son ouverture au libre-choix, de sa sagesse, de son savoir, de sa noblesse, de sa dignité et de son humanité.

Notre Commission a tellement à être et à faire. Relisez mes propositions de travaux dans mon commentaire à l'article d'hier L'impartialité de la Commission mise en doute.

2- Je suis un archi pro-choix !     Et j'en suis très fier !

Je suis pour la dignité de la personne en fin de vie. Je suis pour la dignité qui passe par ses valeurs, par ses croyances, par sa conscience, par son intégrité, par sa confidentialité, par ses choix d'accepter et de refuser et de faire cesser les traitements de fin de vie, par sa désignation de mandataires significatifs, par ses choix de mourir plus ou moins longtemps, par sa non-obligation de vivre à tout prix, par ses choix d'accompagnement par des soignants et des proches, bref, je suis pour la dignité qui passe par son libre-choix.

Le libre-choix, le seul intérêt de la personne en fin de vie. Voilà ce qui doit inspirer et aspirer par le Haut tous nos commissaires.

Je ne crois pas que des ardents pro-vie ont place à la Commission.

Non, je ne suis pas un archi pro-aide médicale à mourir.

Oui. Je suis pro-choix. Je suis pro-vivant. Je suis pro-personne-éclairée-libre en fin et à la fin de SA vie.



Par Yvon Bureau le 2016-09-21 à 13:10:22

Commission en déficit de crédibilité --- 19-9-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/480283/la-commission-sur-les-soins-de-fin-de-vie-est-elle-vraiment-neutre-et-impartiale?utm_source=infolettre-2016-09-19&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

«SOINS DE FIN DE VIE
L’impartialité de la Commission mise en doute
La présence d’opposants avoués à l’aide médicale à mourir soulève des questions éthiques»

C’est tout un article d’Isabelle Paré, du Le Devoir, à la Une.
Un article nécessaire et fort bien fait. Questionnant. Inspirant pour un futur meilleur. À la hauteur de notre Commission.

À LIRE+++

Mon commentaire fut :Pour demeurer à la CSFV,
il faut affirmer son ouverture, sa fidélité et son adhésion au contenu de la Loi et à l'esprit de cette Loi sur les soins de fin de vie. Il est plus noble et digne de se retirer que d'en être retiré. Obligation aux organismes et aux Ordres professionnels de faire le point avec leurs représentants et d'en faire part à leurs assemblées générales annuelles.

Voici du travail noble pour la Commission : travailler sur Comment inclure l'AMM dans les directives médicales anticipées. Ce qui était prévu à la fin de la Commission sur la question de mourir dans la dignité et du débat sur le projet de loi.

Autre travail : Comment diminuer le stress, l'insécurité et l'insérénité des personnes qui sont autorisées à recevoir l'AMM et qui sont terrorisées à l'idée de perdre leur aptitude à consentir lors du Moment venu? Proposition: que la personne en fin de vie désigne son mandataire uniquement à cette fin. Vous en pensez?

Un autre travail: préparer et réaliser la publicité promise sur les droits, les libertés et spécialement les responsabilités de la personne en fin de vie et à la fin de sa vie.
Engager de nos artistes en âge avancé serait des plus espérés. Les Janette, les Gilles, les Lise ...

Enfin, un URGENT travail à faire : comment harmoniser notre remarquable et remarquée Loi avec le Jugement unanime de la CSC de février 2015 et la Loi C-14 de juin dernier. Clarté juridique oblige. Paix clinique, sociale et institutionnelle le demande. Tout cela d'ici Noël. Juristes, au travail !

Que la CSFV reconnaisse pleinement l'expertise et le gros bons sens clinique de l'équipe interdisciplinaire.

Que la CSFV donne des entrevues aux médias. La population à un grand besoin de mieux les connaître.

Assez de travail pour laisser travailler en paix et en grande confiance nos médecins et leurs équipes qui aident des mourants à terminer leur vie avec AMM.

D'ici là, Le Barreau doit rencontrer Me Deschamps, en déficit++ de crédibilité.



Par Yvon Bureau le 2016-09-19 à 17:45:48

Dérapage à la Commission --- 14-9-2016

http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/479880/la-commission-sur-les-soins-de-fin-de-vie-derape
La Commission sur les soins de fin de vie dérape
 Alain Naud - Médecin de famille et en soins palliatifs au CHU de Québec – Université Laval 

Le Dr Naud revient dans les médias, avec courage et avec clarté. À raison+++.

C’est un document à LIRE+++

Un article si nécessaire. Il arrive fort à point et «à poing» ! Poing sur la table, et un changement est exigé. À raison.

 Mon commentaire : Pour demeurer à la Commission,

... Assez de travail pour laisser travailler en paix et en grande confiance nos médecins et leurs équipes qui aident des mourants à terminer leur vie avec AMM.

Gratitude et admiration, Dr Naud.



Par Yvon Bureau le 2016-09-19 à 16:21:36

Parlons Prévention du suicide --- 10-9-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/479738/une-strategie-de-prevention-du-suicide-est-exigee?utm_source=infolettre-2016-09-10-11h&utm_medium=email&utm_campaign=alertes-personnalisees
« Une stratégie de prévention du suicide est exigée au Québec
Trois suicides sont encore commis quotidiennement dans la province

 
En cette 14e Journée mondiale de la prévention du suicide, l’Association québécoise de prévention du suicide rappelle que 1100 Québécois s’enlèvent la vie chaque année, et que la situation stagne malgré les campagnes de prévention. …»

Et mon commentaire fut : L'AQPS doit
demander au Gouvernement Trudeau, dans sa Loi C-14 sur l'aide médicale à mourir, de retirer son article se rapportant au suicide médicalement assisté.

L'AQPS doit aussi inviter toutes les corporations professionnelles concernées par l'AMM à ne pas participer à ce suicide médicalement assisté. Oui à l'AMM. Non au suicide médicalement assisté. Cette aide n'est pas une option !

L'AQPS doit affirmer que le suicide par jeûne total n'est pas une option. Tout le monde trouve cela inhumain et cruel. À raison+++ L'Association doit appuyer la loi québécoise sur les soins de fin de vie.

Laisser planer que le suicide par jeûne total est une option, cela fait invitation au suicide autrement et au meurtre par compassion.

Association : à l'aide pour un mourir plus digne et plus noble !

Merci pour votre excellent travail. Gratitude à tous vos membres.

 



Par Yvon Bureau le 2016-09-12 à 21:21:35

Sénateur Joyal dans La Presse --- 10-9-2016

http://www.lapresse.ca/debats/201609/09/01-5018763-aide-medicale-a-mourir-testons-la-validite-de-la-loi-federale.php

 Aide médicale à mourir : testons la validité de la loi fédérale

Publiée le 7 septembre, elle est republiée dans La Presse de ce jour.  À lire, bien sûr.
Nous apprécions l'engagement du sénateur et la qualité de sa lettre. Nous aimons sa conclusion :

«Je vous supplie de compatir avec ces personnes qui se tordent de douleur, et dont le droit est impunément bafoué. Le Québec avait pris les devants avec la Loi concernant les soins de fin de vie en 2014.
M. le ministre, de grâce, posez la question à la Cour d'appel du Québec pour que nous redevenions la société compatissante qui fait notre force.»
 
 

 



Par Yvon Bureau le 2016-09-12 à 12:55:49

SC de la sclérose en plaques et AMM --- 7-9-2016

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201609/07/01-5018034-aide-medicale-a-mourir-pour-les-personnes-atteintes-de-sclerose-en-plaques.php
AMM pour les personnes atteintes de sclérose en plaques
Louis Adam, dg de la Société canadienne de la sclérose en plaques, envoie au ministre Barrette une lettre touchante, suite au décès de Hélène L. par jeûne total.

«Les personnes qui vivent avec une maladie grave mais rarement terminale comme la sclérose en plaques n'ont pas accès à l'aide médicale à mourir en ce moment. Elles ont pourtant toute la lucidité requise pour prendre ou non la décision de mettre fin à leurs jours, souligne l'auteur. …
Nous souhaitons vivement avoir l'occasion de collaborer avec vous pour que des changements soient apportés à la loi afin que celle-ci tienne compte de la notion de qualité de vie dans un contexte de maladie chronique.»
Merci Louis.
 



Par Yvon Bureau le 2016-09-12 à 12:49:24

Des médecins piqués au vif par la CSFV --- 9-9-2016

Il vous faut regarder cet excellent reportage de Davide Gentile de RC. Les médecins en SP Naud et Roy parle à cœur ouvert, audacieusement, courageusement, crédiblement+++.
 
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/09/09/002-aide-medicale-mourir-medecins-tension-commission-soins-fin-vie-barrette.shtm l Publié aujourd'hui à 17 h 00   9-9-2016
 
«Des médecins qui administrent l'aide médicale à mourir montrent des signes d'exaspération face aux agissements de la Commission des soins de fin de vie, que certains assimilent à de l'inquisition. Le ministre Barrette tente de la calmer le jeu.  …
 
La compétence et l'impartialité de la commission remises en cause.
 
Son collègue Louis Roy estime, lui, que certains membres de la commission « sont ouvertement opposés » à l'aide médicale à mourir. « Alors là, tout à coup, la notion d'objectivité et d'indépendance peut se questionner. »
 
Barrette en arbitre http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2016/09/09/002-barrette-aide-medicale-mourir-college-medecins-commission-soins-fin-vie-tensions.shtml
Le ministre de la Santé semble prêt à tendre l'oreille aux critiques formulées à l'endroit de la Commission des soins de fin de vie.
« S'il advenait que le ton et la façon de procéder de la commission aient cet effet-là, on a un problème », dit-il. Il souhaite que des ajustements soient apportés si l'approche de la commission éloigne certains médecins de l'aide médicale à mourir.
Cela s'ajoute au flou provoqué par l'adoption de la loi fédérale, plus permissive. Le débat entourant cette loi aurait donné des espoirs à des patients qui ne sont pas admissibles en vertu de la législation québécoise. »
 
Le médecin Louis Roy
Mais la loi fédérale a aussi ajouté des contraintes, comme la nécessité d'attendre 10 jours entre la formulation de la demande et sa concrétisation. Ou encore l'obligation de faire signer non plus un, mais trois témoins.
« Ça devient très lourd », affirme Louis Roy, qui estime que la procédure totale prend entre 8 et 12 heures. Une situation qui, globalement, pourrait éventuellement induire une réduction de l'accès.
Plus de demandes, moins de médecins
Il y a peu de médecins qui acceptent les demandes d'aide médicale à mourir. Plusieurs sources indiquent que, cet été, dans certaines régions, on a cherché pendant des jours des médecins qui acceptent de participer à l'aide médicale à mourir.

La situation risque donc de se compliquer. Surtout que, selon Louis Roy, le nombre de demandes d'aide médicale à mourir augmente de mois en mois.
Plusieurs estimaient en décembre 2015 qu'une cinquantaine de malades par année auraient recours à l'aide médicale à mourir. Mais en juillet, plus de 160 malades avaient déjà obtenu l'aide médicale à mourir. Des sources estiment que le nombre total de cas dépassera les 250 d'ici la fin de l'année.
 



Par Yvon Bureau le 2016-09-11 à 13:33:33

Tout un reportage à 24/60 de RC ! --- 9-9-2016

C’est à regarder absolument+++
 
«Une commission inquisitrice? La tension est vive entre des médecins et la Commission chargée de superviser l'application de la Loi sur l'aide médicale à mourir. Des médecins remettent en cause la compétence et l'impartialité de la commission. Certains parlent même d'inquisition.
-David Gentile, Journaliste de Radio-Canada, Montréal
-Dr Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux, Québec
-Mireille Lavoie, présidente Commission sur les soins de fin de vie
-Dr Alain Nault, médecin omnipraticien en SP et Dr Louis Roy».
http://ici.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7592183  à  partir de la 9e minute. Ou autre lien possible http://ici.radio-canada.ca/emissions/24_heures_en_60_minutes/2014-2015/#
 
Ce qui ressort le plus : cette Commission n’est pas là pour juger l’acte médical.
À partir des dires des médecins Naud et Roy, une intense discussion entre le ministre de la Santé et les membres de la CSFV s’impose de soi.

Admiration et gratitude à ces deux médecins.
 

 



Par Yvon Bureau le 2016-09-11 à 13:29:20

Rencontre CMD et Commission SFV --- 9-9-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/479614/rencontre-entre-le-college-des-medecins-et-la-commission-des-soins-de-fin-de-vie 
Excellent nouvelle. Même plus : ENFIN ! «Aide à mourir: une rencontre pour trouver un terrain d'entente. Le Collège des médecins et la Commission des soins de fin de vie discuteront vendredi de l'application de la loi.» Voilà une rencontre des plus nécessaires et des plus appropriées.

LIRE cet excellent article d’Isabelle Paré. Ci bas mes commentaires :
1- Un grand moment de vie clinique va naître ce vendredi.

La Commission doit pouvoir affirmer to de go que tous ses membres adhèrent et respectent, tant dans son contenu que dans son esprit, la Loi sur les soins de fin de vie. Crédibilité oblige.

La Commission devrait recommander au ministre de la Santé de demander à notre gouvernement du Québec de renvoyer la loi fédérale sur l’aide médicale à mourir devant la Cour d’appel du Québec afin d’obtenir un avis sur sa constitutionnalité. Important et majeur. Compassion demande. Clarté juridique oblige. Paix clinique implore. Sérénité pour tous crie à l'aide.

Oui. Les médecins qui refusent l'AMM devraient remplir un formulaire à cette fin.

«La loi fédérale requiert désormais le respect d’un délai de 10 jours avant d’autoriser une demande et la signature d’un deuxième témoin. Un délai que bien des patients mourants et souffrants jugent excessif.» Seulement si possible, sensé et approprié. Le gros bon sens clinique et interdisciplinaire invite à une période appropriée de temps.

La Commission et le CMQ devraient avancer intensément l'option que seul l'exigence de l'aptitude à consentir soit obligatoire chez le mourant lors de la demande écrite de l'AMM. Trop d'insécurité, d'insérénité et même trop de douleurs et de souffrances sont en jeu.

La Commission et le CMD doivent affirmer aussi loin que possible que le suicide, le suicide par jeûne total et le meurtre par compassion ne sont pas des options.

Que la Commission et que le CMD recommandent à tous les professionnels concernés par l'aide médicale à mourir à ne pas participer, au nom de leur code d'éthique et du gros bon sens clinique et social, au suicide médicalement assisté, comme le permet la Loi fédérale.

Que les réunions de la Commission soient ouvertes au public.

CMD, Commission et tous nous autres, rêvons ensemble : le Gouvernement Trudeau, invité par le Sénat unanime, demandera à la Cour suprême son avis sur la Loi C-14 sur l'aide médicale à mourir. Ceci est mon rêve.
2- Ajouts.
Trouver un terrain d'entente, d'ouverture, de compassion et de soutien.

Bien sûr que l'aptitude à consentir lors de la réception des médicaments terminaux est des plus préférable; elle ne doit pas être obligatoire. Suggestion : le mourant ou le souffrant en fin de vie désigne un mandataire à cette fin. Sérénité s'installera enfin.

Le site de la CSFV arrive ou est arrivée? Un secrétariat? Des entrevues aux journalistes s'en viennent?

Pour bientôt, le comité sur l'inclusion de l'AMM dans ses directives médicales anticipées?



Par Yvon Bureau le 2016-09-09 à 23:50:14

Québec dit non au sénateur Joyal --- 7-9-2016

Contestation de la loi sur l'aide à mourir: Québec dit non au sénateur Joyal. La PC.
« Le gouvernement du Québec n'a pas l'intention de renvoyer la loi fédérale sur l'aide médicale à mourir devant la Cour d'appel du Québec afin d'obtenir un avis sur sa constitutionnalité. …»

Triste et décevant+++ Lire tout l’article et même le lien ci bas
http://www.lactualite.com/actualites/contestation-de-la-loi-sur-laide-a-mourir-quebec-dit-non-au-senateur-joyal/
 



Par Yvon Bureau le 2016-09-09 à 21:38:05

Testons la Loi C-14 --- 7- 9-2016

http://plus.lapresse.ca/screens/27de883e-5f6a-4dd0-87bd-2b081c4893b7%7C_0.html

«TESTONS LA VALIDITÉ DE LA LOI FÉDÉRALE»  Sénateur Serge Joyal.
Je vous supplie, monsieur le ministre Barrette, de compatir avec ces personnes qui se tordent de douleur et dont le droit est impunément bafoué

Monsieur le ministre de la Santé Gaétan Barrette,
Au nom d’Hélène L., de Gisèle Pérusse Soyez, de Louise Laplante et de toutes les autres personnes, percluses de douleur, qui doivent se laisser mourir de faim et de soif, je viens vous supplier de faire une référence à la Cour d’appel du Québec pour tester la validité de la loi fédérale sur l’aide médicale à mourir afin que les personnes qui, comme elles, sont atteintes de maladies graves et irrémédiables, et qui souffrent de façon intolérable, mais dont la mort n’est pas immédiatement prévisible, puissent avoir recours à l’aide médicale à mourir. …» . À lire absolument.

Notre Collectif pleinement et totalement d’accord avec vous, sénateur. Gratitude pour votre supplication des plus nécessaires et des plus appropriées. Espérons une suite de compassion, de gros bon sens clinique et de clarté juridique.



Par Yvon Bureau le 2016-09-09 à 21:34:14

Environ 300 décès par AMM ---2 -9-2016

Au Canada, il ne serait pas surprenant, qu’en ce début de septembre, près de 300 personnes auraient terminé leur vie par AMM. Deux articles de RC iraient en ce sens.
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/09/02/003-aide-medicale-mourir-canada-loi-nombre-cbc-etude-provinces.shtml 
http://ici.radio-canada.ca/regions/saskatchewan/2016/09/02/006-nombre-patients-aide-medicale-mourir-loi-federale-chiffres.shtml   Intéressants à lire.
Et cela se passe très bien, tant au Québec qu’au Canada.

Désolé pour les farouches opposants qui avaient prédît la catastrophe clinique et sociale. Ce n'est pas arrivé et ça n'arrivera pas.

Tout cet accompagnement de fin de vie par AMM se passera encore beaucoup mieux, avec plus de sérénité et de paix cliniques accrues, dès que le flou juridique aura disparu.

 



Par Yvon Bureau le 2016-09-04 à 10:50:22

AMM : un travail inachevé et loin d’être clos ---1-9-2016

Merci à l’éditorialiste du Le Soleil Brigitte Breton pou son «Aide à mourir : travail inachevé». http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/brigitte-breton/201608/31/01-5016004-aide-a-mourir-travail-inacheve.php   Il y a encore à faire, beaucoup à faire, et le plus tôt possible. Nos gouvernements et la CSC se doivent d’élever leur niveau de compassion et de bouger audacieusement.

NON, madame la ministre fédérale de la Santé, le dossier de l’AMM n’est pas clos. Loin de là. http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201608/31/01-5016096-aide-medicale-a-mourir-ottawa-juge-le-dossier-clos.php  Osez demander à la CSC si votre Loi C-14 respecte son Jugement unanime de février 2015. Vous le savez. Vous et votre collège fédérale et complice, la ministre de la Justice, vous le savez, vous savez fort bien que votre Loi est inconstitutionnelle, étant trop restrictive et trop excluante. Vous savez, ou vous devriez le savoir, que ce flou juridique a des impacts nombreux et négatifs sur les personnes en fin de vie, leurs soignants, leurs établissements de soins. Une remarque : votre concept de loi équilibrée souffre d’anémie aigüe. Vous et votre complice, opposées à l’AMM, achevez votre travail. Faites la demande de clarification à la CSC. Maintenant. Now!
 



Par Yvon Bureau le 2016-09-04 à 10:46:14

Chronique d’une souffrance inutile --- 1-9-2016

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/479015/chronique-d-une-souffrance-inutile  Par Marco Fortier, Le Devoir
 
«Gisèle Pérusse Soyez, 83 ans, est morte sans aide médicale. Elle y aurait pourtant eu droit.
Voici l’histoire d’une fin de vie qui n’en finissait plus de finir. Une histoire de souffrance inutile, loin de la « dignité » promise par la nouvelle loi sur l’aide à mourir. L’histoire d’une femme de 83 ans emportée par un cancer généralisé après une lente agonie. 
En proie à une souffrance insupportable, Gisèle Pérusse Soyez a demandé l’aide médicale à mourir, à la fin du mois de mai dernier. Elle répondait à tous les critères : la Lavalloise était lucide, en fin de vie imminente et luttait contre une douleur de tous les instants. Mais elle est morte trois semaines plus tard sans avoir pu accélérer son rendez-vous avec la mort, comme le permet la loi. …»
 
Des gros mots suivent, à raison : cruel, inhumain, intolérable, «Il n’y a pas un chien qu’on laisserait mourir comme ça.». Ajoutons RÉVOLTANT. Ajoutons : Combien de ces drames seront nécessaires, combien de suicides chez les mourants et les souffrants seront  nécessaires, combien de meurtres par compassions seront exigés pour que nos gouvernements et que notre Cour suprême bougent ?  
 
18 commentaires au 2-9-2016, dont le mien : Le Québec doit agir maintenant
Modifier et adapter la loi sur les soins de fin de vie.
En cohérence et grand respect du Jugement unanime de la CSC du 6 février 2015.
Par compassion. Pour une plus grande paix chez les finissants de la vie. Par humanité.
Pour plus de sérénité. Pour une paix clinique et institutionnelle.

Urgence pour la CSC de se prononcer sur la Loi fédérale sur l'aide médicale à mourir.
URGENCE! Compassion oblige. Maintenant. Now !



Par Yvon Bureau le 2016-09-02 à 21:20:27

Nombreuses réactions à la lettre du Dr Viens --- 30-8-2016

Dr Viens , Ghislain Leblond, Dr Barrette, Me Ménard, Dr Robert du CMQ, ont commenté. Plusieurs entrevues ici et là. Plusieurs médias télévisés et radio en parlent en abondance. Et à raison. À très grande raison, même.
 
Une invitation à lire «À LA MÉMOIRE D’HÉLÈNE, NOUS CONTINUERONS SON COMBAT», 
http://plus.lapresse.ca/screens/8b529c18-570a-4d39-a579-382c843726e1%7CvRZN70Mw~2lJ.html
 
Et à lire aussi Ariane Lacoursière «LA MORT PAR LE JEÛNE SERA ENCADRÉE PAR UN « GUIDE DE PRATIQUE » http://plus.lapresse.ca/screens/3a97fc67-341c-40b7-b526-93a104393016%7C_0.html
 
Le CMDL est convaincu que le Québec doit amender au plus tôt sa Loi sur les soins de fin de vie. En conformité avec le Jugement unanime de la Cour suprême du Canada de février 2015. Pour plus de compassion. Pour plus de sécurité et plus de sérénité cliniques. Pour plus de paix chez les finissants de la vie. Bref, pour plus d’humanité. Urgence d'agir, maintenant !
 



Par Yvon Bureau le 2016-08-31 à 11:20:16

Mourir par jeûne total (?!) --- 29-8-2016

Dr Pierre Viens témoigne courageusement et généreusement, à la demande d’Hélène L., décédée à la fin de juillet, après un jeûne total de 14 jours.
Troublant. Inhumain. Questionnant au maximum. D’une tristesse rare. Source même de colère. Inspirant et aspirant pour pousser sur les lois tant fédérale que provinciale à se modifier. En urgence.

« Chères amies,
Je crois que vous méritez de savoir ma décision. Constatant que ma santé se dégrade et que l’aide médicale à mourir se perd dans les dédales juridiques, j’ai décidé de prendre ma mort en main. Depuis dimanche, j’ai arrêté toute nourriture et boisson, ce qui m’amène à mourir dans plus ou moins 15 jours.
Je veux donc vous dire adieu. Inutile de me téléphoner, je n’ai plus de voix pour parler. » Hélène L.

À LIRE +++  Important.
1- http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201608/29/01-5015367-la-mort-par-le-jeune-sera-encadree-par-un-guide-de-pratique.php
2- http://quebec.huffingtonpost.ca/2016/08/29/inadmissible-a-laide-medicale-a-mourir-elle-se-laisse-mourir-de-faim_n_11767882.html
3- http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2016/08/29/008-aide-medicale-mourir-contestation-mort-jeune.shtml
 

Le Dr Viens et Louise L veulent que nos lois soeint modifiées pour des fin de vie plus humaines dans un contexte juridique plus clair, plus fonctionnel, plus soutenant et plus serein.



Par Yvon Bureau le 2016-08-31 à 11:14:06

Que prime l’intérêt du patient --- 18-8-2016

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/editorial/201608/18/01-5011829-linteret-dupatient.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5013668_article_POS2

Voici une invitation à lire l’éditorial de Martin Francoeur du Nouvelliste.  L'intérêt du patient

Cela fait suite au refus de la Maison Albatros de répondre à un de ses patients qui demandait l’aide médicale à mourir. Il fut transféré en CH pour terminer sa vie ainsi médicalement aidé.
Merci au Le Nouvelliste pour sa position éditoriale appropriée. Que tout le réseau des maisons de SP la lise et la médite.
«(Trois-Rivières) La Maison Albatros, comme la majorité des centres de soins palliatifs au Québec, n'aura d'autre choix que de revoir sa position sur l'aide médicale à mourir. Si l'organisme place à ce point l'intérêt du patient au cœur de son mandat et de sa mission, il devra en faire la démonstration. … »
 



Par Yvon Bureau le 2016-08-29 à 10:46:05

Encore un excellent article du Dr Naud --- 2-7-2016

« http://santeinc.com/2016/07/proteger-la-dignite/
(Juil./Août 2016), Perspectives 02/07/2016       Invitation+++ à lire
Protéger la dignité
« Les malades souffrants en fin de vie n’ont nul besoin d’être jugés. Ils ont besoin d’être écoutés, entendus, compris, accompagnés et soulagés... »
POURQUOI LES MÉDECINS PARTICIPENT-ILS À L’AIDE MÉDICALE À MOURIR?
Nous sommes ici entre médecins. J’irai de quelques commentaires sur l’aide médicale à mourir (AMM) avec l’ouverture, la connaissance et l’expé¬rience pour le faire. … »
 



Par Yvon Bureau le 2016-08-24 à 21:50:05

Un défi de compassion, M. Trudeau --- 23-8-2016

Monsieur le Premier ministre, en retraite avec vos ministres à Sudbury, vous avez fait face aux défis à venir.  En voici un très grand à relever : demander à la Cour suprême du Canada, dès septembre, de se prononcer sur la constitutionnalité ou non de la Loi C-14 sur l'aide médicale à mourir.

Selon nous, vos ministres de la Santé et de la Justice, opposées à l’AMM, et vous, vous avez apporté une loi qui restreint la portée du Jugement unanime de la Cour suprême du Canada du 6 février 2015, la rendant anticonstitutionnelle.  Cela, comme nous, vous le savez. La grande majorité des personnes concernées le savent aussi.

Vous devriez savoir aussi ceci : le flou juridique actuel crée énormément de malaise, d’insécurité et d’«insérénité» cliniques; les impacts sont nombreux et fort négatifs; les personnes en fin de vie, leurs proches, leurs soignants et leurs établissements méritent mieux, tellement mieux. 250 000 personnes canadiennes décèdent annuellement. Des millions de personnes, proches et soignants, en sont touchées.

Nous sommes très nombreux à travers le pays à croire que la Loi C-14 restreint nos droits et exclue de nombreuses personnes en fin et à la fin de leur vie.

Nous sommes très nombreux à croire à travers tout le Canada que le cadre légal actuel sur l’aide médicale à mourir est trop restrictif et insuffisamment inclusif. Nous sommes plus que convaincus qu’il est des plus urgents que tout soit clarifié de façon claire et sans équivoque, par la Cour suprême.

Par compassion et par solidarité, relevez ce défi ; demandez à la CSC de se prononcer maintenant sur la Loi C-14 sur l’aide médicale à mourir.

Obliger des citoyens en fin de vie ou à la fin de leur vie à vivre tout le «calvaire» du processus Cour supérieure-Cour d’appel-Cour suprême serait inapproprié, inhumain et cruel, ainsi qu’incohérent avec votre idéal de tolérance et d’inclusivité.



Par Yvon Bureau le 2016-08-23 à 19:47:05

Maison Albatros, Dr Naud, ministre --- 18-7-2016

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/sante/201608/17/01-5011539-maison-albatros-un-patient-transfere-pour-obtenir-laide-medicale-a-mourir.php
Maison Albatros: un patient transféré pour obtenir l'aide médicale à mourir

Un excellent article. À lire absolument.
Les commentaires la directrice de l'établissement, Anne-Marie Hébert, souffrent d’anémie argumentionnelle.
Les commentaires du docteur Alain Naud sont remarquables, cohérents, des plus appropriés. Gratitude et admiration à vous, Dr Naud. «…C'est inacceptable qu'à deux ou trois jours de son décès, on transfère à nouveau un patient. Ce n'est pas de travailler dans l'intérêt des malades», croit-il. Le Dr Naud rappelle qu'un sondage mené à l'automne 2015 démontrait que 92 % de la population québécoise était favorable à l'aide médicale à mourir. …»
Le ministre réagit clairement et de façon appropriée. «Il invite nul autre que «les administrations des maisons de soins palliatifs qui travaillent pour l'intérêt des patients, à évoluer». Il a d'ailleurs affirmé qu'une réflexion devra être faite à ce sujet. «Si on est à ce point dédié à l'intérêt des patients, je pense qu'on devrait donner préséance à la décision du patient dans le cadre actuel plutôt qu'à notre propre vision philosophique», souligne-t-il.»
 



Par Yvon Bureau le 2016-08-18 à 15:11:38

Réactions appropriées du ministre --- 17-8-2016

http://ici.radio-canada.ca/regions/mauricie/2016/08/17/005-maison-rene-verrier-drummondville-medecins-hopital-aide-medicale-mourir-gaetan-barrette.shtml?isAutoPlay=1
Aide médicale à mourir: le ministre Barrette invite les maisons de soins palliatifs « à évoluer »
 
Et mon commentaire à cet article de RC :
Vous avez tout mon appui, monsieur le ministre. D'accord avec vous.

Quant au président Gamache, je lui laisse le soin de nous démontrer ses affirmations. Je le mets même au défi de le faire.

Les soins palliatifs sont des soins. Ils conviennent à certains, pas à d'autres.

Monsieur Gamache, osez méditer là dessus : «La direction a alors sondé 200 personnes, dont les donateurs, les bénévoles, les résidents et leurs familles et 97 % d'entre eux se sont dits en faveur d'offrir cette option.»

Primauté aux soignés sur les soins.

Primauté de l'intérêt de la personne en fin de vie éclairée et libre.

Primauté à la compassion et à la dignité.



Par Yvon Bureau le 2016-08-18 à 15:06:44

Maison Albatros refuse AMM et transfère ---17-8-2016

http://ici.radio-canada.ca/regions/mauricie/2016/08/17/001-aide-medicale-mourir-maison-soins-palliatifs-patient-transfere-hopital-albatros-trois-rivieres.shtml
La Maison Albatros refuse d'administrer une première demande d'aide médicale à mourir

Mes deux commentaires sous cet article de RC :
 
1/Le plaisir professionnel et humain est tellement plus noble et plus grand dans l'univers des soins de fin de vie lorsque le travail et l'accompagnement sont centrés sur la Personne éclairée et libre en fin de vie, sur Ses valeurs, sur Sa conscience, sur Sa dignité, sur Son intégrité, sur Sa sérénité, sur Sa liberté de choix.

Maison Albatros, vous saurez ouvrir davantage votre cœur et votre esprit et votre solidarité bientôt. J'en suis certain. La Société compte sur vous. Moi aussi, œuvrant depuis plus de 30 années dans la promotion des droits, responsabilités et des libertés de la PERSONNE en fin de vie.

La Personne en fin de vie avant les soignants et les accompagnateurs.

2/Il serait des plus intéressants de lire les commentaires de la présidente de la Commission sur les soins de fin de vie.

Des journalistes peuvent aller cueillir ses commentaires?

Le Québec a besoin de savoir.

Entre temps, il est des plus urgents que le CA d'Albatros se réunisse, écoute ses employés et ses bénévoles et la population de la région. Nous sommes dans les racines profondes de cette grande et noble Maison.



Par Yvon Bureau le 2016-08-18 à 15:03:50

Intéressant : Le Barreau canadien … --- 11-8-2016

http://quebec.huffingtonpost.ca/2016/08/11/aide-a-mourir-barreau-canadien-gouvernement-changer-loi-_n_11458020.html
Aide à mourir: le Barreau canadien demande au gouvernement de changer sa loi
Par La Presse canadienne
   
 « L'Association du Barreau canadien (ABC) demande au gouvernement fédéral de modifier sa loi sur l'aide médicale à mourir afin d'en élargir la portée.»   …  Le Parlement a adopté en juin dernier une loi plus restrictive que la décision de la Cour suprême du Canada de laquelle elle découlait. …
La juge en chef du plus haut tribunal au pays, Beverley McLachlin, a refusé de se prononcer sur la teneur de la mesure législative lorsqu'elle a rencontré les journalistes après avoir prononcé un discours devant les membres de l'ABC, jeudi matin. Elle a fait valoir qu'elle ne pouvait, comme juge, se prononcer sur un enjeu qui pourrait se retrouver de nouveau devant la Cour suprême. »

C’est dommage. Il est des plus urgents que la CSC affirme si la Loi C-14 est, oui ou non, trop restrictive et, ainsi, non conforme à sa conclusion UNANIME du 6 février 2015.
Pour des raisons humanitaires et pour une plus grande paix et une plus imposante sérénité cliniques, la CSC devrait se prononcer dès septembre prochain.



Par Yvon Bureau le 2016-08-17 à 21:52:33

En France, droit à la sédation et --- 07- 08-2016

http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/07/2397329-fin-de-vie-la-loi-s-applique.html
 Fin de vie : la loi s'applique
La loi avait été votée au mois de février, et c'est dans la profonde torpeur du mois d'août que paraissent les décrets d'application d'un texte qui suscite encore bien des débats. …
Le premier décret définit dans quelles conditions on pourra cesser les traitements et mettre en œuvre une «sédation profonde et continue jusqu'au décès».  …
Le deuxième décret concerne les «directives anticipées», celles qui doivent être prises par tout un chacun en pleine conscience pour le cas où. … Mais là encore, des exceptions laissent pratiquement le champ libre aux médecins qui pourront ne pas en tenir compte s'ils les jugent «manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale». … 
 Autre lien : http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0211186306667-le-droit-a-la-sedation-profonde-et-continue-officiellement-entre-en-vigueur-2018968.php
 
Commentaires :
La France aurait dû et devrait s’inspirer le la Loi du Québec sur les soins de fin de vie. Et avoir une terminologie beaucoup plus rassembleuse et inclusive. Parler de Soins de fin de vie appropriés et personnalisés plutôt que de Fin de vie. Parler d’aide médicale à mourir plutôt que d’euthanasie et de suicide assisté.  Il n’est pas trop tard pour ce pays de l’Égalité-Fraternité-Liberté d’oser s’inspirer du Québec !
 
J’aime mieux l’expression française «sédation profonde et continue jusqu'au décès» que la nôtre «sédation palliative continue». Bon de nous rappeler que le Réseau des Soins palliatifs s’opposait mordicus au mot «Terminale» !
 
Jamais pour moi cette aide à mourir. Tant pour moi que pour mes proches et que pour mes soignants. Dignité et noblesse exigent !
 



Par Yvon Bureau le 2016-08-17 à 13:34:07

Les peurs ont changé. Pourquoi AMM? --- TVA 24-7-2016

http://www.tvanouvelles.ca/2016/07/24/laide-medicale-a-mourir-pour-eviter-de-souffrir
«Les soins palliatifs pour éviter de souffrir  TVA Nouvelles  H. Gagné
La peur de souffrir pourrait être une des principales raisons qui incitent les patients à recourir à l'aide médicale à mourir. «La peur de souffrir, la peur de mourir tout seul, la peur d'être un fardeau, c'est beaucoup ces peurs-là qui vont motiver la demande d'aide médicale à mourir», a soutenu la Dre Christiane Martel de la Société québécoise des médecins en soins palliatifs. …
Au CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Ile-de-Montréal, 1422 patients qui ont reçu des soins palliatifs depuis un an. Parmi eux, seulement trois ont demandé l'aide médicale à mourir et un seul patient l’a reçue.  «On doit absolument éviter que l'aide médicale à mourir soit une option parce qu'on n'a pas eu le choix vers d'autres choses», a conclu la Dre Christiane Martel.»
 
Mon commentaire : Pas d’accord avec Dre Martel.
Il y a quelques dizaines d’années, les gens demandaient l’aide pour mourir car ils avaient peur de la douleur; à raison. C’était le 1e motif. De nos jours, les principaux motifs pour demander l’AMM, c’est la peur de perdre sa dignité, son intégrité, sa personnalité, sa confidentialité, le sensé à ses yeux, la peur d’être un poids trop lourd d’abord pour soi et ensuite pour les proches et soignants.
 
Dre de la SQMSP, l’AMM est un nouveau droit, un soin de fin de vie, parmi les autres soins de fin de vie. Le libre-choix appartient à la Personne en fin de vie et à la fin de Sa vie. Lors d’une AMM, le mourant n’est pas seul, mais tout autant entouré et soutenu, si non plus. Pendant la dernière année, seulement pendant 6 mois il fut possible de demander l’AMM.

Le meilleur des soins de fin de vie est celui qui correspond au libre-choix de la Personne éclairée et libre et à son respect jusqu’à sa fin.



Par Yvon Bureau le 2016-07-27 à 15:16:18

Avons osé proposer une demande d’avis à CSC --- 22-7-2016

Au Conseil de la Confédération, par des journalistes, nous avons fait cette demande, avec espoir et large utopie, bien sûr. Mais, qui n’ose point …
http://www.ledevoir.com/politique/canada/476125/conseil-de-la-federation-pas-d-accord-en-vue-sur-le-libre-echange-interprovincial

Un grand geste humanitaire demandé
Qu'ensemble les premiers ministres demandent à la Cour suprême du Canada de dire si la Loi C-14 sur l’aide médicale à mourir est constitutionnelle ou pas. Pour des raisons HUMANITAIRES. Simplement. Seulement.  250 000 personnes canadiennes décèdent annuellement. Si 30 personnes sont touchées prochement par chaque décès, ... 7.5 millions de personnes vivront beaucoup mieux leur deuil, ayant vécu la fin de leurs proches respectés jusqu'à leur fin dans leurs valeurs, dans leur dignité et dans leur liberté de choix.

La population canadienne mérite une plus grande paix familiale centrée sur le respect de chaque personne en fin de vie. Elle mérite une plus grande sérénité. Maintenant. Nos professionnels de la Santé et nos établissements de soins méritent une plus grande paix clinique. Maintenant.

Les personnes canadiennes ont besoin de savoir maintenant si la Loi fédérale sur l'aide médicale à mourir est constitutionnelle ou pas, s'il elle est Oui ou Non trop restrictive vs le Jugement unanime de la CSC du 6 février 2015.

Pour le savoir, il serait cruel, inhumain et très dispendieux de faire vivre le calvaire du chemin Cour supérieure-Cour d'appel-Cour suprême à des personnes en fin ou à la fin de leur vie.

Compassion+++ demande et exige. Maintenant. Lors de votre rencontre.



Par Yvon Bureau le 2016-07-22 à 22:13:21

20 à 30 AMM en Colombie-Britannique --- 21-7-2016 RC

http://ici.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2016/07/21/008-suicide-assiste-lisa-lapointe-chiffres.shtml

«De 20 à 30 personnes ont eu une mort assistée médicalement en Colombie-Britannique depuis le feu vert accordé par Ottawa en juin, a déclaré la coroner en chef provinciale Lisa Lapointe. … En Colombie-Britannique, il revient au Service du coroner de surveiller ce type de décès pour s'assurer que les procédures sont suivies et que les détails entourant ces morts sont correctement notés. … La loi permet deux formes d'aide médicale à mourir. La première est l'administration directe par un médecin ou une infirmière praticienne d'une substance provoquant la mort de la personne qui en fait la demande. La deuxième est la remise ou l'ordonnance par un médecin ou une infirmière praticienne d'une substance que la personne peut s'administrer elle-même pour provoquer sa mort. »
      -------------------
Mon commentaire fut : Question
Combien sont décédés avec l'aide du médecin «avant-pendant-après» et combien seuls, ayant uniquement reçu la prescription de médicaments terminaux?

Je suis absolument CONTRE l'unique prescription de médicaments finaux. Je ne sais toujours pas qui a poussé ou inspiré la ministre fédérale de la Justice à inclure la prescription uniquement de ces médicaments comme aide médicale à mourir. Une honte!

J'espère que tous les Ordres professionnels de chaque Province et Territoire concernés s'y opposeront. Urgence.

Sinon, comment seront possibles la sécurité, l'évaluation et le contrôle ?



Par Yvon Bureau le 2016-07-22 à 22:05:20

Appel à l’unisson --- 19-7-2016

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/brigitte-breton/201607/19/01-5002652-la-partisanerie-loin-des-malades.php

La partisanerie loin des malades par Brigitte Breton, éditorialiste

(Québec) Tenons la partisanerie loin de la chambre des personnes en fin de vie qui réclament l'aide médicale à mourir. Le Québec a réussi jusqu'à maintenant à mener ce délicat débat hors des intérêts des partis politiques. Continuons ainsi pour le bien des malades et des professionnels de la santé.
À lire+++   … «Mme Hivon et M. Barrette déplorent tous deux l'attente de dix jours entre la demande d'aide médicale à mourir et son exécution. Le député caquiste François Paradis aussi. Il estime que les nouvelles directives de Québec risquent de mettre les patients dans des situations difficiles et délicates et de prolonger une souffrance. Une crainte exprimée également par des groupes de défense des malades. Comme elles l'avaient fait lors de la commission portant sur la mort dans la dignité, les formations politiques auraient dû travailler ensemble pour déterminer de quelle façon le Québec devait se positionner depuis la décision de la Cour suprême et l'adoption de la loi C-14 par Ottawa.» …

Merci madame Breton pour cet appel à l’unisson.



Par Yvon Bureau le 2016-07-22 à 21:51:04

Sur Ces 10 jours de souffrances... --- 18-7-2016

http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201607/18/01-5002332-aide-medicale-a-mourir-10-jours-de-plus-a-souffrir.php
Publié le 18 juillet 2016 à 21h46 | Mis à jour le 18 juillet 2016 à 21h46
Aide médicale à mourir: «10 jours de plus à souffrir!»

Un autre excellent article sur ces 10 jours, 2 témoins...À LIRE+++
 



Par Yvon Bureau le 2016-07-20 à 13:22:46

Ces 10 jours qui divisent et blessent ---19-7-2016

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/475813/les-nouvelles-directives-pour-l-aide-a-mourir-decriees
Les nouvelles directives pour l’aide à mourir décriées
L’imposition d’une attente de dix jours donne lieu à une guerre d’interprétation sur les compétences du Québec en matière de santé entre le ministre Barrette et Véronique Hivon     19-7-2016 |Boris Proulx | 

Mes deux commentaires furent : 
1- «N'ayons pas peur »
Demeurons centrés sur le réel de la fin de la vie. Demeurons debout dans les soins et dans l'accompagnement de la personne en fin de vie. Demeurons audacieux dans le meilleur service possible à la personne en fin de vie éclairée et libre. Demeurons forts et sereins bien enlignés sur les choix du mourant et sur le respect de ses valeurs, de sa conscience et de Sa dignité.

Habituellement, lorsque le mourir est raisonnablement prévisible, soigner et accompagner seront simples. Lors d'un mourir plus complexe, soigner et accompagner demanderont plus de travail en interdisciplinarité et plus de décisions solidaires. Le Soigner ensemble s'impose.

Centrés sur la Personne en destin de terminer sa vie, osons demeurer debout. Osons agir. Comme a dit Jean-Paul II, «N'ayez pas peur». Voilà ce à quoi m'a fait penser la lecture de ce matin.

Demeurons unis, professionnels de la Santé, politiciens, bénévoles, autour de la Personne en destin de terminer SA vie. Et osons soigner et accompagner audacieusement et courageusement, debout, centrés sur la Personne en fin de vie, sur sa dignité et sur sa liberté de choix.

2- Aux professionnels de la Santé et AMM
«Que vos choix soient les reflets de vos espoirs et non de vos peurs.» Nelson Mandela

Et  http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201607/18/01-5002153-aide-medicale-a-mourir-hivon-soppose-a-lattente-de-10-jours.php
Publié le 18 juillet 2016 à 13h37 | Mis à jour le 18 juillet 2016 à 23h47
Aide médicale à mourir: Hivon s'oppose à l'attente de 10 jours



Par Yvon Bureau le 2016-07-20 à 00:57:53

Être rassusurés avec l'AMM --- 18-7-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/475731/pourquoi-avoir-peur-de-l-aide-medicale-a-mourir
LETTRE   Pourquoi avoir peur de l’AMM ?
18 juillet 2016 | Claude Guay Sherbrooke

Mon commentaire fut : Pourquoi être rassurés avec AMM?
Monsieur Guay, merci pour votre texte de sagesse, de respect et de rassurance.

Notre société passe des soins palliatifs aux soins de fin de vie, appropriés et personnalisés, incluant la sédation palliative continue/terminale et l'AMM. Ce passage se fait avec beaucoup de précautions et de sécurités; pour le moment, parfois ça peut paraitre excessif, mais bon, cela trouvera bientôt un juste milieu.

Nous avons notre Loi sur les soins de fin de vie ainsi que notre Commission permanente sur les soins de fin de vie. Viendra bientôt la mise à jour de notre Politique en soins palliatifs de fin de vie qui date de 2004. Cette mise à jour, une nécessité. Nom suggéré cohérent : Politique sur la Personne en fin de vie: soins et accompagnements appropriés.

Qu’il est rassurant de nous rappeler que la liberté de choix primera, émergeant du plus grand des respects. Si chacun peut choisir de vivre comme il le veut, selon ses valeurs, il peut choisir de mourir comme il le veut, selon sa dignité et selon sa conscience, avec ses droits et avec ses responsabilités.

Rassurant de nous rappeler que la religion des uns ne doit pas devenir les obligations des autres. Aussi, que la liberté de la personne en fin de la vie et à la fin de sa vie se doit d’être l’essence de notre accompagnement et de nos soins.

Il est rassurant de savoir que l'arrivée de nouveaux droits des mourants apporte de nouvelles responsabilités aux soignants et aux établissements de soins.

Vous savez, monsieur Guay, ce qui est rassurant aussi ? C'est la compétence de nos professionnels de la Santé, bien ancrée et enracinée dans des codes de déontologie adaptés aux valeurs d'aujourd'hui. Et en plus, lors des mourirs complexes, la place du travail interdisciplinaire règne. Enfin, ces professionnels de la Santé savent se garder à une saine distance des peu nombreux mais hyperactifs apôtres du mourir infini naturel. Sagesse et professionnalisme exigent !

 



Par Yvon Bureau le 2016-07-20 à 00:54:15

10 jours d'attente, sauf exception ---18-7-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/475752/aide-a-mourir-les-patients-devront-attendre-dix-jours
AIDE A MOURIR  Les patients devront attendre dix jours
Québec a modifié ses formulaires pour se conformer à la loi fédérale
18 juillet 2016 |Amélie Daoust-Boisvert

Mon commentaire fut :  Le «Sauf exception» humanitaire
«Sauf exception, les patients qui souhaitent recevoir l’aide médicale à mourir devront dorénavant attendre dix jours entre leur demande et sa réalisation.» J'aime beaucoup, même plus, j'adore les deux premiers mots de cet article. «Sauf exception.»

Et c'est là qu'intervient le jugement médical, le gros bon sens médical, enraciné dans le jugement interdisciplinaire rassurant, aspiré par l'intensité du libre-choix du patient agonisant éclairé et libre, inspiré par le seul intérêt du partant de la vie, apaisé par le seul objectif de respecter la dignité, l'intégrité, la sérénité, le sensé de la personne en fin de vie.

Que je préférerais le «Temps de réflexion approprié et sensé» à la période de réflexion des dix jours fermes minimum. Dix jours pour politiquer, pour comiter, pour écrire, pour palabrer, pour vivre heureux, c'est court. Dix jours pour souffrir, pour souffrancer, pour survivre dans son grimace-pipi-caca-vomi-çapue-ayoiye ..., c'est long, très long, à lenteur d'éternité pour certains, à angoisse de fébrilité pour d'autres, à humiliation enfoncée au cœur et à l'âme pour les fiers et pour les nobles.

Être attentif et compatissant tout autant aux mourants en fin de vie qu'aux souffrants infinis de la vie, voilà une source de plaisir professionnel en milieu de soins de vie et de fin de vie.

Mon plus grand et intense ESPOIR, c'est que la Cour suprême du Canda affirme (dès la fin de l'été) que la Loi fédérale sur l'aide médicale à mourir est restrictive, trop restrictive. Pourquoi une telle affirmation maintenant? Seulement pour des raisons HUMANITAIRES. Et nous n'aurions qu'à rendre cohérente la Loi C-14. Ce que nous saurions collectivement faire en Hauteur et en Noblesse d'humains humanistes.



Par Yvon Bureau le 2016-07-20 à 00:47:40

Commentaire à l’article d’Isabelle O’Connor ---15-7-2016

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/475576/je-ne-veux-pas-qu-on-m-aide-a-mourir  LETTRE  Je ne veux pas qu’on m’aide à mourir
15 juillet 2016 | Isabelle O’Connor Montcerf-Lytton, le 14 juillet 2016 …

 Mourir moins Mourir mieux
Voilà le Mourir4M. Pour ceux qui le veulent ainsi.
Vous préférez le MourirMPMP : Mourir plus Mourir pieux, c'est votre choix.

Je suis certain que vous avez écrit vos directives anticipées de fin de vie, vos Directives médicales anticipées, et que vous avez désigné un mandataire pour les faire respecter.

Dans votre article, je reconnais le fond de pensée du groupe Vivre dans la dignité et celui de vos Mémoires.

Vous écrivez «Les gens en soins palliatifs savent qu’on est là jusqu’au dernier moment, et ils sont formés pour respecter ça.» J'écris que les professionnels en soins de fin de vie appropriés et personnalisés savent que le respect de la Personne éclairée et libre jusqu'à Sa fin sera la priorité des priorités, «et ils sont formés pour respecter ça». Rassurant, réconfortant, encourageant, sérénitéant.

Je veux qu'on aide à mourir les personnes éclairées et libres en fin de vie qui le demandent de façon éclairée et librement.

Bonne vie à vous et Long mourir naturel !



Par Yvon Bureau le 2016-07-16 à 19:19:24

Mes 2 commentaires à l’article de Louis O’Neill --- 15-7-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/475567/aide-medicale-a-mourir-y-a-t-il-eu-vraiment-debat
AIDE MEDICALE A MOURIR    Y a-t-il vraiment eu débat?
15 Juillet 2016 | Louis O’Neill - Professeur émérite de théologie à l’Université Laval

1e Il y a eu débat. J'en fus. Vous?
«La loi sur l’aide médicale à mourir ... ne s’appuie pas sur un consensus social éclairé.» J'ai tout vu et entendu lors de la Commission sur la question de mourir dans la dignité et lors du débat sur le projet de loi ; j'y fus témoin et expert. J'ai tout suivi les suites du Jugement UNANIME de la Cour suprême du Canada du 6 février 2015; ainsi que les suites des différents comités, du Projet de Loi C-14, du débat au Sénat et de l'adoption de C-14 par la Chambres des Communes le 17 juin 2016.

Selon moi, la Loi fédérale sur l'Aide médicale à mourir s'appuie sur un large consensus social éclairé. Et plus de 80% de la population, plus éclairée et toujours plus intelligente que certains le laissent croire, est en faveur.

Parlons de terminologie appropriée. L'expression Aide médicale à mourir, elle est celle de la population. «Docteur, aidez moi à mourir» «Docteur, agonisant et douleurant, aidez moi à en finir de mourir, à terminer ma vie» «Docteur, aidez moi à partir». Dans mes plus que 30 années de promotion des droits, libertés et responsabilités de la personne en fin de vie, je n'ai jamais entendu un mourant dire à son médecin «Euthanasiez-moi. Tuer moi. Suicidez-moi. Aidez-moi à me suicider» Jamais. «Docteur, aidez-moi à mourir, aidez moi à terminer mon agonie qui n'en finit pas, aidez moi à partir, à finir ma vie», voilà comment la population s'exprime, comment le peuple parle.

Parlons, entre vous et moi qui avons bien connu le monde religieux catholique, parlons d'une terminologie inappropriée, soit celle des Évêques catholiques canadiens et leur porte-parole Mgr Noël Simard. «Le Canada légalise le meurtre. Tuer. Mettre à mort. Homicide». Avec toutes vos connaissances et votre hauteur de pensée, vous devriez leur parler avant que plusieurs d'entre-nous soyons accusés de complicité de meurtre !

Vous rêvez de «vastes possibilités d’une stratégie efficace de soins palliatifs» Nous rêvons de soins appropriés et PERSONNalisés de fin de vie.

2e commentaire  Parlant consensus et terminologie
Monsieur O’Neill, je profite de votre lettre pour vous dire qu’il n’y a pas eu un consensus, pas du tout, sur la Loi fédérale sur l’Aide médicale à mourir, votée majoritairement le 31 mai aux Communes (186 pour, 137 contre) et le 17 juin au Sénat (44 pour, 28 contre). Vous savez qu’elle est déjà contestée devant les tribunaux, en Colombie-Britannique/Cas Lamb; à raison, car trop restrictive; plusieurs constitutionnalistes et juristes vont en ce sens. Ce qui est triste et honteux, même cruel, c’est que la reconnaissance de cette inconstitutionnalité de la Loi C-14 passera et se fera sur le dos et dans le lit de personnes en fin de vie ou à la fin de leur vie.

Terminologie. La loi porte le nom : Loi fédérale sur l’aide médicale à mourir. Et c’est cohérent avec la terminologie de la conclusion du Jugement unanime de la CSC du 6-2-2015. «l’aide d’un médecin pour mourir ». Lisez par vous-mêmes. «L’alinéa 241b) et l’art. 14 du Code criminel portent atteinte de manière injustifiée à l’art. 7 de la Charte et sont inopérants dans la mesure où ils prohibent l’aide d’un médecin pour mourir à une personne adulte capable qui (1) consent clairement à mettre fin à sa vie; et qui (2) est affectée de problèmes de santé graves et irrémédiables (y compris une affection, une maladie ou un handicap) lui causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa condition. »

À la re-re-lecture de votre article, j'en conclue qu'il est passablement boiteux.



Par Yvon Bureau le 2016-07-16 à 19:13:47

12 AMM en Estrie ---13-7-2016

http://www.granbyexpress.com/Actualites/Societe/2016-07-13/article-4585769/12-demandes-daide-medicale-a-mourir-administrees-depuis-decembre-dernier/1
12 demandes d'aide médicale à mourir administrées depuis décembre dernier
Mathieu Majeau  Publié le 13 juillet 2016  Granby Expresse

« En Estrie  SANTÉ. 16 demandes d'aide médicale à mourir ont été formulées dans la région de l'Estrie entre le 10 décembre 2015 et le 9 juin dernier. De ce nombre, 12 requêtes ont été administrées. C'est ce que révèle le rapport annuel 2015-2016 sur les soins en fin de vie du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Estrie – Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CIUSSS de l'Estrie-CHUS). …»

Invitation à lire cet excellent article. Merci Mathieu.

 



Par Yvon Bureau le 2016-07-16 à 19:21:16

Le mourant au-dessus du médecin Y Bureau ---13-7-2016

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201607/12/01-5000385-la-primautedusoigne.phputm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_points-de-vue_2009901_section_POS2
 La primauté du soigné

«En réaction à l'éditorial de Brigitte Breton «Médecins au-dessus des lois», publié le 2 juillet
Notre société s'étant transformée et ayant évolué, il est raisonnable d'accueillir de plus en plus dans nos Unités de soins de fin de vie la primauté du soigné sur le soignant. Primauté de valeurs. Primauté de dignité. Primauté de conscience. Primauté de choix. Primauté de destin  … »
L’essenteil de cet article, dont je suis fier, fut publiée dans la Devoir du 5 juillet sus le tire  «La raison humaine des mourants rois».
 



Par Yvon Bureau le 2016-07-16 à 18:56:44

Voyage au bout de la vie Le Devoir --- 9-7-2016

http://www.ledevoir.com/documents/special/16-07_findevie/index.html
 Voyage au bout de la vie
Aux soins palliatifs, Christian Plessis-Bélair réinvente chaque jour le mot vivre.
Cahier spécial ( 2 grandes pages) 9-7-2016

Texte de Marco Fortier    Photos de Jacques Nadeau   À lire et regarder

«Un coup de tonnerre a frappé Christian Plessis-Bélair en avril dernier : l’homme de 62 ans a appris qu’il souffre d’une forme virulente de leucémie. Une équipe du Devoir accompagne le patient depuis le début des traitements, extrêmement éprouvants. Compte rendu d’un périple dans les méandres du système de santé où il est question de douleur, de mort, mais surtout de vie. ...»
Invitation+++ à lire

Commentaire : Un regret
J'aurais beaucoup aimé que Le Devoir permettre des commentaires à cet important et imposant article. C’est quand même curieux et questionnant que cet article ne fut pas ouvert aux commentaires.

Mon opinion. Je n'aurais pas aimé terminer ma vie comme monsieur Plessis-Bélair l'a fait. Je suis heureux que cela fut rendu possible pour lui ainsi, selon son choix.

Vive le mourir libre! Selon le libre-choix de chacun.

Monsieur Fortier, Merci+++.   Faudrait faire de même avec une personne et ses proches et ses soignants, terminant sa vie par Aide médicale à mourir, dans une USP. Il y a tellement de si riches témoignages ces temps-ci.



Par Yvon Bureau le 2016-07-15 à 15:56:09

Pour un environnement sans euthanasie (!) ---11-7-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/475212/le-droit-a-des-soins-de-fin-de-vie-dans-un-environnement-sans-euthanasie   LIBRE OPINION
Le droit à des soins de fin de vie dans un environnement sans euthanasie
Odile Marcotte - Directrice adjointe, partenariats, Centre de recherches mathématiques | Santé 

43 commentaires dont ces deux ci avec fortes réactions:
 
       1- Une odeur nauséabonde, par moi-même
Je reconnais cette même odeur déjà présente lors de la Commission et lors du débat sur le projet de loi québécois sur les soins de fin de vie, apportée par des palliativistes pro-vie-à-tout-prix-pour-un-mourir-naturel-au-goût-des-médecins. Même stratégie douteuse. Même langage biaisé. La même odeur qui habite des dirigeants de Vivre dans la dignité.

Vous devez aimer, même adorer la terminologie inappropriée des évêques catholiques canadiens. «Le Canada a légalisé le meurtre. Mise à mort. Homicide. Tuer...». Ce qu'ils ne savent pas, leurs interventions sont des coups de crosses dans l'eau pas bénite. Chaque fois qu'ils interviennent ainsi, ils perdent des croyants, des pratiquants. Leur porte-parole Mgr Noël Simard devrait le savoir.

Voici ce qui dégage une odeur des plus agréables, des plus roseabondes. Le respect de chaque personne en fin de vie, de ses valeurs, de son intégrité, de sa conscience, de ses croyances, de sa liberté de choix, de son respect jusqu'à sa fin.

Au fait, comment vont les leaders palliativistes de ces deux USP? C'est comme s'ils se cachent et font faire leurs commissions ... !

                 2- Du directeur général du RPCU (avec sa permission, bien sûr !)
Madame, votre opinion personnelle ce matin dans le journal Le Devoir me dérange car vous le faites à titre de représentante de l’Université de Montréal. Je ne vois pas en quoi votre emploi vous rend compétente dans le domaine des droits des usagers du réseau de la santé et des services sociaux. À titre de citoyenne, vous avez droit à vos opinions.

La définition de l’OMS sur les soins palliatifs n’a rien à voir avec l’aide médicale à mourir et n’entre aucunement en conflit avec elle. C’est de la démagogie que de tenter d’associer les deux notions comme vous le faites. Personne n’oblige un médecin à administrer l’aide médicale à mourir s’il ne le souhaite pas. Que ce médecin soit rémunéré par l’État pour son travail au sein d’une unité de soins palliatifs n’enlève rien au droit d’une personne, comme les lois provinciale et fédérale le lui permettent, d’obtenir l’aide médicale à mourir.

Affirmer le contraire est une insulte à l’intelligence.

Pierre Blain, Directeur général, Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU)



Par Yvon Bureau le 2016-07-14 à 21:08:36

1e AMM en Abitibi ---8-7-2016

http://www.lafrontiere.ca/actualites/societe/2016/7/7/un-premier-abitibien-a-choisi-le-moment-de-sa-mort-.html
Un premier Abitibien a choisi le moment de sa mort
Aide médicale à mourir
 Anne Blondin anne.blondin@tc.tc Publié le 8 juillet 2016

Lire ce très bon article. Merci à Anne por cet écrit.

Un confidence : c'est comme si tout se passait «très bien» lors des AMM. Tant pour les proches et que pour les soignants. La Commission sur les soins de fin de vie devrait s'en réjouir et nous le communiquer. C'est rassurant et encourageant de voir ces terminants de la vie finir leur vie dans le plus grands des respects.

 



Par Yvon Bureau le 2016-07-14 à 20:53:11

Soins palliatifs contre AMM ---8-7-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/475036/soins-palliatifs-contre-aide-medicale-a-mourir-plaidoyer-pour-une-coexistence-pacifique
 Plaidoyer pour une coexistence pacifique
 Alain Legault - Inf., Ph. D., professeur à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal | Santé

Et mes deux commentaires :
      1-  Plaidoyer pour la Personne en fin de vie
Alain, dès le début, on sentait venir cette phrase «Transparence : je ne suis pas du tout gêné d’avouer que j’aurai préféré que l’aide médicale à mourir ne soit pas légalisée.» Votre titre et votre emploi l'annonçaient aussi. Donc, pas de surprise.

Il est bon de souligner que la très grande majorité de la population, des corporations professionnelles concernées, des organismes concernés furent en faveur de la Loi concernant les soins de fin de vie. Tous les grands éditoriaux ont salué très positivement et avec éloge l'arrivée de cette loi. Quant au vote Contre par 22 députés-ministres, faudrait y voir de plus près.

Il est bon et nécessaire de relire à la p.53 du rapport de la Commissions spéciale sur la question de mourir dans la dignité, ceci : «Au-delà de la froide réalité des sondages ou de la comptabilité relative du nombre de personnes "pour" ou "contre" s'étant exprimées pendant la consultation, nous avons tenté, à titre de représentants élus de la population, de soupeser la valeur des arguments en regard de l'évolution des valeurs sociales, de la médecine et du droit ainsi que notre conception du bien commun». Tout est là.

Quant à «ceux qui veulent continuer d’offrir des soins palliatifs de qualité sans offrir l’aide médicale à mourir», ils devraient nous donner l'essentiel de leur argumentation, de leur position, de leurs croyances, de leurs valeurs.

Vous parlez de dialogue. J'y croirai le jour où les professionnels pro-choix et pro-AMM seront invités à prendre la parole aux congrès des soins palliatifs, tant québécois que national et international. On ne les invite pas, on les évite; j'en suis.

Vive les Soins de fin de vie, appropriés et personnalisés, incluant les SP, la sédation terminale, l'AMM.

Il est tellement bon et agréablement humain de plaider pour un plaidoyer pour la Personne en fin de vie, pour ses valeurs, pour sa conscience, pour son intégrité, pour sa dignité, pour sa liberté de choix. Essayez, Alain.

       2- Terminologie inappropriée
«Je comprends très bien que l’aide médicale à mourir ne peut être bêtement assimilée à un meurtre, mais elle remet tout de même en question les frontières entourant l’interdiction de tuer.»

Alain, tu vas trop loin, selon moi. Cette phrase te traduit, même te trahit, je crois.

J'espère que tu n'es pas d'accord avec les déclarations, en fin de juin, des évêques catholiques canadiens. «Le Canada légalise le meurtre», «Tuer. Mettre à mort. Homicide...»

Lors de mon enfance, tu sais Alain, mon oncle faisait grosse boucherie. Mettre à mort, j'en ai été témoin+++. J'ai chassé le chevreuil pendant des années et j'ai tué; j'en ai tellement honte aujourd'hui. J'ai tué un ours; c'était lui ou moi. Pendant mon cours classique au Séminaire de Saint-Georges en Beauce, le vendredi, les cuisiniers tuaient les cochons. Quelle musique horrible j'entendais; de quoi devenir végétarien, végétalien !

Faisons plaidoyer ensemble pour une terminologie appropriée et digne de nos soins et de nos accompagnements professionnels des personnes en fin de vie.



Par Yvon Bureau le 2016-07-14 à 20:43:12

Inquiétudes au RPCU ---7-7-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/474960/aide-a-mourir-les-usagers-plaident-pour-un-processus-d-acces-independant?utm_source=infolettre-2016-07-07&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
AIDE A MOURIR Les usagers plaident pour un processus d’accès indépendant
Le Regroupement provincial des comités d’usagers s’inquiète du nombre important de demandes refusées 
   7 juillet 2016 |Isabelle Paré | Santé

Merci au RPCU pour ses interventionsappropriées et nécessaires
 

Mon commentaire fut :  Respirons et expirons longtemps !
Il est temps de nous recentrer sur l'essentiel, c'est à dire sur la personne en fin de vie, dans la phase ultime de son mourir bien à elle, se voulant centrale et respectée jusqu'à sa fin.

Ce matin, après tout cette vie médiatique autour de la fin de la vie et du travail précieux des médecins, je me sens rassuré lorsque je pense au travail interdisciplinaire animé par le gros bon sens clinique, à la bonne volonté de la très grande majorité des professionnels concernés, au rappel ferme adressé aux «obstructionants» et aux «nuisants» au processus approprié de l'AMM.

Reprenons notre place. Mêlons-nous de nos fins de vie à chacun de nous. Donnons à la personne en fin de vie toute Sa place. Gérons le tout en interdisciplinarité, en sagesse et en courage cliniques, en centration personnalisée. Soignons et accompagnons, le professionnalisme et la dignité debout.

Merci au RQCU d’aider à nous recentrer sur chaque personne en fin de vie, sur chaque usager. Merci de seconder tout usager en fin de vie pour qu'il soit le centre et le cœur de nos interventions.

Merci au RQCU pour sa présence si précieuse et si utile lors du travail de la Commission sur la question de mourir dans la dignité, lors du débat sur le projet de Loi, et lors de notre travail actuel de mise en place appropriée à l'AMM.

Enfin, Merci pour votre présence si nécessaire au sein de la Commission sur les soins de fin de vie. Pour que la personne en fin de vie soit au cœur de cette Commission.



Par Ghislain Leblond le 2016-07-13 à 14:36:41

Dr Barrette surpris et un peu déçu ---6-7-2016

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201607/06/01-4998484-laide-medicale-a-mourir-ne-doit-pas-devenir-une-commodite-dit-barrette.php
L'AMM ne doit pas devenir une commodité, dit Barrette
Élisabeth Fleury  Le Soleil  Un excellent article à ire

«…Selon les données compilées par Radio-Canada, sur les 253 demandes d'aide médicale à mourir reçues par les établissements entre décembre 2015 et juin 2016, 166 ont été accordées. L'aide médicale à mourir n'a pas été administrée à 87 patients, dont 16 avaient changé d'avis. …
Or si la loi oblige la Commission sur les soins de fin de vie à examiner chacun des rapports des médecins pour s'assurer que l'aide médicale à mourir a été accordée selon les conditions prévues par la loi, elle n'oblige ni les médecins ni les établissements à faire rapport lorsque des cas d'aide à mourir avortent ou sont refusés.»
 

Opinion : La Commission devrait obliger les médecins et les établissements «à faire rapport lorsque des cas d'aide à mourir avortent ou sont refusés.»
 



Par Yvon Bureau le 2016-07-13 à 14:28:02

Excellent article du Dr Alain Naud ---6-7-2016

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/474828/aide-medicale-a-mourir-le-vrai-deparapage-la-multiplication-des-obstacles

AIDE MEDICALE A MOURIR
Le vrai dérapage? La multiplication des obstacles.
6 juillet 2016 | Alain Naud - Médecin au CHU de Québec — Université Laval | Québec


Voici un excellent article du Dr Alain Naud. À Lire+++

Mes commentaires :
Vous avez tout mon appui, Dr Naud
Recevez ma gratitude et mon admiration.

Vous faites honneur à la compassion, à la solidarité, au jugement professionnel interdisciplinaire, à la place centrale donnée à la personne en fin de vie, à la Vie.

J'espère que nous aurons davantage des nouvelles de notre Commission sur les soins de fin de vie. Un site bientôt? Ouverture au public lors des réunions officielles? Accès aux Procès-verbaux?

J'espère par dessus tout qu'elle secondera vos demandes. J'espère beaucoup qu'elle baigne pleinement dans la fidélité à notre Loi et à son esprit. J'espère que tous les membres se tiennent à une saine distance des médecins pro-limitant-au-maximum-les-AMM-au-nom-de  …
Un ajout.
Jamais, pour moi-même et pour mes proches, et même pour mes soignants, je n'accepterais la sédation palliative terminale. Jamais. Au nom de ma dignité, de ma fierté, de mon intégrité. Au nom du meilleur pour le processus de deuil pour mes proches.

 



Par Yvon Bureau le 2016-07-13 à 14:18:06

Pas de comptes à rendre en cas de refus ---6-7-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/474838/pas-de-compte-a-rendre-sur-les-refus-sur-l-aide-a-mourir?utm_source=infolettre-2016-07-06&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
AIDE A MOURIR  Pas de comptes à rendre en cas de refus
Près de 60 % des échecs découlent de délais ou de ratés durant l’étude des demandes    6 juillet 2016 |Isabelle Paré, Amélie Daoust-Boisvert | Santé

Voici un excellent article, avec tableau, statistiques et questionnements

Mon commentaire audacieux fut :
Hypothèses Questions
Isabelle, Amélie, MERCI pour cet article si bien fait, si nécessaire.

Voici hypothèses et questions pour les médecins de ces USP.

1e hypothèse : les médecins qui se sont le plus opposés lors de la Commission et lors du débat sur le projet québécois de loi, qui ont été hyper présents dans les médias, se font maintenant fort discrets et influencent au maximum les directions d'établissements, et y réussissent.

2e hypothèse : ces médecins utilisent dans ces USP les mêmes stratégies douteuses et parfois malhonnêtes comme celles utilisées lors de la Commission.

3e hypothèse : leur objectif est de diminuer au maximum les AMM et dans leurs établissements de pratique, tous les moyens étant bons, la fin justifiant les moyens.

4e hypothèse : trop d'entre eux agiraient sous sous l'influence de leur religion, et certains pourraient faire partie des Opus Dei de ce monde ou être proches de leurs membres.

5e hypothèse : certains médecins auraient des sympathisants à la Commission sur les soins de fin de vie.

6e hypothèse : plusieurs de ces médecins de ces USP préfèrent encore exercer une autorité de domination plutôt que l’autorité de service, si bénéfique pour tous, au service de la personne en fin de vie.

Quelqu’un peut confirmer ou infirmer ces hypothèses?

Questions.
Qui sont les médecins de ces USP?
Qui sont leurs leaders?
Comment arrivent-ils à avoir la même vision et la même conscience et la même ouverture d’esprit ?
Peuvent-ils nous donner à visages et à intelligence découverts leurs argumentations pour minimiser au maximum le nombre d’AMM ?

Dans mon livre de 1995, Ma Mort Ma dignité Mes volontés, j’écris, pour le patient «Lors que la vie n’est plus un bien, la mort n’est plus un mal.» J’aime cette phrase de la conclusion du Jugement unanime de la Cour suprême du Canada: «lui causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa condition. ». «Au regard de sa condition», à souligner infiniment.

 



Par Yvon Bureau le 2016-07-13 à 14:11:23

Parfois difficile d’avoir une AMM --- 5-7-2016

http://www.tvanouvelles.ca/2016/07/05/une-femme-a-du-se-battre-pour-obtenir-laide-medical-a-mourir  
Une femme a dû se battre pour obtenir l’aide médicale à mourir
Hôpital Pierre-Le Gardeur TVA Nouvelles 
 
Nous vous invitons à lire visionner cet excellent reportage d’Harold Gagné. Un autre! Et à lire l’écrit.
 
On peut se demander si, sans l’intervention de Me JP Ménard, cette personne serait encore en train de mourir …
Heureusement, cela s’est bien terminé.
 
Voici quelques extraits.
 «… La famille qui ne savait plus quoi faire a décidé de s'adresser à l'avocat Jean-Pierre Ménard spécialisé en droit de la santé.
«Il n'y avait aucune raison d'attendre plus longtemps autre que de perpétuer une dégradation puis des souffrances psychologiques», de dire Me Ménard. Après son intervention, les médecins ont été plus réceptifs.
Le 5 juin dernier, à l'âge de 67 ans, Micheline St-Onge a finalement reçu l'aide médicale à mourir, entourée de sa famille. Cela a duré 15 minutes.
«Elle a souri jusqu'à la dernière minute. Moi aussi, je pouvais sourire. C'était pas: "Oh, non, je ne veux pas que tu partes!" Ça fait toute une mentalité différente. Nous, ça été une belle mort. Quand elle s'est éteinte, c'est le silence, il n'y a personne qui parle», ajoute Mme Gendron.
Douze personnes ont déjà reçu l'aide médicale à mourir dans ce CISSS. Quatre ont été refusées parce qu'elles n'étaient pas en fin de vie.»
 



Par Yvon Bureau le 2016-07-07 à 12:18:25

Le RPCU et le CUSM : Communiqué de presse --- 5-7-2016

http://www.sympatico.ca/actualites/nouvelles/regions/montreal/aide-a-mourir-les-comites-d-usagers-interpellent-le-cusm-1.1802605
Aide à mourir : les comités d'usagers interpellent le CUSM
 
Le Regroupement provincial des comités des usagers (RCPU) demande lui aussi, mardi, l'annulation de la politique du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) qui empêche d'offrir l'aide médicale à mourir à l'unité de soins palliatifs.
Selon le groupe de quelque 600 comités d'usagers de soins de santé, le CUSM doit aussi cesser « immédiatement » d'exiger qu'un patient soit suivi au centre depuis au moins 18 mois pour recevoir l'aide médicale à mourir.
Dans un communiqué, le RCPU exige que le conseil d'administration de l'établissement montréalais soit convoqué d'urgence pour changer sa politique. Il l'accuse d'avoir abdiqué « devant une poignée de médecins qui institutionnalisent leur propre conscience et qui refusent de se conformer aux lois ».
Le RPCU fait écho aux critiques du ministre de la Santé, ainsi que de l'opposition péquiste et croit également que les explications faites lundi par des porte-parole du centre hospitalier ne tiennent pas la route.
Lundi, deux médecins du CUSM ont soutenu en conférence de presse que l'aide médicale n'est pas offerte à l'unité de soins palliatifs parce que certains patients craignent que l'on précipite leur mort contre leur gré. …
 



Par Yvon Bureau le 2016-07-06 à 11:57:59

Place aux primautés ---5-7-2016 Y Bureau Le Devoir

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/474762/la-raison-humaine-des-mourants-rois
La raison humaine des mourants rois par Yvon Bureau, travailleur social, consultant bénévole pour un mourir digne et libre 
 
Je fais suite à l’éditorial de Brian Myles du 2 juillet, « La raison divine des médecins rois ». D’abord, comment ne pas nous émerveiller devant un tel titre qui dit tellement et qui rassemble tout.
 
Ensuite, il est raisonnable, notre société s’étant transformée, d’accueillir de plus en plus dans nos unités de soins de fin de vie la primauté du soigné sur le soignant. Primauté de valeurs. Primauté de dignité. Primauté de conscience. Primauté de choix. Primauté de destin.
 
Ce même samedi, deux éditoriaux majeurs, le vôtre, et celui de Brigitte Breton du Soleil, « Médecins au-dessus des lois »( http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/brigitte-breton/201607/01/01-4997104-medecins-au-dessus-des-lois.php  )*. Tous deux nous recentrent sur la personne vivante éclairée et libre en fin de vie, sur ses droits et sur ses libertés. Deux éditoriaux qui nous recentrent sur les nouvelles obligations professionnelles, institutionnelles et organisationnelles dans les soins de fin de vie, intégrés dans les processus de la continuité et de la complémentarité des soins et des accompagnements, en contexte de l’interdisciplinarité. Très rassurant.
 
Nous sommes de plus en plus en train de passer des soins palliatifs aux soins de fin de vie, appropriés et personnalisés. C’est cohérent avec notre Loi sur les soins de fin de vie, avec la Commission sur les soins de fin de vie. Il ne nous manque qu’une politique sur la personne en fin de vie/soins et approches appropriés.
 
Qu’il est rassurant de nous rappeler que la liberté de choix primera, émergeant du plus grand des respects. Si chacun peut choisir de vivre comme il le veut, selon ses valeurs, il peut choisir de mourir comme il le veut, selon sa dignité et selon sa conscience, avec ses droits et avec ses responsabilités.
 
Il est bon de nous rappeler que la religion des uns ne doit pas devenir les obligations des autres.
 
Une citation de sagesse et d’humanité : « La dignité humaine est l’essence de la démocratie », a dit Barack Obama lors de son passage à Ottawa.
 
La liberté de la personne en fin de la vie et à la fin de sa vie se doit d’être l’essence de notre accompagnement et de nos soins.
*Ajout de ma part
 



Par Yvon Bureau le 2016-07-05 à 23:15:01

Environ 200 demandes d’AMAM --- 5-7-2016

Hier, à RDI 24/60, le ministre de la Santé G. Barrette affirmait qu’environ 200 demandes d’AMAM avaient été reçus depuis décembre dernier et qu’environ 160 personnes avaient terminé leur vie avec ce soin exceptionnel. Le ministre s’est dit rassuré par le fait qu’un certain nombre d’entre elles furent refusées. Dr Barrette était remarquable par son calme et par sa compétence dans ce dossier, complexe, bien sûr, mais pas compliqué lorsque centré sur la personne éclairée et libre en fin de vie, lorsqu’enraciné dans l’interdisciplinarité.
 
Une aide de compassion, de solidarité, de liberté de choix et de respect ultime.
 
 



Par Yvon Bureau le 2016-07-05 à 15:30:16

D’autres contestations de la Loi C-14 en vue

http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/ariane-krol/201606/30/01-4996879-aide-medicale-a-mourir-ce-nest-quun-debut.php  Aide médicale à mourir : Ce n'est qu'un début     A. Krol, Éditorialiste La Presse     Ce n’est qu’un début des contestations, selon madame Krol.
 
«… Un recours comme celui des associations médicales chrétiennes, par exemple, était difficilement évitable. …
Ils contestent la politique du Collège des médecins et chirurgiens de l'Ontario, qui encadre l'aide à mourir dans cette province. Selon ces lignes directrices, le médecin qui refuse la demande d'un patient pour des motifs de conscience ou de religion doit le recommander rapidement à un autre médecin, à une infirmière praticienne ou à une agence ouverts à cette pratique. Pour les requérants, c'est déjà trop. Le droit à la liberté de conscience et de religion des médecins est bafoué, plaident-ils.»
 
Notre remarque : rarement les contestations religieuses ont une argumentation suffisamment crédibles; elles pèchent par anémie argumentaire et par l’utilisation des peurs peu enracinées dans le réel.

 



Par Yvon Bureau le 2016-07-05 à 13:50:55

Mon commentaire à l’Édito du Le Devoir --- 2-7-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/474602/aide-medicale-a-mourir-la-raison-divine-des-medecins-rois AMAM La raison divine des médecins rois    |par Brian Myles

Mon commentaire fut : La raison humaine des mourants rois
Il est, notre société s'étant transformée, raisonnable d'accueillir de plus en plus dans nos Unités de soins de fin de vie la primauté du soigné sur le soignant. Primauté de valeurs. Primauté de conscience. Primauté de choix. Primauté de destin.

Merci à vous, monsieur Myles, pour cet éditorial, tout comme j'ai remercié l'éditorialiste du Le Soleil, Brigitte Breton, pour le sien. Deux éditoriaux qui nous recentrent sur le Personne vivante éclairée et libre en fin de vie, sur ses droits et sur ses libertés. Deux éditoriaux qui nous recentrent sur les nouvelles obligations professionnelles, institutionnelles et organisationnelles.

Nous sommes de plus en plus en train de passer des Soins palliatifs aux Soins de fin de vie, appropriés et personnalisés. C'est cohérent avec notre Loi sur les soins de fin de vie, avec la Commission sur les soins de fin de vie. Il ne nous manque qu'une Politique sur la Personne en fin de vie/Soins et approches appropriés.

Qu'il est rassurant de nous rappeler que la liberté de choix primera ! Si chacun peut choisir de vivre comme il le veut, selon ses valeurs, il peut choisir de mourir comme il le veut, avec ses droits et avec ses responsabilités.

Bon de nous rappeler que la religion des uns ne doit pas devenir les obligations des autres.
La dignité humaine est l'essence de la démocratie. ( B. Obama)

La liberté humaine de la Personne en fin de la vie et à la fin de Sa vie se doit d’être l'essence de notre accompagnement et de nos soins.



Par Yvon Bureau le 2016-07-02 à 22:22:48

Deux éditoriaux favorables et appropriés --- 2-7-2016

Ça commence très bien le mois de juillet dans le dossier des soins de fin de vie, dans celui de l’AMAM.
Le Devoir et Le Soleil ont des positions percutantes et fort appropriées. Gratitude+++ à ces deux journaux.
Voyez par vous-mêmes, même si les titres en disent déjà beaucoup !
 
http://www.ledevoir.com/societe/sante/474602/aide-medicale-a-mourir-la-raison-divine-des-medecins-rois
La raison divine des médecins rois    Brian Myles  
 
 http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/brigitte-breton/201607/01/01-4997104-medecins-au-dessus-des-lois.php  Médecins au-dessus des lois  Brigitte Breton
 



Par Yvon Bureau le 2016-07-02 à 16:30:50

Réactions fortes aux politiques des Unités de SP du CUSM et CHUM

À la fin de ce mois de juin, fort en activités dans le dossier des soins de fin de vie et de l’AMAM, la députée Véronique Hivon et le ministre de la Santé Gaétan Barrette ont eu raison de réagir énergiquement aux politiques du CUSM sur l'aide médicale à mourir. Il y avait de quoi ! On n’a pas raison de ne pas respecter la loi et l’esprit de la Loi sur les soins de fin de vie. On a tord de sortir de l’Unité des SP une personne demandant l’aide médicale à mourir et de l’envoyer mourir dans une autre Unité de soins. Ces réactions intenses en faveur de la disponibilité réelle de l’AMAM s’adressent aussi aux médecins l’Unité des SP du CHUM.
 
Plusieurs articles sur le sujet. En voici deux excellents.
 
http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201606/29/01-4996484-aide-a-mourir-la-position-du-cusm-est-presque-enfantine-dit-barrette.php  Aide à mourir: la position du CUSM est «presque enfantine», dit Barrette
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201606/29/01-4996683-barrette-levera-les-obstacles-a-laide-medicale-a-mourir.php   Barrette lèvera les obstacles à l'aide médicale à mourir
 



Par Yvon Bureau le 2016-07-02 à 16:24:10

Des nouvelles de la Commission sur les SFV ---30-6-2016

Enfin, des nouvelles! Voici un excellent reportage de Davide Gentile de RC, fort intense et instructif sur l’AMAM, avec tableaux fort intéressants
 
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2016/06/30/001-aide-medicale-mourir-medecins-critique-commission-soins-fin-vie.shtml
Aide médicale à mourir : le travail de plusieurs médecins critiqué par la Commission
 
Le triste de ce reportage, c’est que les médecins qui font AMAM se sentent jugés par la Commission.
 
Notre Commentaire à ce reportage fut :
Les médecins qui font AMAM ont beaucoup plus besoin de support que de jugement de la part de la Commission.

Nous demandons à la Commission une grande ouverture et une importante solidarité avec les médecins faisant AMAM et les autres professionnels, œuvrant en interdisciplinarité.

Ce que j'ai entendu jusqu'ici des proches de personnes ayant terminé leur vie par AMAM, ce n'est que de bons égards pour ces professionnels.

Je crois que plusieurs commissaires sont peu ouverts à l'AMAM, ce nouveau droit des personnes en fin de vie. Leurs tendances pour les SP surtout ne doivent pas se traduire par trop de jugement sur les soignants faisant AMAM.

J'invite la Commission à aller cueillir les témoignages des présents aux AMAM.  .

J'invite la Commission à commencer une bonne discussion de l'inclusion des AMAM dans les directives médicales anticipées. Ce qui serait constructif. Ce qui a déjà été planifié.



Par Yvon Bureau le 2016-07-02 à 16:21:53

La Loi C-14 est déjà contestée ---28-6-2016

HTTP://WWW.LEDEVOIR.COM/POLITIQUE/CANADA/474384/AIDE-A-MOURIR-LA-CONTESTATION-ANNONCEE-SE-MATERIALISE
AIDE A MOURIR
La contestation annoncée se matérialise
Une première malade demande aux tribunaux d’invalider C-14 et de réitérer son droit
28 juin 2016 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
 
«C’est l’Association des libertés civiles de Colombie-Britannique (ALCCB) qui pilote cette contestation, le même groupe dont la victoire l’an dernier en Cour suprême avait obligé le gouvernement fédéral à légaliser l’aide médicale à mourir. Pour illustrer sa cause, l’ALCCB a cette fois recruté Julia Lamb, une jeune femme de 25 ans atteinte d’amyotrophie spinale et habitant Chilliwack, en Colombie-Britannique. …»
 
À peine après 10 jours de vie, voici la contestation de C-14 sur l’AMAM.
Ce n’est qu’un début des contestations. Selon nos sources, d’autres seraient en préparation.
 
Notre commentaire dans Le Devoir fut : Raisonnablement prévisible
Cette contestation était des plus raisonnablement prévisibles.

Ce qu'il l'est davantage, tristement, c'est l'inconstitutionnalité de Loi C-14.

Et ce qui est abominable et cruel, c’est que cette contestation devra passer sur le dos et sur le cœur des personnes en fin et à la fin de leur vie.

Honte au Gouvernement Trudeau. Honte à ses deux ministres de la Justice et de la Santé.



Par Yvon Bureau le 2016-07-02 à 14:07:27

Bilan à Ottawa : Un grand A, un CC, un E et un RP

http://www.ledevoir.com/politique/canada/474200/bilan-de-session-parlementaire-patience-il-reste-encore-trois-ans-et-demi
BILAN DE SESSION PARLEMENTAIRE
Patience, il reste encore trois ans et demi
25 juin 2016 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada

Notre bilan : Un grand A, un CC, un E et un RP
Un Grand A pour son élection et l'ensemble de ses premiers mois.

Un CC, pour son Coup de Coude. Cet événement l'a invité et l'invite à une vie parlementaire améliorée.

Un E comme Échec. Pour faire vivre le calvaire à des personnes en fin de vie ou à la fin de leur vie en leur faisant porter le fardeau de faire prouver l'inconstitutionnalité de C-14. La note est E, Échec, à monsieur le PM et aux deux ministres de la Santé et de la Justice. Pour le début et pour tout le processus du PL C-14 et pour son adoption. Votre Gouvernement a agi comme de vrais pitbulls, ne desserrant les mâchoires sur aucun article essentiel et substantiel du projet de loi. À tord. Votre loi sera jugée inconstitutionnelle. Bientôt, espérons.

Et la note RP, pour Raisonnablement prévisible, l'inconstitutionnalité de C-14.



Par Yvon Bureau le 2016-06-27 à 20:12:25

Contestation de Loi C-14 en vue ---22-6-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/474052/aide-a-mourir-des-contestations-a-la-loi-en-preparation-disent-des-avocats
Aide à mourir : des contestations à la loi en préparation, disent des avocats
22 juin 2016 16h51 | Mélanie Marquis - La Presse canadienne 

Notre commentaire fut cinglant : Ce qui est triste, abominable et cruel,
c'est que toutes les démarches pour que la CSC reconnaisse la non-constitutionnalité de la Loi C-14 se fassent sur le dos et dans le lit des personnes en fin de vie et à la fin de leur vie. L'inconstitutionnalité de la Loi C-14 est raisonnablement prévisible

«le premier ministre Justin Trudeau a réitéré que le gouvernement avait trouvé le juste équilibre entre la défense des droits et libertés et la protection des plus vulnérables.» C'est un injuste déséquilibre. Monsieur le PM, vous pouvez nous donner un argumentaire crédible à cette affirmation? À première vue et même à dernière, cette affirmation ne tient pas la route. Cette affirmation mériterait un bon coup de coude !



Par Yvon Bureau le 2016-06-27 à 18:37:31

AMAM et Transcendance --- 23-6-2016

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/474086/aide-medicale-a-mourir
 
LETTRE : Aide médicale à mourir   Paul-Émile Roy 

Commentaire : La transcendance est,
lors de la fin de la vie, la Dignité de la Personne, Sa liberté de choix et le Respect.

Monsieur Roy, je vous invite à lire à la page 53 du rapport de la Commissions spéciale sur la question de mourir dans la dignité, ceci : «Au-delà de la froide réalité des sondages ou de la comptabilité relative du nombre de personnes "pour" ou "contre" s'étant exprimées pendant la consultation, nous avons tenté, à titre de représentants élus de la population, de soupeser la valeur des arguments en regard de l'évolution des valeurs sociales, de la médecine et du droit ainsi que notre conception du bien commun».

Quand à la formule Aide médicale à mourir, elle est celle de la population. «Docteur, aidez moi à mourir» «Docteur, agonisant et douleurant, aidez moi à en finir de mourir, à terminer ma vie» «Docteur, aidez moi à partir». En 1984, mon père, qui aurait eu 113 ans hier, l'a demandé courageusement à son docteur ainsi. Mon père, fier Beauceron, est décédé ainsi, debout et respecté. Toute la famille y a vu. Bien branché à la transcendance de la dignité et de la fierté.

En médecine humaine, noblesse d'aider ainsi exige.



Par Yvon Bureau le 2016-06-27 à 18:32:24

CJ Devirieux, décédé avec AMAM --- 23-6-2016

Le journaliste de TVA Harold Gagné nous raconte la fin de la vie de ce journaliste de RC bien connu.
http://fr.canoe.ca/divertissement/celebrites/nouvelles/archives/2016/06/20160623-180840.htmt     Et http://www.tvanouvelles.ca/videos/767548990001
 

«MONTRÉAL - Le journaliste Claude Jean Devirieux, qui a travaillé durant 30 ans à Radio-Canada et qui a pris sa retraite en 1986, est décédé jeudi en début d'après-midi au Centre hospitalier St. Mary de Montréal, entouré de sa famille.
L'homme de 85 ans, qui souffrait depuis 3 ans d'un cancer du cerveau, a opté pour l'aide médicale à mourir.
Avant son décès, il a accordé une entrevue au journaliste de TVA Harold Gagné, refusant toutefois la captation d'images, de crainte que le public ne garde de lui le souvenir d'un homme sur son lit de mort.
«Le 23 juin, je vais recevoir l'aide médicale à mourir», avait dit Claude Jean Devirieux, ajoutant qu'il n'avait pas peur.
«Je n'ai aucune issue. Je suis atteint d'un cancer, d'un cancer généralisé et je n'ai aucune issue», avait-il confié.
«Étant donné que ma fin est définitive, ma demande d'aide médicale à mourir est logique», avait-il expliqué.
«C'est une décision qui a été raisonnée, planifiée et organisée en accord avec les membres de ma famille de façon à m'éviter des souffrances physiques et mentales inutiles», avait ajouté l'ancien journaliste de Radio-Canada. …»
 



Par Yvon Bureau le 2016-06-26 à 21:43:07

CMDL appui l’AQDMD --- 23-6-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/474128/aide-medicale-a-mourir-barrette-juge-rassurantes-les-demandes-refusees

AMAM : Barrette juge rassurantes les demandes refusées
L’Association pour le droit de mourir dans la dignité s’inquiète des délais déraisonnables   23 juin 2016 |Isabelle Paré | Santé

Voici notre commentaire publié :
Le CMDL appuie les positions et les recommandations de l’AQDMD.
 
Inacceptable et abominable que «certains médecins de soins palliatifs dans les centres hospitaliers universitaires de McGill (CUSM) et de l’Université de Montréal (CHUM), où un faible nombre de demandes ont été autorisées, malgré l’important bassin de population desservi par ces centres.»
 
IMPORTANT : Si nous suivons la logique de ces médecins de SP, ils pourraient aussi enlever aux mourants le droit de refuser et  de faire cesser les traitements, de demander un mourir sans aucune douleur même si cela avance le moment de la mort, au nom de la cohérence avec leurs valeurs de médecins !!! Que les dieux, les diables et les néants qui les habitent sortent d’eux!!!
 
Ghislain Leblond et Yvon Bureau, coprésidents du Collectif Mourir digne et libre



Par Ghislain Leblond le 2016-06-26 à 21:21:21

Plus de 120 demandes pour AMAM ---22-6-2017

http://www.ledevoir.com/societe/sante/473980/aide-mourir-le-tiers-des-demandes-sont-refusees
 Aide à mourir: le tiers des demandes sont refusées
 
Voici un excellent article d’Isabelle Paré sur la situation  des AMAM au Québec. À LIRE++
«Plus de 120 patients Québécois ont demandé l’aide à médicale mourir depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les soins de fins de vie en décembre 2015, mais un peu moins du tiers n’a pu y avoir accès, révèlent les données compilées par Le Devoir. Plusieurs de ces patients en fin de vie sont morts avant d’avoir vu leur demande être traitée ou sont devenus inaptes à réitérer leur souhait, comme l’exige la loi.   …»
Il y est question de Lucidité, Accès difficile à Montréal, Plus facile à Québec et Sherbrooke

Notre commentaire fut : Encourageant. Rassurant. Questionnant
Encourageant. L'AMAM prend racine, prend place et chemin dans le continuum des soins. De + en + de personnes terminent leur vie, respectées jusqu'à leur fin dans leur choix éclairé et libre, très bien soignés, très bien entourés. Selon des témoignages, tout se passe très bien même, dans les circonstances. Des médias rapporteront bientôt des témoignages exceptionnels. De quoi faire réfléchir des dirigeants et penseurs du Réseau des SP. Il m'arrive de penser que ce Réseau, souffrant trop d'exclusivite et de fermeturite, est anémique, est en perte d’âme. Triste.

C'est rassurant que la mise en marche de l'AMAM prenne du de temps. Cependant, cela ne devrait quant même pas trop prendre de temps pour s'installer dans le processus de soins et d'accompagnement.

Très questionnant. Les chiffres rapportés questionnent, laissent hypothèser que des professionnels de la santé font passer leurs valeurs avant celles des personnes en fin de vie, font passer leur conscience avant celle de la personne en fin de vie. Ils doivent lire et relire l'excellent texte du Dr Marcel Boisvert, d'hier dans Le Devoir, «Il n’y a pas d’objection de conscience qui vaille face à l’autre qui souffre.» (et qui veut terminer et son agonie et sa vie librement et dignement).

Questionnant. Dans la région de Montréal. Certains, à tord, ont les pieds sur les freins, ajoutant les freins à bras. Ce trop questionne, même plus, il serait illégal, immoral, irrespectueux des Codes d'éthique et des lois administratives. Marc Aurèle, empereur et philosophe, près de 200 après Jésus-Christ, a écrit que ceux qui s’occupent des mourants le font pour des motifs soit nobles soit ignobles.

Soigner et accompagner en noblesse les terminants de la vie, quel plaisir profond chez l’Humain !

Cet excellent article, MERCI à Isabelle, montre que le Réseau a encore besoin d'améliorations dans l'AMAM.

Avons bien hâte que la Commission permanente sur les soins de fin de vie montre vie !



Par Yvon Bureau le 2016-06-26 à 20:22:07

Tester constitutionnalité de la loi --- 22-6-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/473810/aide-a-mourir-les-provinces-devraient-tester-la-constitutionnalite-de-la-loi
Aide à mourir: les provinces devraient tester la constitutionnalité de la loi    20-6-2016 00h44 |Joan Bryden - La Presse canadienne | Canada
 
Et mon commentaire fut : Appui total+++
Sénateur Joyal, je vous appuie de toutes mes forces dans votre proposition.

C'est un espoir humain et humanitaire après ce 17 juin triste et porteur d'insécurité et d'insénérité et propice à une diminution majeure de la paix clinique et sociale.

Suggestion : et si c'étaient les Provinces et les Territoires, via les ministres de la Santé, ensemble, qui demandaient la constitutionnalité ou pas de la Loi 14 ?

Admiration et GRATITUDE, sénateur Loyal.

Hypothèse : la très grande majorité de la population vous appuie.

Je vous appuie avec mes 31 années de promotion des droits, des libertés et des responsabilités de la personne en fin de vie, avec mes 30 années comme travailleur social dans un centre de réadaptation physique, avec ma participation comme expert et témoin à la Commission sénatoriale sur l'euthanasie et le suicide assisté, et celle de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité.

Si mon appui est de taille, la dignité et la liberté et la sérénité et le respect de chaque personne en fin et à la fin de Sa vie le sont tellement davantage.



Par Yvon Bureau le 2016-06-26 à 20:17:58

Dr Marcel Boisvert et Objection de conscience --- 21-6-2016

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/473887/il-n-y-a-pas-d-objection-de-conscience-qui-vaille-face-a-l-autre-qui-souffre
Il n’y a pas d’objection de conscience qui vaille face à l’autre qui souffre  Le Devoir
 À LIRE+++

Notre commentaire fut : Une autorité de service
«Il n’y a pas d’objection de conscience qui vaille face à l’autre qui souffre» et qui veut, librement, éclairé et libre, terminer Sa vie.

Merci +++ Dr Boisvert. Vos écrits et vos opinions nous sont si précieuses, ancrées dans tant d'années en soins de fin de vie.

À la fin et en fin de vie, faire passer le soigné avant le soignant, c'est facile à comprendre, c'est facile à vivre professionnellement si la liberté du patient passe avant le professionnel et ses valeurs.

Bref, vive l'autorité de service et non l'autorité de domination.

Dr Boisvert, j'aime beaucoup la terminologie AMAM. En plus de trente ans, je n'ai jamais rencontré une personne en fin de vie dire à son médecin «Euthanasiez-moi», «Aidez moi à me suicider» «Tuez-moi». Jamais. MAIS «Docteur, aidez moi à mourir» «Aidez moi à en finir avec mon agonie».  AMAM, c'est l'expression de la population.



Par Yvon Bureau le 2016-06-23 à 16:07:25

AMAM est légale au Canada ---17-6-2016

http://www.ledevoir.com/non-classe/473732/aide-medicale-a-mourir-le-projet-de-loi-enfin-adopte-au-senat
«Aide médicale à mourir : le projet de loi enfin adopté au Sénat
Les sénateurs se sont finalement pliés à la volonté de la Chambre des communes élue, vendredi, adoptant un projet de loi restrictif sur l’aide médicale à mourir qu’ils ont abondamment critiqué. Le Sénat a donné des sueurs froides au gouvernement jusqu’à la dernière minute, mais il a finalement approuvé la mesure législative par 44 voix contre 28, en milieu d’après-midi. …»   Ainsi cette Loi a reçu la sanction royale en soirée.

Mon commentaire fut : Dignité et liberté en deuil
C'est une journée triste pour les finissants de la vie, leurs proches, leurs soignants et leurs établissements de soins de fin de vie. Très majoritairement.

Svp, pour des raisons humanitaires, Cour suprême du Canada, réagissez maintenant. Cette loi est-elle respectueuse de votre Jugement UNANIME du 6-2-2015?  Répondez.

Gouvernement Trudeau, prenez l'été pour réfléchir sur la dignité, la liberté, la compassion, la solidarité, le respect des Personnes vivantes éclairées et libres avant la Vie.

_____________________________

Une remarque générale : Quelle aventure que tout ce PL C-14 !
Il se termine comme il a débuté, de façon partielle, partiale, imparfaite, biaisée, imposée.
Maintenant. Nous «ferons avec», en attendant que la CSC affirme que cette Loi C-14 est constitutionnellement inacceptable, insuffisante.


Nous rêvons+++, comme bien d’autres, que la CSC donne son avis sur la Constitutionnalité de la Loi C-14. Nous choisissons, en attendant, de faire comme si cet avis ne viendra pas de ce si tôt et encore de travailler fort et intensément pour que cette Loi C-14 devienne constitutionnellement acceptable. Pour un mourir plus libre, plus digne, plus serein, plus sécuritaire, plus humain.



Par Yvon Bureau le 2016-06-23 à 00:36:11

Retrait de Mort naturelle raisonnablement prévisible --- 8-6-2016 Enfin !

Le Sénat force la main des élus / La Chambre haute adopte un amendement pour élargir les critères d’admissibilité du projet de loi C-14
http://www.ledevoir.com/politique/canada/472986/aide-a-mourir-le-senat-force-la-main-des-elus
«Les sénateurs ont voté à 41 voix contre 30 pour l’amendement que pilotait le sénateur libéral indépendant Serge Joyal. Cet amendement retire notamment de C-14 la portion stipulant que la « mort naturelle » d’un patient doit être devenue « raisonnablement prévisible » pour que ce patient se qualifie à l’aide médicale à mourir. Ce passage du projet de loi est devenu le paratonnerre de toutes les critiques formulées à l’endroit de C-14.» …
 
Notre commentaire :
C'est un premier grand et sage pas
vers la constitutionnalité du PL C-14. Gratitude+++ au Sénat et à ses membres.

Voir et sentir le Sénat debout et engagé pour le respect du Jugement Carter, pour le respect de chaque personne en fin et à la fin de sa vie, pour la reconnaissance de tous les souffrants, pour la demande de retrait de tout concept porteur d'insécurité et d'insérénité, c'est rassurant, c'est encourageant, c'est «espoirant». Tant pour ces personnes au seuil de leur fin de vie que pour leurs soignants et leurs accompagnateurs.

Madame Bellemare, soyez rassurée, notre Loi québécoise sur les soins de fin de vie, qui a eu 2 ans le 5 juin, va et ira très bien.

Les ministres fédérales de la Santé et de la Justice se doivent de prendre une saine distance de leurs penseurs de concepts biaisés, douteux, habités par un argumentaire anémique. Cette anémie fait perdre confiance en ses supporteurs.

Chères ministres, aidez-nous à reprendre confiance en vous. Sans cela, le PM Trudeau devra songer à vous donner une saine distance de ce projet de loi sur l'aide médicale à mourir.

Le PL C-14 retrouvera un équilibre beaucoup plus solide. Bien plus, mesdames les ministres, la protection des personnes les plus vulnérables s'agrandit, se solidifie.

Entre temps, mesdames, prenez un bon et long thé ! Les Provinces et les Territoires, prennent et prendront bien soin des soins de fin de vie. Ils seront à la Hauteur de leurs responsabilités.

Maintenant, Sénat, il faut faire retirer l’article sur le suicide médicalement assisté. Une horreur. Les codes de déontologie des Ordres professionnels concernés à travers tout le pays seconderont abondamment toutes les oppositions. Au fait, qui et pourquoi cet article est là dans ce PL C-14? Répondez à cette question, mesdames les ministres de la Santé et de la Justice. Cela est douteux et ça dégage une odeur de fleurs de salons funéraires, désagréable, quoi !



Par Yvon Bureau le 2016-06-09 à 15:49:05

Sénatrice Chantal Petitclerc / Le Soleil /Y Bureau ---7-6-2016

Vive le Sénat libre et engagé
Merci, Madame la sénatrice Chantal Petitclerc
Merci d'avoir partagé votre expérience au Sénat, dans le projet de loi C-14 sur l'aide médicale à mourir, et de vous battre pour que personne ne soit exclu du droit à l'aide médicale pour terminer sa vie, si nécessaire et si librement choisi. «Ce que j'ai compris, c'est que cela excluait quand même un groupe de citoyens très vulnérables et ça, pour moi, ça ne passait pas.»

Reconnaissance et admiration à toi, Chantal sénatrice Petitclerc.

Merci de «sénater» plus debout que tellement d'autres, en hauteur, en solidarité, en dignité et en noblesse. J'ai œuvré 30 années comme travailleur social dans un centre de réadaptation physique, à Québec. Aussi, je fais la promotion des droits, des responsabilités et des libertés de la personne en fin et à la fin de SA vie. Depuis 1985. Je sens et je sais de quoi vous parlez.

L'article 7 de la Charte est majeur : «Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice fondamentale.»

Enfin, la CSC a reconnu que le droit à la vie ne donne plus l'obligation de vivre à tout prix. Merci à la Cour suprême du Canada.

Le Sénat doit faire retirer les articles sur «la mort naturelle raisonnablement prévisible» et sur le suicide médicalement assisté (une horreur et une irresponsabilité clinique et sociale). Il doit exiger de remplacer la période de 10 ou 15 jours fermes de réflexion par : temps de réflexion approprié.

Chantal, merci de faire vivre au Sénat un temps de réflexion, un beau et un bon moment de vie parlementaire, un moment historique, qui sait?

Vive le Sénat libre! Vive le Sénat engagé pour le respect de nos droits fondamentaux et pour le respect de la Cour suprême.

Merci au nom des 250 000 personnes canadiennes qui termineront leur vie cette année, pour leurs proches et pour leurs soignants. Davantage de celles-ci finiront leur vie avec plus de dignité, plus de sécurité, plus de sérénité.
Yvon Bureau
http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201606/06/01-4989136-vive-le-senat-libre-et-engage.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_points-de-vue_2009901_section_POS1



Par Yvon Bureau le 2016-06-09 à 15:19:49

Témoignage du Dr Naud à Déjà dimanche, de RC, le 5 juin 2016

Voici le lien pour l'entrevue du Dr Naud à Déjà dimanche de RC, hier :

http://ici.radio-canada.ca/tele/deja-dimanche/2016/segments/entrevue/7300/alain-naud-soins-palliatifs-aide-mourir

Admiration et GRATITUDE, Dr Alain Naud.



Par Yvon Bureau le 2016-06-06 à 18:54:46

2e anniversaire de notre Loi sur les soins de fin de vie --- 5-6-2016

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201406/05/01-4773255-la-loi-sur-laide-medicale-a-mourir-est-adoptee.php    Simon Boivin   Le Soleil

(Québec) Après plus de quatre ans de travail, le Québec est devenu jeudi le premier endroit au pays à autoriser l'aide médicale à mourir. Dans un vote empreint d'émotions, auquel se sont opposés 22 députés libéraux, la Loi sur les soins de fin de vie a été adoptée à l'Assemblée nationale.

Chaque député a pu se lever en son âme et conscience puisque aucune «ligne de parti» n'a été imposée pour ce vote historique. Péquistes, caquistes et solidaires ont été unanimement en faveur. Au final, 94 députés ont voté pour et 22 contre. Il n'y a eu aucune abstention. …»
 
Comme cadeau, en ce 2e : le témoignage du Dr Alain Naud à l’émission de RC Déjà dimanche. À VOIR+++
 



Par Yvon Bureau le 2016-06-06 à 18:50:01

Ce fut toute une semaine à Ottawa! --- 5-6-2016

Le Projet de loi sur l’aide médicale à mourir, PL C-14, a été voté aux Communes, mardi soir le 31 mai.

Mercredi, le 1e juin, le Sénat a reçu les ministres de la Santé et de la Justice. Elles ont dû répondre à des questions fortes et intenses. Les personnes de ce Sénat ont besoin de davantage savoir et de comprendre. Des droits fondamentaux majeures sont en jeu.

Sénatrices et sénateurs veulent remplir pleinement leurs rôles. Librement. Un Sénat libre et indépendant, le PM en a tellement parlé avant de se faire élire PM. Le Sénat reprendra se travaux mardi prochain. 

Les libéraux ont officiellement perdu leur pari :  http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201606/03/01-4988160-aide-medicale-a-mourir-ottawa-ratera-la-date-limite-de-lundi.php   

Mardi, le 7 juin, à 00H01, il y aura un vide légale, MAIS, il y aura un plein juridique, le jugement de la CSC étant pleinement appliquée.
Il n’y aura pas de Big bang!

Selon un avis de l’Association canadienne des soins palliatifs, fin avril, les médecins des provinces et d'un Territoire, sont prêts.



Par Yvon Bureau le 2016-06-06 à 18:47:31

Sénatrice Chantal Petitclerc : Merci+++ --3-6-2016

Quel beau et bon témoignage : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2016/06/03/006-aide-medicale-mourir-projet-loi-c14-chantal-petitclerc-senat-amendement-temoignage-cour-supreme-delais.shtml

Je l'ai remerciée en lui envoyant une Lettre ouverte :

Vive le Sénat libre, et engagé !
 
Merci Sénatrice Chantal Petitclerc.
 
Au Sénat, dans le PL C-14 sur l’aide médicale à mourir, merci d’avoir partagé votre expérience personnelle et de vous battre pour que personne ne soit exclus du droit à l’aide médicale pour terminer SA vie, si nécessaire et si librement choisi. «Ce que j’ai compris, c’est que cela excluait quand même un groupe de citoyens très vulnérables et ça, pour moi, ça ne passait pas.»
 
Reconnaissance et admiration à toi, Chantal, Sénatrice Petitclerc. Merci de «sénater» plus debout que tellement d'autres, en hauteur, en solidarité, en dignité et en noblesse.
 
J'ai œuvré 30 années comme travailleur social dans un centre de réadaptation physique, à Québec.  Aussi, je fais la promotion des droits, des responsabilités et des libertés de la personne en fin et à la fin de SA vie. Depuis 1985. Je sens et je sais de quoi tu parles.
 
L'article 7 de la Charte est majeur : «Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice fondamentale. »
 
Enfin, la CSC a reconnu que le droit à la vie ne donne plus l’obligation de vivre à tout prix. Merci à la Cour suprême du Canada.
 
Le Sénat doit faire retirer les articles sur «la mort naturelle raisonnablement prévisible» et sur le suicide médicalement assisté (une horreur et une irresponsabilité clinique et sociale).
 
Le Sénat doit exiger de remplacer la Période de 10 ou 15 jours fermes de réflexion par Temps de réflexion approprié.
 
Chantal, merci de faire vivre au Sénat un temps de réflexion, un beau et un bon moment de vie parlementaire, un moment historique, qui sait!
 
Vive le Sénat libre ! Vive le Sénat engagé pour le respect de nos droits fondamentaux et pour le respect de la Cour suprême.
 
Merci au nom des 250 000 personnes canadiennes qui termineront leur vie cette année, pour leurs proches et pour leurs soignants. Davantage de celles-ci finiront leur vie avec plus de dignité, plus de sécurité, plus de sérénité.
 
AVEC et PROCHE,  Yvon
 



Par Yvon Bureau le 2016-06-06 à 02:54:34

«Mourons vivants!» 30-5-2016

http://www.ledevoir.com/societe/sante/472087/mourons-vivants
 
POINT CHAUD
«Mourons vivants!»
Le prêtre belge Gabriel Ringlet plaide pour la lucidité et pour l’accompagnement jusqu’au bout dans les soins de fin de vie
30 mai 2016 |Isabelle Paré | Santé

Voilà un excellent texte qui viendra donner aux gens de réseau des SP de l’ouverture, de l’inclusivité et de l’accompagnement respectueux de tout et chacun.
 
Mon commentaire fut : Vous êtes notre printemps,
ce matin, en ce début d'une semaine forte en intensité aux Communes et au Sénat.

Vous serez de l'air frais pour toutes les personnes qui oeuvrent en SP au Québec, et qui sont favorables à l'aide médicale active à mourir, si nécessaire et si librement choisie. Selon moi, ils sont majoritairement favorables. Leurs dirigeants et leurs grands penseurs sont contre, et font peur et brime souvent la libre expression d'opinion.

MERCI monsieur Ringlet. Vous êtes inspirant et aspirant, vers le Haut, vers la dignité, vers l'humanité.

Dans ce dossier, un PM a donné un coup de coude, vous, un coup de main, précieux, et au bon moment.



Par Yvon Bureau le 2016-05-31 à 10:16:03

Un EXCELLENT article du Dr Naud ---28-5-2016

AIDE MEDICALE A MOURIR
Respectons le choix, quel qu’il soit, de fin de vie d’un malade souffrant
28 mai 2016 | Alain Naud - Médecin de famille et en soins palliatifs depuis 30 ans au CHU de Québec - Université Laval | Santé
  
http://www.ledevoir.com/societe/sante/471985/aide-medicale-a-mourir-respectons-le-choix-quel-qu-il-soit-de-fin-de-vie-d-un-malade-souffrant
 
À lire et à RElire. Inspirant. Aspirant vers le Haut, vers la compassion, vers le respect de la personne en fin de vie jusqu’à SA fin.
 
Admiration et GRATITUDE à vous, Dr Naud. Vous faites honneur à votre profession et à notre humanité. Votre article fait le tour du monde !
 



Par Yvon Bureau le 2016-05-31 à 00:09:10

Le Devoir : tout un dossier sur AMAM --- 28-5-2016

http://www.ledevoir.com/motcle/dossier-rendez-vous-avec-la-fin-de-vie
Liste des 7 articles liés à « Dossier Rendez-vous avec la fin de vie »
- Les besoins sont encore criants sur le terrain
- Les centres en pleine remise en question
- L'aide à mourir expliquée
- Exercer une vigie
- Les premiers écueils de l’aide médicale à mourir
- La mort programmée
- Obstacles en vue pour les malades

Fort intéressant et éclairant. Bien sûr que nous avons commenté !!
Ces articles arrivent à point à la veille d’une semaine majeure et intense au Parlement d’Ottawa et au Sénat.
 
Merci au Le Devoir et spécialement à Isabelle Paré et à Amélie Daoust-Boisvert.
 



Par Yvon Bureau le 2016-05-29 à 23:52:58

Le congrès libéral obscurci par l’aide à mourir --- 27-5-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/471955/le-congres-liberal-obscurci-par-l-aide-a-mourir    27 mai 2016 |La Presse canadienne
«Suivant la rencontre des femmes du Parti libéral, Wendy Robbins a indiqué que sa résolution, qui proposait une approche plus permissive de l’aide médicale à mourir, n’avait pas obtenu une majorité d’appuis.
Les libéraux, qui sont réunis à Winnipeg, se sont empressés d’agir pour éviter que le projet de loi restrictif sur l’aide médicale à mourir ne détourne l’attention de leur premier congrès depuis leur victoire l’automne dernier. …»

Mon commentaire fut : Vous avez raison+++, Madame Robbins
C'était une urgence, madame Robbins. Que vous aviez et avez raison+++ !

Le Gouvernement Trudeau sera IRRESPONSABLE s'il continue à présenter et aux Communes et au Sénat un PL C-14 pas constitutionnellement acceptable, bref un Carter-Moins.

Avec Carter-Moins, ce sera le pire des bourbiers juridiques, ce sera la source de bien des calvaires pour trop mourants, leurs proches et leurs soignants, ce sera porteur d'insécurité et d'insérénité, ce sera porteur de la diminution de paix clinique et sociale.

Essayez à nouveau, madame Robbins; c'est vous qui avez raison. La semaine prochaine viendra très vite à Ottawa.

Sans cela, le Sénat devra modifier ce PL C-14, car il ne sera pas un Carter-Carter. Ce sera un Carter-Moins, un Carter de sous-sol, Carter étant un «niveau plancher». Irresponsables furent les ministres de la Santé et de la Justice, fort probablement opposées à l'AMAM, de présenter et de maintenir un Carter-Moins. IRREPONSABLES elles sont.

Osez encore madame Robins.

Quant au Carter-Plus, les ministères de la Santé des Provinces et des Territoires, se donneront ensemble les balises communes nécessaires et appropriées.

Mesdames les ministres fédérales de la Justice et de la Santé, PM Trudeau, que la compassion et que la solidarité avec les 250 000 personnes canadiennes qui décèdent annuellement, leurs proches et leurs soignants et leurs établissements de soins vous comblent en abondance durant toute la fin de semaine. Lundi prochain, vous serez debout, à la Hauteur de vos responsabilités dignes et nobles.


Et un autre commentaire fut :
… Je me demande d'où viennent l'idée et la volonté de placer et de garder dans PL C-14 l'article se rapportant au suicide médicalement assisté? L'opposition est quasi totale. Quelqu'un sait?  Me le faire savoir svp.



Par Yvon Bureau le 2016-05-28 à 15:08:31

AMAM dans les Directives médicales anticipées --- 24-5-2016

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2016/05/24/002-aide-medicale-mourir-consentement-prealable.shtml
 Aide médicale à mourir : doit-on permettre d'y consentir à l'avance?
Lisez cet article des plus intéressants de Madeleine Blais-Morin de Radio-Canada, et regardez.
 Mon commentaire ajouté sous cet article :
 Merci aux personnes interviewées.
D'abord.
Faut modifier PL C-14 par :
 - Retirer le critère «mort naturelle raisonnablement prévisible »
- Retirer l'article se rapportant au suicide médicalement assisté, totalement
- Remplacer «10-15 jours de réflexion fermes» par «un temps approprié de réflexion». (Faisons confiance +++ à nos soignants et à nos établissements de soins et de services sociaux)
 Ensuite.
Si non modifié minimalement ainsi, il faut le retirer, créer un Comité apolitique pour aller chercher un consensus sur un PL constitutionnellement acceptable, et le représenter pour un vote. Entre temps, il y aura le plein juridique, le jugement de la CSC étant en vigueur. Entre temps surtout, les ministres de la Santé des provinces et des Territoires doivent se rencontrer et établir ensemble le comment de l'AMAM dans les directives médicales anticipées de fin de vie. Je suis totalement en faveur. Cela fait partie de mon droit à l'autodétermination. Si je faisais une telle demande, je la résignerais à chaque année.
 



Par Yvon Bureau le 2016-05-25 à 18:27:13

Le Registre des DMA en vigueur le 15 juin

http://www.ledevoir.com/societe/sante/471300/le-registre-des-directives-medicales-anticipees-arrive
Le registre des directives médicales anticipées arrive
19 mai 2016 |Le Devoir | Santé
Le registre des directives médicales anticipées entrera en vigueur le 15 juin prochain, confirme un règlement publié mercredi dans la Gazette officielle du Québec. Un citoyen majeur peut signifier à l’avance les soins qu’il accepte ou refuse de recevoir dans le cas où il deviendrait inapte, comme la réanimation cardio-respiratoire ou l’alimentation et l’hydratation artificielles. Ces volontés seront désormais accessibles rapidement pour les médecins et les infirmières appelés à les faire respecter. La Loi sur les soins de fin de vie obligeait Québec à mettre en place ce registre. Les citoyens pourront verser leurs directives médicales anticipées au registre au moyen d’un formulaire, ou faire appel à un notaire. Les directives pourront être révoquées ou modifiées en tout temps. Une campagne de communications doit publiciser leur usage, indique le cabinet du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.
__________________________
Mon commentaire dans Le Devoir : Des nouvelles de la Commission?
Nous avons hâte d'avoir des nouvelles de la Commission permanente sur les soins de fin de vie.
Ses membres sont :Mme Mireille Lavoie est nommée membre et désignée présidente de la Commission sur les soins de fin de vie. Mme Josée Courchesne est nommée membre et désignée vice-présidente de cette commission.
Mmes Maryse Carignan, Marielle Philibert, Bilkis Vissandjée ainsi que MM. Pierre Deschamps, Richard Deschamps, Patrick Durivage, Jean Lambert, David Lussier et Robert Thiffault sont nommés membres de cette même commission.

Avec tout ce qui se passe aux Communes (PL C-14), et tout dernièrement en Alberta (Jugement unanime de la Cour d'Appel) !

Avons hâte+++ de vos nouvelles, CPSFV !



Par Yvon Bureau le 2016-05-21 à 14:08:19

PL C-14 : Modifier+++ ou le retirer --- 20-5-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/471423/trudeau-s-excuse-et-remballe-l-artillerie-lourde
 Aide à mourir : l’échéance sera serrée   Marie Vastel et Hélène Buzzetti

Et mon commentaire : Modifier+++ ou le retirer
...«Les partis pourraient utiliser cette semaine de congé » pour en arriver à un PL C-14 pleinement respectueux du Jugement unanime de la CSC du 6 février 2015, et de la présenter lundi matin le 30 mai.

Pour être respectueux, le Gouvernement devra :

- Retirer le critère «mort naturelle raisonnablement prévisible »
- Retirer l'article se rapportant au suicide médicalement assisté, totalement
- Remplacer «10-15 jours de réflexion fermes» par «un temps approprié de réflexion». (Faisons confiance +++ à nos soignants et à nos établissements de soins et de services sociaux)

Sans cela, le Gouvernement Trudeau devra retirer courageusement son projet de loi et blâmer les fonctionnaires du ministère de la Justice pour la rédaction d'un tel projet, pour le si peu d'écoute des personnes et des groupes d'experts, pour le peu de saine distance des groupes provie-à-tout-prix, pour la responsabilité d'installer un bourbier juridique porteur d'insécurité, d'insérénité et d'absence de paix clinique et sociale.

Espérons une semaine prochaine pleine de compassion et de solidarité avec les 250 000 personnes canadiennes qui décèdent annuellement, à leurs proches, à leurs soignants.

Espérons un PL C-14 acceptable en constitutionnalité et en humanité, lundi le 30 mai, aux petites heures. Ce serait une Grande heure. Une Bonne heure. Un Bonheur, quoi!



Par Yvon Bureau le 2016-05-21 à 11:09:51

AMAM : le climat dégénère à la Chambre --- 18-5-2016

PM Justin Trudeau a accidentellement bousculé madame la députée. Rien d'intentionnel. Malheureux, quand même

Ce qui est extrêmement triste à mourir ces temps-ci, ce sont toutes ces pertes de temps au jeu du dominants-dominés. Et on ne travaille pas intensément avec compassion sur les amendements majeurs devant être apportés au PL C-14 pour le rendre conforme au Jugement unanime de la CSC du 6-2-2016, et ensuite pour le bonifier.

Pourtant, ce dossier invitait à la noblesse. L'ignoble prend place. Nos finissants de la vie méritaient mieux, tellement mieux. 250 000 personnes canadiennes meurent annuellement. Des millions de personnes, proches et soignants, en sont touchées.



Par Yvon Bureau le 2016-05-20 à 15:43:20

Le vide juridique n'existe pas --- 19-5-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/471282/aide-medicale-a-mourir-un-revers-majeur-en-provenance-de-l-alberta

AIDE MEDICALE A MOURIR
Un revers majeur en provenance de l’Alberta    Hélène Buzzetti 

Et mon commentaire dans Le Devoir :
Voici ce qu'en dit le professeur André Émond :
«Ça y est ! Ça recommence ! On entend encore parler de vide juridique dans les médias à l’occasion du débat entourant le projet de loi fédéral sur l’aide médicale à mourir.

Il est facile de comprendre pourquoi. À peu près tous ont peur du vide. Le politicien, qui souhaite évidemment l’adoption de son projet de loi, agite cette chimère pour décourager toute opposition. Son discours aux citoyens est simple, même simpliste : mon projet de loi n’est peut-être pas parfait, peut-être vous déplaît-il, mais il est préférable au vide juridique...

N’ayez pas peur. Vous ne tomberez jamais dans le vide juridique. Une telle chose n’existe pas et n’a jamais existé en droit. Cette expression devrait donc être bannie comme tous les non-sens.

En réalité, lorsqu’un législateur, tel le Parlement du Canada, adopte une loi, il peut restreindre votre liberté. Inversement, l’abrogation d’une loi en accroît parfois l’étendue. ...
L’absence de loi pour régir un domaine d’activité définit donc un espace de liberté. .
Quand l’article du Code criminel du Canada interdisant l’aide médicale à mourir cessera de s’appliquer, les Canadiens, en vertu du droit désormais en vigueur, jouiront enfin de la liberté de pouvoir demander à un médecin de mettre fin à leurs jours, si c’est leur souhait. Seuls ceux qui condamnent ou craignent ou haïssent cette liberté pour des raisons purement morales voudront la restreindre par l’adoption d’une loi. ...»

Voici ce que j'en dis encore ce matin.

Rendons PL C-14 conforme à l'Arrêt Carter.[ Lire en urgence le jugement unanime de la Cour d’Appel de l’Alberta ]

Enlevons le critère «mort naturelle raisonnablement prévisible ».

Remplaçons «10 jours de réflexion fermes» par «un temps approprié de réflexion». Faisons confiance aux médecins/patients, aux oeuvrants en interdisciplinarité.

Très IMPORTANT : Retirer l'article se rapportant au suicide médicalement assisté. Les corporations professionnelles des médecins et autres s'y opposeront. À raison+++



Par Yvon Bureau le 2016-05-19 à 16:20:11

Une loi trop restrictive --- 17-5-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/471098/aide-medicale-a-mourir-la-senatrice-petitclerc-craint-une-loi-trop-restrictive

AIDE MEDICALE A MOURIR / La sénatrice Petitclerc craint une loi trop restrictive

Et mon commentaire dans Le Devoir : Vous avez raison, madame Peticlerc
D'abord, Chantal, je vous félicite+++ pour votre nomination au Sénat. Vous nous faites honneur. En plus, je vous félicite avec fierté avec mon expérience de 30 années, comme travailleur social, dans un centre de réadaptation physique de Québec, En plus plus, je vous salue avec mes 31 années d'expérience et d'expertise dans la promotion des droits-libertés-responsabilités de la personne en fin de vie.

Vous avez raison de craindre. Bien plus, nous avons raison de craindre+++ une loi trop restrictive, donc qui deviendra contestée aussitôt que votée. Et ce sera le bourbier juridique, selon Ghislain Leblond.

La future loi doit respecter en tous points le jugement unanime de la CSC du 6 février 2015. La conclusion de ce Jugement historique est une affirmation claire et sans équivoque. C’est une conclusion «plancher». Le présent PL C-14 est une un produit «sous-sol», exclusif, non inclusif. Cela est inacceptable. On peut bonifier ce projet en plaçant un autre étage. On ne peut pas le restreindre en descendant vers le bas, dans des sous-sols.

Ce projet de loi «sous-sol» ne respecte donc pas, comme disait sénateur Joyal, «les droits fondamentaux» reconnus par la CSC. C’est au Sénat de le rappeler au Parlement si d’ici quelques jours il ne modifie pas substantiellement son projet de loi.

Le critère «mort naturelle raisonnablement prévisible » doit être enlevé. Le critère de «10 jours de réflexion fermes», entre la demande d’aide médicale à mourir et l’aide active du médecin pour aider la personne en fin de vie ou à la fin de la vie à terminer sa vie, respectée jusqu’à sa fin |[doit être retiré]. L'article se rapportant au suicide médicalement assisté doit être retiré, maintenant. Un point majeur

La future loi ne donnera point le droit à l'aide médicale à mourir, mais le droit de la demander. Elle donnera le droit à la recevoir si elle respecte les critères de la conclusion du Jugement de la CSC. L'expérience de la Hollande et de la Belgique est des + précieuses.



Par Yvon Bureau le 2016-05-17 à 18:29:30

Blocage en vue au Sénat? Si nécessaire --- 13-5-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/470861/aide-a-mourir-le-senat-entrevoit-un-blocage

Le Sénat entrevoit un blocage  13 mai 2016 | Mélanie Marquis - La Presse canadienne à Ottawa | Canada
 
Mon commentaire :  À raison, un blocage
si le PL C-14 n'est pas rendu constitutionnellement acceptable. Le Sénat ne peut accepter un projet de loi qui ne respecte pas le Jugement unanime de la CSC.

Pour le moment, il ne l'est pas du tout, acceptable. INACCEPTABLE il est. Si voté ainsi, ce PL C-14 serait contesté et source d'un bourbier juridique malsain. «Nous y serons tous perdants et pour longtemps.» (GL)

Le Gouvernement Trudeau doit retirer immédiatement tout ce qui touche au suicide médicalement assisté : «de prescrire ou de fournir une substance à une personne, à la demande de celle-ci, afin qu’elle se l’administre et cause ainsi sa mort ». Sécurité, sérénité, contrôle, évaluation, paix familiale et clinique obligent! Jamais les Corporations professionnelles des médecins n'autoriseront leurs membres à prescrire des médicaments terminaux, sans savoir ce qu'ils adviendront. Jamais, et pour bien d'autres raisons.

Le délai de 10 jours doit être remplacé par «délai approprié». C'est au médecin/au patient, parfois avec l'équipe interdisciplinaire, de fixer le temps de réflexion approprié, selon le contexte clinique, selon la situation. Fixer un nombre de jours à la réflexion sera vite contesté. Parler de 10 jours fermes serait même parfois source de cruauté.

Aux Communes, lundi prochain, ce sera crucial. Les amendements substantiels seront plus que bienvenus, nécessaires+++ .

Le Gouvernement Trudeau se rendrait irresponsable, petit, cruel, pas à la Hauteur de la compassion, du travail clinique et du bon sens juridique.

Le Jugement de la CSC est un niveau Plancher; pour bonifications, on peut parler d'étages supérieurs. Le Gouvernement Trudeau présente honteusement un PL C-14 de sous-sol. Inacceptable!

Si ce PL C-14 arrive ainsi ou à peu près, le Sénat devra le bloquer+++. Même, si inhabituel, il devra demander un avis à la CSC. Par compassion. Par respect de la Constitution, et de tous et chacun.

Un blocage si nécessaire, mais pas nécessairement un blocage.



Par Yvon Bureau le 2016-05-14 à 09:20:24

Dossier AMAM : Le délire des Libéraux fédéraux

Je suis les activités du Parlement canadien depuis 50 ans. Je n’ai jamais vu un dossier aussi mal barré, aussi entaché d’amateurisme que celui de l’aide médicale à mourir, tel que conduit par l’actuel gouvernement. On suit les débats et les déclarations de ceux qui ont charge de tenir le fort pour les Libéraux et on se dit que ça touche au délire.
Ça pourrait être drôle si on parvenait à oublier qu’en bout de ligne, ce sera un groupe de citoyens des plus vulnérables qui devront assumer les conséquences de ce gâchis.
Pourtant, ce dossier aurait pu et aurait dû être très simple à gérer, tel qu’exposé dans la note jointe.

Voici ce que j'ai écit : http://collectifmourirdigneetlibre.org/documents/2016-05-11_approche_bassement_electorale.pdf 

Et publié en ce 12 juin, 16h00 : Aide médicale à mourir: cette loi brime nos droits

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201605/12/01-4980959-aide-medicale-a-mourir-cette-loi-brime-nos-droits.php  
 



Par Ghislain Leblond le 2016-05-12 à 22:52:09

Il en faudra beaucoup plus ---11-5-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/470549/aide-a-mourir-les-liberaux-acceptent-deux-amendements
Aide à mourir: les libéraux acceptent deux amendements  11 mai 2016 |La Presse canadienne
 
Mon commentaire :
Il en faudra beaucoup plus pour rendre ce PL C-14 conforme et respectueux du e l'Arrêt Carter, de la conclusion du Jugement unanime de la CSC du 6 février 2015.

Majeurs et substantiels :

-- retirer l'article se rapportant au suicide médicalement assisté, celui
«de prescrire ou de fournir une substance à une personne, à la demande de celle-ci, afin qu’elle se l’administre et cause ainsi sa mort. (medical assistance in dying)».
Sécurité, sérénité, contrôle, évaluation, paix familiale et clinique obligent!
Jamais les Corporations professionnelles des médecins n'autoriseront leurs membres à prescrire des médicaments terminaux, sans savoir ce qu'ils adviendront. Jamais, et pour bien d'autres raisons. JAMAIS.

-- Le délai de 10 jours doit être remplacé par «délai raisonnable». C'est au médecin et au patient, parfois avec l'équipe interdisciplinaire, de fixer le temps de réflexion approprié, selon le contexte clinique, selon la situation. Fixer un nombre de jours à la réflexion sera vite contesté.

Bref, sans autres amendements substantiels, ce PL C-14 sera vite déclaré anticonstitutionnel et sera vite un «bourbier juridique» (GH). Ce ne sera pas pour le meilleur, mais pour le pire. Triste, même inhumain.

Le Gouvernement Trudeau sera vite accusé d'irresponsabilité et même de manque de compassion, de bienveillance, même accusé de cruauté.

Il est encore temps pour le Comité Housefather de présenter ce PL C-14, pour la 3e Lecture, constitutionnellement acceptable, respectueux en tout point de la CSC. Allez, courage. Honnêteté politique optimale et compassion maximale exigent !



Par Yvon Bureau le 2016-05-12 à 10:26:11

Pendant ce temps à Ottawa, désolations+++ --- 10-6-2016

C’est désolant. Inquiétant. Même parfois, révoltant.

Le Comité Housefather en est à sa 2e journée de travail dans l’étude article du PL C-14.
Il semble que ce président veut présenter à la Chambre le PL C-14, sans amendements substantiels apportés. C’est comme s’il a eu le mandat de le garder intact avant de le présenter vendredi à la Chambre et … de le porter au Sénat dès le début de la semaine prochaine.

Sans amendements majeurs apportés, si ce projet devenait loi, ce serait le «bourbier juridique», ce serait le début de l’émergence de toutes les contestations devant les tribunaux. Pour le pire et le «très pire» pour les mourants, leurs proches et leurs soignants. Ce serait le règne de l’insécurité et de l’insérénité, et le règne de la perte de la paix clinique et sociale.

Agissant ainsi, le Gouvernement se comporterait en grand responsable de ce chaos, en irresponsable quoi !

Si le Sénat bloquait cette triste aventure? Et s’il demandait au Parlement de refaire ses devoirs en présentant seulement les amendements requis pour rendre conformes au Jugement unanime de la CSC et le Code criminel et la Charte?

Et si le Sénat demandait au Parlement de laisser les ministres de la Santé des Provinces et des Territoires se réunir en urgence, dès cet été, et de s’occuper du reste, l’AMAM étant et un droit et un soin?

À suivre ... avec ténacité et avec espoi,r malgré et à travers tout!



Par Yvon Bureau le 2016-05-11 à 19:10:17

Pendant ce temps au Québec, une cinquantaine … ---10-5-2016

Il y a environ une semaine, le ministre de la Santé Barrette nous apprenait qu’il y aurait eu une cinquantaine de personnes qui auraient terminé leur vie par AMAM.
Et tout se serait bien «passé».

Il est encourageant de savoir que Ministre Barrette
a pris la parole au 26e congrès du Réseau des soins palliatifs du Québec,
à Sherbrooke, jeudi dernier.

Il aura sûrement aidé ce Réseau à s’OUVRIR davantage
à la nouvelle réalité des soins de fin de vie.



Par Yvon Bureau le 2016-05-11 à 19:04:26

Quelques nouvelles de PL C-14

«Le projet de loi C-14 a franchi l'étape de la deuxième lecture mercredi soir--4-5-2016-- en Chambre, appuyé par 235 députés contre 75.» 


Sans prétendre parler au nom des autres membres du comité, il a affirmé qu'il ne voyait pas de problème avec le critère de mort naturelle raisonnablement prévisible. En début de semaine, le Barreau du Québec a recommandé de le retirer, carrément, du projet de loi.»
«La mesure législative proposée sera étudiée article par article par le comité de la justice et des droits de la personne à compter de lundi après-midi –9-5-2016--.»
Le leader du gouvernement en Chambre, Dominic LeBlanc, a pour sa part soutenu jeudi à La Presse Canadienne que l'administration Trudeau était ouverte à l'idée d'amender C-14.
 
Les sénateurs Joyal et Cowen prennent position.
« Je préfère m'en remettre à l'interprétation que les tribunaux donneront de la décision Carter que d'avoir un projet de loi qui nie à un nombre important de Canadiens le droit d'avoir accès aux soins médicaux de fin de vie », a expliqué le sénateur libéral indépendant Serge Joyal. Ne pas avoir de loi serait donc mieux qu'avoir une loi imparfaite ? « Absolument », a-t-il tranché jeudi matin en marge de l'audience du comité sénatorial qui se penche sur le projet de loi C-14, balayant du revers de la main l'argument de la nécessité de légiférer d'ici la date butoir du 6 juin. Il n'y a pas de vide juridique. Cet argument-là est faux. [...] C'est un argument politique pour faire pression sur la Chambre des communes et sûrement le Sénat. Serge Joyal …
J'aimerais mieux ne pas avoir de loi qu'avoir une loi qui comporte des lacunes. Je ne suis pas prêt à appuyer un projet de loi qui, je sais, va être immédiatement contesté devant les tribunaux. James Cowan …  James Cowan abonde dans le même sens. Et il jure qu'il n'appuiera pas le projet de loi si le gouvernement n'y apporte pas des amendements.»
 
 
Notre position actuelle : ce PL C-14 se doit d’être profondément modifié et amendé afin de le rendre pleinement respectueux de l’Arrêt Carter. Sans très substantiellement amendé, s’il fallait qu’il devienne loi, ce serait vite le bourbier juridique, ce serait vite des contestations assurées devant les tribunaux. Infiniment triste ce serait, tant pour les personnes en fin de vie que pour leurs proches et leurs soignants. Insécurité et insérénité règneraient de nouveau et pour longtemps.
 



Par Yvon Bureau le 2016-05-09 à 12:37:26

S'ouvrir à la nouvelle réalité des soins de fin de vie --- 6-5-2016

À l’occasion du 26e Congrès du RSPQ, voici mon texte qui a paru ce matin dans La tribune, tant papier que tablette. J’en suis fort heureux.
 http://www.lapresse.ca/la-tribune/opinions/201605/05/01-4978666-souvrir-a-la-nouvelle-realite-des-soins-de-fin-de-vie.php

Aux membres du Réseau des soins palliatifs du Québec,
Le 26e congrès annuel du Réseau des soins palliatifs du Québec prend fin aujourd'hui à Sherbrooke sous le thème de «L'émergence de l'approche palliative: en mouvement vers de nouveaux horizons».

C'est en Estrie qu'ont eu lieu les premiers colloques sur «Mourir dans la dignité». C'est en Estrie que se manifeste maintenant le plus d'ouverture sur les soins de fin de vie centrés sur la personne, sur son libre-choix. (...).

Votre congrès a lieu dans une mouvance clinique, sociale, juridique et politique. Réalité: droits nouveaux pour les personnes en fin de vie, obligations nouvelles pour les soignants et leurs établissements. Un autre grand défi: adapter votre approche palliative aux nouveaux soignés, non l'inverse.

Les médias sont présents plus que jamais à votre congrès; à raison: La loi québécoise sur les soins de fin de vie est en vigueur et le parlement fédéral discute du projet de loi C-14 sur l'AMAM (...).

En Estrie (...) la Maison Aube-Lumière est ouverte à l'AMAM. D'autres maisons y pensent; à raison, car centrées sur la personne en fin de vie et sur son respect. Une cinquantaine de personnes au Québec ont terminé leur vie avec l'AMAM; cela se serait fort bien passé.

Des médecins, avec compassion, bienveillance, solidarité, ont témoigné publiquement; la population fut touchée, favorablement. Il y a des émergences. Une approche centrée sur chaque personne, sur son respect jusqu'à sa fin. Des soins de fin de vie de plus en plus personnalisés, plus appropriés. Primauté sur les valeurs de la personne en fin de vie.

Votre réseau doit s'ouvrir à la nouvelle réalité des soins de fin de vie. Vous voulez un énorme défi? Passez du RSPQ au Réseau québécois des soins de fin de vie (RQSFV). Ce serait cohérent avec la Loi québécoise sur les soins de fin de vie, avec la Commission permanente sur les soins de fin de vie.

Aussi, quand on parle de soins de fin de vie, tout le monde comprend.(...).

Membre qu'on évite et non qu'on invite à prendre la parole, je vous suis de près, avec la conviction que majoritairement les professionnels et les bénévoles en SP voient l'aide médicale à mourir comme complémentaire aux soins palliatifs.



Par Yvon Bureau le 2016-05-07 à 15:03:57

Ce fut une «Grosse» semaine de débat/PL C-14, à Ottawa --- 6-5-2016

Depuis lundi, il y a eu débat au Parlement fédéral. Malheureusement, trop de députés ont pris trop de temps pour se prononcer sur Pour et Contre l’aide médicale à mourir; pourtant, la Cour avait tranché sans équivoque. Ils auraient dû se concentrer sur les amendements à apporter au projet pour le rendre conforme parfaitement avec l’Arrêt Carter. Pendant ce temps, le Comité parlementaire de la justice et des droits de la personne recevait les présentations de groupes concernés et de personnes intéressées. Plusieurs ont affirmé, dont le Barreau du Québec, que si ce projet de loi était adopté ainsi, sans amendement et rejet majeurs d’articles, il serait inconstitutionnel et contesté immédiatement devant les tribunaux, dès son attestation. «Le Barreau du Québec ajoute sa voix au concert de critiques qui soulèvent des doutes sur la constitutionnalité du projet de loi fédéral sur l’aide médicale à mourir. L’organisation, qui témoignait lundi soir devant un comité parlementaire de la justice et des droits de la personne, est catégorique : le projet de loi C-14 ne respecte pas la décision rendue par la Cour suprême du Canada (CSC).»

«Jusqu’à présent, le projet de loi C-14 a fait l’objet de 25 heures de débat réparties sur quatre jours. Environ 80 élus ont pris la parole. Le projet de loi reviendra à la Chambre pour une seconde ronde de débats après son étude en comité. Il sera ensuite envoyé au Sénat. La Cour suprême a donné à Ottawa jusqu’au 6 juin pour concocter une loi. Le Parlement fait relâche une semaine d’ici là.» 

Nous avons plusieurs articles sur le sujet. Si besoin, faites signe.

Nous espérons infiniment que ce projet de loi sera présenté au vote, une fois pleinement conforme avec l’Arrêt Carter.



Par Yvon Bureau le 2016-05-07 à 14:43:29

Sortir du bourbier et le PL C-14 --- 5-5-2016

J’ai fait parvenir ici et là un texte important que vous trouverez dans le lien ci bas. Sans respecter totalement le jugement unanime de la CSC / Arrêt Carter, le Projet de loi sur l’AMAM, sans des amendements majeurs et essentiels, ce sera à nouveau un énorme bourbier juridique. Qui vont en souffrir? Encore les personnes en fin de vie, leurs proches, leurs soignants. Révoltant, désastreux, angoissant et insécurisant ce serait.
http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/documents/2016-05-05_sortir_du_bourbier.pdf

Hier, le 5 mai, Radio-Canada/RDI 18H00 et 21h00 devait présenter une entrevue dans laquelle Dr Georges L’Espérance, président de l’AQDMD, et moi-même y étions interviewés. Malheureusement, la couverture des feux à McMurray n’a pas permis sa diffusion. Cependant, vous pouvez la retrouver, en regardant la vidéo incluse dans l’article ci bas. Reportage de Madeleine Blais-Morin de RC :
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2016/05/05/003-aide-medicale-mourir-senateurs-avertissement-gouvernement-aucune-loi-mauvaise.shtml

Nous espérons que le PL C-14 sera énormément modifié et qu’il sera pleinement conforme et cohérent avec l’Arrêt Carter. Si non, ce sera le grand bourbier, malheureusement, et tout le monde y sera perdant.
 



Par Ghislain Leblond le 2016-05-06 à 20:33:05

Chronique d’une mort encadrée / CPAC-tv --- 27-4-2016

http://www.cpac.ca/fr/programs/documentaires/episodes/47178045/

Réalisé par la journaliste Danielle Young. Excellent reportage sur les dernières décennies concernant l’aide médicale à mourir, le suicide assisté et l’euthanasie volontaire.

Fait intéressant : ce grand documentaire est présenté durant le débat sur le Projet de loi C-14 sur l’AMAM. Intéressant et instructif.



Par Yvon Bureau le 2016-05-02 à 16:25:28

AMAM : l’artiste Martine Birobent, de Danville ---26-4-2016

http://www.lanouvelle.net/Culture/2016-04-26/article-4510180/Choisir-comment-vivre-et-comment-mourir/1
 
Cette personne est décédée par AMAM le 30 mars dernier. Radio-Canada-Estrie en a fait écho le 6 avril. 20 jours plus tard, le journal La Nouvelle rapporte le témoignage de son conjoint Jean-Robert Bisaillon. Il titre : «Choisir comment vivre et comment mourir»
 
Touchant récit, avec de très belles photos de l’artiste.

 



Par Yvon Bureau le 2016-04-28 à 12:21:22

AMAM et Facultés de médecine au Canada --- 25-4-2016

AMAM / Les facultés de médecine canadiennes s’adaptent
25 avril 2016 | Sheryl Ubelacker - La Presse canadienne à Toronto | Santé
 
http://www.ledevoir.com/societe/sante/469055/aide-medicale-a-mourir-les-facultes-de-medecine-se-preparent-aux-modifications
 
Et mon commentaire : Encourageant et cohérent. Et une demande majeure
 
Tout cela va de soi. Nouveaux droits des personnes en fin et à la fin de leur vie, nouvelles obligations. Nouveaux défis cliniques.
 
C'est encourageant de voir ces futurs nouveaux médecins s'intéresser aux soins de fin de vie, incluant l'Aide médicale à mourir. Dans ces soins et cet accompagnement, une place est faite au Mourir moins mourir mieux, pour les personnes qui le désirent, centré sur sa conscience, ses valeurs, son intégrité, sa dignité, sa liberté de choix, son respect.
 
Je suis tellement heureux pour ces futurs médecins. Cette nouvelle pratique centrée sur chaque personne en fin et à la fin de sa vie, leur donnera tellement plus de santé personnelle et tellement plus de sérénité professionnelle, tout en facilitant le travail interdisciplinaire.
 
Une demande aux facultés de médecines canadiennes : exiger le retrait de l’aide médicale à mourir, approche Oregon; bref, demander d’enlever du projet de loi l’option du suicide médicalement assisté; opter pour la présence intense et totale du médecin lors de tout le processus de l’aide médicale à mourir.
 



Par Yvon Bureau le 2016-04-26 à 22:21:43

Les limites du Projet de loi --- 23-4-2016

AIDE A MOURIR
Ottawa reconnaît les limites de sa loi… et les justifie
23 avril 2016 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
http://www.ledevoir.com/politique/canada/469009/aide-a-mourir-ottawa-reconnait-les-limites-de-sa-loi-et-les-justifie

Et mon commentaire : Justification anémique
« Mais cette entorse se justifie au nom de la lutte au suicide.» Pour lutter contre le suicide, retirez tout de suite le suicide médicalement assisté, modèle Oregon, comme option d'aide médicale à mourir. Et cessons de parler de suicide. Et appuyons ainsi tous les milliers de bénévoles et professionnels qui s'investissent généreusement dans la prévention du suicide. Le suicide médicalement assisté/Oregon, pour les personnes en fin et à la fin de leur vie, n'est pas une solution. Les impacts familiaux et sociaux seraient nombreux et négatifs.

Et ne gardez comme aide du médecin pour terminer sa vie le modèle québécois et européen : le médecin est présent dans le processus des soins de fin de vie, présent pour administrer les médicaments terminaux, avant-pendant-après les 3 injections. À la nécessité et au mieux, tout au long du processus de soins de fin de vie le médecin est entouré et soutenu par l'équipe interdisciplinaire.

Ce projet de loi semble de plus en plus marcher sur des sables mouvants. Il semble faible en vitalité et fort en tremblement, rampant.

Ce projet se doit de devenir debout et consistant, respectueux au maximum du Jugement unanime de la CSC, plein de compassion et de solidarité, inspirant la sérénité, avant de se présenter au vote.

Et si la limite de la loi était simplement le respect du Jugement de la CSC et de son esprit?

Place aux amendements! Maintenant.



Par Yvon Bureau le 2016-04-24 à 11:46:30

Respect du jugement Carter ? --- 22-4-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/468950/aide-a-mourir-le-projet-de-loi-respecte-le-jugement-carter-assure-la-ministre
 
AIDE A MOURIR
Le projet de loi respecte le jugement Carter, assure la ministre
22 avril 2016 16h41 | Lina Dib - La Presse canadienne à Ottawa | Canada
 
Mon commentaire : Projet insuffisant, pas présentable au vote
«Le Parlement doit non seulement respecter le jugement de la Cour suprême, a argué la ministre, mais aussi écouter toutes les voix et décider où se trouve l’intérêt public.»

«Écouter toutes les voix». Très peu de personnes demandent l'option Suicide médicalement assisté». L'option que le médecin soit présent avant-pendant-après la série des médicaments terminaux fait très grande majorité chez la population, à plus de 80%, et depuis longtemps. «Écouter …», bien sûr, mais avec modération et avec une saine distance les voix qui viennent des religieux et des Provies qui, avec une autorité de domination, ne semblent pas connaître les mots Compassion, Solidarité, Non jugement, Liberté, Accompagnement inconditionnel.

«Décider où se trouve l’intérêt public». Il se trouve dans un système d'aide médicale à mourir, contrôlé et contrôlable et évaluable. Rien de cela se trouve dans le suicide médicalement assisté, modèle Oregon. L'intérêt public se trouve dans le respect de chaque personne en fin de vie, de ses valeurs, de sa conscience, de son intégrité, de sa dignité et de son libre-choix.

M. Michael Cooper «veut qu’un psychiatre détermine la capacité à consentir de la personne qui demande l’aide médicale à mourir». Un instant ! Seulement si le médecin et son équipe interdisciplinaire le demandent.

«la ministre fédérale de la Justice a assuré, vendredi matin, que son projet de loi sur l’aide médicale à mourir répondait adéquatement à la décision de la Cour suprême du Canada.» Il faut répondre à la CSC plus que de façon adéquate, mais en cohérence et en respect de la Conclusion unanime et même de son esprit.

Madame la ministre, votre projet de loi se doit d'être profondément bonifié avant de le présenter au vote. Pour le moment, ce projet est insuffisant, peu respectueux de la CSC, bref, pas présentable au vote.



Par Yvon Bureau le 2016-04-24 à 11:43:59

Regardez les Coulisses du pouvoir, RC , du 17-4-2016

C’est une émission à regarder.
En plus des 2 députés interviewés, 
nous vous recommandons d’écouter les avis des 3 experts. Spécialement les commentaires de Chantale Hébert. Percutants.
http://ici.radio-canada.ca/tele/les-coulisses-du-pouvoir/2015-2016/

Le député René Arsenault nous parait des plus authentiques, sage et ouvert.



Par Yvon Bureau le 2016-04-23 à 00:56:34

Un autre médecin témoigne, Pierre Viens ---17-4-2016

http://plus.lapresse.ca/screens/856550f2-fef8-40de-bde5-b6b09eeafe43%7C_0.html
Édition du 17 avril 2016, section DÉBATS, écran 2  La Presse+, Montréal

« JE NE SERAI JAMAIS PLUS COMME AVANT » Dr Pierre Viens Collaboration spéciale.

Le lundi de Pâques 2016, j’ai aidé une personne à mourir. C’était la première fois, mais sûrement pas la dernière.
Au soir d’une longue carrière de 55 ans comme médecin, je ne pensais pas qu’il puisse y avoir encore place pour un geste humain et médical d’une telle noblesse, tant attendu par une personne digne et debout, même si elle était clouée à un fauteuil roulant depuis des années.
En présence de celui et de celles qu’elle aimait, et que je sentais en si intense communion, dans une atmosphère où l’émotion grave et silencieuse était à couper au couteau. Ce fut l’affaire de quelques minutes, dont elle ne ressentit que les premières secondes : celles où s’insère le médicament sédatif et anxiolytique qui lui permit ce lumineux sourire dont elle était privée depuis si longtemps.
Une personne présente parla alors d’une messe de la libération. Son calvaire était fini…
Je frissonne à la pensée que j’aurais pu décliner sa demande pressante et pathétique, commodément caché derrière un tas de bonnes raisons incluant l’objection de conscience parfois si facile. En 24 ans de pratique en soins palliatifs, j’en ai vu et connu, des morts. Des morts douces bien sûr. Des horreurs d’une ignominie inimaginable aussi. Des agonies interminables dans un état d’indignité indescriptible. Rien, mais absolument rien de comparable à ce que je venais de vivre. Car je réalise que ce qui était nouveau, ici, c’était la liberté, le respect du choix de cette personne qui décidait de SA propre mort et de la façon dont ELLE souhaitait qu’elle se fasse. Son dernier acte de vie, en somme.
Je la connaissais depuis peu de temps, car sa demande avait d’abord été présentée à son médecin de famille qui ne pouvait pas s’en occuper pour des raisons personnelles. Atrocement lucide, elle était totalement prisonnière de son corps raidi et déformé. Même ses yeux ne pouvaient plus bouger ; son regard, intense, me transperçait littéralement.
« OUI »
Elle était encore capable de dire « oui », pas plus. Les « non », encore possibles il y a deux semaines, s’étaient transformés en grognements. Ce « oui », ce seul mot de trois lettres qui la reliait encore au monde de ceux qu’elle aimait. Le seul canal de communication me permettant de rassurer la Commission sur les soins de fin de vie qu’elle était vraiment en fin de vie… qu’il n’y avait plus aucun, aucun autre recours… qu’elle endurait sans répit des souffrances psychologiques intolérables alors qu’elle sentait se resserrer l’étau de ses muscles spastiques…  qu’elle désirait vraiment mourir comme une délivrance puisque sa vie n’était plus que souffrance.
J’ai oublié de mentionner que même si elle pouvait à peine ouvrir péniblement la bouche pour qu’on puisse y glisser un peu de liquide, elle pouvait encore sourire. Même rire… et beaucoup pleurer. À la fin d’une de mes dernières visites, elle a grogné, faisant ainsi savoir qu’elle avait quelque chose à dire. Utilisant l’alphabet lentement déroulé et à l’aide des « oui », son message commençait par M, puis E, et pour ne pas la fatiguer davantage, j’ai suggéré… « merci » ? À son « oui », à mon tour, je l’ai remerciée de m’avoir permis d’être plus grand maintenant, et je suis sorti rapidement de la chambre.
***
Je réalise tous les jours que les malades, les familles, les médecins aussi, manquent d’information. Nous devons apprendre à composer avec le choix du législateur de n’avoir pas défini le critère de la fin de vie dont l’évaluation repose sur notre seul jugement médical. Si la fin de vie d’un malade cancéreux avancé est assez facilement prédictible, il n’en va pas de même des autres maladies incurables et irréversibles comme les grands syndromes d’insuffisance (cœur, reins, foie), et ces terribles maladies de dégénérescence dont l’incidence est croissante. Nous commençons la mise en œuvre de cette loi, nous devons y mettre réflexion, énergie, bonne volonté et action.
Depuis ce lundi de Pâques, je sens que je ne suis et ne serai jamais plus comme avant. Je suis infiniment reconnaissant à celles et ceux qui se sont battus pendant des années pour que la loi 2 sur les soins de fin de vie soit adoptée, pour que notre société soit meilleure et plus humaine. Je souhaite que mes collègues médecins aient le courage de dire « oui » quand un malade leur demandera ce dernier recours, malgré leurs inquiétudes légitimes face à un défi qu’ils n’ont pas été habitués à gérer.
L’aide médicale à mourir est un vrai soin. Le dernier. Le plus beau …



Par Yvon Bureau le 2016-04-18 à 10:45:45

Que de nombreux articles depuis le 14-4-2016!

Depuis jeudi, de très nombreux articles dans les journaux tant en français qu’en anglais, sur PdeL C-14. Faites signes si vous en voulez certains.
 
Ghislain et moi avons donné+++ entrevues. Et ai commenté souvent dans Le Devoir.
 
Nous croyons que le Projet de Loi ne respecte pas suffisamment le Jugement unanime de la CSC.
 
Nous nous opposons fortement et formellement à la proposition de permettre le suicide médicalement assisté, comme en Oregon et autres États.

L’aide ne devra venir que d’un médecin comme le demande la CSC. Médecin présent dans le processus de soins, avant, pendant et après les injections des médicaments terminaux.
Merci au CMQ de revendiquer aussi en ce sens
 
Nous espérons, tout comme AQDMD et DWDC, que l’AMAM puisse être incluse dans les Directives médicales anticipées. Beaucoup de sérénité et de paix clinique et sociale en dépend.
 
Nous avons une certaine ouverture pour la participation d’un professionnel des soins infirmiers spécialisé, là où l’absence de médecin est. Question d’accessibilité dans tout le Canada pour AMAM, spécialement en régions éloignées des grands centres urbains.
 
Enfin, la Loi devra permettre au médecin de refuser de soigner par AMAM, par conscience, mais devra l’obliger à référer.



Par Yvon Bureau le 2016-04-18 à 10:26:48

Voici le Projet de loi C-14

http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Language=F&Mode=1&DocId=8183660 



Par Yvon Bureau le 2016-04-17 à 19:31:44

Le Projet de loi C-14 est présenté ---AMAM --- 14-4-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/468163/le-gouvernement-federal-depose-son-projet-de-loi-sur-l-aide-medicale-a-mourir

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiquefederale/archives/2016/04/20160414-040729.html 

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201604/14/01-4971135-de-laide-medicale-a-mourir-si-la-mort-est-raisonnablement-previsible.php

Un concept nouveau d'ouverture : «mort raisonnablement prévisible».

Commenterons plus tard.



Par Yvon Bureau le 2016-04-14 à 17:06:50

DR Alain Nauld à Gravel le matin RC --14-4-2016

Écouter cette excellente entrevue du Dr Nauld sur ce lien :

http://ici.radio-canada.ca/emissions/gravel_le_matin/2015-2016/  Allez à 08H18 



Par Yvon Bureau le 2016-04-14 à 14:44:39

AMAM : un 1e médecin témoigne, Dr Alain Nauld

IMPORTANT : Regardez et lisez ce 1e témoignage d’un médecin aidant médicalement à mourir

Aide médicale à mourir : un premier médecin témoigne de son expérience
  http://www.sympatico.ca/actualites/nouvelles/grands-titres/aide-medicale-a-mourir-un-premier-medecin-temoigne-de-son-experience-1.1716587
 
Lien pour l’entrevue-tv à RC :
http://www.sympatico.ca/videos/aide-medicale-le-temoignage-d-un-medecin-1.1716558
 
Alain Naud est médecin. Il a prodigué à plusieurs patients une aide médicale à mourir et est le premier à accepter d'en parler publiquement.
Un texte de Davide Gentile

Regardez les reportages à 24-60 et au Téléjournal de RC .
Madame Hivon et Dr Barrette commentent.

Tout cela à la veille du dépôt de Loi par Ottawa

 



Par Yvon Bureau le 2016-04-14 à 02:37:03

AMAM : troublante histoire de Jean Brault --- 12-4-2016

Se faire violence pour mourir dans la dignité, la troublante histoire de Jean
Publié le mardi 12 avril 2016 à 16 h 08
http://ici.radio-canada.ca/regions/estrie/2016/04/12/002-faire-violence-mourir-dignite-aide-medicale-mourir-jean-brault.shtml?isAutoPlay=1
 
Monsieur Brault est décédé 48 heures après cette entrevue exclusive. Le 7 avril. Nos sympathies à la famille.
GRATITUDE à toi, Jean. Merci à ses proches et à Radio-Canada.
 
Mon vœu et mon plus profond espoir : que plus personne n’ait à faire un tel jeûne, à souffrir autant pour terminer son agonie et sa vie.
Ce document m’a profondément touché et interpellé.
«Quelqu’un m’a enfin entendu». Il est bien d’écouter la personne en fin de vie. Mieux, l’entendre.
 
Le RSPQ tiendra son 26e congrès à Sherbrooke, début mai. J’espère que les témoignages de Jean Brault, de Marie-Josée Bernard, de Jean-Robert Bisaillon et des 2 maisons de SP ouvertes aux personnes demandant AMAM, saisiront une fois pour toutes et intensément ses dirigeants et ses grands penseurs. Nous sommes en 2016, cher Réseau ! Les finissants de la vie ont de nouveaux droits. RSPQ, vous avez de nouvelles obligations.
 



Par Yvon Bureau le 2016-04-13 à 22:56:42

Projet de loi espéré au + tôt ---9-4-2016

AIDE MEDICALE A MOURIR  /  Ottawa opterait pour l’extrême prudence
9 avril 2016 | Joan Bryden - La Presse canadienne à Ottawa | Canada

http://www.ledevoir.com/politique/canada/467696/aide-medicale-a-mourir-le-gouvernement-trudeau-opterait-pour-l-extreme-prudence
 
«Le gouvernement de Justin Trudeau n’adopterait pas la position la plus permissive en matière d’aide médicale à mourir, a appris La Presse canadienne. …»

Et mon commentaire fut : M. le 1e ministre, optez pour l'extrême respect.
Optez pour l'extrême prudence et la plus que suffisante audace pour que chaque personne en fin de vie et à la fin de sa vie puisse mourir respectée dans son libre-choix jusqu'à sa fin.

Nous sommes en 2016. Nous sommes à l'aire des soins de fin de vie personnalisés et appropriés. La dignité passe beaucoup par le libre choix, par le respect de chaque personne dans ses valeurs, sa conscience, son intégrité, son identité, sa confidentialité. La personne doit être au cœur de l'information et des décisions la concernant.

Bien sûr, monsieur le Premier ministre, il faut tenir compte de toute la population canadienne. Mais vous savez que la très grande partie de personnes canadiennes est en faveur de l'aide médicale à mourir, et cela depuis longtemps. Il en est de même pour que l'AMAM puisse faire partie des directives médicales anticipées. Sans cela, vous mettrez la sérénité de milliers de personnes en danger. Bien plus, la paix sociale risque d'être perturbée par l'augmentation du nombre de suicide et de meurtres par compassion chez les gens atteints par la maladie d'Alzheimer et semblables.

Toute personne devant terminer sa vie, peu importe son âge, doit le faire avec le moins de douleurs et de souffrances possible.

Monsieur le Premier ministre, gardez-vous à une saine distance des Pro-vie à tout prix. La CSC réaffirme le droit à la vie, tout en affirmant de façon claire que personne n'est obligée de vivre à tout prix, si douleurs et souffrances ...

Optez pour l'extrême respect de chaque personne en fin de vie, pour sa dignité, pour sa sérénité et pour sa liberté de choix. Solidarité et compassion exigent.



Par Yvon Bureau le 2016-04-11 à 15:08:09

2 témoignages touchants ---7-4-2016

L'aide médicale à mourir est autorisée depuis le 10 décembre au Québec. Après la délivrance des souffrances des patients, il y a tout un monde pour leur entourage. Marie-Josée Bernard et Jean-Robert Bisaillon ont parlé de leur expérience à l'émission Écoutez l'Estrie.

http://ici.radio-canada.ca/regions/estrie/2016/04/07/009-aide-medicale-mourir-jean-robert-bisaillon-marie-josee-bernard.shtml  Radio



Par Yvon Bureau le 2016-04-11 à 15:05:54

Pendant ce temps, au Québec et au Canada ---7-4-2016

L’éditorialiste Manon Cornellier a raison de s’inquiéter. AMAM : Course contre la montre
http://www.ledevoir.com/politique/canada/467481/aide-medicale-a-mourir-course-contre-la-montre
 
Voici mon commentaire : Pendant ce temps, au Québec et au Canada,
des personnes en fin de vie reçoivent une aide médicale à mourir. Et ça se passe «très bien». Le mot qui qualifie le plus cette aide et qui revient souvent : FACILITANT. Et le mot qui émerge le plus : RESPECT de la personne jusqu'à sa fin. Suivent de près : solidarité et compassion. D'après les témoignages reçus, c'est ce respect ultime qui unit la famille, les soignants et l’établissement de soins, et qui, ultérieurement, facilite le processus du deuil.

Nécessaire de rappeler que plus de 250 000 personnes canadiennes décèdent annuellement. Et si chaque décès touche de près 30 personnes environ, nous nous approchons de 8 millions de personnes ... De quoi faire bouger davantage un Gouvernement! Avec intensité et avec humanité.
 



Par Yvon Bureau le 2016-04-07 à 23:29:12

AMAM : cela se passe bien, paisiblement, respectueusement 5/6-4-2016

Il y a eu le 1e décès d’un Manitobain par AMAM.  http://ici.radio-canada.ca/regions/manitoba/2016/04/06/002-aide-medicale-premier-patient-manitoba.shtml    
J’aime bien y lire ceci : «…Dans un message envoyé aux médias par son avocat, la famille du patient a indiqué qu'il est mort aussi paisiblement que tous l'espéraient. Elle dit apprécier le soutien qu'elle a reçu de l'Autorité régionale de santé de Winnipeg, des médecins et des autres professionnels qui ont participé au processus. Finalement, la famille s'est dite reconnaissante du fait que sa vie privée soit respectée durant une période difficile.»
 
Et voici aussi, à Sherbrooke, le décès de Martine Biroben et le témoignage de son mari :
http://www.sympatico.ca/actualites/nouvelles/regions/estrie/l-aide-medicale-a-mourir-le-choix-difficile-de-martine-birobent-1.1706438  
http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/chroniques/sonia-bolduc/201604/05/01-4968043-gratitude-dans-le-deuil.php  

Ces récits sont touchants. Touchés.



Par Yvon Bureau le 2016-04-07 à 23:27:02

1e récit d’une AMAM au Québec ---31-3-2016

Ce 31 mars, c’est Patrice Lagacé de Presse+ qui nous apporte le 1e récit d’une AMAM au Québec. Marcel Bernard a reçu cette aide médicale le 26 janvier dernier, à13h30, à l’Hôpital Hotel-Dieu de Québec. Sa fille Marie-Josée lui a donné une entrevue.
http://plus.lapresse.ca/screens/8d2979b5-8c56-406e-bea3-ef216cd19a3c%7C_0.html   Édition du 31 mars 2016, section ACTUALITÉS, écran 2 La Presse+

Il titre :  JEUDI, 13 H 30. À LIRE
«La Loi québécoise concernant les soins de fin de vie est entrée en vigueur juste avant Noël. Depuis, combien de Québécois en phase terminale ont demandé à un médecin de l’aide pour mettre fin à leurs jours ? On l’ignore. Le gouvernement publiera des statistiques à la fin de l’année. Voici l’histoire d’un de ces Québécois qui a choisi le moment de sa mort, Marcel Bernard. … C’est Yvon Bureau, travailleur social et militant de longue date pour l’aide médicale à mourir, qui a suggéré à Marie-Josée de parler à La Presse. « Pour faire avancer les choses, dit-elle. Si ça peut rassurer des gens, pourquoi pas ? … Quelque chose comme une belle mort. »

Un commentaire : depuis plus de 30 années, je fais la promotion des droits, libertés et responsabilités de la personne en fin de vie. Je crois+++ que la dignité dans le mourir passe par l’expression de son libre-choix en fin de vie et par le respect de ce choix par les proches et les soignants. Je milite pour le libre-choix, pour des soins de fin de vie appropriés et personnalisés de fin de vie.

 



Par Yvon Bureau le 2016-04-01 à 01:46:19

Au N-B et à T-N-L : AMAM

Un avocat de TNL bouge pour faciliter l’AMAM pour les personnes en fin de vie ou à la fin de leur vie.
http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2016/03/30/009-aide-medicale-mourir-terre-neuve-labrador-medecin-patient.shtml
 
Et au NB, les dirigeants de Maisons de SP s’opposent à permettre l’AMAM dans leurs maisons, mais dirigeront ailleurs les personnes désirant cette AMAM.
http://www.acadienouvelle.com/actualites/2016/03/30/aide-medicale-a-mourir-maisons-de-soins-palliatifs-refusent-de-participer-exclusif/?pgnc=1
 
Commentaire : placer et respecter jusqu’à sa fin la personne en fin de vie, ses valeurs, sa conscience, sa dignité, son intégrité, son libre-choix.
 
 



Par Yvon Bureau le 2016-03-31 à 01:07:40

Mourir dans l’indignité ---La Presse+ PL--- 26 et 27 mars 2016

Patrick Lagacé, journaliste à La Presse, nous raconte, les 26 et 27 mars 2016,
comment Louise Laplante, atteinte de la SEP, a terminé sa vie dans l’indignité.

Témoignage pénible à lire, triste et si inhumain. Louise et ses proches et même ses soignants méritaient tellement mieux.

Et cela avec une aide médicale à mourir, respectueuse de son choix et de sa dignité.

Espérons que cette expérience indigne se reproduira de moins en moins au Québec.

Les établissements de soins passeront d’un mal-aise à un bien-aise. Assez rapidement.
 
À lire :
http://plus.lapresse.ca/screens/86ee182e-579d-4de5-880c-a62f4d689e46%7C_0.html
http://plus.lapresse.ca/screens/c903a22b-a82f-4020-baf1-1acd58ddc598%7C_0.html

Et Lire P Lagacé ce jeudi. Important.



Par Yvon Bureau le 2016-03-29 à 21:01:09

Cher André --- Et Nous sommes en 2016 ---24-3-2016

Voici une lettre réaction à ma lettre d'hier :

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/466310/cher-andre

Lisez en cliquant... et mon commentaire que voici :

Nous sommes en 2016
«L’Église n’approuve pas l’euthanasie, car elle voit très bien tous les dérapages qui pointent à l’horizon et qui, finalement, vont nous donner l’euthanasie sur demande et pour tous sans aucune balise.» Comment écrire une telle affirmation, sans aucun fondement, sans se sentir moralement fautif? Même ailleurs. J’ai vu et entendu les représentants des évêques catholiques à la Commission sur la question de mourir dans la dignité. Faibles en argumentations. Forts en peurs. Très et trop faibles aussi dans l’utilisation des mots solidarité, compassion, compréhension et respect de chaque finissant de la vie dans ses valeurs, dans sa conscience et dans sa liberté.

André pourrait aller en SP à la Maison Aube-Lumière, là où la liberté de choix prime, là où la personne soignée passe avant les soignants, là où le plus grand des respects règne ... L'AMAM y sera possible si appropriée et si librement demandée. «On peut y mourir, entouré de ses proches, en toute sérénité.» Avec AMAM, c'est possible, avec aussi compassion et solidarité et surtout respect.
Aussi, nous sommes en 2016. Nous sommes rendus dans l'ère des soins de fin de vie personnalisés et appropriés qui incluent les soins palliatifs, la sédation palliative continue, l'aide médicale à mourir. Nous avons la Loi concernant les soins de fin de vie. Nous avons le jugement de la Cour suprême du Canada qui sera effectif en juin prochain. Et la très grande majorité de la population, même chez les catholiques, est en faveur de l'AMAM.

La mort, «il y a plein de vie là dedans ». C’est dans le mourir, dans la fin de la vie que c’est plein de vie. On peut y trouver plein de noblesse et de dignité, et, malheureusement, du contraire.

En attente de la réponse des représentants des évêques … : Oui aux soins de fin de vie personnalisés et appropriés de fin de vie.

M. Deschesnes, merci pour votre lettre. La terminologie utilisée vous traduit.



Par Yvon Bureau le 2016-03-25 à 19:50:42

AMAM : le cas d'André ---23-3-2016

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/466178/aide-medicale-a-mourir-le-cas-d-andre

23 mars 2016 | Yvon Bureau - Travailleur social et consultant bénévole pour le collectif Mourir digne et libre, Québec | Actualités en société

Lettre adressée à Mgr Douglas Crosby, président de la Conférence des évêques catholiques canadiens, et Mgr Paul Lortie, président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec
 
Devant l’arrivée de l’aide médicale à mourir comme devant faire partie des soins de fin de vie, vous invitez vos « fidèles à s’interroger sur ce moment décisif et crucial pour le pays, et à préférer les soins palliatifs à l’euthanasie ». (Radio Vatican, 23 février 2016). Bien humblement, je vous soumets le cas d’André.
 
Un catholique pratiquant, 75 ans, lucide, atteint d’un cancer agressif et dégradant à ses yeux en fin de vie, rendu à la fin de sa vie. Il a fermé ses dossiers de vie, a beaucoup donné, a pardonné et a été pardonné, en paix il est, au bout de sa vie il survit, au bout du sensé il navigue… Il croit en un Dieu de compréhension et de miséricorde. Il aime et il respecte la vie et tout le vivant. Philosophe à ses heures, il croit que l’on doit souvent choisir entre le bien et le mal, parfois entre le moins pire et le pire. Il me demande de vous écrire, à vous les évêques catholiques canadiens. Voici.
 
« Ma santé est très limite, mon agonie est féroce et le pire est pour bientôt. Je veux demander l’aide médicale à mourir. Je veux savoir si je pourrai demander un prêtre pour les derniers sacrements. J’aimerais une dernière fois me confesser, recevoir l’absolution générale et communier ; je ne crois cependant pas que de demander et de recevoir une aide de mon médecin pour moins et mieux mourir soit un péché mortel.
 
Bien plus, je veux demander à un prêtre que je connais bien et qui est un de mes amis d’être présent lors de mon départ et lors de l’arrivée de ma mort. Après mon décès, mes proches adoreront sa présence réconfortante et signifiante.
 
Finissant ma vie, je veux savoir aussi si ce prêtre et mon médecin catholique risquent des problèmes, même d’être excommuniés.
 
J’aimerais une garantie que rien de répréhensible n’arrivera ni à mon ami prêtre ni à mes soignants.
 
Au bout de ma vie, je vous prie de me répondre le plus tôt possible. Mes jours et mes heures me sont comptés. Mes démarches pour une demande de l’aide médicale à mourir ont déjà débuté.
 
Je vous remercie, je vous salue, je prie pour vous et je vous souhaite une Bonne Année de la miséricorde. Respectueusement, André. »
 
Votre réponse à et pour André sera appréciée. Recevez mes salutations. 

____________________

Et mon commentaire à la suite des commentaires :

Oncologue belge Marc Desmet jésuite
Il a fait conférence à l'Université Laval le 21 octobre 2010. Une conférence remarquée. Un remarquable moment de vie. Plusieurs du réseau des soins palliatifs ont quitté avant la périodes des questions. Son discours était trop en Hauteur, en Noblesse et en Humanité.

Il ne pratiquait pas l'aide médicale active à mourir, mais il accompagnait ses patients jusqu'à leur fin, s'ils le lui demandaient. Il nous a raconté tenir la main de la personne qui recevait librement les médicaments terminaux, et l'autre main tenant main faisant un cercle avec plus de 20 personnes ... Une odeur de solidarité, de grand respect, de compassion, de dignité, de sérénité devait s'y dégager.

En Belgique, l'AMAM fait partie des soins palliatifs. Ils ne s'opposent pas, mais se complètent. Et la Belgique est un des meilleurs pays au monde pour la qualité des soins de fin de vie.

AECQ et CECC devraient l'inviter à leur conférencer ...

 :



Par Yvon Bureau le 2016-03-25 à 19:45:06

AMAM hors Québec --- 21-3-2016

En mars, officiellement, trois personnes hors Québec ont reçu une AMAM pour terminer leur vie. La dernière est une personne de l’Ontario, décédée le 18 mars 2016. Les deux autres étaient de l’Alberta et du Manitoba.
 
http://www.ledevoir.com/societe/sante/465975/un-premier-ontarien-beneficie-de-l-aide-medicale-a-mourir
«Toronto — Le premier Ontarien qui avait obtenu d’un tribunal le droit à l’aide médicale à mourir pour abréger ses souffrances est décédé moins de 24 heures plus tard. L’homme de 81 ans est mort vendredi, ont fait savoir ses proches. « Notre bien-aimé mari, père et grand-père est décédé paisiblement et dans la dignité, avec l’aide de ses bienveillants médecins, a écrit la famille dans un communiqué. C’était sa vie et son choix, et nous l’appuyons inconditionnellement dans ce choix. » La veille, un juge de la Cour supérieure avait accordé l’exemption constitutionnelle qui permettait à « A. B. » de surseoir aux dispositions du Code criminel interdisant l’aide médicale à mourir. Le patient ontarien, dont on ne peut révéler l’identité, souffrait d’un cancer incurable et douloureux.»
 
Mon commentaire fut : Touchant. Touché. « Notre bien-aimé mari, père et grand-père est décédé paisiblement et dans la dignité, avec l’aide de ses bienveillants médecins, a écrit la famille dans un communiqué. C’était sa vie et son choix, et nous l’appuyons inconditionnellement dans ce choix. » Gratitude à vous tous!

De ce que des gens qui ont vécu ce processus de fin de vie me disent, cela se passe bien, tout étant facilitant, facilité et respectueux surtout. C'est comme si la dignité dans le mourir passait par le libre-choix et par le grand respect des soignants et des proches. Le respect ultime, quoi.
 



Par Yvon Bureau le 2016-03-21 à 15:29:10

John Hofsess. Une réflexion --- 16-3-2016---

Dans les années '90, j’ai connu cette personne de Vancouver. Journaliste, il a été envoyé sur un lieu de suicide. Un couple très âgé, malade, au bout de leur vie et voulant mourir ensemble, n’ayant pu avoir l’aide médicale pour le faire, s’est attaché ensemble et s’est tiré en bas du 31e étage … Bouleversé au plus haut point, il s’est investi à fond dans la promotion du mourir plus digne et plus humain. Il a créé un groupe de militants. Il a créé «Last Rights Publications» … Plus tard il a même fait la promotion des outils nécessaires pour le Do-It-Yourself, inspiré par le médecin australien Philip Nitschke.
 
Fait très intéressant, qui justifie le commentaire de ce jour. John, très malade, dernièrement, a été terminer sa vie en Suisse, par un suicide assisté, humainement bien accompagné. Il a affirmé que le mourir assisté et accompagné par des gens de compassion est tellement préférable au suicide Faites-le-vous-mêmes, avec des moyens efficaces proposés.
 
Cela m’encourage à promouvoir un mourir de compassion et de solidarisé, médical et bien encadré, légal, faisant partie des soins de fin de vie personnalisés et appropriés.
 
Salut, John, amicalement et humainement, et en gratitude pour ton implication, même si différente de la mienne dans l’ordre des moyens.
 



Par Yvon Bureau le 2016-03-16 à 16:25:25

AMM dans les DMA / Le CMDL appuie

http://www.ledevoir.com/politique/canada/464659/aide-a-mourir-ottawa-doit-autoriser-le-consentement-anticipe-selon-deux-groupes?utm_source=infolettre-2016-03-04-15h&utm_medium=email&utm_campaign=alertes-personnalisees

AIDE A MOURIR
Ottawa doit autoriser le consentement anticipé, selon deux groupes
4 mars 2016 15h49 |La Presse canadienne | Canada

Le Collectif Mourir digne et libre appuie intensément la position et les recommandations de ces deux groupes. Cette demande est d’une grande cohérence et d’une imposante logique avec les droits de la personne éclairée, responsable et libre.
 
Notre espoir.  Que la demande de l'AMM soit incluse dans les Directives médicales anticipées. Pour plus de sérénité chez les personnes atteintes de certaines maladies de l’oubliance. Pour moins de suicide, avec les impacts nombreux et négatifs sur les proches et sur les soignants que nous lui reconnaissons. Cette recommandation est largement acceptée par la société comme elle l’était lors de la Commission sur la question de mourir dans la dignité. Bien sûr que le travail interdisciplinaire sera des plus nécessaires, car ce mourir étant plus complexe.
 
Il avait été convenu que ce sujet serait à l’Ordre du jour, en premier lieu, lors des travaux de la Commission permanente sur les soins de fin de vie. Attendons le début de ses travaux.

www.planificationdessoins.org  Institut de planification des soins
http://www.aqdmd.qc.ca/ Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité
http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/blog.php

 



Par Yvon Bureau le 2016-03-04 à 22:38:09

AMAM : la première Canadienne hors Québec ---2-3-2016

Une femme de Calgary atteinte de la maladie de Lou Gehrig s'est prévalue de son droit à l'aide médicale à mourir. Elle est décédée à Vancouver, entourée de sa famille, avec l'assistance de deux médecins britanno-colombiens qui ont accepté de l'aider.
http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/2016/03/02/001-aide-medicale-mourir-alberta-calgary-colombie-britannique.shtml  

Avec enfin une bonne photo (pas celle d’une seringue) :

 



Par Yvon Bureau le 2016-03-04 à 17:00:48

Claude Castonguay a raison ---1-3-2016---

http://plus.lapresse.ca/screens/dc3116ed-0f33-4c2a-9d83-0a2a66ccf16a%7C_0.html
Dans La Presse+, il titre son article sur le testament biologique Des drames évitables. J’ai envoyé ce commentaire.
 

Que M. Castonguay a raison ! Nous avons la responsabilité d'écrire notre "testament biologique". J'ai introduit cet outil d'expression au Québec en 1985. Il est devenu Testament de vie, Testament de fin de vie, Volontés de fin de vie, Directives anticipées de fin de vie et aussi Directives médicales anticipées. Voilà l'évolution d'une terminologie qui en dit long et surtout très bon! Même inapte, la personne en fin de vie sera encore au centre et au cœur des décisions la concernant au plus haut point. Que de drames seront évités et que de qualité de vie sera bonifiée.
 
 
 



Par Yvon Bureau le 2016-03-02 à 21:04:14

Précipiter ou ne pas précipiter, c’est la question ! ---29-2-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/464206/aide-medicale-a-mourir-ne-rien-precipiter
AIDE MEDICALE A MOURIR / Ne rien précipiter / 29 février 2016 |Manon Cornellier | Canada

Et mon commentaire : Tout précipiter sur chaque personne en fin de vie, sur ses valeurs, sur sa conscience, sur le sens qu'elle donne à la fin de sa vie, sur sa dignité, sur son intégrité, sur sa confidentialité, sur son libre choix. Bref, sur son seul intérêt. Dieu, Diable et Néant savent que nombreux sont les intérêts, soit nobles soit ignobles, lors d'une fin de vie.

Cela dit et redit, il est rassurant de savoir que la ministre de la Justice, après consultation sur le Rapport du Comité mixte et auprès des meilleurs juristes experts, pourra présenter rapidement un projet de loi. Place sera à la discussion et aux recommandations des personnes et groupes concernés par le mourir plus digne, serein, libre, bref, plus humain.

Mon espoir. Que les ministres de la Santé des provinces et des territoires, réunis prochainement, recommandent unanimement que la demande de l'AMAM soit incluse dans les Directives médicales anticipées. Pour plus de sérénité chez les personnes atteintes de certaines maladies de l’oubliance. Pour moins de suicide, avec les impacts nombreux et négatifs sur les proches et les soignants que nous lui reconnaissons. Cette recommandation est largement acceptée par la société comme elle l’était lors de la Commission sur la question de mourir dans la dignité. Bien sûr que le travail interdisciplinaire sera des plus nécessaires, car ce mourir étant plus complexe.

Bien certain, madame Cornellier, ne rien précipiter est plein de sagesse. D'un autre côté, agir avec énergie et avec concertation, avec le temps alloué, sur le projet de loi, pensant aux 250 000 canadiens qui meurent annuellement au Canada, contient aussi sa part de sagesse et de compassion.

Autre espoir. Que soit évité un combat fédéral-provincial-territoirial sur le dos des mourants, sur les lits des terminants de la vie, dans la chambre des personnes en mourance et en partance. Dignité et noblesse exigent.

Un petit espoir: que les évêques se souviennent qu’ils sont dans l’Année de la miséricorde!



Par Yvon Bureau le 2016-03-01 à 23:05:41

Voici le Rapport du CMS sur AMAM --25-2-2016

http://www.parl.gc.ca/Content/HOC/Committee/421/PDAM/Reports/RP8120006/421_PDAM_Rpt01_PDF/421_PDAM_Rpt01-f.pdf

http://www.parl.gc.ca/Content/HOC/Committee/421/PDAM/Reports/RP8120006/421_PDAM_Rpt01_PDF/421_PDAM_Rpt01-e.pdf  ((English)

L'AIDE MÉDICALE À MOURIR: UNE APPROCHE CENTRÉE SUR LE PATIENT

Rapport du Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir

Les coprésidents L’hon. Kelvin Kenneth Ogilvie et Robert Oliphant

FÉVRIER 2016        42e LÉGISLATURE, 1re SESSION

Cliquez sur le lien ci-haut pour lire ce rapport



Par Yvon Bureau le 2016-02-25 à 22:56:08

Demain, déjà le rapport du CM sur AMAM --- 24-2-2016

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201602/24/01-4954261-aide-a-mourir-le-comite-de-senateurs-et-deputes-depose-son-rapport.php  
 
«Le comité qui s'est penché sur l'aide médicale à mourir, à Ottawa, livrera jeudi matin des recommandations qui plairont à la «majorité des Canadiens», de l'avis du président de ce comité. Pourtant, il y aura rapport dissident, signé par les députés conservateurs.» …
Le rapport principal, lui, aura pour titre «Aide médicale à mourir: une approche centrée sur le patient», selon ce qu'a appris La Presse Canadienne. Et le fruit de toutes ces réflexions ne couvrirait que 25 pages. » …
Avec un tel titre, ce rapport promet.  Cela rejoint l’esprit des soins de fin de vie personnalisés et appropriées, centrés sur chaque personne en fin de vie, sur ses valeurs, sur sa conscience, sur son intégrité, sur sa dignité, sur son libre-choix.
 



Par Yvon Bureau le 2016-02-25 à 01:37:52

Rapport du Comité mixte fédéral AMAM le 27-2-2016

C’est vendredi prochain que le Comité mixte sur l’Aide médicale à mourir remettra au Gouvernement libéral du Canada son rapport concernant le cadre légal devant respecter le Jugement unanime de la CSC du 6 février 2015. Hâte.
 
Le 20 février, on a appris que le vote pourrait être libre, au Parlement. 
http://www.ledevoir.com/politique/canada/463552/aide-a-mourir-peut-etre-un-vote-libre-a-ottawa
 
Voici le commentaire à cet article du Le Devoir : Le vote sera restreint et
sera simple, car il portera principalement sur les amendements au Code criminel et à la Charte, en cohérence et en respect de la décision unanime de la CSC du 6 février 2015, portant sur l'aide médicale à mourir. Ce sera un vote de cohérence et de respect, simplement mais vraiment.

Ce ne sera pas un vote sur l'Aide médicale à mourir, sur si on est pour ou contre l'AMAM. Espérons que tout cela est et sera clair et sans équivoque chez les farouches opposants à l'AMAM, peu nombreux mais très actifs. Ceux-là doivent savoir que la grande majorité des personnes canadiennes sont favorables à l'AMAM, bien balisée et sécuritaire.

Mon souhait le plus profond : que le Comité mixte recommande unanimement, comme aide médicale à mourir, que seul le médecin apporte les médicaments appropriés, se joigne plein de compassion au finissant de la vie, à ses soignants et à ses proches choisis, confirme une dernière fois chez le mourant sa volonté explicite de terminer son agonie et sa vie, administre les médicaments appropriés, constate le décès, débute solidairement le processus du deuil avec les personnes en place… Ainsi serait rejeté le modèle de certains états américains où le médecin peut prescrire de médicaments finaux à une personne à qui il ne reste que 6 mois et moins à vivre.

Bref, amendons au plus tôt Code criminel et Charte. Et passons à la Santé, de juridiction exclusive des Provinces et des Territoires. Que ce soit le sujet le plus à l’Ordre du jour de la prochaine rencontre des ministres de la Santé des provinces et des territoires. Bien des sujets possibles. Reconnaitre l’AMAM comme un soin approprié et personnalisé. Entente sur l’insertion de la demande d’AMAM dans les Directives médicales –anticipées-- (80% y seraient d’accord). Le travail interdisciplinaire nécessaire lors des mourirs complexes. Les 14-18 ans …
______________
Voici un article paru dans The Globe and Mail de ce 23 février : http://www.theglobeandmail.com/opinion/whats-so-difficult-about-the-right-to-die/article28844606/   Intéressant.

 Reste à attendre le Rapport, le travail des experts juristes, le projet de loi.

 



Par Yvon Bureau le 2016-02-24 à 00:14:41

Une phrase inspirante --- 15-2-2016

«On pense que ce sont les vivants qui ferment les yeux des mourants, mais ce sont les mourants qui ouvrent les yeux des vivants

Voilà ce qu'un citoyen de Grenoble aurait dit, après avoir accompagné sa femme pendant deux ans ... 



Par Yvon Bureau le 2016-02-15 à 21:38:06

Témoignages remarquables --- La Presse+ --- 14-2-2016

http://plus.lapresse.ca/screens/616201d8-a956-42c2-8bc0-894b5cbcc6a9%7C_0.html
 
Allez sur ce lien. Découvrez, à travers ces témoignages de grande valeur,
qu’il est fort approprié et nécessaire de continuer notre engagement
pour un mourir plus libre, plus digne, plus sensé, plus serein, bref, plus humain.

Suite à http://plus.lapresse.ca/screens/75860bd5-8efd-4b5d-b94f-f59e1ba69e78%7C_0.html La fin qui ne vient pas, 7-2-2016 La Presse+ 
 
 



Par Yvon Bureau le 2016-02-16 à 14:13:25

De Pro-vie à Pro-Personne vivante et libre --- 13-2-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/462929/aide-a-mourir-trudeau-impose-et-decoit
AIDE À MOURIR / Trudeau impose et déçoit
Le caucus libéral devra voter selon la ligne de parti
13 février 2016 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada

Et mon commentaire : Pro-Personne vivante et libre

Monsieur Deltell, mon député, que vous avez raison d'inviter les gens à ne pas faire de p'tite politique dans le dossier des soins de fin de vie. Comble de paradoxe, c'est comme si depuis le début du Comité mixte vous êtes le seul à en faire.

Autre point, mon député, quand vous parlez des 22 députés qui ont voté contre le PL52, allez au bout de votre honnêteté en disant que 94 ont voté Pour et 9 députés étaient absents. Statistiques complètes honorent mieux la vérité et le réel.

Monsieur Deltell, le contexte du travail du Comité mixte sur l'aide médicale à mourir et le contexte de la Commission sur la question de mourir dans la dignité ne sont absolument pas les mêmes. Cela, dans l'univers de l'honnêteté intellectuelle à son meilleur, c'est important.

J'aime bien ce passage : «« En bout de piste, la Cour suprême a désigné l’aide à mourir comme un droit et nous voterons toujours de manière à protéger les droits garantis par la Charte », a déclaré M. Leblanc.»» À droits nouveaux chez les finissants de la vie obligations nouvelles chez les soignants et chez les établissements de soins.

Que le travail des membres du Comité mixte sur AMAM apporte les éclairages nécessaires pour permettre au Code criminel et à la Charte des changements appropriés et respectueux du Jugement de la CSC du 6-2-2015.

Que les membres pro-vie du Comité mixte se définissent d'abord et avant tout comme des députés Pro-personne vivante éclairée et libre. Ce serait davantage respecter le vivant et même la Vie.

J'adore+++ la photo, La photo. C'est à l'Assemblée nationale le 22 mai 2014. L'ANQ vient de décider que le vote aurait lieu sur le PL52, tel qu'écrit et adopté avant le déclenchement des élections, sans amendement. Un grand moment de vie parlementaire. Regardons la droiture de corps fière de madame Hivon et l'humilité audacieuse et créatrice de monsieur Barrette. Naitra ainsi la Loi Barrette-Hivon le 5 juin 2014. Cette photo, c'est La photo. C'est Ma photo.



Par Yvon Bureau le 2016-02-14 à 01:52:09

Une Lettre ouverte intéressante de DWDC --- 8-2-2016

http://www.dyingwithdignity.ca/superior_court_open_letter 
Open letter: Provincial superior courts must consider compassion during extension period
J’aime bien cette lettre qui invite l’Ontario à davantage de compassion  dans les 4 prochains mois.
J’aime aussi lorsque cet organisme demande la reconnaissance de l’AMAM comme un soin de fin de vie. Encourgeant.
 



Par Yvon Bureau le 2016-02-11 à 22:12:24

CSC et AMAM : 1e anniversaire --- 6-2-2016

Mourir mieux
 
1e anniversaire, en ce 6 février, du Jugement unanime de la Cour suprême du Canada sur l'aide médicale à mourir.
 
Comment ne pas souligner cet événement, ce tsunami comme disait le sociologue Jacques Roy ! Comment ne pas ressentir la continuité d'un grand changement de société : nous ne mourrons plus de la même manière, nous mourrons de plus en plus en cohérence avec nos valeurs, avec nos croyances, avec nos libertés. Bref, le  mourir sera de plus en plus personnalisé.
 
En plus, personne, surtout en fin de vie, ne sera obligé de vivre à tout prix.
 
Il est à espérer que les réseaux des Soins palliatifs et que les différentes Sociétés concernées par la fin de la vie fassent preuve enfin davantage d'ouverture et d'inclusivité. Aux nouveaux droits des personnes en fin ou à la fin de leur vie s'ajoutent de nouvelles obligations pour les soignants et pour leurs établissements de soins.
 
Merci à la CSC pour son Jugement du 6-2-2015. Maintenant, que nos Parlements prennent leurs responsabilités et qu'ils créent les lois dont les finissants de la vie ont besoin pour plus de dignité, pour plus de respect et pour davantage de sérénité.
 



Par Yvon Bureau le 2016-02-06 à 17:15:54

AMAM et les mineurs --- 4-2-2016

http://www.ledevoir.com/politique/canada/462085/pas-d-aide-a-mourir-pour-les-mineurs

Pas d’aide à mourir pour les mineurs / En commission parlementaire, les pédiatres canadiens expriment leurs réticences
4 février 2016 | Hélène Buzzetti 

Et mon commentaire est :

Le plus important, c'est que
toute personne en fin de vie puisse avoir un mourir avec le moins de douleurs et le moins de souffrances possible. Sédation continue si nécessaire.

La sagesse clinique invite à un travail interdisciplinaire des plus intenses lors des cas les plus complexes tout comme lors des conflits d'intérêts. Ces intérêts sont souvent très nobles, parfois ignobles.

L'expérience clinique invite à garder à une très bonne distance les apôtres du mourir infini naturel, promoteurs de la vie à tout prix.

Le Comité devrait recevoir l'OTSTCFQ. Cet Ordre professionnel québécois, lors de la Commission sur la question de mourir dans la dignité et le Projet de loi 52, a produit audacieusement des mémoires les plus humains et les plus compatissants pour tous.

Quant au «rien n’empêche le législateur d’aller plus loin», cela me semble aller de soi. Espérant cette fois que ce sera à nos Parlements d'adopter les lois appropriées.

Bon de rappeler que la Santé est de juridiction exclusive des Provinces et des Territoires.

Une hâte : des projets d'amendements des articles du Code criminel.



Par Yvon Bureau le 2016-02-05 à 15:04:22

Pour le consentement préalable --- 1-2-2016

Des arguments pour le consentement préalable sont présentés au comité

http://www.ledevoir.com/societe/sante/461775/aide-a-mourir-des-arguments-pour-le-consentement-prealable-sont-presentes-au-comite?utm_source=infolettre-2016-02-01-15h&utm_medium=email&utm_campaign=alertes-personnalisees

Mon commentaire : Merci au Comité. Encourageant.

«Si ce droit n’était pas accordé, ont-ils dit, il y aurait injustice. » Pire. Cela pourrait faire augmenter significativement le nombre des suicides chez bien des personnes en début de ces pénibles maladies. Pire aussi, cela pourrait faire augmenter le nombre de meurtres par compassion, avec ou sans entente avec proches et amis.

Bien sûr que le respect de telles DMA serait entouré par le travail interdisciplinaire; il permettrait de voir si on est dans l'univers du sensé, de l'intérêt de la personne en fin de vie ou à la fin de la vie. Cela serait beaucoup plus complexe que lorsque la personne est apte à consentir ou à refuser. Un défi clinique et humain à relever avec sagesse et gros bon sens.

Les DMA seront plus opérationnelles et significatives si elles sont soutenues par la présence des mandataires désignés.

Heureux que la Société Alzheimer du Canada exprime une ouverture sage et de compassion, avec des réserves. Il est certain que plus les directives sont signées, resignées, reresignées, mises à jour, remises à jour, plus elles auront une force d'affirmation. Bref, les DMA sont des processus dynamiques et bien vivants.

Bon de nous rappeler que le droit à la vie n'apporte plus, après le Jugement de la CSC, l'obligation de vivre à tout prix.

Nécessaire de nous rappeler que les DMA seront de juridiction des Provinces et des Territoires vs leurs systèmes de Santé.

Hâte de constater la reconnaissance de l'AMAM comme un soin de fin de vie approprié et personnalisé.

Hâte de voir reconnue l'approche Présence du médecin avant-pendant-après l'AMAM.



Par Yvon Bureau le 2016-02-02 à 01:32:58

MD avec obligation de rediriger --- Et encourageant ---28-1-2016

Les médecins demandent le droit de refuser sans rediriger / Le Devoir

http://www.ledevoir.com/politique/canada/461420/aide-a-mourir-les-medecins-demandent-le-droit-de-refuser-sans-rediriger   Et Notre commentaire :

Encourageant+++
La Loi devrait, comme au Québec, obliger le médecin à rediriger. Respect de la personne en fin de vie jusqu'à sa fin oblige!

Cet article est encourageant. De plus en plus les personnes en fin de vie seront éclairées et libres face aux traitements et face à l'accompagnement de fin de vie. Encourageant aussi le fait de savoir que la très grande majorité des médecins et des soignants se centreront sur le seul intérêt de la personne en fin de vie, sur ses valeurs, sur sa conscience, sur sa liberté de choix. Encourageant tout cela, car ça va augmenter la sérénité chez les patients, bonifier chez les soignants la paix clinique, diminuer le nombre des suicides et des aides au suicide et des meurtres par compassion, apporter un mieux-être dans les établissements de soins.

Une énorme conviction : est très porteur de meilleur chez les soignants le fait de parler des soins de fin de vie appropriés, personnalisés+++, proportionnés. Les décisions vont plus facilement de soi, et pour le meilleur.



Par Yvon Bureau le 2016-01-29 à 13:22:03

Ça bouge à Ottawa. Tant mieux ! --- 25 au 28-1-2016

C’est encourageant que le Barreau, par Jean-Pierre Ménard, fut le premier intervenant à témoigner au Comité mixte sur l’AMAM, lundi le 25 janvier.
http://www.ledevoir.com/politique/canada/461142/le-barreau-conseille-une-consultation-des-provinces-avant-une-loi-federale?utm_source=infolettre-2016-01-25-15h&utm_medium=email&utm_campaign=alertes-personnalisees
 
Encourageant aussi de savoir que «Les médecins en Ontario pourront fournir une aide médicale à mourir aux patients admissibles au Canada, qui ont droit aux soins de santé financés par l'État, et ce, avant l'élaboration par le gouvernement fédéral d'une nouvelle loi sur la pratique. http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/2016/01/26/015-aide-medicale-mourir-directives.shtml
 
Certains invitent à ne pas trop vouloir une uniformité. http://www.ledevoir.com/politique/canada/461202/aide-medicale-a-mourir-attention-a-l-uniformite   Faut d’abord répondre à la demande de la CSC. Et rien n’empêchera aussi les ministres de la Santé des Provinces et des Territoires d’aller plus loin. Notre Collectif espère qu’ensemble ils rendront possible l’insertion de la demande d’une AMAM dans les directives médicales anticipées. Ainsi diminuera fortement le nombre des suicides.
 
Il a été question de l’accessibilité à l’AMAM chez les mineurs. Trop tôt, selon nous, pour ce questionnement.  http://www.ledevoir.com/politique/canada/461299/l-aide-medicale-a-mourir-pour-les-mineurs-aussi    Depuis longtemps, l’Ordre des TSTCFQ est en faveur d'un mourir le moins douloureux possible, le plus digne possible, le plus serein possible, le plus libre possible, bref le plus humain possible, peu importe l’âge. Intéressant


Pour le moment, notre Collectif voit 3 urgences pour le Comité mixte.

Il urge que le Comité mixte mettre de côté, au plus tôt et sans équivoque, l'approche de l'Oregon et de d'autres États vs le suicide médicalement assisté. Dans ces États, toute personne avec un pronostic de moins de six mois à vivre, peut demander et recevoir d'un médecin la prescription de médicaments à prendre pour mettre fin à ses jours. Le Comité doit rejeter clairement cette approche.
Il urge que ce Comité recommande, pour une personne en fin de vie ou à la fin de sa vie demandant une aide pour mourir, que cette aide soit uniquement médicale, pratiquée dans un cadre sécuritaire et contrôlable, faisant partie des soins de fin de vie, le médecin œuvrant en interdisciplinarité. Ainsi c’est le médecin qui apportera les médicaments appropriés, les administrera; ainsi il sera présent avant-pendant-après l’AMAM. Il sera accompagné par les professionnels et les proches choisis par le finissant de la vie.
Il urge que le Comité reconnaisse l’AMAM comme un soin approprié et personnalisé de fin de vie.

 



Par Yvon Bureau le 2016-01-28 à 15:31:49

Lettre envoyée au député PC Gérard Deltell ---21-1-2016

Gérard, mon député,
Le Québec a pris 6 ans pour réfléchir sur les soins de fin de vie. Soit. 
 
Maintenant, le Contexte est totalement différent. Le jugement de la CSC du 6-2-2015. La Loi du Québec concernant les soins de fin de vie est en marche, et ça va bien.
 
En ce qui regarde l’AMAM, le Comité mixte n’est pas là pour consulter la population canadienne sur ce sujet,  mais sur comment trouver un cadre légal pour permettre la mise en application du Jugement CSC/6-2-2015.
 
Selon mes connaissances, la population canadienne serait en accord avec AMAM à près de 80%.
 
Si votre conscience ne vous permet pas de participer à ce Comité, retirez-vous. Simplement.
 
Une hypothèse : En une journée, des experts juristes pourraient vous suggérer, à vous et à votre Comité mixte, des propositions d’amendements au Code criminel et à la Charte pour être conforme au Jugement CSC/6-2-2015
 
Fructueux travail au Comité mixte spécial sur AMAM.
 



Par Yvon Bureau le 2016-01-21 à 17:34:17

AMAM à l’Ordre de ce jour! --- 21-1-2016

La ministre fédérale de la Justice Wilson-Raybould est à Québec aujourd'hui pour rencontrer ses homologues canadiens et discuter de certains enjeux, dont l'aide médicale à mourir.
 
Aujourd’hui aussi,  cette question est aussi à l'ordre du jour de la réunion des ministres de la Santé à Vancouver.
 
Hier, d’après les commentaires de notre ministre de la Santé au bulletin de nouvelles, les ministres de la Santé sont ouverts et de bonne volonté devant l’arrivée de l’AMAM dans les soins de fin de vie.
 



Par Yvon Bureau le 2016-01-21 à 16:34:42

Rapport Chochinov-Frazee-Pelletier disponible ---18-1-2016

 

Le gouvernement fédéral publie le rapport du Comité externe sur les options de réponse législative à Carter c. Canada
Le Comité était composé de trois membres. Harvey Max Chochinov,  président, Catherine Frazee et Benoît Pelletier, 
http://nouvelles.gc.ca/web/article-fr.do?mthd=index&crtr.page=1&nid=1028249

Consultations sur l'aide médicale à mourir - Résumé des résultats et des principales constatations http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/autre-other/amm-pad/index.html
Table des matières : http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/autre-other/amm-pad/tdm-toc.html

Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir : http://www.parl.gc.ca/Committees/fr/PDAM
Les coprésidents sont : le sénateur Kelvin Kenneth Ogilvie et le libéral  Robert Oliphant
 
Note : La table des matières semble très riche en information. À lire.



Par Yvon Bureau le 2016-01-20 à 22:23:09

Prolonger la vie à tout prix? --- 18-1-2016

Le 9 janvier dernier, nombreuses et négatives furent très majoritairement les réactions à l’article du Dr Serge Daneault * «L’objection d’âme et de conscience/Le Devoir» et La Presse+/Laissons tomber les masque». J’ai fait un commentaire intense à ce texte dans Le Devoir.

Le 18 janvier, dans Le Devoir Hélène Bolduc, ex-présidente et fondatrice de l’AQDMD, réagit à raison avec son article dans Le Devoir «Prolonger la vie à tout prix?» Intéressant.
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/460474/prolonger-la-vie-a-tout-prix

J’y ai ajouté le commentaire que voici :
Beaucoup d'espoir
Je tiens, madame Bolduc, à vous exprimer toute ma gratitude pour les nombreuses et intenses énergies que vous avez consacrées pour la Cause du mourir plus digne, plus libre, plus humain. De plus en plus, il sera possible et permis à une personne en fin de vie de demander et de recevoir une aide médicale à mourir, si nécessaire, si librement choisie, respectant un cadre balisé et sécuritaire.

Devant le peu de hauteur et la faiblesse des propos bas, anémiques, biaisés et démagogiques de Serge Daneault, vous avez raison de réagir. La grande majorité des commentaires furent nombreux et négatifs. Ce médecin manque d'ouverture, de compassion et d'humilité, Il n'a pas encore compris la beauté et la profondeur de l'autorité de service, navigant dans l'autorité de domination. Dans un autre journal, il titre ses propos «Laissons tomber les masques»; j'hypothèse que c'est de lui dont il parlait...; attendons. Les apôtres du mourir infini naturel ont perdu l'écoute. Nous passons de Promouvoir la vie jusqu’au bout à Promouvoir le respect de chaque personne vivante éclairée et libre en fin de vie jusqu’à sa fin. Quel passage porteur d'espoir.

Ces jours qui suivent invitent à l'espoir. Notre Loi sur les soins de fin de vie peut s’appliquer intégralement, sans ambigüité et sans équivoque, en paix, quoi ! La CSC a accordé 4 mois au Fédéral pour établir le cadre légal pour respecter son jugement du 6 février dernier. Le dossier de l'AMAM sera clos avant la fin de la session prochaine. La Commission permanente québécoise concernant les soins de fin de vie a ses membres et se réunira bientôt; du travail sur la planche, dont les impacts du Jugement de la CSC, dont l'intégration de la demande de l'AMAM dans les directives médicales anticipée. Début ce lundi des travaux du comité mixte fédéral, non sur l'AMAM, mais sur son cadre légal optimal.

Espoirant :il y a ceci dans le Jugement de la CSC. Le droit à la vie n'imposera plus l'obligation de vie à tout prix.
___________________________________
S. Daneault :   http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/459777/aide-medicale-a-mourir-l-objection-d-ame-et-de-conscience



Par Yvon Bureau le 2016-01-20 à 16:31:32

CSC/AMAM Très bonne nouvelle ---15-1-2016--- 15H00

La Cour suprême du Canada donne, non 6 mois tels que demandés, mais 4 mois supplémentaires au Parlement pour trouver un cadre légal à l’aide médicale à mourir.
De quoi nous réjouir. Ce cadre sera donc trouvé avant la fin de la session parlementaire qui doit se terminer le 24 juin. C’était là notre espoir.
 
http://www.ledevoir.com/politique/canada/460360/aide-a-mourir-la-cour-supreme-accorde-une-extension-de-4-mois-a-ottawa?utm_source=infolettre-2016-01-15-16h&utm_medium=email&utm_campaign=alertes-personnalisees
 
Bien plus, «Au Québec, la loi provinciale continuera de s'appliquer. … Ces mêmes cinq juges donnent raison au Québec, qui demandait d'être exempté d'un éventuel sursis. Ainsi donc, en territoire québécois, c'est comme si le jugement de la Cour suprême s'applique déjà». Quelle sérénité enfin s’installera dans l’application de notre loi québécoise ! Enfin !
 
Et, par compassion, en plus, «La majorité de juges (5/4) tranche enfin que pendant les quatre mois de sursis, les malades qui désirent mourir et qui estiment se qualifier aux normes établies par la Cour suprême pourront s'adresser à la Cour supérieure de leur province pour demander une dérogation» …«Le jugement est cependant divisé. Les quatre autres juges accorderaient eux aussi la prolongation de délai, mais n'accorderaient pas d'exemptions individuelles aux malades, pas plus qu'ils n'en accorderaient une au Québec.»
 
Autres liens : http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2016/01/20160115-151106.html
 
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201601/15/01-4940246-aide-medicale-a-mourir-ottawa-obtient-une-extension-de-4-mois.php
 
Le gouvernement fédéral a constitué un comité formé de 5 sénateurs et de 11 députés chargés de se pencher sur la question et de présenter des recommandations d'ici le 26 février.
 
Bref, c’est un bon et généreux vendredi 15 janvier 2016 !

 



Par Yvon Bureau le 2016-01-15 à 23:47:50

Attendons la réponse de la CSC ---11-1-2016 21H00

Ce matin, la CSC a entendu le Fédéral, le Québec et L'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique plaider sur la demande d’un délai de six mois afin de donner un cadre légal canadien pour l’aide médicale à mourir.
 
Sommes encore en attente de leur décision.
 
Notre Collectif espère qu’un bref délai sera accordé, pas celui de 6 mois, trop long.  Nous espérons que le dossier de l’aide médicale à mourir, en cohérence avec la conclusion du jugement unanime de la CSC du 6 février dernier, se terminera et se fermera avant la fin de la prochaine session parlementaire.
 
Voici quelques liens :

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/201601/11/01-4938574-aide-medicale-a-mourir-la-cour-supreme-entend-ottawa.php
 http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2016/01/11/001-aide-medicale-mourir-wilson-raybould-ottawa-quebec-cour-supreme.shtml http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2016/01/20160110-221804.html
 http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/2015/12/14/009-aide-medicale-mourir-consultations-janvier.shtml
 http://quebec.huffingtonpost.ca/2016/01/11/aide-mourir-cour-supreme_n_8954878.html
 http://www.cbc.ca/news/politics/doctor-assisted-dying-law-supreme-court-1.3398243
http://www.cbc.ca/news/politics/doctor-assisted-dying-law-supreme-court-1.3398243?autoplay=true

 



Par Yvon Bureau le 2016-01-12 à 13:48:41

L’Ontario consulte sur AMAM --- 7-1-2016 Encourageant

Aide médicale à mourir : l'Ontario prend le pouls de sa population
http://ici.radio-canada.ca/regions/ottawa/2016/01/07/005-consultation-publique-aide-medicale-a-mourir-ottawa-ontario.shtml
«En Ontario, la consultation publique sur l'aide médicale à mourir et les décisions de fin de vie s'arrête à Ottawa, jeudi soir, après avoir commencé son travail à Sudbury, mercredi.
La province, qui s'est inspirée des efforts du Québec à ce sujet, se déplacera dans neuf villes au cours du mois de janvier, dont Toronto et Kingston, pour prendre le pouls des citoyens. Le gouvernement avait annoncé le début de ce processus en décembre dernier, à la suite de la publication du rapport final d'un groupe consultatif d'experts. …»
« Les sondages qui ont été faits montrent qu'il y a plus de 75 % des Ontariens qui sont en faveur [de l'aide médicale à mourir] », souligne la procureure générale de l'Ontario, Madeleine Meilleur.»

Le travail de consultation en Ontario est remarquable et encourageant. Tout comme la grande majorité de la population ontarienne favorable à l’AMAM.
Pour en connaître davantage sur cette consultation, lisez l’article du 14 décembre dernier : L'Ontario ouvre la porte à l'aide médicale à mourir
http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/2015/12/14/009-aide-medicale-mourir-consultations-janvier.shtml  



Par Yvon Bureau le 2016-01-11 à 20:41:32

Plus de dignité et de sérénité en 2016 !

2016 devrait être une GRANDE année en ce qui ce qui regarde l’augmentation de la qualité de la fin de la vie, plus centrée sur le seul intérêt de la personne en fin de vie.
 
Notre Collectif, sans relâche, continuera à promouvoir
le respect de chaque personne éclairée et libre en fin de vie,
et cela jusqu’à sa fin.
 
Le Collectif fera tout pour que l’on puisse demander
dans ses Directives médicales anticipées l’Aide médicale à mourir.
 
Le Collectif souhaite une première Année fructueuse
à la Commission permanente sur les soins de fin de vie.
 
Le CMDL souhaite enfin au Gouvernement Trudeau  de donner aux personnes canadiennes
un cade légal approprié
pour respecter les décisions de la CSC en ce qui regarde l’aide médicale à mourir.
Le temps de la consultation est presque terminé.
Le temps des choix est arrivé. Le Canada est prêt.
Et tout cela avec le moins de délai possible !
 
 



Par Yvon Bureau le 2016-01-04 à 15:43:50

Sélection Reader’s Digest, janvier 2016

Aide à mourir : l’ultime décision, pp 62-71. 
Sylvie Coulombe, p. 68.  Ghislain Leblond et moi, p. 67.
Bonne lecture !
Note : Paru en décembre 2015, avant la Cour d’appel du Québec …

Un commentaire : «La philosophie des SP est de soutenir la vie jusqu’à la fin». p. 69
La philosophie des soins de fin de vie appropriés et personnalisés 
est de soutenir chaque personne éclairée et libre jusqu’à sa fin.
Voilà une terminologie qui en dit beaucoup.
 

 



Par Yvon Bureau le 2015-12-27 à 13:14:26

Dr Saba, seul? --- 23-12-2015

http://www.journaldemontreal.com/2015/12/23/coalition-avec-un-seul-medecin-actif
Coalition avec un seul médecin actif ?
Le Dr Paul J. Saba dénonce la Loi concernant les soins de fin de vie, en vigueur depuis le 10 décembre
 
Kathryne Lamontagne / 23 décembre 2015 JdeQ, et 24-12-2015 JdeMtl 

«S’élevant haut et fort contre l’aide médicale à mourir à travers la voix du Dr Paul J. Saba, la Coalition des médecins pour la justice sociale n’aurait pratiquement que son président et porte-parole comme médecin actif dans ses rangs, a appris Le Journal. …»
…  À lire. Troublant. Surprenant ?
 



Par Yvon Bureau le 2015-12-26 à 00:36:25

Me Jean-Pierre Ménard et CAQ, hier --- 23-12-2015

Vous trouverez dans cet article plein d’informations ainsi que le commentaire on ne peut pas plus clair.
MERCI Me Ménard. Toute notre gratitude !
http://www.vosdroitsensante.com/quoi-de-neuf/38/aide-medicale-a-mourir-la-cour-d-appel-renverse-le-jugement-de-premiere-instance

 



Par Yvon Bureau le 2015-12-23 à 23:04:01

Voici des titres qui réjouissent, enfin ! --- 22 et 23-12-2015

Victoire juridique pour l’aide médicale à mourir

Victoire de Québec en Cour d’appel
 
Aide médicale à mourir: la Cour d'appel donne raison à Québec
 
Aide à mourir: la loi québécoise maintenue
 
La loi sur l’aide à mourir a le champ libre
 
La Cour d’appel annule l’injonction qui suspendait des articles clés
 
Aide médicale à mourir: la Cour d'appel donne raison à Québec
 
L'aide médicale à mourir peut suivre son cours, tranche la Cour d'appel du Québec
 
Aide médicale à mourir : Québec obtient gain de cause en Cour d'appel
 
Aide médicale à mourir: victoire de Québec en Cour d'appel
 
La Cour d'appel permet l'aide médicale à mourir
 



Par Yvon Bureau le 2015-12-23 à 21:27:28

Voici un texte à lire+++ --- 23-12-2015

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/458681/feu-vert-a-l-aide-a-mourir
 
JUSTICE
La loi sur l’aide à mourir a le champ libre
La Cour d’appel annule l’injonction qui suspendait des articles clés
23 décembre 2015 |Marco Fortier | Québec
 
«La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, s’est réjouie de la décision de la Cour d’appel.»
À raison+++ ! Comme aussi bien d’autres parlementaires à qui nous adressons notre admiration et notre gratitude.
Fierté à notre ANQ ! Fierté au Québec qui a vécu un processus de consultation, de débat, de vote et de mise en application de notre Loi remarquée et remarquable
 
« source de sérénité pour les gens en fin de vie » : tellement vrai ! Source aussi de paix clinique, familiale, sociale et administrative.
 
«Nos sources indiquent que des patients québécois ont signalé leur intention de demander l’aide à mourir, depuis le 10 décembre.» Je confirme ; certains l’ont fait même par écrit et placée au dossier, et communiquée.
 
En ce temps des Fêtes et des vœux de paix, nous savons que pour plusieurs ce sera le dernier Noël. Nous savons que plusieurs se feront Cadeau ultime en manifestant leur affection, leur amitié, leur amour et leur gratitude.

La Gratitude, quel Cadeau !
 



Par Yvon Bureau le 2015-12-23 à 20:25:56

Enfin+++ ! Notre Loi est en application intégralement --- 22-12-2015

«Les trois juges du plus haut tribunal québécois, à l'unanimité, ...  « Voici une décision claire et limpide» de dire V. Hivon.

Enfin, notre Loi est pleinement en vigueur, intégralement.

Fini le doute perturbateur de la sérénité chez les personnes en fin de vie et leurs proches, et perturbateur de la paix clinique et administrative chez les soignants et les directions de établissements de soins.

http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/blog.php

Voici des liens et le lien de ce jugement de la Cour d'appel du Québec.

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201512/22/01-4933705-loi-sur-les-soins-de-fin-de-vie-la-cour-dappel-donne-raison-a-quebec.php
http://ici.radio-canada.ca/breve/39306/aide-medicale-a-mourir-quebec-obtient-gain-cause-e

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/12/22/003-cour-appel-quebec-aide-medicale-mourir.shtml

http://courdappelduquebec.ca/jugements/details/article/quebec-procureure-generale-c-damico/cont/News/action/detail/ 

Gratitude à notre Ministère de la Justice, à celui d'Ottawa, à notre MSSS, à madame Hivon, à M. Barrette, et aux juristes dévoués à la Cause Compassion-Solidarité.

Pour notre Collectif, c'est un grand jour de joie et de sérénité.



Par Yvon Bureau le 2015-12-22 à 16:30:00

Ce mardi : Bonne nouvelle espérée

http://www.ledevoir.com/societe/justice/458599/aide-medicale-a-mourir-la-cour-supreme-du-canada-entendra-ottawa-en-janvier
AIDE MEDICALE A MOURIR
La Cour suprême du Canada entendra Ottawa en janvier
21 décembre 2015 20h03 | Kristy Kirkup - La Presse canadienne à Ottawa

«La Cour d’appel doit rendre sa décision mardi matin.»
Hypothèse, selon toute logique : la Loi québécoise concernant les soins de fin de vie sera reconnue comme des plus valides et continuera d'être appliquée, en paix et en sérénité !
Enfin, au Québec et même à Ottawa se terminera cette épisode juridico-politique des plus pénibles, des plus tristes, et des très énergivores.

Pénibles pour les personnes en fin de vie, pour les professionnels et pour les proches concernés, pour les établissements de soins.

 Bien sûr que la proposition de la professeure de droit Jocelyn Downie doit être secondée au maximum. Le comité parlementaire mixte DOIT tenir compte et s'inspirer profondément «des consultations déjà menées à ce sujet au pays, notamment des rapports de la Société royale du Canada, de l’Assemblée nationale du Québec, d’un comité consultatif des provinces et territoires et d’un précédent comité fédéral, qui a remis un rapport de 134 pages aux ministres de la Justice et de la Santé.» Logique oblige! Nos taxes et nos impôts obligent aussi.
 

Autre source d’info :
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/12/21/001-cour-appel-decision-loi-soins-fin-vie-aide-medicale-mourir.shtml
Aide médicale à mourir : la Cour d'appel rendra sa décision demain matin
Mise à jour le lundi 21 décembre 2015 à 20 h 51 HNE
Radio-Canada avec La Presse Canadienne

 



Par Yvon Bureau le 2015-12-22 à 04:11:11

Une bonne nouvelle, mais incomplète. Hâte ! --- 18-12-2015

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/12/18/002-cour-appel-aide-medicale-mourir-quebec-ottawa.shtml

AIDE MEDICALE A MOURIR
Québec continuera d'appliquer sa loi jusqu'à la décision de la Cour d'appel
18 décembre 2015 16h41 |Pierre Saint-Arnaud - La Presse canadienne

«La Loi sur les soins de fin de vie peut continuer à s’appliquer au Québec, du moins jusqu’à ce que la Cour d’appel rende sa décision sur un jugement déclaratoire qui avait eu pour effet d’en suspendre l’application.
Les trois juges du plus haut tribunal québécois ont en effet pris en délibéré leur décision, vendredi, après avoir entendu les arguments des parties au dossier. …»
 
«Fait à noter, le Procureur général du Canada a complètement renversé la position qu’il défendait sous le gouvernement Harper, se rangeant cette fois derrière le gouvernement du Québec en invoquant notamment les instructions données par Québec au Directeur des poursuites criminelles et pénales de ne poursuivre aucun médecin qui aurait fourni une aide médicale à mourir.».

Toute cette histoire juridico-politique a assez duré. Avons hâte que la Cour rende sa décision finale. C’est trop mêlant pour la population, trop difficile pour les personnes en fin de vie, trop diminueur de sérénité et de paix clinique.

SVP, chers juges, faites vite. Merci pour votre compréhension et pour votre célérité.



Par Yvon Bureau le 2015-12-19 à 13:47:48

Délai ou non-AMAM-Cour suprême, le 11-01-2106

AUDIENCES SUR L’AIDE MÉDICALE À MOURIR LE 11 JANVIER

La Cour suprême entendra la demande de prolongation du gouvernement fédéral le 11 janvier dans le dossier Carter sur l’aide médicale à mourir. En février, la Cour a invalidé la criminalisation de cette pratique dans certaines circonstances. Elle a suspendu cette déclaration d’invalidité pendant 12 mois pour donner le temps au gouvernement de l’encadrer. Ottawa réclame maintenant un délai supplémentaire de six mois. Pour l’instant, seuls le gouvernement fédéral et les appelants (des proches des victimes) sont autorisés à se présenter devant les juges. Des intervenants comme le gouvernement du Québec devront présenter une demande pour être entendus. Le procureur général du Canada s’est montré disposé dans ses procédures à la possibilité que la province soit exemptée de cette prolongation de délai. Par ailleurs, la Cour d’appel entendra aujourd’hui l’appel de Québec de la décision de la Cour supérieure, qui a ordonné récemment la suspension de dispositions jugées incompatibles avec le Code criminel dans la Loi concernant les soins de fin de vie. — Hugo de Grandpré, La Presse

Aussi : http://www.ledevoir.com/politique/canada/458361/aide-medicale-a-mourir-la-cour-prolonge-le-suspense



Par Yvon Bureau le 2015-12-18 à 15:22:30

Enfin, les membres de la Commission SFV --- 16-12-2015

http://www.premier-ministre.gouv.qc.ca/actualites/communiques/details.asp?idCommunique=2853

«Québec, le mercredi 16 décembre 2015 – Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes à sa séance d’aujourd’hui.

... Commission sur les soins de fin de vie

Mme Mireille Lavoie est nommée membre et désignée présidente de la Commission sur les soins de fin de vie.
Mme Josée Courchesne est nommée membre et désignée vice-présidente de cette commission.
Mmes Maryse Carignan, Marielle Philibert, Bilkis Vissandjée ainsi que MM. Pierre Deschamps, Richard Deschamps, Patrick Durivage, Jean Lambert, David Lussier et Robert Thiffault sont nommés membres de cette même commission.»

Enfin. C'est fait. Quant à la composition, nos commentaires suivront. Ce qui est certain, des propositions de bonification de la loi surviendront. À raison. La Loi date déjà ...!
 



Par Yvon Bureau le 2015-12-17 à 11:10:13

«la loi sera en place en juin» --- 16-12-2015

http://www.ledevoir.com/politique/canada/458083/aide-medicale-a-mourir-la-loi-sera-en-place-en-juin
 
«Pas plus tard que la Saint-Jean-Baptiste. C’est l’horizon que se fixe le gouvernement de Justin Trudeau pour adopter sa future loi devant encadrer l’aide médicale à mourir.»
 
Pas d’accord. Nous croyons aussi que le Rapport fédéral Chochinov-Frasee-Pelletier soit disponible dès maintenant. Sa traduction n’est pas une excuse suffisante.
 
Voici notre commentaire à l’article : Rapport : disponible maintenant
«… Le Rapport Pelletier et autres, avant sa traduction, doit être disponible maintenant. Tout de suite, madame la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould. Aujourd'hui.

Monsieur Pelletier, merci pour votre travail et tout spécialement pour votre immense disponibilité, maintenant. Cela vous honore. Cela honore votre compassion, sachant que plus de 21 000 personnes canadiennes meurent à chaque mois, que plus d'un demi million de personnes canadiennes sont touchées par ces mourirs et par ces décès, sachant que des soignants et des établissements de soins aspirent à des décisions plus claires pour sortir de leurs impasses cliniques et administratives.

Monsieur LeBlanc, triste de vous décevoir, j'espère que la CSC n'accordera pas de délai. La Cour a sa fierté, sa cohérence et même son intelligence ! Si délai était, il ne devrait pas dépasser deux mois. Tiens, La Loi Compassion-Solidarité devrait être votée à Pâques. À Pâques! Ou avant. Entre temps, que Les Quinze disent quel plan il a et sur quoi précisément ils veulent consulter. Sur l'Aide médicale à mourir? Non. Sur le cadre légal, les amendements? Oui. »



Par Yvon Bureau le 2015-12-17 à 10:57:43

On en est où en ce lundi soir, le 15-12-2015, 21H12

«Ottawa pense toujours obtenir un sursis dans le dossier de l'aide médicale à mourir
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2015/12/15/001-aide-medicale-mourir-delai-cour-supreme-gouvernement-trudeau-leblanc.shtml
 Le gouvernement fédéral a bon espoir que la Cour suprême du Canada (CSC) lui accordera le délai supplémentaire qu'il réclame pour élaborer et faire adopter un projet de loi sur l'aide médicale à mourir. …»

Le Service de Ici Radio-Canada nous apprend davantage.
«Le leader du gouvernement en Chambre, Dominic LeBlanc, estime que les arguments mis de l'avant par Ottawa sont assez solides pour convaincre les magistrats du plus haut tribunal au pays d'accéder à la demande.»
Il dit ne pas avoir de Plan B. Un Comité mixte de 10 députés et de 5 sénateurs se met sur pied.

Et «Ce comité, dont faisait partie l'ancien ministre québécois Benoît Pelletier, a rendu mardi son rapport aux ministères de la Santé et de la Justice. Il doit être traduit et rendu public prochainement, a signalé un porte-parole du ministère de la Justice.»

Important : Nous croyons que ce Rapport doit être redu public dès maintenant.
 



Par Yvon Bureau le 2015-12-17 à 10:52:25

Félicitations de DWD-Toronto---11-12-2015

Des félicitations : Reflections on Quebec’s historic day 
 http://www.dyingwithdignity.ca/reflections_on_quebec  Posted by David Amies 12-11-2015
In a special post for Dying With Dignity Canada's blog, Dr. David Amies offers his reflections as Quebec becomes the first province in Canada to offer compassionate choice to patients at end of life.